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Introduction à la Comptabilité

Transféré par

Ahmat Abakar
Copyright
© © All Rights Reserved
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Thèmes abordés

  • risques financiers,
  • passif,
  • fonds propres,
  • information externe,
  • contrôle comptable,
  • principes comptables,
  • comptabilité,
  • actif,
  • comparabilité des comptes,
  • impôt sur les bénéfices
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  • risques financiers,
  • passif,
  • fonds propres,
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  • contrôle comptable,
  • principes comptables,
  • comptabilité,
  • actif,
  • comparabilité des comptes,
  • impôt sur les bénéfices

COMPTABILITÉ GÉNÉRALE

PLAN DU COURS

CHAPITRE 1: INTRODUCTION A LA COMPTABILITE


GENERALE

CHAPITRE 2 : LE BILAN ET LE COMPTE DE RESULTAT

CHAPITRE 3 : LES MECANISMES COMPTABLES

CHAPITRE 4 : LE FONCTIONNEMENT DES COMPTES

CHAPITRE 5 : ANALYSE COMPTABLE ET JOURNAL

CHAPITRE 6 : DE LA VISION COMPTABLE A LA VISION


Introduction générale
 La comptabilité est une source d’information
privilégiée pour les partenaires de
l’entreprise. C’est également un moyen de
preuve lors d’un litige entre commerçants ou
avec l’administration fiscale. Afin de remplir
correctement son rôle, son fonctionnement a
 L’Acte uniforme portant organisation et
harmonisation des comptabilités des
entreprises adopté le 22 février 2000 et paru
au JO OHADA n°10 du 20 novembre 2000
stipule en son Art.1 : que : « Toute entreprise
au sens de l’article 2, doit mettre en place une
comptabilité destinée à l’information externe
comme à son propre usage. »
A cet effet :

• Elle classe, saisit, enregistre dans sa


comptabilité toutes opérations entraînant
des mouvements de valeur qui sont
traitées avec des tiers ou qui sont
constatées ou effectuées dans le cadre de
• Elle fournit, après traitement approprié de ces

opérations, les redditions de comptes

auxquelles elle est assujettie légalement ou de

par ses statuts, ainsi que les informations

nécessaires aux besoins des divers


• L’Acte uniforme OHADA en son Art.2.

« Sont astreintes à la mise en place d’une comptabilité,


dite comptabilité générale, les entreprises soumises
aux dispositions du Droit commercial, les entreprises
publiques, parapubliques, d’économie mixte, les
coopératives et, plus généralement, les entités
produisant des biens et des services marchands ou non
marchands, dans la mesure où elles exercent, dans un
but lucratif ou non, des activités économiques à titre
principal ou accessoire qui se fondent sur des actes
Chapitre 1 :
Introduction à la Comptabilité
Générale
I.DEFINITION

La comptabilité est un système d’organisation


de l’information financière permettant de
saisir, classer, enregistrer des données de
base chiffrées et de fournir, après traitement
approprié, un ensemble d’informations
destinés aux différents utilisateurs.
 La comptabilité peut être définie aussi à travers ses
multiples rôles. Elle est, en effet :
 Un instrument de gestion ;
 Un moyen de preuve entre commerçants en justice ;
 Un moyen d’information des associés, des épargnants, des
salariés et des tiers ;
 Un moyen de déterminer l’assiette de plusieurs impôts ;
 Un élément de base pour l’agrégation des données macro-
économique ;
• Il s’agit d’un outil indispensable à

tous les agents économiques : chefs

d’entreprises, pouvoirs publics,

partenaires de l’entreprise,
II . OBJECTIFS DE LA COMPTABILITE

Les objectifs assignés à la comptabilité sont la


collecte, la tenue, le contrôle, la présentation et
la communication par les entreprises,
d’informations établies dans les mêmes
conditions de fiabilité, de compréhension et de
III. LES PRINCIPES COMPTABLES

La tenue de la comptabilité doit obéir aux


principaux principes qui sont les suivants :
3.1. Principe de continuité
d’exploitation

L’entreprise est présumée établir ses états


de synthèse dans la perspective d’une
poursuite normale de ses activités. De ce
fait, les actifs sont évalués sur la base de leur
valeur d’utilité et non pas de leur valeur
• Ainsi, une machine peut n’avoir aucune valeur

de revente sur le marché de l’occasion (valeur

liquidative nulle) mais apparaître pour une

valeur positive au bilan de l’entreprise dans la

mesure où elle est toujours utilisée en


3.2. Principe d’indépendance des
exercices :

La vie de l’entreprise est découpée en


périodes de 12 mois, appelées « exercices »
comptables. Le compte de résultat
récapitule les produits et les charges de
l’exercice écoulé, sans tenir compte de leur
3.3. Principe de prudence :

L’entreprise ne doit pas reporter sur les exercices futurs,


des incertitudes présentes susceptibles de diminuer son
patrimoine ou son résultat. Ainsi, à la date de clôture
des comptes, en cas d’existence d’un risque
d’appauvrissement de l’entreprise (exemple : procès en
cours) celle-ci doit comptabiliser une charge sans
attendre la réalisation effective du risque. En revanche,
s’il existe un espoir de gain futur, il faut attendre que sa
3.4. Principe de permanence des méthodes :

• L’entreprise doit conserver les mêmes méthodes


d’évaluation et de comptabilisation d’un exercice sur
l’autre afin d’assurer la comparabilité des comptes
annuels. Les changements ne sont possibles qu’en cas
de changement exceptionnel dans l’activité de
l’entreprise ou dans le but de fournir une meilleure
information (méthode préférentielle). Ils doivent être
3.5. Principe des coûts
historiques :

Les éléments figurant au bilan de


l’entreprise sont inscrits au coût évalué au
moment de leur entrée dans son
patrimoine, sans tenir compte de
3.6. Principe de non-compensation :

Les éléments d’actif et de passif, ainsi que


les charges et les produits sont évalués

séparément, sans compensation possible.


FIN DU CHAPITRE I
CHAPITRE 2 : LE BILAN ET LE COMPTE DE
RESULTAT
 Le bilan et le compte de résultats sont

deux tableaux complémentaires : le

bilan reflète le patrimoine de l’entreprise

à un moment donné alors que le compte

de résultat reflète son activité sur une


LE BILAN

Le bilan décrit le patrimoine de l’entreprise à

une date donnée : le dernier jour de l’exercice

comptable. Ainsi, contrairement au compte de

résultat, on parle du bilan « au 31/12/2024 » et

non pas « de l’année 2024 ».


 L’actif, qui présente ce que l’entreprise possède :

machines, stocks, créances, caisse, etc.

 Le passif, qui présente d’une part ce que

l’entreprise doit (dettes envers ses banquiers, ses

fournisseurs, etc.), et d’autre part ses fonds propres

(apport en capital et bénéfices accumulés).


 On peut également considérer que l’actif
regroupe les éléments que l’entreprise
utilise pour les besoins de son activité et
que le passif regroupe les ressources qui lui
ont permis de se procurer ces éléments.
Par exemple, lors de la création d’une
entreprise, c’est l’apport en capital des
associés et le prêt accordé par le
banquier (tous les deux figurant au
passif) qui permettent d’acheter le
matériel nécessaire à l’exploitation et
de disposer de liquidités (tous les deux
Par définition, le montant des éléments dont

dispose l’entreprise (actif) est égal au

montant des ressources qui ont permis leur

acquisition (passif).

L’égalité ACTIF = PASSIF sera donc


1.1. La structure générale du bilan

Les éléments de l’actif sont classés par ordre croissant de

liquidité :

- L’actif immobilisé regroupe les actifs durables de

l’entreprise, c’est-à-dire ceux destinés à être conservés

au moins un an. Ceux-ci peuvent être :


« Corporels », c’est-à-dire tangibles comme
un terrain, un bâtiment ou du matériel
industriel,
« Incorporels » : brevets, licences acquises,
fonds commercial, …
Ou « financiers » : cautions versées,
placements à long-terme, …
- L’actif circulant regroupe les éléments qui ont

vocation à se transformer rapidement en argent :

stocks, créances clients, etc.

- Les liquidités regroupent les éléments positifs de

la trésorerie : argent en banque ou en caisse,

placements de trésorerie à court-terme.


 Les éléments du passif sont classés par origine et par

ordre croissant d’exigibilité :

- Les fonds propres représentent les ressources mises à la

disposition de l’entreprise par ses actionnaires (capital

social) et/ou générées par l’exploitation (bénéfices non

distribués).

- Les dettes sont classées selon leur origine : banques,


1.2. Présentation simplifiée d’un
bilan :
ACTIF IMMOBILISE CAPITAUX PROPRES
 Immobilisations incorporelles  Capital
 Immobilisations corporelles  Réserves
 Immobilisations financières  Résultat de l’exercice
ACTIF CIRCULANT DETTES
 Stocks  Dettes financières
 Créances  Dettes d’exploitation
LIQUIDITES
 Banque, caisse
TOTAL ACTIF TOTAL PASSIF

Schéma détaillé du bilan


ACTIF PASSIF
N° Intitulés Montant N° Intitulés Montant
(Classe 2) IMMOBILISATIONS (Classe 1) RESSOURCES DURABLES
22 Terrains Capitaux propres (10 à 15)
23 Bâtiment 10 Capital
241 Matériel industriel 13 Résultat
244 Matériel & Mobilier 14 Subvention d’invest.
245 Matériel de transport Dettes financières (16 à 18)
26 Titres de participation 162 Emprunt aup. Et. cré
271 Prêt 165 Dépôts et caut° reçus
272 Prêt au personnel 17 Dettes de crédit-bail
275 Dépôts et caut° versés (Classe 4) DETTES CIRCULANTES
(Classe 3) STOCKS 40 Fournisseurs
31 Marchandises 42 Personnel
32 Matières premières 43 Organismes sociaux
36 Produits finis 44 Etat
(Classe 4) TIERS ACTIF 45 Organismes internat°
41 Clients (Classe 5) TRESORERIE-PASSIF
(Classe 5) TRESORERIE-ACTIF 52 Banque (découvert)
50 Titres de placement
52 Banque (avoir)
531 Chèques postaux
57 Caisse
TOTAL TOTAL
1.3. La situation nette
 Le patrimoine net de l’entreprise (également
appelé situation nette) se calcule de deux façons
:
• Par différence entre les biens de l’entreprise et
ses dettes (actif – dettes) ;
• Par addition des éléments constituants les
ressources internes de l’entreprise (apport en
II. LE COMPTE DE RESULTAT

Le compte de résultat est l’état qui retrace

la formation du résultat de l’exercice

(bénéfice ou perte). Ainsi on parle du

compte de résultat « de l’année 2024 » et


Il récapitule les produits et les charges de la
période et, par différence, détermine le
résultat de l’entreprise :
 Bénéfice si produits >charges,
 Perte si charges > produits.
2.1. Les charges et les produits

Les produits sont les ressources générées

par l’activité de l’entreprise :

essentiellement ses ventes, mais aussi les

intérêts perçus, etc.


 Les charges d’un exercice sont les

consommations nécessaires pour réaliser

l’activité, à ne pas confondre avec les

dépenses décaissées ou simplement

engagées. La différence est particulièrement

importante en ce qui concerne les stocks et


 La consommation de matières premières

n’est pas exactement égale aux achats de

l’exercice car le stock de l’exercice

précédent a été consommé alors qu’au

contraire une partie des achats de l’exercice


 Une immobilisation est un bien qui va être utilisé,

donc « consommé », pendant plusieurs exercices.

Dans le cas d’une machine prévue pour être

utilisée pendant 5 ans, la charge figurant au

compte de résultat d’un exercice ne sera pas

égale au prix d’achat de la machine mais à la


Charges de l’exercice
=
Dépenses engagées (n’ayant pas un caractère
durable)

+ stock initial – stock final (“variation de

stock”)

+ dotation aux amortissements et aux

provisions
2.2. Structure du compte de résultat

Les charges et les produits sont classés en

trois catégories :
 Les charges et les produits
d’exploitation reflètent l’activité
économique proprement dite de
l’entreprise : ventes, achats de matières
premières et de marchandises, salaires
et cotisations sociales versés, dotation
 Les charges et les produits financiers

reflètent l’activité de financement de

l’entreprise : intérêts payés sur l’argent

emprunté, intérêts perçus sur les

sommes placées, etc.


 Les charges et les produits exceptionnels

reflètent les opérations à caractère exceptionnel :

dommages et intérêts versés ou reçus, vente

d’une immobilisation, etc.


 Deux présentations sont possibles pour le compte de

résultat :
 Présentation « tableau »
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
Charges financières Produits financiers
Charges exceptionnelles Produits exceptionnels
Impôt sur les bénéfices

Résultat (si bénéfice) Résultat (si perte)


Total 1 Total 2

NB : le résultat de l’exercice vient équilibrer les colonnes de façon à


avoir Total 1 = Total 2.
 Présentation « en liste »
Produits d’exploitation (1)
Charges d’exploitation (2)
(1) – (2) = RESULTAT D’EXPLOITATION (I)
Produits financiers (3)
Charges financières (4)
(3) – (4) = RESULTAT FINANCIER (II)
(I) + (II) = RESULTAT COURANT (III)
Produits exceptionnels (5)
Charges exceptionnelles (6)
(5) – (6) = RESULTAT EXCEPTIONNEL (IV)
Impôt sur les bénéfices (7)
(III) + (IV) – (7) = RESULTAT DE L’EXERCICE
EXERCICE
L’entreprise commerciale TOUMAI vous donne la situation suivante au
31/12/2024
Bâtiment …………………………………………...12 000
Emprunt BCC…………………………………………..6 000
Ordinateurs…………………….……………………….4 000
Terrains…………………………………………………2 000
Découvert bancaire…………………………….……… 800
Marchandises ………………………….……………...2 500
Bénéfice…………………………………..…………..8 000
Capital à déterminer………………………………………?
Travail à faire
1. Présenter le bilan

Common questions

Alimenté par l’IA

The balance sheet provides a snapshot of a company’s financial position at a specific point in time, detailing its assets, liabilities, and shareholders' equity. In contrast, the income statement reflects the company’s performance over a period, presenting its revenues, expenses, and resulting profit or loss. While the balance sheet gives information about what the company owns and owes, the income statement shows the company’s ability to generate profit through its operations .

The primary objectives of accounting include the collection, maintenance, control, presentation, and communication of financial information. These objectives ensure that information is established under conditions of reliability, comprehensibility, and comparability. The principles such as continuity of operations, independence of exercises, prudence, permanence of methods, historical cost, and non-compensation further ensure that financial statements provide a true and fair view of the company's financial status and are comparable over time, thus increasing their reliability for stakeholders .

The balance sheet's structure inherently supports financial equilibrium through the equation: assets = liabilities + equity. This balance reflects that all assets held by a company are financed either by borrowing or owner contributions. Structured with assets on one side and liabilities plus equity on the other, it ensures that all resources are accounted for by matching them with their sources of finance, thus reflecting a balanced financial state. This equilibrium is foundational in ensuring that financial statements remain accurate and meaningful .

The income statement components such as revenues, cost of goods sold, operating expenses, and net income highlight a company’s operational efficiency by showing how effectively it converts revenues into profits. It reveals core operating income through metrics like gross profit, operating profit, and net profit. Analyzing these components and their percentages relative to total revenue provides insights into cost management, pricing strategies, and profitability, which are key indicators of operational efficiency .

In a balance sheet, liquidity is reflected in the ordering of assets by the ease with which they can be converted into cash. Assets are typically organized from the least liquid (long-term tangible assets, such as real estate) to the most liquid (cash or equivalent). Similarly, liabilities are ordered by their payment order; short-term debts are listed before long-term obligations. This organization helps stakeholders assess the company's ability to meet short-term obligations and sustain operations, crucial for evaluating financial health .

The principle of prudence dictates that businesses should not anticipate profits but should provide for all potential liabilities and losses. This means that if there is uncertainty that may decrease the company’s assets or earnings, a provision should be recorded even before the uncertainty materializes, such as in the case of ongoing litigation. Conversely, potential gains are not recognized until they are realized. This conservative approach prevents overstatement of financial health and ensures stakeholders receive careful, realistic assessments of the company's financial position .

The historical cost principle requires businesses to record assets at their original purchase price, providing a consistent, verifiable figure. This principle aids in the stability and comparability of financial statements by protecting them from fluctuations in market values. However, a potential drawback is that it may not reflect current market conditions, leading to potentially outdated asset valuations over time, which can mislead users regarding the actual worth of a company's assets .

The principle of continuity of operations assumes that a business will continue its activities in the foreseeable future. This implies that assets should be valued based on their utility rather than their liquidation value. For example, a machine may have no resale value but retains a positive value in the balance sheet if it is still used in production. This approach affects the evaluation of assets, ensuring they are recorded at a value that reflects their ongoing contribution to business operations rather than disposed value .

The principle of non-compensation requires that assets and liabilities, as well as income and expenses, be reported separately without netting off. This ensures complete transparency in financial statements by providing a full view of all transactions and balances, allowing stakeholders to understand both the positive and negative aspects of a company’s financial activities. It prevents the obscuring of potentially significant liabilities or expenses by misrepresenting net figures, thus promoting clearer picture and more informed decision-making .

The OHADA Uniform Act requires all businesses under its jurisdiction to implement a general accounting system meant for external and internal use. It mandates that businesses record all operations that involve movements of value, comply with legal requirement sets out in the Act, and prepare financial statements. This enables the harmonization and organization of corporate accounting across different jurisdictions, ensuring consistency and compliance with legal standards .

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