L’ÊTRE HUMAIN
COMME PRODUIT
SOCIAL
KARL MARX
(1818-1883)
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MARX ET HEGEL
Influences: inspiré de la dialectique historique de Hegel. Le mouvement
dialectique qui comprend trois phases : Thèse --- Antithèse --- Synthèse
Marx rejette l’idéalisme de Hegel
Pour Marx, Hegel oublie totalement l’homme réel, concret, historique et
matériel, il en fait un simple concept totalement détaché des conditions réelles
d’existence. Il conservera la méthode, ou le processus c’est-à-dire la
dialectique, mais Marx l’appliquera, non pas à l’esprit, mais à la matière, à la
réalité. C’est donc dire que le processus dialectique qui se déploie dans la
logique thèse-antithèse-synthèse est bien à l’œuvre dans l’histoire
mais ses contradictions se retrouvent dans la réalité et c’est celle-ci qui
détermine, l’Idée, le concept, l’esprit.
La réalité évolue donc dans des
rapports de contradiction qui
produisent l’ensemble de notre
compréhension du monde.
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MARTÉRIALISME
HISTORIQUE ET
DIALECTIQUE
Matérialisme historique et dialectique :
Dialectique :
A) Indépendance du monde, de la matière par
rapport à la connaissance ;
B) Chaque réalité doit être connue par l’étude
de ses contradictions ;
C) Synthèse des éléments en mouvements,
en transformation.
Historique : Thèse scientifique de
l’histoire qui se base sur les conditions :
A) de vie concrètes des êtres ;
B) économiques ;
C) sociales.
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MARTÉRIALISME HISTORIQUE
ET DIALECTIQUE
La méthode conduit à observer que le
processus dialectique à l’œuvre dans l’histoire
se traduit par une lutte des classes :
opposition (contradiction) dont le
dépassement participe à la marche de
l’histoire.
L’objet d’étude de cette nouvelle science
historique est l’ensemble des moyens de
production.
Modes de production : Manières de
produire les biens et les services.
Histoire : L'évolution des modes de
production
Le passage de l'un à l'autre résulte d'une
lutte des classes entre :
Les possédants Cette photo par Auteur inconnu est soumise à la licence CC BY-SA
LES MOYENS DE
PRODUCTION
Les moyens de production
Leur nature, leur usage et, surtout, leur propriété déterminent le type de
société et nos rapports sociaux, c’est-à-dire la manière dont on entre en
relation.
Le mode de production capitaliste: Produit 2 nouvelles classes:
La bourgeoisie : manufacturier, commerçant, propriétaire des moyens de
production ;
Le prolétariat : Ouvrier, travailleur, paysans exilés, prolétaires.
Produit la liberté et le confort pour les premiers et la misère pour les
seconds ;
La libre concurrence : Entraîne la polarisation plus forte de ses conditions ;
Politique occupée par la bourgeoisie : considérée par Marx comme un comité
gestionnaire des affaires communes de la classe bourgeoise.
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PRODUCTION ET ORGANISATION SOCIALE
Juridico
Idéolog -
Superstructure
ie politiqu
e
Système
Systèm judiciaire
e Infrastructure -Armée
d'idées économique -Police
-Théories -Tribunaux
- -Prisons
Philosophi
es Rapports sociaux de
Système
- production politique
Croyances
(rapports capitalistes/travailleurs) -Fonciton
-Morales publique
-Religion -
- Parlement
Éducation Types de propriété des -État
moyens de production
(privée, étatique)
Modes de production
(Capitalisme, communisme, etc.)
PRIMAUTÉ DE
LA VIE
ÉCONOMIQUE
L’infrastructure
économique
Détermine
La superstructure
Consolide
L’infrastructure
économique
L’être humain est un être social et historique
L’HISTOI •Cette structure place l’homme et son histoire à travers un déterminisme c’est-à-dire que
l’homme est le résultat de manière nécessaire de causes antérieures et matérielles qui l’ont
RE ET LE façonné.
•La nature humaine n’est pas un concept, une abstraction générique, elle est soumise à des
TRAVAIL facteurs qui la façonnent. L’homme est un être social, ses idées sont déterminées par son
activité, ses conditions de vie, ses rapports sociaux.
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L’HISTOIRE ET LE TRAVAIL
L’homme et le travail
Le travail est, pour Marx, la différence spécifique de l’être
humain, ce qui distingue l’homme des autres animaux est cette
activité tout à fait particulière qui permet à l’homme de produire
lui-même les biens de sa propre subsistance et modifie à travers
l’histoire ses conditions d’existence.
Pour Marx, le travail humain allie de manière indivisible
l’activité d’ordre intellectuel et le travail concret. C’est
d’ailleurs dans cette union que l’homme se réalise
fondamentalement.
HUMANISATION DE LA NATURE
Le travail : humanisation de la nature et spécificité de l’homme
Rendre la nature humaine
Le travail doit être une activité libre et consciente par laquelle l’être humain
transforme la nature. En effet, c’est par le travail que l’homme agit sur la
nature, qu’il humanise en quelque sorte afin qu’elle devienne son œuvre.
L’homme rend le monde plus familier par le travail, il y fait son chez soi, son
œuvre. Le monde peut alors répondre aux besoins de l’homme à travers son
activité.
Actualisation de l’homme
La transformation de la nature par le travail de l’homme permet également à
ce dernier de s’actualiser. Le travail permet l’expression des facultés
intellectuelles et physiques de l’être humain. Au-delà donc de la simple
HUMANISATI •Le travail comme médiation sociale
•Le travail est également le moyen d’entrer en relation avec les autres. Il est « moyen de
ON DE LA socialisation » fondé sur la réciprocité.
•Le travail permet à l’être humain de se réaliser, de réaliser toutes les facettes de ce qu’il est.
NATURE L’organisation du travail peut avoir un effet toutefois sur ce processus et peut conduire à
défigurer l’être humain, à l’empêcher la réalisation de son potentiel humain.
L’ALIÉNATION
Les différentes formes de
l’aliénation humaine
L’aliénation désigne l’état de
l’individu qui, par suite des
circonstances extérieures,
cesse de s’appartenir en propre.
L’aliénation amène le
travailleur, l’ouvrier à être
étranger à lui-même, à sa
propre nature. Cette aliénation
pour Marx prend différentes
formes dans différents
domaines :
•-Politique;
•-Religieuse;
•-Économique;
L’ALIÉNATION ÉCONOMIQUE
Trois conditions qui rendent possible l’aliénation :
A) La division du travail : l’ouvrier ne participe qu’à une partie du système
de production, il est un maillon intégré dans l’ensemble de la structure. Son
travail ne lui permet pas d’utiliser l’ensemble de ses capacités intellectuelles
et physiques. Il faut ajouter également que dans ce processus, on voit
apparaître la spécialisation du travail. Ceci amène la répétition d’un même
geste, d’un même mouvement ;
B) La propriété privée des moyens de production : L’ouvrier-
marchandise n’est jamais possesseur de ce qu’il produit, son travail, la vie qu’il
y consacre et la transformation du monde qui s’y opère sont toujours la
propriété d’un autre, le capitaliste propriétaire des moyens de production ;
C) La plus-value ou le vol du travailleur : La recherche du profit
(motivation fondamentale de l’économie capitaliste) pour le bourgeois
s’établie, selon Marx, en offrant à l’ouvrier un salaire toujours et
L’ALIÉNATION ÉCONOMIQUE
Trois formes d’aliénation qui y sont liées :
A) La déshumanisation : Par la production capitaliste, l’ouvrier devient
progressivement étranger à sa propre société, à la communauté des hommes. « …il se
replie sur lui-même, préoccupé uniquement de son intérêt personnel et obéissant à son
arbitraire privé. » La division de la société en classes distinctes est un exemple de
l’isolement que crée le travail aliéné.
B) La dépersonnalisation du travailleur : l’organisation du travail confinant le
travailleur dans un rôle de marchandise, le rend étranger à lui-même. Dans le travail,
l’ouvrier ne s’appartient plus, il est une force productive propriété d’autrui. Le rythme
de travail imposé par la machine et les chaines de production et la quantité de choses
produites s’imposent dans niant la possibilité au travailleur de s’affirmer dans ce
contexte.
C) La dépossession des fruits du travail : Dessaisissement du travailleur du produit
de son travail. « L’ouvrier est à l’égard du produit de son travail dans le même rapport
qu’à l’égard d’un objet étranger. » Alors que l’ouvrier devrait humaniser la nature, la
rendre familière et, par le fait même, devenir lui-même à par son activité spécifique,