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E2 - Lumières Et Olympe

Les grands thèmes des lumières jusqu'à Olympe de Gouges

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Cacheux Jean-Jacques
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Étape 2: Des lumières à Olympe de Gouges…

Introduction : « Siècle des Lumières » = métaphore de la libération de l’esprit de


l’homme par le savoir et l’éducation, foi dans le progrès contre dogmes et préjugés
Figures féminines du théâtre incarnant le désir de liberté et
d’émancipation progressive + intellectuelles et artistes :
Émilie du Châtelet (amante de Voltaire et physicienne)
Élisabeth Vigée-Lebrun (peintre officielle de la Cour)
Madame de Staël (écrivaine contre la Terreur et Napoléon)

1706-1749 1755-1842 1766-1817


• I) Nouvel esprit féminin
• A) Une disciple de Newton
• marquise Du Châtelet, compagne de Voltaire et "divine
Émilie",
• Mais véritable femme de science:
• Très jeune, elle s'adonne à l’étude des mathématiques et à la
physique.
• Avec Voltaire et Maupertuis ils se font propagateurs des
théories de Newton
• 1740 Institutions de physique,
• une traduction et un commentaire des Principia
mathematica philosophiae naturalis de Newton, seule
traduction française existante.
• À sa mort, Voltaire ironique écrit :
• "J'ai perdu un ami de vingt-cinq années, un grand
homme qui n'avait de défaut que d'être femme [!], et que
tout Paris regrette et honore. On ne lui a pas peut-être rendu
justice pendant sa vie."
B) Une artiste et femme libre d’esprit
Caractère exceptionnel d’une femme qui
a marqué de son style l’art du portrait
sensibilité liée aux idées de Rouseau ou «
rousseauisme ». /attachement à sa fille
Redécouverte du charme de l’enfance et
éloge de l’éducation naturelle>corruption
« Peindre et vivre n’a jamais été qu’un
seul et même mot pour moi ».
vie organisée selon son métier de peintre.
Mais exil et mémoires nostalgiques de la
société « éclairée » du XVIIIe, où les
femmes occupent une place privilégiée,
( muses, salonnières, savantes ou
artistes) « Les femmes régnaient alors, la
Révolution les a détrônées. »
Mais idéal contre-révolutionnaire et vision
d’un élitisme féminin de noblesse de cour
II) Des figures de femmes revendicatrices... de la comédie au drame bourgeois
A) Jeux d’inversions des rôles (L’Ile des Esclaves ) et de guerre des sexes (La Colonie) p.414
cynisme et assertions des hommes
Misogynie et intolérance
Détermination, courage féminin :
finesse d’esprit et art oratoire
Ds une société déterministe
Surprise de leur opposition/
remise en cause de l’ordre social
ms mauvaise foi des hommes car
f considérées comme incapables,
par nature, de pouvoir assumer
les charges publiques, politiques
et revendications sociales !
Arguments des femmes :
– capables de s’occuper des différentes affaires
de la cité (droit, finance et guerre) et ce n’est que
le manque d’éducation qui ne leur a pas permis
d’y participer avant.(contestation des prérogatives)
–capables d’apprendre – le maniement des
armes et le droit – et d’en user aussi bien que les
hommes : l’apprentissage et l’habitude sont deux
facteurs importants de réussite. (renversement)
– capacités de s’exprimer devant une assemblée
et seule la tenue vestimentaire détermine encore la
capacité à pouvoir discuter des affaires publiques.
– Le droit doit reposer sur l’égalité de traitement
et de considération des citoyens pour que la
justice puisse s’exercer.
– Elles possèdent le discernement nécessaire
pour juger des affaires courantes.
– Elles sont déterminées à s’engager dans le
combat pour l’égalité.
Mais gradation de la réaction des h :
étonnement, cynisme, incrédulité < ton ironique
B) Le drame bourgeois : La mère de Figaro symbole l’infériorisation féminine (p.415)
• Grâce au procès où il
devait être piégé, Figaro
découvre sa mère et son
père
• Reconnaissance sociale et
humble qui parodie la
tragédie antique et
classique (mythe
d’Œdipe comique) mais
permet surtout
• Un plaidoyer pour les
femmes et filles mères
du peuple abusées par les
prédateurs profitant de
leur naïveté…
• Réquisitoire de Marceline contre les injustices faites aux femmes et
contre une justice masculine
• Celle-ci avance des arguments pour dénoncer l’injustice du droit qui est fait
par les hommes et qui est inégalitaire. Elle dénonce la mauvaise condition des
jeunes filles et leur servitude face aux hommes.
• Elle dénonce ainsi :
• – la responsabilité et l’injustice des hommes dans la condition de la femme ;
• – la condition sociale des femmes asservies aux h ;
• – le manque d’éducation des femmes qui ne leur permet pas de se défendre et
d’exercer leur libre arbitre ;
• – le manque de droits accordés aux femmes ; – l’hypocrisie et
la mauvaise foi des hommes.
• Marceline reconnaît son fils et lui adresse les dernières préconisations pour
devenir un homme libre et juste, en se libérant des préjugés sociaux et de sa
bâtardise.
• Dans un monologue célèbre (acte V, sc 3) Figaro dira contre le Comte son
rival et les nobles : « Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de
plus. »
III) L’héritage des philosophes des Lumières : l’engagement pour l’égalité contre les discriminations
A) L’encyclopédie (1772)
La Vérité mise en valeur en haut +
allégories /regard tourné vers elle. Les rayons +
jeu de clair-obscur
= détachement des autres figures

Chacune allégories doit permettre d’atteindre la


Vérité =
ôter le voile qui la couvre.
l’orner d’une couronne de fleurs, = reconnaître
sa supériorité.

Frontispice /gravure symbolique


annonce du but de l’Encyclopédie = tous
les champs du savoir pour permettre dévoilement
de la Vérité.
• Avertissement ou préface
• « principal objet » = « rassembler les
découvertes des siècles précédents » + en
apporter des nouvelles pour contribuer à «
l’instruction générale », = émergence d’une
« Morale universelle » contribuant à l’amour
et à la tolérance entre les hommes.
• avertissement pour exposer projet et se
défendre contre la censure : contribuer au bien
commun mais non de renverser les« Maîtres du
monde », qui sont invités à encourager eux
aussi les progrès de l’humanité
• instruction = rempart contre l’aveuglement
des h > violence = société en paix
• A l’idéal de Vérité promu par la gravure,
Diderot adjoint un idéal politique de
concorde.
B) « Écrasons l’infâme » : Traité sur la Tolérance (1762) (p.208-209) contre le fanatisme
• Dimension solennelle et
universelle de cette prière en
péroraison ou en conclusion de
son traité sur la tolérance
• Dieu semble être le destinataire
de cette prière rythmée par les
impératifs +subjonctif de souhait
• Mais indirectement, adresse réelle
aux lecteurs incités à la tolérance et
à l’humilité < l’infini de Dieu
(cf h entre 2 infinis chez
Pascal).
• possibilité d’une fraternité
> différences
de culture/religion à travers
l’énumération des rituels et
l’antithèse entre fanatisme et paix,
entre l’orgueil des h et leur Dieu.
À Toulouse, le 15 octobre 1761, Marc-Antoine Calas est trouvé pendu dans sa maison. Son père, le protestant Jean
Calas, marchand de tissus, est accusé de l’avoir assassiné pour l’empêcher de se faire catholique. Il est condamné par
le parlement de Toulouse et roué vif en mars 1762.Voltaire acquiert la certitude de l’innocence de Calas et porte
l’affaire devant l’opinion pour obtenir la révision du procès. Il obtient un premier arrêt en faveur de Calas et en profite
pour stigmatiser le fanatisme dans le Traité sur la tolérance (1763). Calas a été réhabilité en mars 1765.
C) La condamnation de l’esclavage : Voltaire, Montesquieu, Jaucourt (p.211-213)
• 1) Scène cynique d’un conte
philosophique
(argumentation indirecte) :
Candide
• Discours ironique de l’esclave
qui énumère en gradation
tous les châtiments prévus
• par le code noir instauré sous
Louis XIV (1685) tout en
rendant grâce à ses maîtres!
• Critique de la religion qui
proclame l’égalité des h mais
permet l’esclavage.
• Formules sarcastiques contre
le commerce européen qui
méprise les noirs
• 2) Extrait De L’esprit des Lois : Montesquieu semble défendre la thèse de ses
adversaires, mais cette hypothèse est fausse. L’absurdité inhumaine de son
argumentation est un réquisitoire.
• La tonalité ironique est perceptible dans le détournement des raisonnements logiques,
qui rend chaque argument scandaleux :
• Arg 1 : faits réels et raisonnement logique mais absence de cause et de conscience
morale expliquant le massacre ou permettant d’accepter l’esclavage non rémunéré !
• Arg 2 : fin justifie les moyens, sans questionnement éthique.
• Arg 3 : présupposé raciste, la différence d’apparence physique empêcherait toute
empathie.
• Arg 4 : variabilité des critères d’humanité selon les cultures et les époques, faisant ainsi
s’effondrer toute justification naturelle ou divine à l’esclavage des noirs.
• Arg 5 : critique implicite de l’avidité des Européens / inversion de la cupidité entre des
objets de troc et l’or
• Arg 6 : inversion de la soi-disante compassion chrétienne et détournement de
l’hypocrisie de la morale chrétienne.
• Dernier argument, qui repose aussi sur une antiphrase, est en réalité un appel à une
action véritablement utile et humaine des gouvernants.
• 3) Article de Jaucourt extrait de l’Encyclopédie (1755)
• Thèse ou opinion défendue par l’auteur : il faut
abolir l’esclavage.
• 1er arg: l’esclavage contrevient au principe de liberté naturelle
et de liberté dans la société, en soumettant l’esclave au
pouvoir arbitraire d’un seul homme
• 2e arg : la privation de cette liberté contrevient à l’idée de
conservation de la vie humaine, car l’esclave est soumis
au caprice et donc à la violence possible de son propriétaire.
• 1ère personne = manière de s’impliquer mais également
d’impliquer le lecteur, qui peut s’y reconnaître et se sentir lui-
même menacé par l’arbitraire.
+ Affirmation des principes de liberté et
d’égalité à l’aide du pst de vérité générale et en passant
au pronom indéfini « on » de portée universelle.

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