Appendicites aigues de
l’enfant
Dr.zaiz
I/ Anatomie et physiologie :
L'appendice est un diverticule conique du
cæcum, situé à 2,5 cm au dessous de la
valvule iléo-cæcale. Sa position intra-
abdominale est variable selon la morphologie
des sujets et la position du cæcum.
La fonction de l'appendice est inconnue, mais sa
suppression n'a aucune incidence.
II/DEFINITION :
L’appendicite aigue est une inflammation aigue
de l’appendice.
L'appendicite serait due au développement
intraluminal de l'infection en amont de
l'obstruction mécanique ou fonctionnelle de la
lumière appendiculaire.
III/ Clasification :
Evolue en quatre stades :
-Inflammation initiale : Appendicite catarrhale
- la progression de l’inflammation entraine l'apparition de
pus dans la lumière appendiculaire : Appendicite
suppurée
- l'altération de la vascularisation pariétale puis la
gangrène : Appendicite gangreneuse
-Perforation responsable de péritonite : Appendicite
IV/ ETUDE SEMIOLOGIQUE :
A/ LA FORME TYPIQUE :
1/LES SIGNES FONCTIONNELS :
a/ La douleur abdominale :
La douleur est le maître symptôme. se localise dans la fosse
iliaque droite.
Elle est vive, oblige l'arrêt des activités et s'accentue lors des
mouvements.
b/les nausées sont constantes, les vomissements fréquents ,
l’anorexie.
c/Les troubles du transit sont rares (constipation, parfois diarrhées).
2 /LES SIGNES GENERAUX :
a/La fièvre entre 38-38,5°C
b/La tachycardie avec accélération du pouls
c/La langue saburrale
3/LES SIGNES PHYSIQUES :
a/La palpation de l’abdomen : en commençant par la fosse iliaque
gauche et en remontant le long du cadre colique
Douleur provoquée au niveau du point appendiculaire
Signe de BLUMBERG : apparition d’une douleur vive à la
décompression de la fosse iliaque droite : on appuie
profondément au niveau de la fosse iliaque droite avec les doigts
puis on relâche brusquement
Le psoitis :La douleur exacerbée par la flexion de la cuisse droite
(genou en rectitude) témoigne (inflammation du muscle psoas)
Une défense pariétale localisée
b/ Le toucher rectal : douleur au niveau du douglas en haut et à
4/LES EXAMENS COMPLEMENTAIRES :
a/Biologie : La FNS : hyperleucocytose n'est pas constante.
b/La radiologie : Confirme le diagnostic
Intérêt pour éliminer une autre pathologie
(gynécologique, urinaire),un abcès appendiculaire
ASP: souvent n’a pas d’intérêt
Echographie abdominale : réalisée chez l’enfant et l’adolescent
Le scanner abdominal :
Epaississement appendiculaire avec infiltration de la graisse péri-
appendiculaire
B/ Formes atypiques :
Selon la topographie :
a/ appendicite rétro-cæcale : où les signes pariétaux
sont moins francs, la douleur est beaucoup plus
lombaire.
b/ l'appendicite sous hépatique : pouvant simuler
une cholécystite aiguë ou un ulcère perforé.
c/ appendicite pelvienne : évoquant une infection
urinaire ou gynécologique, mais avec des signes
francs au toucher rectal.
IV/Diagnostic
A/LE DIAGNOSTIC POSITIF:
- Le diagnostic d'une appendicite aiguë repose sur un faisceau
d’argument : terrain clinique , biologique et radiologique
B/ Diagnostic différentiel :
- les infections urinaires : fièvre plus franche, frissons, présence
possible d'un calcul sur un cliché de l'abdomen, cyto-
bactériologie des urines positive.
L'échographie : élimine les affections gynécologiques ou
vésiculaires et urinaires
V/ L'évolution :
En l’absence de traitement :
Plastron appendiculaire: qui associe un état
infectieux persistant à des troubles du transit et à
une masse mal limitée dans la fosse iliaque droite.
abcès appendiculaire où les signes restent
localisés
Péritonite localisée puis généralisée
VI/ Traitement : Chirurgical :
-Appendicectomie classique
-Appendicectomie sous cœlioscopie
Un « plastron » peut nécessiter un drainage
avec une antibioprophylaxie précédant
l'acte opératoire