0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues54 pages

Droit constitutionnel : modèles et évolutions

Transféré par

comptedbl6z
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues54 pages

Droit constitutionnel : modèles et évolutions

Transféré par

comptedbl6z
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Droit

constitutionnel

Cours de M. Arnaud Le Pillouer


Leçon 1 : Leçon introductive : Constitution et constitutionnalisme(s)

Leçon 2 : Les États-Unis et le modèle présidentiel

Leçon 3 : La Grande-Bretagne, ou le modèle du régime parlementaire

Leçon 4 : Aperçu d’histoire constitutionnelle française : la tradition


parlementaire républicaine
Plan du
Leçon 5 : L’avènement de la Ve République : la genèse d’un texte
cours
Leçon 6 : La construction de la Ve République : la genèse d’une pratique

Leçon 7 : Le présidentialisme de la Ve République

Leçon 8 : Le parlementarisme de la Ve République

Leçon 9 : La production de la loi sous la Ve République

Leçon 10 : Le Conseil constitutionnel


I. La critique de l’absolutisme, la séparation des pouvoirs et la
constitution

A) La théorie de la séparation des pouvoirs, une arme contre l’absolutisme


1) La distinction entre législation et exécution

Leçon 1 2) La définition du despotisme et la règle de séparation des pouvoirs


B) La théorie de la séparation des pouvoirs et la notion de constitution

Constitution
et II. Les conceptions de la constitution et les garanties de la constitution
constitutionnalis A) La Constitution comme machine destinée à garantir la liberté
mes 1) La conception mécaniste de la constitution
2) Les modalités de la distribution des pouvoirs et les garanties internes de la
constitution
Plan B) La constitution comme texte : l’évolution vers la conception normative
de la constitution
1) La distinction entre pouvoir constituant et pouvoirs constitués et la rigidité
constitutionnelle
2) Vers un nouveau constitutionnalisme : l’émergence de la justice
constitutionnelle
Déclaration des « Toute Société dans laquelle la garantie des
droits de l’Homme droits n'est pas assurée, ni la séparation des
et du Citoyen pouvoirs déterminée, n'a point de
(26 août 1789) Constitution ».
Art. 16
« Toute action libre a deux causes qui concourent à la
produire, l’une morale, savoir la volonté qui détermine
Jean-Jacques l’acte, l’autre physique, savoir la puissance qui
Rousseau l’exécute. Quand je marche vers un objet, il faut
premièrement que je veuille y aller ; en second lieu que
mes pieds m’y portent. Qu’un paralytique veuille
Du Contrat courir ; qu’un homme agile ne le veuille pas ; tous deux
social, Livre III, resteront en place. Le corps politique a les mêmes
chap. I mobiles, on y distingue de même la force et la volonté,
(1762) celle-ci sous le nom de puissance législative, l’autre
sous le nom de puissance exécutive. Rien ne s’y fait ou
ne doit s’y faire sans leur concours »
Montesquieu
« il n’y a point de liberté, si la puissance de juger n’est
pas séparée (…) de l’exécutrice (…). Si elle était jointe
De l’Esprit des à (celle-ci), le juge pourrait avoir la force d’un
Lois, Livre XI, oppresseur »
Chap. VI
(1748)
I. Les organes fédéraux

Leçon 2 A) Le Congrès
B) Le Président
1) L’élection du Président
Les États-Unis 2) Les compétences du président
et le modèle
présidentiel
II. Le fonctionnement global du système américain
Plan
III. Un modèle « présidentiel » ?
Constitution des
États-Unis Tous les pouvoirs législatifs accordés par la présente
Constitution seront attribués à un Congrès des États-
d’Amérique Unis, qui sera composé d'un Sénat et d'une Chambre
des représentants.
Art. 1er - Section 1
Constitution des 1. Le pouvoir exécutif sera confié à un président des
États-Unis États-Unis d'Amérique. Il restera en fonction pendant
d’Amérique une période de quatre ans et sera, ainsi que le vice-
président choisi pour la même durée, élu comme suit :
Art. 2 - Section 1 (…)
Constitution des
États-Unis Le pouvoir judiciaire des États-Unis sera confié à une
d’Amérique Cour suprême et à telles cours inférieures dont le
Congrès pourra périodiquement ordonner l'institution.
Art. 3 - Section 1
(…)
2. Il aura le pouvoir, sur l'avis et avec le consentement
du Sénat, de conclure des traités, sous réserve de
l'approbation des deux tiers des sénateurs présents. Il
proposera au Sénat et, sur l'avis et avec le
Constitution des consentement de ce dernier, nommera les
États-Unis ambassadeurs, les autres ministres publics et les
d’Amérique consuls, les juges à la Cour suprême, et tous les autres
fonctionnaires des États-Unis dont la nomination n'est
Art. 2 - Section 2 pas prévue par la présente Constitution, et dont les
postes seront créés par la loi. Mais le Congrès pourra,
lorsqu'il le jugera opportun, confier au président seul,
aux cours de justice ou aux chefs des départements, la
nomination de certains fonctionnaires inférieurs.
Constitution des Le président, le vice-président et tous les
États-Unis fonctionnaires civils des États-Unis seront destitués de
d’Amérique leurs charges sur mise en accusation et condamnation
pour trahison, corruption ou autres crimes et délits
Art. 2 - Section 4 majeurs.
Constitution des
États-Unis Le président informera périodiquement le Congrès de
d’Amérique l'état de l'Union, et recommandera à son attention
telles mesures qu'il estimera nécessaires et
Art. 2 - Section 3 expédientes.
2. Tout projet de loi adopté par la Chambre des représentants
et par le Sénat devra, avant d'acquérir force de loi, être
soumis au président des États-Unis. Si celui-ci l'approuve, il le
signera ; sinon il le renverra, avec ses objections, à la
chambre dont il émane, laquelle insérera les objections in
extenso sur son procès-verbal et procédera à un nouvel
examen du projet. Si, après ce nouvel examen, le projet de loi
Constitution des réunit en sa faveur les voix des deux tiers des membres de
États-Unis cette chambre, il sera transmis, avec les objections qui
l'accompagnaient, à l'autre chambre, qui l'examinera
d’Amérique également de nouveau, et, si les deux tiers des membres de
celle-ci l'approuvent, il aura force de loi. En pareil cas, les
Art. 1 - Section 7 votes des deux chambres seront acquis par oui et par non, et
les noms des membres votant pour et contre le projet seront
portés au procès-verbal de chaque chambre respectivement.
Tout projet non renvoyé par le président dans les dix jours
(dimanche non compris) qui suivront sa présentation,
deviendra loi comme si le président l'avait signé, à moins que
le Congrès n'ait, par son ajournement, rendu le renvoi
impossible ; auquel cas le projet n'acquerra pas force de loi.
I. L’émergence du parlementarisme

A) L’apparition de la responsabilité politique

Leçon 3 B) La naissance d’un modèle

Le Royaume-Uni II. L’hétérogénéité du modèle


et le modèle
parlementaire
A) Le régime parlementaire britannique contemporain
Plan B) La diversité des régimes parlementaires
contemporains

Conclusion générale : La classification des régimes –


regard critique
I. La IIIe République

A) L’élaboration du texte : la République consacrée par


une assemblée de monarchistes
1) Le contexte
Leçon 4 2) Le texte
B) Les évolutions du régime
La tradition 1) Le passage au parlementarisme moniste
parlementaire 2) Le passage au parlementarisme absolu
républicaine
II. La IVe République
Plan
A) Le texte de la Constitution de la IVe République
1) La rédaction du texte constitutionnel
2) Le contenu du texte constitutionnel
B) La pratique de la Constitution de la IVe République
1° Voulez-vous que l’Assemblée élue ce jour soit
constituante ?
Les deux
questions du 2° Approuvez-vous que les pouvoirs publics soient,
jusqu’à la mise en vigueur de la nouvelle constitution,
référendum du organisés conformément aux dispositions du projet de
21 octobre 1945 loi ci-joint ?
La question de confiance ne peut être posée qu'après
délibération du Conseil des ministres ; elle ne peut
l'être que par le président du Conseil.

Constitution du Le vote sur la question de confiance ne peut intervenir


qu'un jour franc après qu'elle a été posée devant
27 octobre 1946 l'Assemblée. Il a lieu au scrutin public.

art. 49 La confiance ne peut être refusée au Cabinet qu'à la


majorité absolue des députés à l'Assemblée.
Ce refus entraîne la démission collective du Cabinet.
Le vote par l'Assemblée nationale d'une motion de
censure entraîne la démission collective du Cabinet.
Constitution du Ce vote ne peut intervenir qu'un jour franc après le
27 octobre 1946 dépôt de la motion. Il a lieu au scrutin public.
La motion de censure ne peut être adoptée qu'à la
art. 50 majorité absolue des députés à l'Assemblée.
Si, au cours d'une même période de dix-huit mois,
deux crises ministérielles surviennent dans les
conditions prévues aux articles 49 et 50, la dissolution
de l'Assemblée nationale pourra être décidée en
Constitution du Conseil des ministres, après avis du président de
l'Assemblée. La dissolution sera prononcée,
27 octobre 1946 conformément à cette décision, par décret du
président de la République.
art. 51
Les dispositions de l'alinéa précédent ne sont
applicables qu'à l'expiration des dix-huit premiers mois
de la législature.
I. Le processus d’élaboration du texte de 1958
A) La décision d’élaborer le texte
1) Le retour du Général

Leçon 5 2) La loi du 3 juin 1958

B) L’élaboration du texte
L’avènement
de la Ve II. Le contenu du texte de 1958
République : A) Les autorités exécutives
La genèse d’un 1) Une répartition classique des fonctions au sein de
texte l’Exécutif
2) Un Président aux prérogatives renforcées
Plan B) Les chambres parlementaires
1) Le bicamérisme de la Ve République
2) La composition des chambres parlementaires
3) L’organisation des chambres parlementaires
Article unique : Par dérogation aux dispositions de son article 90, la Constitution sera
révisée par le gouvernement investi le 1 er juin 1958 et ce, dans les formes suivantes :
Le Gouvernement de la République établit un projet de loi constitutionnelle mettant en
œuvre les principes ci-après :
1° Seul le suffrage universel est la source du pouvoir. C'est du suffrage universel
ou des instances élues par lui que dérivent le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif ;
2° Le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif doivent être effectivement séparés
de façon que le Gouvernement et le Parlement assument chacun pour sa part et sous sa
responsabilité la plénitude de leurs attributions ;
3° Le Gouvernement doit être responsable devant le Parlement ;

Loi du 3 juin 4° L'autorité judiciaire doit demeurer indépendante pour être à même d'assurer le
respect des libertés essentielles telles qu'elles sont définies par le préambule de la

1958
Constitution de 1946 et par la Déclaration des droits de l'homme à laquelle il se réfère
;
5° La Constitution doit permettre d'organiser les rapports de la République avec
les peuples qui lui sont associés.
Pour établir le projet, le Gouvernement recueille l'avis d'un comité consultatif ou siègent
notamment des membres du Parlement désignés par les commissions compétentes de
l'Assemblée nationale et du Conseil de la République. Le nombre des membres du
comité consultatif désignés par chacune des commissions est au moins égal au tiers du
nombre des membres de ces commissions ; le nombre total des membres du comité
consultatif désignés par les commissions est égal aux deux tiers des membres du
comité.
Le projet de loi arrêté en Conseil des ministres, après avis du Conseil d'État, est soumis
au référendum. La loi constitutionnelle portant révision de la Constitution est
promulguée par le président de la République dans les huit jours de son adoption.
Constitution de
Le Gouvernement détermine et conduit la politique de
1958 la nation.
Art. 20
Constitution de
1958 Le Premier ministre dirige l'action du Gouvernement.
Art. 21
Le Président de la République veille au respect de la
Constitution. Il assure, par son arbitrage, le
Constitution de fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que
la continuité de l'État.
1958
Art. 5 Il est le garant de l'indépendance nationale, de
l'intégrité du territoire et du respect des traités.
Constitution de Les actes du Président de la République autres que
ceux prévus aux articles 8 (1er alinéa), 11, 12, 16, 18,
1958 54, 56 et 61 sont contresignés par le Premier ministre
Art. 19 et, le cas échéant, par les ministres responsables.
Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation,
l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements
internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate et que
le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est
interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par
ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des
présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.
Il en informe la nation par un message.
Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer aux pouvoirs
Constitution de publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir
leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet.
1958 Le Parlement se réunit de plein droit.
Art. 16 L'Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l'exercice des
pouvoirs exceptionnels.
Après trente jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil
constitutionnel peut être saisi par le Président de l'Assemblée nationale,
le Président du Sénat, soixante députés ou soixante sénateurs, aux fins
d'examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent
réunies. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il
procède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes
conditions au terme de soixante jours d'exercice des pouvoirs
exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée
Le Parlement (…) comprend l'Assemblée nationale et le
Sénat.
Les députés à l'Assemblée nationale, dont le nombre
Constitution de ne peut excéder cinq cent soixante-dix-sept, sont élus
1958 au suffrage direct.
Art. 24 Le Sénat, dont le nombre de membres ne peut excéder
trois cent quarante-huit, est élu au suffrage indirect. Il
assure la représentation des collectivités territoriales
de la République.
Constitution de Le Parlement se réunit de plein droit en une session
1958 ordinaire qui commence le premier jour ouvrable
Art. 28 d'octobre et prend fin le dernier jour ouvrable de juin.
Le Parlement est réuni en session extraordinaire à la
demande du Premier ministre ou de la majorité des
membres composant l'Assemblée nationale, sur un
ordre du jour déterminé.

Constitution de Lorsque la session extraordinaire est tenue à la


demande des membres de l'Assemblée nationale, le
1958 décret de clôture intervient dès que le Parlement a
Art. 29 épuisé l'ordre du jour pour lequel il a été convoqué et
au plus tard douze jours à compter de sa réunion.
Le Premier ministre peut seul demander une nouvelle
session avant l'expiration du mois qui suit le décret de
clôture.
Constitution de Les projets et propositions de loi sont envoyés pour
1958 examen à l'une des commissions permanentes dont le
Art. 43 nombre est limité à huit dans chaque assemblée.
I. La pratique orthodoxe et ses adaptations (1958-
1986)
A) L’installation (initiale) de l’orthodoxie
Leçon 6 B) Les adaptations (ultérieures) de l’orthodoxie

La construction II. Le choc de la cohabitation (1986-2002)


de la Ve A) Les circonstances de la première cohabitation
République :
B) Les différents types de cohabitation
La genèse d’une
pratique C) Les critiques adressées à la cohabitation

Plan III. Le quinquennat et ses conséquences (2002-


2022)

IV. La fin de la bipolarisation ? (2022-…)


Les périodes de
cohabitation
I. Le mandat présidentiel
A) L’attribution du mandat
1) Le passage à l’élection au suffrage
Leçon 7 universel direct
2) La campagne

Le 3) Le déroulement de l’élection
présidentialisme B) La durée du mandat
de la Ve 1) Le passage au quinquennat
République
2) L’interruption du mandat

Plan
II. Les pouvoirs présidentiels
A) La réalité du pouvoir présidentiel
B) Les problèmes soulevés par le pouvoir
présidentiel
L'initiative de la révision de la Constitution appartient
concurremment au Président de la République sur
proposition du Premier ministre et aux membres du
Parlement.
Le projet ou la proposition de révision doit être (…)
voté par les deux assemblées en termes identiques. La
révision est définitive après avoir été approuvée par
Constitution de référendum.
1958
Toutefois, le projet de révision n'est pas présenté au
Art. 89 référendum lorsque le Président de la République
décide de le soumettre au Parlement convoqué en
Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n'est
approuvé que s'il réunit la majorité des trois
cinquièmes des suffrages exprimés. Le bureau du
Congrès est celui de l'Assemblée nationale.
Le Président de la République, sur proposition du
Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur
proposition conjointe des deux Assemblées, publiées
Constitution de au Journal Officiel, peut soumettre au référendum tout
1958 projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs
Art. 11 (al. 1) publics, comportant approbation d'un accord de
Version de 1958 Communauté, ou tendant à autoriser la ratification
d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution,
aurait des incidences sur le fonctionnement des
institutions.
1. Considérant que la compétence du Conseil
constitutionnel est strictement délimitée par la
Constitution ainsi que par les dispositions de la loi
organique du 7 novembre 1958 sur le Conseil
constitutionnel prise pour l'application du titre VII de
Conseil celle-ci ; que le Conseil ne saurait donc être appelé à
constitutionnel se prononcer sur d'autres cas que ceux qui sont
limitativement prévus par ces textes ;
Décision 62-20 2. Considérant que, (…) il résulte de l'esprit de la
DC Constitution qui a fait du Conseil constitutionnel un
du 6 novembre organe régulateur de l'activité des pouvoirs publics que
1962 les lois que la Constitution a entendu viser dans son
article 61 sont uniquement les lois votées par le
Parlement et non point celles qui, adoptées par le
Peuple à la suite d'un référendum, constituent
l'expression directe de la souveraineté nationale ;
(…)
Constitution de
1958 Le Président de la République est élu pour sept ans au
suffrage universel direct. Les modalités d'application
Art. 6 du présent article sont fixées par une loi organique.
Version de 1962
Le président de la République est élu à la majorité
absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n'est pas
obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le
Constitution de deuxième dimanche suivant, à un second tour. Seuls
1958 peuvent s'y présenter les deux candidats qui, le cas
Art. 7 échéant après retrait de candidats plus favorisés, se
Version de 1962 trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de
suffrages au premier tour.
(…)
La liste des candidats est préalablement établie par le Conseil
constitutionnel au vu des présentations qui lui sont adressées par
au moins cinq cents citoyens membres du Parlement, des conseils
régionaux, de l'Assemblée de Corse, des conseils départementaux,
du conseil de la métropole de Lyon, de l'Assemblée de Guyane, de
l'Assemblée de Martinique, des conseils territoriaux de Saint-
Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon, du
Conseil de Paris, de l'assemblée de la Polynésie française, des
assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie, de l'assemblée
Loi Organique du territoriale des îles Wallis-et-Futuna, maires, maires délégués des
communes déléguées et des communes associées, maires des
6 novembre 1962 arrondissements de Paris, de Lyon et de Marseille, conseillers à
Art. 3 (I) l'Assemblée des Français de l'étranger ou présidents des conseils
consulaires. Les présidents des organes délibérants des
métropoles, des communautés urbaines, des communautés
d'agglomération, les présidents des communautés de communes,
le président du conseil exécutif de Corse, le président du conseil
exécutif de Martinique, le président de la Polynésie française, le
président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et les
ressortissants français membres du Parlement européen élus en
France peuvent également, dans les mêmes conditions, présenter
un candidat à l'élection présidentielle.
Le Président de la République est élu pour cinq ans au
suffrage universel direct.
Constitution de Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs.
1958
Les modalités d'application du présent article sont
Art. 6 fixées par une loi organique.
En cas de vacance de la Présidence de la République
pour quelque cause que ce soit, ou d'empêchement
constaté par le Conseil constitutionnel saisi par le
Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses
membres, les fonctions du Président de la République,
à l'exception de celles prévues aux articles 11 et 12 ci-
dessous, sont provisoirement exercées par le président
Constitution de du Sénat et, si celui-ci est à son tour empêché
d'exercer ces fonctions, par le Gouvernement.
1958
Art. 7 (al. 5 et 6) En cas de vacance ou lorsque l'empêchement est
déclaré définitif par le Conseil constitutionnel, le scrutin
pour l'élection du nouveau Président a lieu, sauf cas de
force majeure constaté par le Conseil constitutionnel,
vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus après
l'ouverture de la vacance ou la déclaration du
caractère définitif de l'empêchement.
Le Président de la République ne peut être destitué qu'en
cas de manquement à ses devoirs manifestement
incompatible avec l'exercice de son mandat. La destitution
est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour.
La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une
des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à
l'autre qui se prononce dans les quinze jours.
Constitution de La Haute Cour est présidée par le président de l'Assemblée
1958 nationale. Elle statue dans un délai d'un mois, à bulletins
secrets, sur la destitution. Sa décision est d'effet immédiat.
Art. 68
Les décisions prises en application du présent article le sont
à la majorité des deux tiers des membres composant
l'assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation
de vote est interdite. Seuls sont recensés les votes
favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à
la destitution.
Une loi organique fixe les conditions d'application du
présent article.
I. Les pouvoirs amoindris du Parlement sur l’Exécutif
A) Le contrôle informel
1) Les questions
2) Les Commissions d’enquête
3) Les résolutions
Leçon 8 B) La mise en jeu de la responsabilité gouvernementale
1) La mise en jeu sur initiative gouvernementale
Les relations 2) La mise en jeu sur initiative parlementaire

entre organes
sous la Ve II Les pouvoirs accrus de l’Exécutif sur le Parlement
République A) Un mécanisme novateur aux mains du gouvernement : l’art.
49, al. 3
1) Le mécanisme initial
Plan 2) Un usage limité par la réforme du 23 juillet 2008
B) Un mécanisme traditionnel aux mains du Président de la
République : le droit de dissolution
1) Un mécanisme solidifié par la Ve République
2) Un mécanisme normalisé sous la Ve République
Constitution de
« Le Parlement vote la loi. Il contrôle l'action du
1958 Gouvernement. Il évalue les politiques publiques. »
Art. 24, al. 1
Ordonnance
du 17 novembre
1958 « Les commissions d'enquête sont formées pour
sur le recueillir des éléments d'information soit sur des faits
fonctionnement déterminés, soit sur la gestion des services publics ou
des assemblées des entreprises nationales, en vue de soumettre leurs
parlementaires conclusions à l'assemblée qui les a créées »

art. 6
Les assemblées peuvent voter des résolutions dans les
conditions fixées par la loi organique.
Constitution de Sont irrecevables et ne peuvent être inscrites à l'ordre
1958 du jour les propositions de résolution dont le
Art. 34-1 Gouvernement estime que leur adoption ou leur rejet
serait de nature à mettre en cause sa responsabilité ou
qu'elles contiennent des injonctions à son égard.
Constitution de
Le Premier ministre a la faculté de demander au Sénat
1958 l'approbation d'une déclaration de politique générale.
Art. 49, al. 4
Lorsque l'Assemblée nationale adopte une motion de
Constitution de censure ou lorsqu'elle désapprouve le programme ou
une déclaration de politique générale du
1958 Gouvernement, le Premier ministre doit remettre au
Art. 50 Président de la République la démission du
Gouvernement.
Le Premier ministre, après délibération du conseil des
Constitution de ministres, engage devant l'Assemblée nationale la
1958 responsabilité du Gouvernement sur son programme
Art. 49, al. 1 ou éventuellement sur une déclaration de politique
générale.
Devant l'une ou l'autre des assemblées, le
Gouvernement peut, de sa propre initiative ou à la
Constitution de demande d'un groupe parlementaire au sens de
1958 l'article 51-1, faire, sur un sujet déterminé, une
Art. 50-1 déclaration qui donne lieu à débat et peut, s'il le
décide, faire l'objet d'un vote sans engager sa
responsabilité.
L'Assemblée nationale met en cause la responsabilité
du Gouvernement par le vote d'une motion de censure.
Une telle motion n'est recevable que si elle est signée
par un dixième au moins des membres de l'Assemblée
nationale. Le vote ne peut avoir lieu que quarante-huit
Constitution de heures après son dépôt. Seuls sont recensés les votes
1958 favorables à la motion de censure qui ne peut être
Art. 49, al. 2 adoptée qu'à la majorité des membres composant
l'Assemblée. Sauf dans le cas prévu à l'alinéa ci-
dessous, un député ne peut être signataire de plus de
trois motions de censure au cours d'une même session
ordinaire et de plus d'une au cours d'une même
session extraordinaire.
Le Premier ministre peut, après délibération du conseil
des ministres, engager la responsabilité du
Gouvernement devant l'Assemblée nationale sur le
vote d'un projet de loi de finances ou de financement
Constitution de de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est
1958 considéré comme adopté, sauf si une motion de
Art. 49, al. 3 censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui
suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa
précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir
à cette procédure pour un autre projet ou une
proposition de loi par session.
Le Président de la République peut, après consultation
du Premier ministre et des présidents des assemblées,
prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale.
Les élections générales ont lieu vingt jours au moins et
quarante jours au plus après la dissolution.
Constitution de
1958 L'Assemblée nationale se réunit de plein droit le
deuxième jeudi qui suit son élection. Si cette réunion a
Art. 12 lieu en dehors de la période prévue pour la session
ordinaire, une session est ouverte de droit pour une
durée de quinze jours.
Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans
l'année qui suit ces élections.

Vous aimerez peut-être aussi