0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
135 vues133 pages

Kystes et Fistules Congénitaux du Cou

Transféré par

Dr.Belhadji Zoheir
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
135 vues133 pages

Kystes et Fistules Congénitaux du Cou

Transféré par

Dr.Belhadji Zoheir
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Kystes et fistules congénitaux de

la face et du cou
Présentée par : Dr. Belhadji
Encadré par :
Pr. Tabeti-Bentahar Pr. Khelifa
PLAN:
I - Introduction

II - Rappel embryologique :
- le tube neural.
- les bourgeons faciaux et l’appareil branchial.

III- Etude clinique

A - Kystes et fistules médians:


A1-Kyste du dorsum nasal
A2-Kystes et fistules médians du canal thyréoglosse
A3-Kystes et fistules dermoides médians
A4-Fistules mento-sternales

2
B - Kystes et fistules latéraux:
B1-kyste de la queue du sourcil
B2- kystes et fistules d’origine branchiale:
- Kystes et fistules pré-auriculaires
- Kystes et fistules salivaires
- Kystes et fistules de la 1ere fente branchiale
- Kystes et fistules de la 2eme fente branchiale
- Kystes et fistules de la 3eme fente branchiale
- Kystes et fistules de la 4eme fente branchiale

IV- Démarche diagnostique


V - Diagnostic différentiel
VI- Conclusion
Références bibliographiques

3
I- INTRODUCTION (1)
• Les kystes et fistules congénitaux de la tête et du
cou sont des malformations fréquentes mais
souvent méconnus. Leur topographie et leur trajet
sont conditionnés par l’inclusion ou le défaut de
coalescence qui les a provoqués.

• On distingue les malformations médianes des


malformations latérales, qui peuvent être ou non,
d’origine branchiale
4
I- INTRODUCTION (2)
• Leur formation peut s’expliquer par la persistance
d’une disposition anatomique, normalement
transitoire au cours de la formation de l’embryon
lors du deuxième mois de vie in utero.

• Leurs circonstances de découverte sont variables :


à la naissance*, ou plus tardivement devant des
épisodes de surinfection répétés ou devant une
tuméfaction inflammatoire isolée..

5
6
Le tube neural

7
GASTRULATION

Fig 01 : Troisième semaine de développement - Embryologie générale [19]


8
Fig 02 : Troisième semaine de développement - Embryologie générale [19]
9
Fig 03 : Troisième semaine de développement - Embryologie générale [19]
10
Fig 04 : Troisième semaine de développement - Embryologie générale [19]
11
Fig 05 : Troisième semaine de développement - Embryologie générale [19]
12
NEURULATION

Fig 06 : Troisième semaine de développement - Embryologie générale [19]


13
Fig 07 : Troisième semaine de développement - Embryologie générale [19]
14
Fig 08 : Troisième semaine de développement - Embryologie générale [19]
15
Fig 09 : Troisième semaine de développement - Embryologie générale [19]
16
Bourgeons faciaux et arcs branchiaux:

17
Fig 11: Appareil branchial. M : bourgeon maxillaire ; 1, 2, 3, 4 : Arcs
branchiaux ; V, VII, IX, X, XII : nerfs crâniens ; a : Aorte ventrale ; b :
aorte dorsale ; c : stomodéum [13] 18
Fig 12: Embryologie - 2ème mois de développement

19
Fig 13 : Coupe frontale d’un embryon de 5 semaines. [11] 20
Dérivés des arcs branchiaux

21
Arc I : Arc mandibulaire
 Dérivés squelettiques :
o Cartilage de Meckel
o Mdbl et ATM
o Palatin
o Malaire
 Dérivés musculaires :
o Muscles masticateurs
 Nerfs crâniens :
o Trijumeau V
 Vaisseaux :
o Artère stapédienne
Fig 14: Dérivés des arcs branchiaux
[11] 22
Arc II : Arc stylo-hyoidien
 Dérivés squelettiques :
o Cartilage de Reichert
o Etrier
o Apophyse styloïde
o Petite corne de l’hyoide
 Dérivés musculaires :
o Muscles de la face
 Nerfs crâniens :
o Facial VII
 Vaisseaux :
o Artère faciale et linguale.
Fig 14: Dérivés des arcs branchiaux
[11]
23
Arc III : Arc thyro-hyoidien
 Dérivés squelettiques :
o Corps et grande corne de
L’os hyoïde
 Dérivés musculaires :
o Muscles staphylo-
pharyngien
 Nerfs crâniens :
o Glosso-pharyngien IX
 Vaisseaux :
o Carotide et artère sous-
clavière.
Fig 14: Dérivés des arcs branchiaux
[11]
24
Arc IV : Arc thyroïdien
 Dérivés squelettiques :
o Cartilage thyroïdien
 Dérivés musculaires :
o Muscles du larynx
 Nerfs crâniens :
o Pneumogastrique X
Et nerf laryngé
 Vaisseaux :
o Crosse aortique.

Fig 14: Dérivés des arcs branchiaux


[11]
25
Arc V :

 Dérivés squelettiques :
o Cartilage Cricoïde
 Dérivés musculaires :
o Muscles cricoïdiens
 Nerfs crâniens :
o Pneumogastrique X

Fig 14: Dérivés des arcs branchiaux


26
[11]
Évolution embryologique des
poches et sillons branchiaux

27
Fig 15: Évolution embryologique des poches branchiales. I à IV :
arcs branchiaux. 1 à 5 : poches ecto- ou endobranchiales. [3]
28
Évolution des bourgeons faciaux

Fig 16 : Bourgeons de la face [7]


29
Fig 17 : formation du palais [20]
30
III- Etude clinique

31
Fig 19: Schéma général des kystes et fistules congénitaux de la face
et du cou. [9]
32
A- Kystes et fistules médians :

33
A1- Kystes et fistule du dorsum nasal:

a-Embryopathogénie:
Les kystes et fistules du dos du nez sont rares.
Leur incidence est estimée à 1 pour 20 000 à 40
000 naissances (Charrier JB, Delattre J, et al-2005.)

Ils sont dus à la persistance du canal neuroporal


antérieur par défaut de fermeture du neuropore (qui
se ferme normalement au 27e jour).
34
b- clinique :

Fig 20 : Kyste du dos du nez responsable d’une pointe globuleuse qui


apparaît hyperintense à l’IRM en T2 [3] 35
Fig 21 : Fistule du dos du nez surinfectée. [14] 36
Fig 22 : Fistule du dos du nez [9] 37
Fig 23 : Dédoublement du dorsum par ce kyste [13]
38
c-Evolution:


En l’absence de traitement, la complication la plus
fréquente est l’infection inéluctable.

Il a été rapporté dans la littérature des cas de
méningite, d’abcès cérébral, voire de thrombose
du sinus caverneux et de cellulite périorbitaire.
Ces complications restent exceptionnelles.

Dans la plupart des cas, il s’agit d’un écoulement
par l’orifice fistuleux.
39
d- Examens complémentaires:
• Toute lésion du dos du nez doit être suspecte
d’extension intracrânienne et doit donc
obligatoirement comporter un bilan d’imagerie
• La TDM est systématiquement demandée, tout en
sachant que l’interprétation peut être difficile chez
l’enfant .
• Certains auteurs demandent donc systématiquement
une IRM devant une image suspecte
tomodensitométrique lorsque l’extension
intracrânienne se discute.
40
Fig 24 : IRM montre une extension vers la Fig 25 : TDM montre le trajet osseux
base du crâne en avant de l’apophyse Crista
galli.
41
Bigorre M. Kystes et fistules congénitaux de l’enfant. Ann Chir Plast Esthet (2016),
e-Traitement:

Fig 26 : Kyste du dos du nez avec un prolongement sous les os nasaux.


42
Fig 27 : Kyste du dorsum nasal.
A. Trajet fistuleux extériorisé au
niveau de la glabelle et du dôme
du nez.
B. Exérèse du trajet fistuleux.
C. Résultat immédiat.
[13]

43
Fig 28 : La voie transcolumellaire [4]
44
Fig 29 : Kyste du dorsum nasal ôté par voie horizontale.
A. Volet glabellaire levé. Les cathéters pénètrent les deux orifices
fistuleux.
B. Aspect postopératoire immédiat [13] 45
A2- Kystes et fistules du canal
thyréoglosse (KTT)

C’est la plus fréquente des masses cervicales


(DE RÉGLOIX, Stanislas Ballivet et al -2019)

46
a- Embryopathogénie :

Fig 34 : Foramen caecum : L’origine de la thyroide [18]


47
48

Fig 35 : Trajet du tractus Fig 36 : Trajet de l’ébauche


thyréoglosse.[12] thyroïdienne[12]
49

• Les kystes du tractus thyréoglosse sont dus à


des défauts d’involution de ce tractus et peuvent
exister à des degrés divers, du canal complet au
simple îlot épithélial.
• Ces vestiges sont sujets à une transformation en
kystes malpighiens ou glandulaires
b- Clinique :

• Ils sont le plus souvent découverts au cours des 5


premières années de la vie, mais ils peuvent être
relevés tardivement à l’occasion d’un épisode
infectieux, voire une fistulisation.

• Le mode d’expression le plus fréquent est


kystique, il n’existe pas de fistule primaire.

50
b- clinique :

Fig 37: Kyste du tractus thyréoglosse, Fig 38: Volumineux kyste


chez une petite fille. [9] du tractus thyréoglosse [9] 51
Fig 39 : Kyste du tractus thyréoglosse médian situé en regard de l’os
hyoïde [3]
• Le kyste peut siéger à n’importe quelle hauteur entre
le foramen caecum et la pyramide de la louette, mais
sa situation la plus fréquente est parathyroïdienne.

• Le contenu du kyste est variable : en général un


liquide, épais, filant, de couleur citrine, il peut
devenir puriforme en cas de surinfection.

• Dans son expression haute sous mentale, le kyste du


tractus thyréoglosse est difficile à distinguer d’un
kyste dermoïde.
53
d- Evolution :

• Peut être marquée par une infection, le kyste devient


plus volumineux, inflammatoire et douloureux, fini
par se fistuliser à la peau.

•Bien que rare la transformation maligne est possible,


latente, sans aucune symptomatologie locale ou
générale d’où l’intérêt d’un examen histo-
pathologique systématique de tous les kystes
thyréoglosse, même chez l’enfant de moins de 10 ans.
54
E- Examens complémentaires :

• Echographie cervicale : est l’examen de référence,


peut suffire, en montrant une masse anéchogène à
parois régulières, confirmant la présence de
thyroïde
• Scintigraphie thyroïdienne : pour éliminer une
thyroïde ectopique.
• Une TDM, IRM peuvent être réalisées.

55
E- Examens complémentaires :

Fig 40 : Kyste du tractus thyréoglosse surinfecté (flèche rouge) en


regard de l'os hyoïde (flèche jaune) sur le trajet entre le foramen
56

caecum et la thyroïde (flèches vertes) [1]


f- Traitement :

Fig 40: Kyste du tractus thyréoglosse, Fig 41 : Kyste du tractus


vue opératoire [3] thyréoglosse, vue opératoire après
exérèse du corps de l’os hyoïde57 [3]
A3-Kystes et fistules dermoïdes :
a- Embryopathogénie :

• IL s’agit de dysraphies produites par des


inclusions ectodermiques lors de la fusion des arcs
branchiaux sur la ligne médiane du cou.
• Les plus fréquents de ces kystes se retrouvent au
niveau du plancher buccal.
• On peut en voir également à divers niveaux du
cou et même au niveau de la pointe du nez. 58
b- Clinique :
• Peuvent être médians ou latéraux et se répartissent
de la région sous mentale à la région sus-sternale.
• Généralement ils se présentent sous forme d’une
masse arrondie, de consistance ferme ou molle,
indolore, sous cutanée.

59
60
on distingue :
1- Les kystes ad-géniens : kystes en position
sous- mentale:
• D’apparition précoce, dans la première
enfance, ou plus tardivement (2eme - 3eme)
décade quand ils atteignent un volume
important; il en existe 2 types :

61
kystes génio-glosses

Fig 42 : Kyste dermoïde génio-glosse


Service de PCB- CHU d’ORAN
62
kystes génio-hyoїdiens

Fig 43 : Kyste dermoïde chez un adulte. [9] 63


2- Les kystes ad-hyoїdien : kystes en position
hyoїdienne
• Ils sont confondus avec les kystes thyréoglosses,
adhérant à l’os hyoїde mais n’ont pas de
prolongement vers la base de la langue.

64
d- Examens complémentaires :

L’échographie confirme la nature solide du


contenu de la masse et recherche une glande
thyroїde en bonne position, mais c’est en fait la
TDM qui permet de faire le diagnostic, différenciant
cette masse kystique d’une adénopathie.

65
e- Evolution :

L’évolution spontanée se fait vers


l’augmentation progressive du volume, source de
retentissement fonctionnel, à plus au moins long
terme et surtout de surinfection.

66
f- Traitement: La thérapeutique est chirurgicale :

• Kystes sus-hyoїdiens à manifestation


endobuccale  Incision au niveau du plancher
entre les caroncules salivaires et le rebord osseux.

• Kyste à manifestation sous mentale  Voie


endobuccale peut être utilisée en passant à travers
les fibres du mylo-hyoїdien.

67
• Localisations génioglosse  Voie cervicale
médiane horizontale est préférée.
• Kystes ad-hyoїdiens  Exérèse sans résection de
l’os hyoїde.

68
Fig 33 : Fistules de la lèvre inférieure : Syndrome de Van der Wood
69
Fistule du philtrum médian

• Les dermoïdes nasaux avec une ouverture dans le


philtrum sont beaucoup plus rares.
• Plus rarement encore, ils peuvent être associés à des
fistules médiales de la lèvre supérieure qui sont moins
fréquentes, ne se produisant que dans 1 cas sur 100 000
naissances.

70
Fig 30: Fistule du philtrum médian chez un nourrisson de 2 mois
71
[2]
Fig 31 : (A,B) IRM montrant un tractus sinusal s'étendant du
philtrum à la crista galli [2] 72
A4- fistules mento-sternales:

• Ces fistules sont rares, elles réalisent la véritable dysraphie


médiane par trouble de coalescence des arcs branchiaux
droit et gauche sur la ligne médiane

• Elles sont tendues entre la pointe du menton et la fourchette


sternale , un tractus fibreux descend de part et d’autre de la
symphyse mentonnière vers la région sous hyoïdienne
médiane

73
Clinique :

Fig 45 : Dysraphie mentosternale Fig 46 : Fistule mentosternale


[9] [3]
74
Fig 44 : Dysraphie mentosternale 75
LELOUP et al 2012
B- Kystes et fistules latéraux

76
B1- Kystes de la queue du sourcil
a- Embryopathogénie :

• Due à la persistance du tissu épiblastique dans


le mésoblaste, lors de la conjonction des
bourgeons frontaux et maxillaires supérieurs,

• Relativement fréquents, ce sont donc des kystes


épidermoïdes situés à la jonction du bourgeon
frontal et du maxillaire supérieur.*
77
b- clinique:

Fig 47 : Kyste de la queue du sourcil gauche [3]


78
c- Traitement:

Fig 48: Exérèse chirurgicale d’un kyste de la queue du sourcil [3]


79
B2- Kystes et fistules latéraux d’origine
branchiale

1-Dysembryoplasies par trouble de coalescence


des collicules auriculaires: Kystes et fistules
préauriculaires*
a- Embryopathie:
•Ils résultent d’un défaut de fusion ou d’un trouble
dans la coalescence des ébauches de l’oreille
externe.

80
Fig 50: vue latérale de la tête de l’embryon montrant les 6 ébauches
du pavillon bordant la première fente ectobranchial [3]
81
b-Clinique:

Fig 51: Fistule préhélicéenne gauche chez un enfant. [9]


82
Fig 52 : Fistule préhélicéenne surinfectée avec nécrose cutanée.
83
[3]
• Elles peuvent être unilatérales ou bilatérales,
sporadiques ou familiales  bilatérales.
• Il existe des formes isolées et syndromiques : deux
syndromes autosomiques dominants sont à
rechercher de façon systématique :

84
1. Le syndrome branchio-oto-rénal (fistule
préauriculaire dans 70 à 80 % des cas)

2. Le syndrome branchio-otique présentant les


mêmes caractéristiques sans l’atteinte rénale.

85
c- Evolution:
• Lorsque les anomalies de fusion des collicules
auriculaires sont beaucoup plus importantes, elles
aboutissent au maximum à la microtie.

86
Fig 55: Exérèse d’un kyste préau oculaire[3]
87
2- Kystes et fistules salivaires :
•Ils sont peu connues.

•Se présentent sous forme d’une fistule ou un nodule


asymptomatique du cou le long du muscle SCM
•Autres localisations ont été répertoriées : mandibule,
oreille moyenne, parathyroïde
•La production est en rapport avec l’alimentation, et le
liquide apparait claire ou ressemblant à la salive
88
Fig 56: Localisation des fistules salivaires à la base du cou [8]
89
• Hsu et al en 2006 ont rapporté le cas d'une famille
dont cinq générations ont présenté cette affection,
suggérant une transmission autosomique
dominante ; cependant, il s'agit du seul rapport sur
la présence familiale, et les lésions semblent
généralement sporadiques.

90
Fig 57: Pièce d’exérèse comportant le trajet fistuleux et un lobule salivaire à son extrémité
[8] 91
2- Kystes et fistules de la première fente
branchiale (auriculo branchiale) :
a- Embryopathagénie :

• Ces kystes et fistules correspondent à des défauts


de résorption du premier arc branchial.
• Ils représentent 10 % des anomalies branchiales.
• Ces malformations touchent le plus souvent
l’enfant, avant l’âge de 5 ans.

92
Fig 58 : Fistule du premier sillon branchial. 1. Tympan ; 2. méat
auditif externe ou méat acoustique externe ; 3. nerf facial. [13]
93
Fig 59: Aire de Poncet [3] 94
• Selon les rapports anatomiques de la fistule ou du
kyste avec le nerf facial, nous pouvons décrire 2
types:

1.Type I (exo-facial superficiel) : une duplication du


conduit auditif externe. Le kyste siège dans la
région rétro-auriculaire avec un trajet fistuleux situé
en dehors du nerf facial;
95
Fig 60: Fistule de la première fente branchiale de type I exofacial.
96
[3]
• Type II est plus fréquent : Le kyste se trouve dans
la partie inférieure de la région parotidienne avec
un trajet fistuleux passant dans la parotide, au
contact du nerf facial.

97
Fig 61: Fistule du premier arc branchial type II sous facial.
[9]
98
• Les kystes du premier arc passent souvent
inaperçus, en dehors des épisodes de surinfection.
• Le diagnostic différentiel à évoquer est l’infection
à mycobactérie atypique
• Le diagnostic reposant sur l’interrogatoire (notion
d’épisodes récidivants d’abcès ou surinfections)
• Une cancérisation du kyste a été déjà décrite.

99
e- Traitement :

Fig 62: Exérèse du kyste par voie de parotidectomieexofaciale, avec dissection du nerf
facial et de ses branches [6] 100
2 kystes et fistules de la 2éme fente branchiale :
a- Embryopathogénie

Fig 63: Évolution embryologique des poches branchiales. I à IV :


101
Clinique :
•Ce sont le plus fréquentes des lésions congénitales du
cou*
•Le kyste branchial est plus fréquent que la fistule
•Il se révèle plus souvent chez l’adolescent et l’adulte
jeune sous la forme d’une tuméfaction de plusieurs
centimètres de haut, en avant du muscle sterno-
cléidomastoïdien, mobile et ferme
102
Fig 64 : Kyste latéro-cervical d’origine branchiale. [3]
103
• Les fistules s’abouchent au niveau du bord antérieur
du muscle sterno-cléido-mastoïdien à l’union des
deux tiers supérieurs et du tiers inférieur.

104
c- Evolution :

• Parfois entre coupée de poussées infectieuses, ces


fistules sont bien tolérées durant de longues
années.

105
d- Histologie :

• L’épithélium de recouvrement est malpighien ou


bien respiratoire, lorsque la fistule est complète il y
a association des 02 types d’épithélium.

• Parfois, les parois du kyste sont colonisées par du


tissu lymphoide originaire de l’amygdale palatine,
le kyste est appelé « amygdaloide ».

106
e- Examens complémentaires :

Fig 65: Kyste du 2e arc droit (fistulographie sous scanner). [1]

107
• L’échographie montre la présence d’un kyste
homogène ou hétérogène, dense. Il est nécessaire
de vérifier l’absence de végétations intrakystiques
qui évoquerait une métastase intrakystique d’un
carcinome papillaire de la thyroïde.

108
• La TDM pour préciser le siège du kyste par
rapport aux éléments vasculaires.

• L’IRM montre une image kystique.

109
f- Traitement :
- Chirurgical, à distance d’un épisode
infectieux.

Fig 66: Kyste branchial mobilisé [6] 110


3- kystes et fistules de la3éme fente branchiale :

a-Embryopothogénie :
• Dérive soit du ductus pharyngobranchialis, soit de la
persistance du canal pharyngothymique.

b- clinique :
• Sur le plan anatomique, le trajet fistuleux passe en
arrière de la carotide interne, surcroise le XII et le
nerf laryngé supérieur, passe sous le XI, puis se
dirige en avant et en bas pour s’aboucher dans le
sinus piriforme.

111
• Lorsqu’il s’agit d’un kyste non fistulisé, sa
situation est alors para laryngée et peut être
découverte à l’occasion d’une poussée
inflammatoire ou infectieuse, à l’origine de
troubles respiratoires ou de modification de la voix.

• Les kystes, bas situés et non communicants en


dedans, ne peuvent être distingués des kystes de la
deuxième fente.

• Les kystes hauts situés, pré laryngés, peuvent être


difficiles à différencier d’un kyste du tractus
thyréoglosse.
112
c-Examen complémentaire:
• La TDM peut aider au diagnostic en montrant
parfois le trajet fistuleux jusqu’à la région du
sinus piriforme.

d-Traitement :
• Le traitement ne peut être que chirurgical,
ôtant par cervicotomie tout le trajet fistuleux et
tout le kyste, seul garant de l’absence de
récidive

113
4-Kystes et fistules de la quatrième fente:
a – Embryopothogénie :
• Il s’agit de la persistance de reliquat du canal
ultimo-branchial, reliant le pharynx au corps
ultimo-branchial

b- Clinique :
• Ils sont plus fréquents à gauche, ce qui serait dû à
un développement asymétrique du 4e arc branchial
qui donne l’arc aortique à gauche et l’artère sous-
clavière à droite .

114
• L’imagerie montre une masse latéro-cervicale
simulant un abcès thyroïdien.

• La présence d’air près de la corne inférieure du


cartilage thyroïde est pathognomonique, mais ce
signe est inconstant .

115
c-Examen complémentaire:

• L’endoscopie est cruciale. En effet, c’est la


pharyngoscopie directe sous anesthésie générale qui
permet de visualiser la fistule et de la cathétériser
• Éventuellement pour en faciliter la dissection
d-Traitement :
• L’intervention impose le plus souvent une lobo-
isthmectomie thyroïdienne après dissection du nerf
récurrent si l’on veut ôter tout le trajet fistuleux
116
Fig 71: Kyste du 4e arc (flèche blanche), latéralisé à gauche, venant au
contact du pôle supérieur de la thyroïde gauche (flèche verte) [1]
117
IV-Démarche diagnostique :

• L’existence d’une fistule est aisément reconnue


par :
• Un orifice déprimé, punctiforme en général qui
laisse sourdre un liquide plus au moins abondant.
• Sa disposition en saillie ; au niveau ou en retrait
par rapport à la peau
• Parfois le diagnostic est plus au moins difficile
quand il y a une croûte recouvrant la fistule ou un
tarissement  la fistule rappelle un pore cutané
dilaté . 118
B-Examen clinique :

• Inspection et palpation cervico-faciales.


• Il doit préciser :
Le siège de la fistule et la région anatomique qui
permet d’orienter le diagnostic étiologique
Leur nombre
L’aspect des bords de la fistule (bourgeonnant,
rouge ou violacé)

119
• En cas de kyste : préciser la forme , le volume ,
la consistance, la douleur , la mobilité lors de la
déglutition et par rapport aux plans profonds et
superficiels.
• Si la pression laisse sourdre du pus, des sérosités
et du sang (faire un examen cytobactériologique
après prélèvement). Cet examen clinique doit être
complété par une rhinoscopie et une otoscopie.
120
c- Examens complémentaires :
1-Examens radiographiques

• La fistulographie
• Echographie cervicale voire même une
scintigraphie (surtout de la thyroïde)
• Scanner et IRM*
2-Examen anat-path :
• Permet d’assurer le diagnostic, recherche des
annexes cutanées, des îlots thyroïdiens,
métaplasies.

121
V-Diagnostic différentiel :

1.Adénopathies cervicales :
• Classiquement, elles sont facilement reconnaissables,
devant leur consistance ferme, irrégulière, parfois
douloureuses avec un aspect inflammatoire et leur
siège dans les aires ganglionnaires

122
• Un bilan clinique, biologique, et radiologique est
indispensable pour retrouver une étiologie non
congénitale, infectieuse (TBC, mononucléose …..)
ou néoplasique.

• Chez l’enfant un délai de 2-3 mois sera nécessaire


avant de proposer un geste d’exérèse afin
d’éliminer une adénite bénigne

• Chez un adulte, toute masse cervicale fixée et


ferme doit faire évoquer une adénopathie
néoplasique.
123
2. Lipomes : masses molles ou rénitentes, rares
chez l’enfant.

3. Laryngocèles : cavités aériques ; et non pas des


kystes . Observées chez le sujet âgé.

4. Malformations vasculaires sanguines :


• Les hémangiomes sont les plus fréquentes des
tumeurs cervico-faciales de l’enfant*
• Malformations veineuses : de siége jugulaire ou
sus – sternal, molles , dépressibles confirmées
par l’échographie ou l’IRM.
124
5. Gros thymus : Vus lors de la toux et de la
déglutition et peuvent être pris pour des kystes sus-
sternaux ou claviculaires.

6. Tumeurs nerveuses ( schwannome, neurinome )

7. Tumeurs thyroïdiennes solides : aisément


reconnaissables*. La scintigraphie permet de
confirmer le diagnostic.

8. Pathologies cutanées : kyste sébacé (régresse sous


TRT local), pilomatrixome (aspect
polylobé évocateur)
125
VI-CONCLUSION (1) :

• La connaissance de l’embryologie et de l’anatomie


de la région cervicale permet de poser le diagnostic
de ces kystes et fistules congénitaux du cou qui sont
des pathologies fréquentes mais souvent méconnues.

126
VI-CONCLUSION (2) :

• Elles ne peuvent avoir qu’une seule sanction


thérapeutique : l’exérèse chirurgicale qui doit être
complète sous peine de récidives difficiles à
traiter.

127
Références bibliographique :
1.Alberici, M. P., Franzini, S., Tassi, S., Di Lella, F., & Negri, M. (2021). Dermoid Cyst
of the retroauricular region: a rare clinicopathological entity. Acta Bio Medica: Atenei
Parmensis, 92(2).

2.DE RÉGLOIX, Stanislas Ballivet, MAURIN, Olga, CRAMBERT, Anna, et al. Kystes
et fistules congenitaux du cou chez l’adulte. La Presse Médicale, 2019, vol. 48, no 1, p.
29-33.

3.Kwok, Matthew Ming Kei, and Paul Paddle. "Median philtrum sinus: a rare
presentation and review of management options." Case Reports 2017 (2017): bcr-2017.

4.Bigorre M. Kystes et fistules congénitaux de l’enfant. Ann Chir Plast Esthet (2016)

5.NGUYEN, P. S., DURON, J.-B., BARDOT, J., et al. Voies d’abord en rhinoplastie.
In : Annales de Chirurgie Plastique Esthétique. Elsevier Masson, 2014. p. 406-417.

6.BELEZA-MEIRELES, Ana, CLAYTON-SMITH, Jill, SARAIVA, Jorge M., et


al. Oculo-auriculo-vertebral spectrum: a review of the literature and genetic
update. Journal of medical genetics, 2014, vol. 51, no 10, p. 635-645.
128
5.ORDIONI, Ugo, CAMPANA, Fabrice, RASMUSSEN, Niels, et al. Syndrome
de Van der Woude: un cas familial. Médecine Buccale Chirurgie Buccale, 2014,
vol. 20, no 2, p. 107-109.

6.FAGAN, Johan. Open access atlas of otolaryngology, head & neck operative
surgery. 2014.

7.GOLDBERG, M., OPSAHL VITAL, S., et BARBET, P. Embryologie cranio-


faciale (II). Embryologie de la face et des structures squelettiques céphaliques:
morphogénèse des maxillaires, de la mandibule et du crâne. EMC Stomatologie,
2013.

8.Talbi, M., & Froment, N. (2012). Fistules salivaires cervicales congénitales : à


propos d’un cas. Revue de Stomatologie et de Chirurgie Maxillo-Faciale,
113(5), 385–386.

9.LELOUP, P., MALARD, O., STALDER, J.-F., et al. Kystes et fistules


congénitaux de la face et du cou. In : Annales de dermatologie et de
vénéréologie. Elsevier Masson, 2012. p. 842-851. 129
11. Disant, F., & Fuchsmann, C. (2011). Les dysplasies
otomandibulaires. In Chirurgie Plastique Réparatrice De la Face et
du Cou-Volume 1 (pp. 251-259). Elsevier Masson.
12. Gleizal, A., Merrot, O., Fagahati, S., & Beziat, J. L. (2011).
Chirurgie des kystes et fistules de la face et du cou. EMC Techniques
chirurgicales Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, 1-15.
13. Jeblaoui, Y., et al. "Kystes et fistules congénitaux de la face et du
cou." EMC Médecine buccale (2009): 28-450.
14. Charrier, J. B., & Garabedian, E. N. (2008). Kystes et fistules
congénitaux de la face et du cou. Archives de pédiatrie, 15(4), 473-
476.
15. CHARRIER, Jean-Baptiste et CREUZET, Sophie. Embryologie de la
face et dysplasies otomandibulaires. L'Orthodontie Française, 2007,
vol. 78, no 1, p. 7-24.
130
15.Hsu RF, Hsu YC, Huang SC. Hereditary ectopic salivary gland:
survey of three generations. Acta Otolaryngol 2006;126: 330-3
16.Charrier JB, Delattre J, Denoyelle F, et al. Craniofacial Dermoids:
an embryological theory unifying nasal dermoid sinus cysts. Cleft
Palate Craniofac J 2005;42:51–7.
17.ALLIOT-LICHT, B. Morphogenèse cranio-faciale et
Odontogenèse. Chapitre, vol. 3, p. 3-4.
18.(811) Troisième semaine de développement - Embryologie générale
– YouTube
19.20- Embryologie humaine: Formation du crâne, de la faec, du palais
et des fosses nasales OrganCh09A220 (parisdescartes.fr)

131
21.EMC kystes et fistules congénitaux de la face et du cou stomato 22037H
– 10 1991
22.EMC kystes et fistules congénitaux de la face et du cou stomato 22037H
– 10 1999

23.EMC kystes et fistules congénitaux du cou ORL 20.860.A.10 2006

24.EMC kystes et fistules congénitaux du cou ORL 20.860.A.10 1999


25.EMC l’appareil branchial : son évolution normale et pathologique
20.850.A.10 1999 ORL
26.EMC Arcs branchiaux : aspects normaux et pathologique 20.850.A.10
1990 ORL

132
21.EMC développement embryonnaire de la face stomato
22001A.20 1990.

22.Embryologie humaine (Jaque poirier, isabelle Cohen, Jean


baudet) 2eme édition 1981

23.EMC chirurgie des kystes et fistules congénitaux de la face


et cou. Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique 45-
620 1998

24.EMC kystes et fistules congénitaux de la face et du cou


stomato 20-860-A610 2006

133

Vous aimerez peut-être aussi