Université Saint Thomas d’Aquin
Faculté des Sciences de la Santé
Médecine/Master 1/2023-2024
Rhumatologie
Thème 12: Les spondylodiscites infectieuses
Groupe 15
Enseignants : Dr ZABSONRE/TIENDREBEOGO
Dr Binta SAVADOGO 1
Membres du groupe
• YAMEOGO Inès
• YANKINE Carine
• ZAMPALIGRE Syntiche
• ZIO Carmen
• ZON Abibatou
Noura
2
Membres du groupe
• ZONGO Inoussa
• ZONGO Isaac
• ZONGO W. Kevin
• ZOUNGRANA Kalidiata
3
Objectifs
1. Définir les spondylodiscites infectieuses
2. Décrire les éléments du diagnostic de la
spondylodiscite tuberculeuse.
4
Objectifs
3. Citer les 4 principaux germes banals rencontrés
au cours des spondylodiscites bactériennes
4. Enoncer le principe du traitement de la
spondylodiscite tuberculeuse.
5
Plan
Introduction
1. Généralités
1.1. Définition
1.2. Intérêts
1.3. Rappels anatomiques
1.4 Physiopathologie
6
Plan
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
2.2. Formes cliniques
3. Diagnostic
3.1. Diagnostic positif
3.2. Diagnostic différentiel
3.3. Diagnostic étiologique 7
Plan
4. Traitement
4.1. But
4.2. Moyens
4.3. Indications
4.4. Surveillance
4.5. Pronostic
Conclusion 8
Introduction
• Spondylodiscite = infection d’un disque intervertébral
(DIV) et des plateaux vertébraux adjacents;
• Germes en cause : BK+++; Staphylocoques, BGN,
streptocoques
• Porte d’entrée : génito-urinaire, cutanée, pulmonaire+++
9
Introduction
• Elle s’observe à tout âge mais surtout après 50 ans;
• Immunodépression+++
• Urgence médicale : diagnostique et thérapeutique
10
1. Généralités
1.1. Définition
• Les spondylodiscites
infectieuses = présence et
prolifération d’un germe
vivant, actif, au sein du
disque intervertébral et des
plateaux vertébraux
adjacents.
11
•
1. Généralités
1.2. Intérêts
Epidémiologie
Fréquente+++
• Etiologie tuberculeuse : 7,6 % affections rhumatologiques; 83 %
des tuberculoses ostéo- articulaires (KOUAKOU N’zué en 2004
en Côte d’Ivoire)
• 2,47 % de spondylodiscites infectieuses au Togo, 78,48 % de
cause tuberculeuse (Mijiyawa et al.) 12
1. Généralités
1.2. Intérêts
Epidémiologie
Association TB/VIH dans 1/3 des cas sérologie VIH à faire
systématiquement si étiologie tuberculeuse retrouvée ( chez un
patient à statut VIH inconnu)
• Europe :
régression+++
toxicomanes+++, VIH +++, immigrés+++
13
1. Généralités
1.2. Intérêts
Epidémiologie
Age : tous les âges; surtout après 5O ans
Sexe : deux sexes mais sexe ratio = 2/1 (Homme+++)
14
1. Généralités
1.2. Intérêts
Epidémiologie
Facteurs favorisants :
Diabète sucré
Ethylisme chronique
Hémoglobinopathie SS ou SC
15
1. Généralités
1.2. Intérêts
Epidémiologie
Facteurs favorisants :
Immunodépression
Physiologique : surmenage physique ou intellectuel ; âges
extrêmes.
Pathologique: VIH/SIDA
Iatrogène : Corticoïdes, immunosuppresseurs,
16
1. Généralités
1.2. Intérêts
Diagnostic
• Diagnostic positif : clinique, biologique et radiologique (scanner
et IRM ) ; ponction-biopsie-disco-vertébrale mise en évidence
du germe.
Pronostic
• Fonctionnel : risque de paralysie ;
• Vital : mort du malade. 17
1. Généralités
1.3. Rappels anatomiques
• Le rachis est l’axe osseux souple
du corps, formé de l’articulation
des vertèbres (33 vertèbres dont
7 cervicales, 12 thoraciques, 5
lombaires, 5 sacrées et le coccyx
constitué des 4 pièces
osseuses.)
18
1. Généralités
1.3. Rappels anatomiques
19
1. Généralités
1.3. Rappels anatomiques
20
1. Généralités
1.3. Rappels anatomiques
Unité fonctionnelle vertébrale en coupe sagittale.
21
1. Généralités
1.4. Physiopathologie
• L’infection survient sur terrain particulier (facteurs
favorisants)
• Les portes d’entrée : pulmonaire (50% de tuberculoses
pulmonaires), dentaire, digestive, urologique, cutanée, …
22
1. Généralités
1.4. Physiopathologie
• Deux voies de contaminations
• Voie hématogène +++
• Inoculation directe secondaire à un geste chirurgical ou
après une infiltration épidurale
23
1. Généralités
1.4. Physiopathologie
24
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
• Il s’agit de la tuberculose osseuse, localisé au niveau du
rachis.
• C’est l’infection des vertèbres et disques vertébraux par
Mycobacterium tuberculosis généralement par voie
hématogène ou lymphatique
• Diagnostic généralement tardif, il expose à des
25
complications.
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
CDD
• Devant des rachialgies (dorso-lombalgie) aigues fébriles
• Devant rachialgies (dorso-lombalgie) traînantes diurnes et
nocturnes + malades subfébriles
• Amaigrissement
26
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes généraux
Asthénie inexpliquée;
Amaigrissement;
Anorexie;
Fièvre vespérale et sueurs nocturnes;
Signes d’imprégnation tuberculeuse 27
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes fonctionnels
Dorsalgie lombalgie d’horaire inflammatoire :
Permanente ou franchement nocturne exacerbée dans la 2ème
moitié de la nuit, souvent insomniante ;
Non calmée par le repos;
Début progressif voire insidieux;
28
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes fonctionnels
Impotence fonctionnelle;
Paresthésies;
Raideur rachidienne (matin+++) multidirectionnelle;
29
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes physiques
Examen du Rachis
Inspection:
saillie des apophyses
épineuses (Atteinte
dorsale+++)
attitude guindée 30
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes physiques
Examen du Rachis
effacement de la cyphose dorsale
et de la lordose lombaire
physiologiques
tuméfaction dorso-lombaire :
gibbosité dans les formes évoluées 31
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes physiques
Examen du Rachis
Palpation :
douleur à la pression des apophyses épineuses;
rarement une déformation;
contracture des muscles paravertébraux.
32
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes physiques
Examen neurologique
• Important, minutieux et systématique, car risque de
compression médullaire.
33
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes physiques
Examen neurologique
• Il s’agira d’étudier
Force musculaire (globale et segmentaire),
Sensibilité (profonde et superficiel),
34
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes physiques
Examen neurologique
ROT
Troubles sphinctériens + troubles trophiques (escarres,
œdèmes).
Rechercher un abcès
35
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes paracliniques
• Ils varient selon le stade évolutif, précédé
d’un temps de latence de 2 à 12
semaines;
Examens radiologiques
Rx de la charnière dorso-lombaire F/P :
au début, pincement discal, pas 36
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes paracliniques
• Phase d’état :
Anomalie ostéolytique des
plateaux vertébraux (image, flou et
irrégulière)
Anomalie ostéolytique des corps
vertébraux (géode en miroir) 37
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes paracliniques
Opacité para vertébrale en fuseau:
abcès paravertébraux
• Tardivement non traité : tassement
vertébral avec ostéolyse des corps
vertébraux + déformations ( scoliose,
cyphose) 38
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes paracliniques
TDM/IRM : destruction vertébrale et
discale avec des abcès des parties
molles adjacents; présence de
calcification dans l’abcès très
évocatrice d’une origine tuberculeuse.
Autres : Echographie, scintigraphie 39
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes paracliniques
Examens biologiques (Orientation+++)
Hémogramme : anémie modérée ( hypochrome microcytaire
d’origine inflammatoire ); leucocytose normale,
lymphocytose ou lymphopénie;
VS ↑
Syndrome inflammatoire
CRP ↑ 40
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes paracliniques
Examens biologiques (Orientation+++)
Examen sanguin et IDR = non spécifiques;
Test au quantiféron;
41
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes paracliniques
Examens de certitude
Ponction biopsie discovertébrale(PBDV): Anapath de la
biopsie : granulome tuberculoïde + granulome épithélioïdes
giganto-cellulaire avec nécrose caséeuse centrale
(spécifique de Mycobacterium tuberculosis)
42
2. Signes
2.1. TDD : Mal de Pott dorso-lombaire non compliqué
Signes paracliniques
Bactériologie : isolé Mycobacterium tuberculosis,
recherche de BARR par examen direct de liquide
physiologique (crachat, urine…prélevés systématiquement)
ou à la culture.
Sérologie VIH : systématique car la TB est la 1 ère infection
opportuniste au cours du VIH (TB/VIH+++) 43
2. Signes
2.2. Formes cliniques
Formes topographiques
• Segments pouvant être atteint :
Rachis lombaire ou lombosacré : 70% ( Niveau L4-L5 +++)
Rachis thoracique: 20 %
Charnière cervico-thoracique et rachis cervical : <10 %
Multifocales vertébrales et viscérales: immunodéprimés +++
44
2. Signes
2.2. Formes cliniques
Formes compliquées
Epidurite infectieuse
• Radiculalgie + déficit sensitivo-moteur
• Sd de la queue de cheval
45
2. Signes
2.2. Formes cliniques
Formes compliquées
Abcès paravertébraux
• Fréquents +++
• Fistulisation de la peau
Abcès du psoas
• Douleur crurale + Psoïtis
46
2. Signes
2.2. Formes cliniques
Formes compliquées
Tétraparésie ou tétraplégie
• compression cervicale
Paraparésie ou paraplégie
• compression thoracique ou lombaire haute
47
2. Signes
2.2. Formes cliniques
Formes compliquées
Sd de la queue de cheval
• compression lombaire basse
48
2. Signes
2.2. Formes cliniques
Formes symptomatiques
Formes hyperalgiques
• Sd infectieux+++
• Germes banals+++
Spondylodiscites tuberculeuses
• Douleur de type mécanique
49
2. Signes
2.2. Formes cliniques
Formes étiologiques
50
3. Diagnostic
3.1. Diagnostic positif
Anamnèse+++
Clinique
Rachialgie
syndrome septicémique
Abcès paravertébraux
51
3. Diagnostic
3.1. Diagnostic positif
Paraclinique
Hyperleucocytose ou leuconeutropénie
Lymphocytose, hémocultures Biologie
Syndrome inflammatoire biologique
IDR
Radiographie : Spondylodiscite
Scanner - IRM
52
3. Diagnostic
3.1. Diagnostic positif
Diagnostic de certitude
• Mise en évidence du germe au sein des lésions
discovertébrales ou d’un abcès satellite;
• Mise en évidence d’un granulome gigantocellulaire avec une
nécrose centrale
53
3. Diagnostic
3.2. Diagnostic différentiel
Rachialgies tumorales
Tumeurs rachidiennes primitives ou secondaires
Tumeurs médullaires
Infections
Myosite paravertébrale ;
Arthrite infectieuse postérieure.
54
3. Diagnostic
3.2. Diagnostic différentiel
Infections
Epiphysite vertébrale de croissance ou maladie de
Scheuermann
Dystrophie vertébrale de croissance.
Douleurs mécaniques.
Syndrome inflammatoire biologique --
55
3. Diagnostic
3.2. Diagnostic différentiel
L’arthrose pseudo-pottique
• Il n’y a pas d’abcès paravertébraux ni de syndrome
inflammatoire biologique
Rachialgies inflammatoires
Spondylarthrite ankylosante +++
• Spondylodiscite + sacro-ilite bilatérale
• Au scanner : pas d’abcès paravertébraux. 56
3. Diagnostic
3.2. Diagnostic différentiel
Rachialgies inflammatoires
Syndrome SAPHO (S = Synovite A = Acné, P = Pustulose, H =
Hyperostose, O = Ostéite)
• Manifestations dermatologiques : pustulose palmo-plantaire
fréquemment associées.
• Pas d’abcès paravertébraux.
57
3. Diagnostic
3.3. Diagnostic étiologique
• Triple enquête :
Anamnestique
• profession
• Porte d’entrée
• Mode de début
• Signes fonctionnels
58
3. Diagnostic
3.3. Diagnostic étiologique
• Triple enquête :
Anamnestique
Clinique
Paraclinique
59
3. Diagnostic
3.3. Diagnostic étiologique
Etiologies bactériennes
Spondylodiscites bactériennes à germes spécifiques
Tuberculose+++ : Mycobacterium tuberculosis, M hominis, M
bovis.
Spondylodiscite brucellienne
• Professions (bergers, cultivateurs, bouchers, vétérinaires)
• Début est insidieux
60
3. Diagnostic
3.3. Diagnostic étiologique
Etiologies bactériennes
Spondylodiscites à germes banals
Cocci Gram positif
Staphylocoques (50 %)
Staphylococcus aureus
Staphylococcus épidemidis
61
3. Diagnostic
3.3. Diagnostic étiologique
Etiologies bactériennes
Spondylodiscites à germes banals
Cocci Gram positif
Streptocoques (10 %)
Streptococcus β hémolytique
Streptococcus viridans
62
3. Diagnostic
3.3. Diagnostic étiologique
Etiologies bactériennes
Spondylodiscites à germes banals
Bacilles Gram négatif (15 %)
Escherichia coli
Serratia
Enterobacter
Proteus
63
3. Diagnostic
3.3. Diagnostic étiologique
Spondylodiscites parasitaires
Spondylodiscites virales
Spondylodiscites mycosiques
Candida Albicans+++
Rare
immunodéprimé+++
64
4. Traitement
4.1. But
Calmer la douleur
Eradiquer le germe en cause
Eviter et traiter les complications
Assurer la consolidation dans l’axe.
65
4. Traitement
4.2. Moyens
Hospitalisation;
L’éducation du malade;
Médicamenteux : antibiothérapie+++ (d’abord
probabiliste, puis réadapté)
• On choisit des antibiotiques de bonne diffusion
osseuse.
66
4. Traitement
4.2. Moyens
Antibiotiques ( Spondylodiscites à germes banals )
• Pénicilline M : oxacilline
• Céphalosporines 3ème génération : ceftriaxone
• Aminosides : gentamycine
• Fluoroquinolones : ofloxacine
67
4. Traitement
4.2. Moyens
Antituberculeux ( Spondylodiscites tuberculeuses)
• Pyrazinamide
• Ethambutol
• Rifampicine
• Isoniazide
68
4. Traitement
4.2. Moyens
Physiques
Immobilisation:
• Objectif double
oPrévention des complications neurologiques en cas
lésions instables.
69
4. Traitement
4.2. Moyens
Physiques
o Antalgie reverticalisation la plus précoce possible des
patients pour prévenir les complications de décubitus
(escarres, maladies thromboemboliques, dénutrition,
constipation, hypotension orthostatique…).
• Plâtre strict, corset ou minerve pendant les 1ères semaines.
Kinésithérapie 70
4. Traitement
4.2. Moyens
Chirurgicaux
• Chirurgie de décompression
71
4. Traitement
4.3. Indications
Spondylodiscites tuberculeuses
• 04 antibiotiques antituberculeux :
Rifampicine (R): 10 mg/Kg/J
Ethambutol (E): 20 mg/kg/J
Pyrazinamide (Z): 30 mg/kg/J
Isoniazide (H):5mg/Kg/j
72
4. Traitement
4.3. Indications
Spondylodiscites tuberculeuses
04 antibiotiques antituberculeux :
• Rifampicine (R): 10 mg/Kg/J
• Ethambutol (E): 20 mg/kg/J
• Pyrazinamide (Z): 30 mg/kg/J
• Isoniazide (H):5mg/Kg/j*
• Régime : 2 (RHZE) / 10-16 (RH) 73
4. Traitement
4.3. Indications
Spondylodiscites tuberculeuses
Ensuite immobilisation de 3 – 6 mois
Surveillance du traitement+++
74
4. Traitement
4.3. Indications
Spondylodiscites à germes banales
• Le choix de l’antibiotique se fait en fonction de
l’antibiogramme, du pouvoir bactéricide des antibiotiques et
de leur pénétration osseuse.
75
4. Traitement
4.3. Indications
Spondylodiscites à germes banales
• Préférentiellement 2 antibiotiques :
Oxacilline + Gentamycine IV (10 jours)
Relais par Oxacilline + Ofloxacine
Relais VO (en fonction de la VS et CRP)
Durée totale du traitement : 6 à 8 semaines
76
4. Traitement
4.3. Indications
Les principales indications chirurgicales sont la présence à
l’admission ou lors du suivi d’un déficit neurologique majeur
(déficit moteur).
77
4. Traitement
4.4. Surveillance
• Elle est double :
Surveillance de la maladie
Paramètres cliniques : T°, douleur, l'état général,
raideur rachidienne, deficits sensitivomoteurs, …
Paramètres biologiques : NFS, VS, CRP (hebdomadaire)
78
4. Traitement
4.4. Surveillance
Surveillance de la maladie
Paramètres radiographiques: Rx de la charnière dorso-
lombaire à la recherche d'image de reconstitution .
79
4. Traitement
4.4. Surveillance
Surveillance de la maladie
Critères de guérison (≈12 Mois) :
Absence de douleur ; gain de poids
Absence de syndrome inflammatoire biologique
Rx : Reconstruction partielle des corps vertébraux ;
Condensation des berges du foyer; Apparition d’une
réaction ostéophytique
80
4. Traitement
4.4. Surveillance
Surveillance du traitement
• Effets indésirables
• Traitement antituberculeux surtout
Cliniques : prurit ictère, urines foncées
Biologiques : transaminase, urée-créatine, uricémie
81
4. Traitement
4.5. Pronostic
• De façon générale, le pronostic fonctionnel ou
vital va dependre de la précocité du diagnostic et
du traitement :
Précoces : guérison sans séquelle ;
82
4. Traitement
4.5. Pronostic
• Tardifs : guérison au prix de séquelles orthopédiques dues à
des complications neurologiques déficitaires ( pronostic
fonctionnel )
• Non traité : Tableau de choc septicémique ou de
dissémination tuberculeuse mort du malade ( pronostic
vital )
83
Conclusion
• SI = Infection du DIV et des vertèbres adjacentes,
causées surtout par des bactéries : BK+++ (dans notre
contexte)
• Diagnostic difficile+++ : impossibilité de réaliser une
ponction biopsie disco-vertébrale.
• Mais, le début insidieux, progressif spondylodiscite
tuberculeuse!!
84
Conclusion
• Le traitement repose le plus souvent sur une
antibiothérapie probabiliste au début, qui sera réadaptée
en fonction des résultats des prélèvements.
(Antituberculeux si SPD tuberculeuse)
85
Conclusion
• Dans les cas avancés, une intervention chirurgicale de
décompression ou de stabilisation des vertèbres
atteintes (Spondylodèse) peut s’avérer nécessaire.
86
Références
• Pr. Dieu-Donné OUEDRAOGO, Dr W. Joëlle Stéphanie
ZABSONRE/TIENDREBEOGO, Dr Fulgence KABORE , Dr
Binta SAVADOGO. Les spondylodiscites infectieuses;
Promotion Master 1 médecine 2023-2024
• Samar Mouram; Les spondylodiscites infectieuses
87
Merci pour votre attention!
88