Recherche-action
L/O/G/O
C’est quoi une recherche action?
En éducation, la recherche-action est définie
comme une démarche méthodologique de
recherche centrée sur la résolution d’un
problème concret vécu dans une situation
d’enseignement-apprentissage, une situation
éducative, dans le but d’apporter des
changements, de contribuer au développement
professionnel des personnes et d’améliorer les
connaissances sur cette situation.
Les finalités d’une R-A
Il y a une triple finalité à la recherche-action (Altet, PPT
2023) :
• Apporter une réponse, une amélioration par des
activités, des gestes concrets (ACTION) ;
• Améliorer l’état des connaissances sur la situation
étudiée par une méthodologie rigoureuse
(RECHERCHE) ;
• Contribuer au développement professionnel,
personnel des individus, ici des stagiaires, qui
prennent part à cette situation par une réflexion sur
l’action (FORMATION).
Les caractéristiques d’une R-A
Une recherche-action est ancrée dans un besoin
réel de praticiens sur le terrain ;
Elle est menée sur le terrain des praticiens ;
Elle met à contribution des praticiens qui
collaborent en tant qu’acteurs et chercheurs ;
Elle s’appuie sur une démarche
méthodologique imbriquée dans leurs actions
(des méthodologies par exemple) ;
Les caractéristiques d’une R-A
Elle comporte des moments, des mécanismes
qui permettent aux divers collaborateurs
d’échanger, de réfléchir et de diffuser leurs
réflexions sur les effets de leurs actions ;
La recherche-action en éducation repose sur
l’idée que la recherche s’enrichit en s’orientant
vers l’action, en s’inscrivant dans une
perspective participative où praticiens et
chercheurs collaborent à la résolution de
problèmes pour améliorer la pratique.
Les caractéristiques d’une R-A
Elle comporte des moments, des mécanismes
qui permettent aux divers collaborateurs
d’échanger, de réfléchir et de diffuser leurs
réflexions sur les effets de leurs actions ;
La recherche-action en éducation repose sur
l’idée que la recherche s’enrichit en s’orientant
vers l’action, en s’inscrivant dans une
perspective participative où praticiens et
chercheurs collaborent à la résolution de
problèmes pour améliorer la pratique.
Question de depart
Elle constitue un premier guide pour l’étudiant, un fil
conducteur qui lui permet d’évaluer la cohérence de
ses choix
précise réaliste situation professionnelle
authentique
Question de départ
Elle se donne pour objectif de délimiter l’étendue
de la recherche pour éviter au chercheur le
gaspillage du temps et d’énergie, comme
l’explicitent d’ailleurs Raymond Quivy et Luc Van
Campenhoudt dans ce qui suit « [...] énoncer son
projet de recherche sous la forme d'une question
de départ « par laquelle le chercheur tente
d'exprimer le plus exactement possible ce qu'il
cherche à savoir, à élucider, à mieux comprendre
(1995 :12).
Construction de la problématique
Elle se distingue de la question de départ qui, elle,
est rédigée à partir d’un constat lié aux pratiques
d’enseignement-apprentissage. Elle a un statut «
scientifique ». Il s’agit d’un texte à la fois narratif et
argumentatif qui demande un long développement.
Ce texte permet de reconstruire et de présenter la
démarche du stagiaire ou du chercheur.
Au sein de la problématique plusieurs dimensions
sont articulées : la phase exploratoire, le cadre
théorique, les notions et concepts
Construction de la problématique
Une problématique de recherche est constituée d’un
ensemble de conceptions théoriques, de lectures, de
questions, de confrontations de résultats, d’hypothèses et de
références qui aident à clarifier et à éclaircir un problème de
recherche. Il s’agit de :
déterminer ce qui cause l’insatisfaction, le malaise, le
problème.
formuler un énoncé affirmatif qui explique la mise en
place de cette recherche.
élaborer une argumentation explicitant la nécessité et la
pertinence de cette exploration empirique et ses retombées
sur l’avancement scientifique.
Trois temps d’une problématique
Dans un premier temps, faire le point : cela
signifie qu’il s’agit de dresser l’inventaire des
problématiques éventuelles et de les comparer
(déterminer les liens ou les oppositions) en
fonction des résultats de l’exploration. Ensuite
en s’appuyant sur des paramètres clés tels que
la faisabilité et les modes d’explication. Il faut
mettre en exergue les perspectives théoriques,
implicites ou explicites, propres à chacune
d’elles.
Trois temps d’une problématique
Dans un second temps, proposer une
problématique ou un cadre théorique : suite
à l’inventaire déjà établi, le chercheur est en
mesure en ce moment de choisir son cadre
théorique, soit en s’adaptant à celui proposé
par des auteurs lus, soit en suggérant un
nouveau. Ce qui importe dans tous les cas est
qu’il soit en adéquation avec la question de
départ et avec les enseignements collectés lors
des entretiens exploratoires.
Trois temps d’une problématique
Deux finalités:
- permettre au chercheur de reformuler la
question de départ d’une manière définitive
avec plus de précision et concision;
- identifier le cadre théorique en fonction de
l’objet d’étude afin de mettre avant des
hypothèses.
Trois temps d’une problématique
Dans un dernier temps, expliciter sa propre
problématique et son cadre théorique : au
niveau de cette étape, le chercheur présente sa
problématique et son cadre théorique après
être reformulés. Dans ce cas le chercheur
pourra construire son modèle d’analyse.
En résumé
Trois étapes : formulation de la question
de départ, exploration et enfin explicitation de
la problématique, constituent un système
harmonieux, apte pour la concrétisation d’un
projet de recherche.
La construction du modèle d’analyse
À partir du moment où la problématique est
posée et rédigée, elle devient le nouveau fil rouge du
chercheur ou du stagiaire. La question de départ n’est
plus mobilisée à ce stade. Cependant, il est plus
logique de travailler à l’élaboration de cette étape en
liaison et en complémentarité avec la précédente :
elles doivent être presque concomitantes.
La construction du modèle d’analyse
Le modèle d’analyse ou le cadre d’analyse se définit comme : « un
ensemble de concepts et d’hypothèses qui s’articulent entre eux pour
former un cadre cohérent » (R. Quivy et L-V. Campenhoudt ,
2017 :153).
La conceptualisation se présente comme une construction abstraite
mise en œuvre pour étudier le réel. Cependant, son application ne
permet pas de rendre compte de toute la réalité dans la mesure où elle
s’intéresse uniquement aux concepts et hypothèses majeurs (du point
de vue du chercheur). Il s’agit d’une « conception-sélection où la
construction consiste à identifier le concept, désigner les dimensions
qui le constituent et enfin préciser les indicateurs de mesure de ces
dimensions » (M. Fauvel, 2002 :4).
Principes d’élaboration du modèle d’analyse
L’élaboration de ce cadre se réalise de deux manières : en
commençant par les hypothèses pour arriver aux concepts
ou inversement (partir de concepts pour arriver aux
hypothèses). Les chercheurs, en procédant à la construction
des concepts passent à la définition. Ils ont déterminé deux
types de concepts :
Les concepts opératoires isolés, généralement déterminés
empiriquement à l’issue d’une observation directe.
Les concepts systémiques, identifiés à travers un
raisonnement abstrait qui se trouve généralement en rupture
avec les préjugés.
Les hypothèses
L’hypothèse se définit comme une proposition
admise provisoirement avant qu’elle soit
confirmée, infirmée ou nuancée par la
confrontation des faits. Pour O. Aktouf
l’hypothèse est « en quelque sorte une base
avancée de ce que l'on cherche à prouver. C'est
la formulation pro forma de conclusions que l'on
compte tirer et que l'on va s'efforcer de justifier
et de démontrer méthodiquement et
systématiquement » (1987 :58).
Les fonctions des hypothèses:
· Établir des liens entre des faits, des variables et des
concepts pour parvenir à mettre en place une règle
applicable à de nombreuses situations données.
· Orienter le choix des faits à observer, des données à
collecter afin de pouvoir répondre aux questions
centrales posées lors de la recherche.
Fournir des renseignements précis quant au terrain de la
recherche, ce qui permettra de choisir au final la méthode
appropriée, les techniques pour confirmer ou infirmer les
relations énoncées.
Formulation des hypothèses
L’énoncé de relations : une relation entre deux
variables, deux phénomènes, deux concepts ou
plus. Une relation causale ou d’association.
Il faut qu’elle soit liée à une théorie, une
conception précédemment citée.
La nature de la relation est déterminée par des
termes tels que : moins que, plus grand que,
diffèrent de, positif, négatif, etc.
Formulation des hypothèses
Il faut qu’elle soit vérifiable : le principe d’une
hypothèse est qu’elle soit en mesure d’être
vérifiée en possédant des variables observables,
mesurables dans la réalité et contestables.
S’il y en a plusieurs, il faut qu’elles restent en
nombre limité
La plausibilité : elle doit être pertinente pour le
phénomène à étudier.
Typologie de la démarche
Il existe trois démarches majeures pour le
chercheur : inductive, déductive et hypothético-
déductive.
• La démarche inductive : est une méthode
scientifique qui part du terrain (observations
limitées) qui permet d’élaborer des concepts
opératoires isolés et s’appuie sur une logique
analytique et inductive pour parvenir jusqu’aux
concepts et à l’idée qui fonde l’hypothèse.
Typologie de la démarche
François Dépelteau, définit ainsi l'induction : « Il
s'agit de procéder à des observations
particulières de la réalité étudiée, de regarder,
de chercher à tout voir si possible, à tout
entendre, à tout sentir, etc., puis d'en induire des
énoncés généraux (des concepts, des hypothèses,
des théories, des lois...) qui rendent compte de la
réalité » (2000 :21).
Typologie de la démarche
La méthode déductive : Contrairement à la
première, elle se base sur des travaux de
recherche et des théories préexistants pour
formuler (une) ou des hypothèses qu’on tente de
confirmer ou d’infirmer sur le terrain. Madeleine
Grawitz définit la démarche déductive comme
moyen de démonstration, partant « de prémisses
supposées assurées, d'où les conséquences
déduites tirent leur certitude » (1990 :21).
Typologie de la démarche
• Démarche hypothético-déductive : cette démarche
classique se trouve utilisée dans beaucoup de travaux
scientifiques qui organisent une confrontation à la
réalité. Il s’agit de poser des hypothèses afin d’en
déduire des conséquences observables futures
(prédiction), mais également passées (rétroduction),
permettant d’en déterminer la validité.
Cette démarche propose un processus capable de guider la
recherche scientifique qui contient théorie et pratique car «
elle s’en remet au verdict des faits. Ces derniers viendront
corroborer ou invalider l’hypothèse »
Comment concevoir un instrument d’analyse ?
le chercheur doit passer par trois étapes :
envisager un instrument utile qui sera capable de
rassembler des informations fiables pour la vérification des
hypothèses : formuler des questions précises, concises et
correspondant à chacun des indicateurs déterminés
précédemment (questionnaire d’enquête, grille
d’observation).
tester l’instrument utilisé avant de passer à son application
systématique. Il faut qu’il soit en adéquation avec la tâche à
accomplir en véhiculant des informations précises.
collecter les données pertinentes qui permettront de
clarifier le phénomène étudié, de vérifier les hypothèses.
Principaux instruments de recueil de données
Le questionnaire : Document comportant un
ensemble de questions écrites élaborées en fonction
d’un sujet particulier et s’appuyant sur des règles
précises de préparation, de formulation et de
passation. Il existe une grande variété de
questionnaires qui se classent selon le but visé :
d'opinions, d'intérêts, de connaissances, de
motivation. Contrairement à l’entretien et à
l’observation qui sont des instruments individuels
ou collectifs, le questionnaire est uniquement
collectif.
Principaux instruments de recueil de données
L’entretien : Il consiste à recueillir de l’information de vive
voix auprès des enquêtés qui témoignent de leurs attitudes,
leurs comportements, leurs représentations ou des faits qu’ils
ont observés. Ce mode de collecte de données se prépare
avant sa mise en œuvre et peut être réalisé en personne ou par
téléphone. Le chercheur prépare son entretien en formulant
des questions qui vont l’orienter dans sa collecte et en
sélectionnant des enquêtés qui possèdent des informations sur
son objet de recherche. A. Anger indique que « le chercheur
interroge telle personne parce que cette personne possède
telle caractéristique, parce qu’elle appartient à telle couche
sociale, parce qu’elle a connue tel type d’expérience »
(1997).
Principaux instruments de recueil de données
L’observation directe : Elle consiste, pour
l’enquêteur, à faire partie du milieu naturel de
son sujet d’étude lors de l’observation, tout en
évitant d’y participer ou d’intervenir dans les
événements observés. Mais il est toléré
d’interagir avec la ou les personnes observées
pour leur poser des questions. Ce mode de
collecte permet de recueillir des données
verbales et surtout non verbales.
Principaux instruments de recueil de données
Le recueil des données existantes : données
secondaires et données documentaires : C’est
rassembler des documents en vue de les étudier tels
qu’ils sont ou pour servir à l’étude d’un objet
intéressant. Elles permettent de mettre en lumière
des phénomènes que l’enquêteur ne parvient pas à
recueillir à leur propos, d’une manière directe où
dans le cas où les données recueillies sont
insuffisantes. Par exemple étudier : les phénomènes
macrosociaux, démographiques, les idéologies et le
développement historique des phénomènes sociaux.
Principaux instruments de recueil de données
Il faut souligner que ce modèle de recueil des
données s’avère très utile dans la mesure où il
permet un gain du temps, d’argent et, en
conséquence, dévoile l’utilité des martiaux
documentaires dans le domaine de la recherche où
les outils technologique règnent.
Au final, il faut souligner que rien n’empêche un
chercheur de rassembler des données en utilisant
plus d’un instrument de collecte. Au contraire une
telle pratique lui permet de mieux valider ses
données.
Analyse des données collectées
le chercheur recourt aux trois opérations de l’analyse des
informations et qui se présentent ainsi :
• a- Décrire les données et les agréger (si nécessaire) :
cette opération consiste à mettre en avant, lors de la
description les caractéristiques des variables présentes
dans les données à analyser , et à les présenter d’une
manière (agrégée si nécessaire) qui s’apparente à la
distribution des variables indiquées dans les hypothèses
(procéder à une répartition en sous-groupe ou les décrire
en fonction de nouvelles données pertinentes). Au terme
de cette phase le chercheur aura un inventaire de données
manifestant des variables bien mises en exergue.
Analyse des données collectées
b- Analyse des relations entre les variables : cette
étape se donne pour objectif de mettre en lumière, en
s’appuyant sur les hypothèses, les relations pouvant
exister entre les variables des données observées. De ce
fait, au cours de cette de phase, le chercheur est appelé à
manifester avec rigueur, et comme prévu dans les
hypothèses, toute relation de dépendance,
d’indépendance ou de cohérence observée entre les
variables. Et pour marquer la rigueur des hypothèses
proposées, il faut passer par les hypothèses
complémentaires qui confirment la fiabilité des relations
prévues par les hypothèses.
Analyse des données collectées
c- Comparaison des résultats observés avec ceux
attendus et interprétation des écarts : la visée
principale de cette étape est de confronter les
relations déterminées lors de l’observation avec
celles prévues dans les hypothèses. Il s’agit ainsi de
mesurer les écarts entre ces relations étudiées et de
les interpréter dans un second temps. Au terme de
cette étape, le chercheur devra déterminer avec
précision la nature de ces relations afin de pouvoir
confirmer ou infirmer ses hypothèses.
Les conclusions
La conclusion est la partie charnière qui se charge de présenter,
aux lecteurs potentiels, un panorama de la recherche menée, sans
qu’il soit obligé de lire la totalité du travail. De ce fait, il est
nécessaire de présenter les informations utiles et, par voie de
conséquence, la conclusion doit s’articuler sur trois niveaux :
a- Rappel des grandes lignes de la démarche:
Rappeler la question de départ dans sa dernière formulation.
Présenter les caractéristiques principales du modèle d’analyse,
Présenter le champ d’observation, les méthodes appliquées et
les observations effectuées,
Présenter les résultats de la comparaison et les résultats obtenus,
plus un rappel comprenant les explications des écarts constatés.
Les conclusions
b- Présentation des nouveaux apports de la
recherche : il s’agit de présenter avec détails les
nouvelles connaissances scientifiques découlant de
cette recherche, celles en relation avec l’objet
d’étude et leurs bases théoriques.
c- Perspectives de recherche à développer :
puisque le chercheur s’attend toujours à des résultats
plus clairs et plus pratiques de ce fait il ouvre la
perspective aux pistes d’action proposées en fonction
des analyses.
Techniques de recherche
Technique 1 : L’enquête par questionnaire
Le questionnaire est un genre de test écrit,
composé d’un certain nombre de questions,
proposées à un ensemble plus ou moins élevé
d’individus, et qui vise à déceler des opinions, des
attitudes, … afin de comprendre et expliquer des
faits : « Le questionnaire est un outil qui permet de
prélever des réponses de manière systématique »
(Anger, 1996 :16 ). C’est la technique la plus
répondue après l’interview et qui se différencie du
sondage d’opinion par son objectif visant la
vérification d’hypothèses.
Technique 1 : L’enquête par questionnaire
Il y a deux façons d’administrer un questionnaire :
1- Le chercheur peut rassembler les enquêtés et leur
administrer lui-même le questionnaire. Il pourrait
leur expliquer la question si l’enquêté ne la
comprenait pas. De même, l’enquêteur peut poser
des questions plus délicates. Exemple : étudier les
élèves d’une classe. Il s’agit d’un questionnaire
d’administration directe. Ce genre de questionnaire
présente de nombreuses caractéristiques :
Technique 1 : L’enquête par questionnaire
Temps de réponse court ;
Préservation de l’anonymat, ce qui permet de
connaître la population (pratiques, comportements,
attitudes) ;
Quantification d’une panoplie de données et
analyse par croisement, recoupement ou corrélation ;
Clarté des questions, vu la disponibilité du
chercheur
Taux élevé des participants ce qui permet d’étudier
un phénomène social à travers un cas de
représentativité.
Technique 1 : L’enquête par questionnaire
Comme toute technique d’investigation, ce
genre de questionnaire représente certaines limites et
inconvénients qui se traduisent en termes d’exigence
de ressources financières (difficultés logistiques) et
fragilité de la fiabilité de la technique (réponses
superficielles, descriptions).
Technique 1 : L’enquête par questionnaire
Le second type de questionnaire est
d’administration indirecte où l’enquêteur se
chargera de remplir le document pour l’enquêté en
s’appuyant sur des données collectées. Cet
instrument permet de recueillir une plus grande
quantité d’informations. Il se caractérise par :
Technique 1 : L’enquête par questionnaire
la quantité d’informations recueillies : il peut être
envoyé à un très grand nombre de sujets sur un vaste
territoire,
l’anonymat préservé d’où un risque diminué de
biais,
le recueil rapide de l’information requise
(information factuelle).
En revanche, ce genre de questionnaire pourrait être
confronté à un certain nombre d’entraves à savoir :
Technique 1 : L’enquête par questionnaire
• Faiblesse du taux de réponse : ce qui sèmera le
doute sur la représentativité du groupe des
répondants.
• Impossible de vérifier si le répondant est la
personne concernée par le questionnaire.
• Indisponibilité du chercheur pour clarifier les
questions,
• Temps de réponse long
La structure d’un questionnaire
Le questionnaire commence toujours par un bref aperçu
portant sur l’enquête et ses objectifs afin que le répondant ait
une idée aussi bien sur l’enquête que sur sa place dans cette
étude, pour répondre de son mieux. La présentation d’un
questionnaire est un aspect fondamental, de ce fait il est
recommandé de :
Mentionner des identificateurs : des informations multiples
permettant d’identifier et localiser les répondants.
Formuler des questions en relation avec le thème de
recherche : ce sont les questions relatives au sujet de la
recherche.
Commencer par les questions de fait, ensuite de fond (les
plus brèves et les plus fermés placées en premier).
La structure d’un questionnaire
Respecter les espacements, les alignements et la
clarté dans la mise en page.
Laisser suffisamment de place au niveau des
questions ouvertes pour permettre aux loquaces de
s’exprimer.
Ne pas conserver la même forme de question pour
ne pas entrainer de l’ennui, de la monotonie et
surtout de l’automatisme.
Respecter les mêmes formats, dispositions et
alignements des cases de réponses, pour faciliter la
tâche aux répondants.
Types de questions
Au niveau de la forme, on distingue deux types :
• Les questions de type ouvert : donne aux
répondants la liberté de s’exprimer et au chercheur
la liberté d’aborder plusieurs sujets. Mais ils
véhiculent la plupart du temps des réponses vagues
difficiles à dépouiller.
• Les questions de type fermé : dont la formulation
contient une liste préétablie de réponses possibles.
Elles sont simples, directes, fixent les modalités de
réponses, et se limitent aux données objectives.
La structure d’un questionnaire
Nous retenons six types essentiels de questions :
Les questions de fait : elles concernent les faits, autrement
dit des éléments objectifs, observables et faciles à déterminer
(âge, sexe, profession, etc.)
Les questions couplées : elles se caractérisent par une
double forme d’interrogation, une forme fermée suivie d’une
autre ouverte.
Les questions cafétéria : ce type de questions réunit les
avantages des questions ouvertes et fermées en proposant
une liste de réponses qui ressemble à celle proposée sur la
carte offerte dans une cafétéria. Elles visent à rassembler le
maximum d’information que le sujet peut avoir sur l'élément
considéré.
La structure d’un questionnaire
La question avec échelle d’évaluation : on
demande de répondre par un score (souvent
utilisée pour mesurer le degré de satisfaction).
La question alternative : elle permet un choix
à l’intérieur de la même question ;
La question dichotomique : elle permet le
choix entre deux réponses (vrai ou faux ; oui ou
non) ;
Technique 2 : L’entretien (ou l’entrevue)
Cette technique consiste à interroger d’une manière
directe (contrairement au questionnaire) un groupe
ou un individu afin de récolter des informations très
riches et nuancées sur les attitudes, les
comportements et les représentations de certains faits
pour la population interrogée.
Technique 2 : L’entretien (ou l’entrevue)
Selon Quivy et L. Van Campenhoud, cette technique
permet « l’analyse du sens que les acteurs donnent à
leurs pratiques et aux événements auxquels ils sont
confrontés : leurs systèmes de valeurs, leurs repères
normatifs, leurs interprétations de situations
conflictuelles ou non, leurs lectures de leurs propres
expériences » (2011).
Technique 2 : L’entretien (ou l’entrevue)
Dans un premier temps, le chercheur doit procéder
préalablement à la formulation des questions de son
entretien avant sa mise en place, en le centrant autour
de ses hypothèses. Ensuite, il sélectionne des
personnes qui estiment être en possession
d’informations sur son objet de recherche. En
d’autres termes « le chercheur interroge telle
personne parce que cette personne possède telle
caractéristique, parce qu’elle appartient à telle
couche sociale, parce qu’elle a connue tel type
d’expérience » (A. Anger, 1997 :15).
Technique 2 : L’entretien (ou l’entrevue)
De manière générale, il existe quatre types
d’entretiens :
L'entretien centré (ou exploratoire) : consiste à
explorer en profondeur un thème préalablement
défini en s’appuyant sur une liste de points à aborder
(il n’y a pas de questions préétablies). Il permet de
voir ce que les enquêtés ont à exprimer à propos
d’une expérience ou d’un évènement vécu. Il peut se
dérouler sur plusieurs phases.
Technique 2 : L’entretien (ou l’entrevue)
L'entretien non directif : Dans ce type d’entretien,
l’enquêteur annonce le thème principal décomposé
en sous-thèmes déterminés préalablement et à
propos desquels les enquêtés parlent, sans que des
questions directes ne leur soient posées. L’enquêté
est libre d’organiser son discours comme il le
souhaite et c’est au chercheur d’adopter une position
neutre. Dans ce type d’entretien, le sujet sur lequel
l’informateur va parler n’est pas délimité. De ce fait,
l’informateur aborde le thème de l’enquête de façon
générale (Blanchet et Gotman, 2010).
Technique 2 : L’entretien (ou l’entrevue)
• L’entretien semi-directif : il se place entre
l’entretien directif et non directif dans la mesure où
il accorde à l’enquêté assez de temps pour
exprimer son point de vue librement et sans qu’il
soit interrompu par l’enquêteur.
Ce dernier recentrera simplement l’entretien par
rapport à ses hypothèses et encouragera l’enquêté à
donner plus d’informations sur le sujet traité.
L’enquêteur doit recentrer ses questions afin de ne
pas perdre de vue l’objectif qu’il s’est fixé (Blanchet
et Gotman, 2010).
Technique 2 : L’entretien (ou l’entrevue)
L’entretien directif : il ressemble à un
questionnaire oral où l’espace de liberté accordé à
l’enquêté est le plus réduit et les questions sont
préétablies et non majoritairement improvisées
comme les cas précédents. L’objectif de ce type
d’entretien est de vérifier avec précision des points
précis ou de recueillir les informations avec détail.
C’est pour cette raison que l’enquêteur pose les
mêmes questions à tous les interviewés. Cependant, à
cause des limites que lui pose l’enquêteur, l’enquêté
n’aura pas une grande liberté pour s’exprimer
(Blanchet et Gotman, 2010).
Technique 3 : l’observation en situation
Cette technique s’appuie sur l’aspect visuel et
consiste, contrairement aux autres techniques, à
recueillir les données qualitatives et quantitatives
d’une manière directe sans recourir aux témoignages
ou aux documents. Elle étudie les attitudes et les
comportements des individus ou des groupes, en
prenant en considération l’aspect idéologique,
culturel et même social.
Le chercheur canalise son observation en fonction de
ses objectifs et de ses hypothèses du travail.
Technique 3 : l’observation en situation
L’objectif principal de cette technique est d’étudier
tout ce qui relève du non verbal ainsi que des
comportements définis, des profils de comportements
et des modes de vie tels qu’ils se sont produit. Pour
ce faire, le chercheur doit être muni d’une grille
d’observation établie en fonction des comportements
à observer.
La description de l’observation doit être fidèle à la
situation réelle et il est important de faire des
rapports systématiques
Technique 3 : l’observation en situation
Il existe quatre types d’observations :
• L’observation participante : elle consiste à faire
partie de la vie collective de la communauté
étudiée afin de pouvoir établir des constats. Elle
peut se réaliser aussi en interagissant avec les
personnes observées pour poser des questions. Le
chercheur fait appel à cette technique quand il
s’agit d’obtenir des informations détaillées sur une
culture particulière, un groupe de personne ou sur
le comportement des individus.
Technique 3 : l’observation en situation
L’observation non participante : elle consiste à
observer de l’extérieur la communauté visée, en
demeurant en retrait de la vie des sujets. Ce type
d’observation est utilisé dans le cas où le chercheur
tend à préserver la situation observée dans son état
naturel, original, pour augmenter la fiabilité des
résultats. Cette méthode permet d’avoir une idée
générale, un aperçu sur une situation non étudiée
jusque-là et de définir le sujet de recherche pour
déterminer la technique adéquate d’analyse.
Technique 3 : l’observation en situation
• L’observation structurée (systématique) : cette
méthode consiste à utiliser des règles bien définies
et préétablies afin de mener à bien l’observation.
Le chercheur utilise un schéma d’observation qui va
lui permettre de résumer le cadre de son observation
(durée, informations à vérifier, etc), de l’organiser et
de placer les observations dans certaines colonnes
préétablies avant la collecte des données. Ce type
d’observation s’utilise quand il faut déterminer un
problème avec précision ou pour vérifier certaines
hypothèses.
Technique 3 : l’observation en situation
L’observation non structurée : consiste à
observer avec profondeur les attitudes et les
comportements d’un individu. Elle permet au
chercheur d’obtenir le maximum d’informations sans
grille d’observation. L’objectif ici est de réaliser un
document narratif portant sur le comportement
observé.
Comment préparer une observation ?
Définir le sujet à observer : il faut déterminer la cible ainsi
que son contexte.
Choisir le type d’observation : parmi les quatre types
proposés il faut choisir le plus fiable pour recueillir des
données pertinentes.
Préparer le protocole de l’observation : voir le terrain de
l’observation, la durée, les personnes concernées et les outils
facilitant la tâche.
Repérer le lieu d’observation : visiter le lieu d’observation
avant le jour J pour étudier en toute discrétion l’emplacement
de l’enquêteur, la taille du lieu, etc.
Comment préparer une observation ?
Réaliser un schéma d’observation : si le
chercheur opte pour une observation
systématique, ce schéma est obligatoire. Dans
les autres cas il est conseillé de le préparer pour
structurer l’observation.
Préparer le matériel : smartphone, schéma
d’observation, carnet, le chercheur doit préparer
son matériel pour réussir son observation.
Les avantages de l’observation
• richesse, profondeur de l’information recueillie,
• spontanéité relative du matériau,
• possibilité d’apporter un questionnement pour
délivrer des informations supplémentaires,
• utilité pour définir un sujet de recherche et
constituer la base d’une recherche,
• possibilité d’avoir une vue générale de la
situation ou du comportement à étudier.
Les limites de l’observation
• Risque de biais de l’observateur.
• Risque d’interprétations erronées et non
scientifiques des résultats et des
comportements observés.
• Risque de biais du sujet étudié : il adopte un
comportement différent de son comportement
habituel.
• Risque de passer à côté de certaines
informations.
• La prise de notes au moment même n’est pas
toujours possible.
Technique n°4 : L’expérimentation
Elle est qualifiée comme la plus efficace des
techniques, dans la mesure où elle permet la mise en
évidence des relations causales existant entre
diverses variables (montrer à quel point la
manipulation d’une variable peut entraîner des effets
au niveau d’une autre variable) afin de parvenir à
extraire les lois générales. Pour M. Grawitz (2011),
l’expérimentation est une observation provoquée
portant sur une situation créée et contrôlée par le
chercheur, et qui a pour but de valider (ou invalider)
une ou des hypothèses issues d’un système
théorique.
Technique n°4 : L’expérimentation
En effet, l’expérimentation implique l’application de
la démarche définie par Claude Bernard (1856), et
qui exige la possession d’un corpus théorique de
départ bien déterminé (collecter des faits), qui sera
diffèrent d’une enquête pour parvenir à tester une
hypothèse causale concernant la mesure d’un
phénomène précis en fonction de la manipulation (la
variation) d’un ou plusieurs facteurs.
L'expérimentation n'est donc pas seulement la
production d'une expérience ; c'est encore et
principalement la mise à l'épreuve d'une hypothèse
Technique n°4 : L’expérimentation
Se fondant sur l’observation, l’objectif de la méthode
expérimentale est la comparaison entre groupes équivalents de
participants en manipulant une ou plusieurs variable(s)
provoquant ainsi une variation des réponses des participants ,
ce qui va permettre d’expliquer les différences observées entre
les groupes .
En effet, il l existe deux types de variables : la variable
indépendante est une caractéristique portant sur l’individu,
l’environnement et qui est manipulée par le chercheur afin de
contrôler ou d’analyser son impact sur le comportement cible.
La variable dépendante : est une caractéristique qui dépend du
changement des variables indépendantes et permet de tester
son impact en comparant les résultats des groupes étudiés.
Thank You!
L/O/G/O
www.themegallery.com