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Introduction aux sciences économiques et de gestion

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Introduction aux

sciences économiques
et de gestion (56h).
Pr. Karim SABRI.
Professeur Karim SABRI. 1
[email protected]
Youtube Karim SABRI

Professeur Karim SABRI. 2


Partie I

Professeur Karim SABRI. 3


Objectifs du cours.

 Maîtriser les concepts économiques de base;

 Comprendre l’économique en tant que domaine


traitant l’ensemble des phénomènes économiques ;

 Comprendre la place de l’économie dans le monde


vécu.

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Méthodologie de travail.
Le travail s’étale sur trois étapes :
1- En cours :
- Suivre l’explication.
- Prendre des notes non projetés sur le tableau.
- La prise de notes doit être bonne et claire pour faciliter la révision.

2- Après le cours :
- Recourir au support de cours (polycopié).
- Reformuler et compléter les idées.
- Bien assimiler le cours.

3- Evaluation/examen :
- Il porte sur tout ce qui est traité en cours sans utiliser aucun document.
- Il comprendra des questions de cours et quelques exercices.

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Plan du cours.

Chapitre I :
Introduction à l’étude de la science économique.

Chapitre II :
Les agents et le circuit économiques.

Chapitre III :
Les actes économiques.

Chapitre IV :
Les grands courants de la pensée économique.

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Chapitre I : Introduction à l’étude de la science économique.

I- L’économie : une diversité des définitions.

II- Les fondements de la science économique.


1- Les besoins illimités.
2- Les biens rares ou libres.
3- Les ressources rares (facteurs de production).
4- Objet de la science économique.
5- Méthodologie de la science économique.

III- Les différentes représentations du fonctionnement de l’économie.


1- La microéconomie.
2- La macroéconomie.

IV- Les grands systèmes économiques.


1- Le système capitaliste.
2- Le système socialiste.
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Chapitre II : Les agents et le circuit économiques.

I- Les agents économiques.

II- Le circuit économique.

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::
Chapitre III : Les actes économiques.

I- Les mécanismes de la production et de la répartition.


1- La production.
2- Le revenu.
3- La répartition et la redistribution.

II- Les emplois du revenu.


1- La consommation.
2- L’épargne.
3- L’investissement.

III- L’échange : la notion de marché.


1- Définition et typologie.
2- Composantes du marché et mécanismes des prix.
3- Elasticités.
4- Formes ou régimes de marché.

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Chapitre IV : Les grands courants de la pensée
économique.

I- Le courant libéral : les classiques et les néo-


classiques.

II- Le courant socialiste : Marx et les marxistes.

III- Le courant keynésien : Keynes et les


keynésiens.

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Bibliographie indicative.
I – Ouvrages et manuels

- B. JANINE et M.M.SALORT, Initiation à l’économie: les concepts de base, les techniques,


les grands économistes. Paris, Editions Hatier, 1986.

- A.MARABOUT, Initiation à l’économie. 1989.

-Renée DAUBE et Gilbert RICARD, Economie générale. Paris, Dunod, 1992.

-J.ARROUS, Introduction à l’économie politique. Paris, Dalloz, 1994.

- Frédéric POULON, Economie générale. Paris, Dunod, 1996.

- J.LONGATTE et P.VANHOVE, Economie générale. Paris, Dunod, 2001.

- J.MULLER, J.LONGATTE et P.VANHOVE, Economie. DPECF 2. Manuel & Applications.


4ième édition, Dunod, 2004.

- T.De MONTBRIAL et E.FAUCHART. Introduction à l’économie. Microéconomie-


Macroéconomie. 4ième édition, Dunod, 2007.

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II- Dictionnaires

-J.BREMOND et A.GELEDAN, Dictionnaire économique et social. 100 articles


thématiques, 1200 définitions. Editions Hatier, 1983.

-Dictionnaire d’économie et de sciences sociales. Edition Nathan, 2001.

-Dictionnaire d’économie. 3ième édition, Foucher.

- J.Y.CAPUL ET O.GARNIER, Dictionnaire d’économie et de sciences sociales. Edition


Hatier.

- C.D.Échaude maison. Lexique de Sciences Economiques et Sociales. Edition Nathan.


- Lien : http://www.encyclopedie.hachette.com

III- Revues

- Problèmes économiques. La documentation française.


- Lien : http://www.ladocfrançaise.gouv.fr  Articles, études, statistiques économiques
- Economia. Maroc.

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Pourquoi étudions-nous l’économie?

L’étude de l’économie se fixe trois objectifs :

 Comprendre le monde dans lequel on vit ainsi que les phénomènes


économiques qui se succèdent ;

 Décider ou aider à la décision dans la gestion de la vie courante ;

 Juger çad évaluer les différentes politiques économiques qui nous


gouvernent.

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Chapitre I : Introduction à l’étude de la science économique.

I- L’économie : une diversité des définitions

1- Etymologie du mot

L’économie est un mot latin, composé de «Oîkos» et «Nomos» qui


signifient respectivement
• Maison, milieu ou environnement et,
• Ordre, loi, organisation ou règles.
 Faire de l’Oikos nomos, signifie s’occuper de la bonne gestion de sa maison.

2- Définitions de l’économie

Il existe de très nombreuses définitions de l’économie. Ainsi selon les


grands économistes :

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- « L’économie est la science de l’activité en famille». ARISTOTE.

- « L’économie est la science des richesses » Adam SMITH,


Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations.
1776.

- « L’objet de l’économie politique est la connaissance des lois


qui président à la formation, à la distribution et à la
consommation des richesses » Jean Baptiste SAY, Traité
d’économie politique, 1803.

- « La science économique est celle qui a pour objet la


production, la consommation et l’échange de biens et services
rares » J. FOURASTIE, Pourquoi nous travaillons?, PUF, 1959.

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- « L’économie politique est la science de l’administration des
ressources rares dans une société; elle étudie les formes que
prend le comportement humain dans l’aménagement onéreux
du monde extérieur, en raison de la tension qui existe entre les
désirs illimités et les moyens limités des sujets économiques »
Raymond BARRE, Economie politique, PUF, 1959.

- « L’économie est la science qui étudie comment les ressources


rares sont employés pour la satisfaction des besoins des
Hommes vivant en société; elle s’intéresse,
d’une part, aux opérations essentielles que sont la production,
la distribution et la consommation de biens et,
d’autre part, aux institutions et aux activités ayant pour objet
de faciliter ces opérations » Edmond MALINVAUD, Leçons de
théorie micro- économique, Dunod , 1968.

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- « L’économie est la science qui étudie comment les ressources rares
sont employées (transformées par les entreprises) pour la
satisfaction des besoins des Hommes vivant en société » Edmond
Malinvaud, Leçons de théorie macroéconomique, Dunod, 1982.

- « L’économie est la science de l’allocation optimale de ressources


rares à la satisfaction de besoins potentiellement infinis ».

- L'économie politique est une discipline qui remonte à la


Renaissance. Elle s'intéresse à la création et à la circulation des biens
matériels à l'échelle nationale. (13e au 17e siècle)

- L'économie politique s’est transformée en science économique à


partir du milieu du XXe siècle notamment avec l'accroissement des
échanges internationaux et l'utilisation d'outils statistiques et de
mathématiques.

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Synthèse.
D’après ces définitions, on peut dire que :
L'économie est une science sociale et humaine dont l'objet d'étude
est la production, la consommation et la répartition des ressources et
des richesses.
Elle étudie la façon dont les individus ou les sociétés utilisent les
ressources rares en vue de satisfaire au mieux leurs besoins illimités.

Constat.
Au départ, l’économie signifie « l’ensemble des règles de
conduite des activités domestiques ». Réflexion qui date de
l’Antiquité ==>Aristote.
Ensuite, l’élargissement de son domaine à la Cité ou à la
nation est exprimé en terme d’économie politique – les
mercantilistes. (L’ouvrage d’Antoine de Montchrestien, Traité
d’économie politique, 1615).
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II- Les fondements de la science économique.
L’économie s’intéresse à l’étude des comportements des
individus.

Son premier constat est que leurs besoins humains sont illimités
mais leurs ressources dont ils disposent pour les satisfaire sont
limitées.

Donc, face au phénomène de la rareté, les individus doivent


procéder à des choix.

D’où, la définition de la science économique comme science


des choix ou science de la décision.

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1- Les besoins illimités

1-1 Exemples de besoins humains :


 Les besoins primaires (manger, boire, se vêtir) : satisfaction des besoins
indispensables à la vie.
Les besoins secondaires ou besoins de civilisation (se divertir, se cultiver, créer)
sont insatiables.
1-2 Définition du besoin :
 Le besoin est une sensation de manque .
 Le besoin est une exigence née de la nature ou de la vie sociale (le petit robert)
Le besoin est économique, s’il peut-être satisfait par un bien ou un service rare,
c.à.d. disponible en quantités limitées.
1-3 Les caractéristiques des besoins :
• La diversité. (selon la situation et le moment)
• La satiété. (la saturation et la satisfaction)
• L’interdépendance. (un besoin peut créer un autre)
• Evolution dans le temps et l’espace. (nature humaine)
• Liés à l’utilité d’un bien. (un bien peut créer un besoin)

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1-4 Classification des besoins :

Selon une première classification , il existe des :


- Besoins primaires : boire, manger, se vêtir, dormir…
- Besoins secondaires : apprendre, se former, se cultiver…
- Besoins tertiaires : voyager, inventer,…
Selon une seconde classification , il existe des :
- Besoins individuels.
- Besoins collectifs.

Selon Keynes, il existe des besoins à caractère absolu et des besoins à


caractère relatif :
- Besoins absolus : besoins que l’on ressent quelque soit la
situation des autres individus. Ils peuvent atteindre un seuil (exemple :
boire, manger).
- Besoins relatifs : besoins que l’on éprouve au contact des autres.
Ils sont illimités. Exemple des besoins qui font partie de la dynamique
illimitée : imitation/différenciation.

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1-5 La pyramide des besoins de MASLOW.

La pyramide des besoins schématise une théorie sur la motivation


élaborée à partir des observations réalisées dans les années 1940 par le
psychologue Abraham Maslow.

Signification de la hiérarchie :
L'homme n'atteint le plein développement de son psychisme que s'il est satisfait
sur cinq niveaux principaux : physiologie, sécurité, amour (appartenance), estime
(reconnaissance) et accomplissement de soi.

Selon Maslow, chaque individu cherche d'abord, à satisfaire chaque besoin


d'un niveau donné avant de penser aux besoins situés au niveau immédiatement
supérieur de la pyramide .

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Pyramide des besoins A. Maslow 1940
Accomplissement personnel

Estime de Soi

Estime des Autres

Amour, appartenance

Sécurité

Physiologique

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Pyramide des besoins A. Maslow 1940
• 5. Besoins de réalisation ou
d’accomplissement : développer ses
capacités, s’épanouir dans son travail.
• 4. Besoins d’estime et de
reconnaissance : recherche d’un statut,
autonomie, être respecté, valorisé.
• 3. Besoins sociaux, d’appartenance,
d’affectation : besoins de s’identifier à un
groupe, d’être reconnu par les autres, être
accepté, être écouté par les autres.
• 2. Besoins de sécurité : Sécurité physique,
sécurité de l’emploi, être protégé, …
• 1. Besoins physiologiques : ils sont
communs à tous les humains (ex : se
nourrir, se loger )

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• Besoins physiologiques : Ils sont impérieux ( irrésistibles) et
nécessaires à la survie de la personne (respirer, boire, faire ses
besoins, manger, dormir, se réchauffer).

• Besoins de sécurité : besoins d’être assuré physiquement et


moralement.
Ils recouvrent le besoin d'un abri (logement), la sécurité des revenus
et des ressources, la sécurité physique contre les agressions
extérieures, etc., la sécurité affective et la sécurité sociale (santé).

Remarque : Ces deux premiers niveaux de satisfaction sont


inscrits dans le cadre des droits de l’Homme et sont inscrits dans les
constitutions de certains Etats.

Professeur Karim SABRI. 25


• Besoins d’amour, d’appartenance : Il s'agit de la recherche de
communication et d’expression. C’est un besoin d’intégration dans le
lien social assurant la reconnaissance et la considération.
Le besoin d'amour, d’avoir des amis, de faire partie intégrante d'un
groupe, de se sentir accepté et, par conséquent, ne pas se sentir
marginalisé.
• Besoins d’estime de Soi et des Autres : L‘Homme a besoin d'être
respecté, de se respecter soi-même et de respecter les autres. Il a
besoin de se réaliser, de se valoriser à travers une occupation. Il a aussi
besoin de faire des projets, d'avoir des opinions et d’exprimer ses
idées.
• Besoins d’accomplissement personnel (Autoréalisation) : Besoin de
poursuivre certains apprentissages et de connaître de nouvelles
techniques avec l'implication du goût de l'effort. Besoin de
communiquer avec le monde et de participer à son amélioration.
NB. La satisfaction des besoins n’est permise que par la
consommation des biens et services??

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2- Les biens rares

L’aptitude du bien à satisfaire le besoin est appelée utilité.

Il existe des biens rares et des biens libres.


L’économie ne s’intéresse qu’aux premiers qui sont le fruit du travail
humain, appelés aussi biens économiques.

Caractéristiques :
 Les biens libres sont disponibles en abondance. Exemples : l’air,
l’eau, le soleil, le vent. (actuellement, avec la dégradation de certains
de ces biens liés à des problèmes environnementaux, ils risquent, à
terme, de devenir des biens rares).

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 Les biens économiques nécessitent un sacrifice pour être produits.
On distingue entre :
 Les biens matériels (objets) et les biens immatériels
(services);

Caractéristiques des biens matériels : biens tangibles,


physiques, réels ou concrets. Ils sont stockables.

Caractéristiques des biens immatériels : biens dont la


production et la consommation sont simultanées et de ce fait ne sont
pas stockables.
À signaler ici la spécificité de l’information qui constitue un bien
immatériel stockable sur des supports tels que les livres, les disques,
les DVD….

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 Les biens de production qui sont des biens indirects
(servant à la production d’autres biens) et les biens de
consommation finale qui sont des biens directs (biens
destinés à la satisfaction directe des besoins).

Il existe deux types de biens de production :


- Les biens de consommation intermédiaire (Exemple :
matières premières);
- Les biens d’équipement ou biens instrumentaux
(Exemple : bâtiments, machines-outils).

Professeur Karim SABRI. 29


Autres classifications de biens économiques (A. SILEM, L’économie politique…,
2007) :
 Bien durable, bien non durable :
- Le premier est un bien dont l’usure est progressive et lente.
- Le second est détruit dans le premier usage. (Il existe des biens semi-durables
qui existent entre les deux).
 Bien final, bien intermédiaire :
- Le premier est un bien utilisable sans subir aucune transformation
(vêtements pour un individu, robot pour une entreprise, …).
- Le second est destiné à la transformation dans le processus de production
(matières premières, énergie, produits semi-finis…).
 Bien marchand, bien non marchand :
- Un bien est marchand lorsqu’il est destiné au marché.
-Un bien est non marchand, lorsqu’il est produit et consommé sans passer par
le marché (tricot fabriqué par une femme pour son enfant).
-Nb. Le service non marchand est celui réalisé par l’Etat.

Professeur Karim SABRI. 30


 Biens complémentaires, biens substituables :
- Les biens sont complémentaires lorsque leur utilisation dépend de
celle des autres. Ils sont appelés biens à demande conjointe (voiture et
carburant).
- Les biens sont substituables lorsqu’ils sont concurrents et l’un peut
remplacer l’autre (beurre et margarine).

 Biens divisibles, biens indivisibles :


- Un bien est divisible lorsqu’il est possible de le répartir en quantités
infinitésimales, soit dans le temps, soit entre les différents utilisateurs.
Exemple : un litre d’eau est divisible, une veste ne peut l’être que dans
le temps lorsqu’elle est portée successivement par différentes
personnes.
Donc, la divisibilité dans le temps suppose des biens durables ou semi-
durables.
- Un bien est indivisible lorsque son usage partiel est impossible.
(brosse à dent, rasoir…).
Professeur Karim SABRI. 31
 Biens privés et biens publics, biens individuels et biens collectifs

 Un bien privé est un bien à usage particulier et auquel s’applique le


principe d’exclusion par les prix (sa consommation est limitée à ceux qui sont
prêts à payer un prix).
Il peut être soit individuel divisible ou indivisible (une baguette de pain
divisible, une paire de chaussure indivisible), soit collectif (la télévision
regardée en famille).

 Les biens publics sont des biens produits par le secteur public. À la
consommation, ils peuvent être soit individuels (consultation médicale à
l’hôpital), soit collectifs (services rendus par la défense nationale, par la
police…).

N.B : Bien public et bien collectif sont deux notions différentes, car le bien
public peut être individuel.

Les biens publics sont associés à des services publics. Ils correspondent
souvent à des biens collectifs nationaux (Education nationale…), municipaux
(piscine municipale…) ou autres.
Professeur Karim SABRI. 32
Ces biens ne sont pas des biens collectifs purs, un prix peut être
exigé aux usagers (frais d’inscription à l’université, prix pour accéder à la
piscine…).

- Un bien collectif pur est un bien « dont tous les individus


bénéficient en commun, en ce sens que la consommation d’un tel bien par un
individu n’entraine aucune diminution de la consommation de ce même bien
par les autres individus » P.A. Samuelson, 1954.

Ce type de bien se caractérise par :

- L’indivisibilité ou principe de non-rivalité (non concurrence)


- La non exclusion de consommateurs potentiels par les prix ou par
un autre moyen.

Exemple de bien collectif privé : regarder la télévision en famille.


Exemple de bien collectif public : l’éclairage public.

Professeur Karim SABRI. 33


Le bien collectif peut être aussi bien national qu’international
ou mondial.

Selon A. SILEM, depuis 1986, les biens collectifs internationaux sont


au nombre de 6 :

• Un système monétaire international,


• Un système commercial d’échange et de communication,
• Un système financier international,
• Un système de coordination des politiques économiques nationales,
• Un système de droit international privé.

Plus les biens qui relèvent de l’environnement, indispensables à la vie


sur terre (qualité de l’air, de l’eau, l’énergie, les biens publics
mondiaux purs tels que la stabilisation du climat et la lutte contre les
maladies contagieuses).
Professeur Karim SABRI. 34
Travail à faire :
Donner pour chaque type de besoin économique identifié par
Maslow, des exemples de biens et service pouvant le satisfaire

Besoins Biens ou services

Physiologiques

Sécurité

Appartenance

Estime de soi et des autres

Accomplissement

Professeur Karim SABRI. 35


3- Les ressources rares (facteurs de production)
Les classiques distinguent entre trois catégories de ressources rares ou
facteurs de production :

 La terre : l’ensemble des ressources naturelles : du sol (espace), du sous-sol


(eau, matières premières). Ce facteur est limité par la nature. Elle ne permet
pas à l’Homme de satisfaire tous ses besoins. Les hommes sont donc obligés
de s’organiser pour transformer la nature.

 Le travail : le travail humain (travail physique, intellectuel..). Ce facteur est


limité par la démographie.

 Le capital : un stock composé de biens de production (machines), de biens


intermédiaires (le blé se transforme en pain) et de biens immatériels
(compétences techniques acquises par les individus) . Ce facteur dépend des
ressources que la société désire allouer à l’investissement.

Professeur Karim SABRI.


36
La rareté des ressources constitue un frein à la
production de tous les biens nécessaires à la
satisfaction des besoins illimités.

D’où la nécessité de faire des choix parmi


l’ensemble des possibilités de production pour
déterminer les biens qui seront produits.

Ainsi, la rareté impose des choix.

D’où la définition de l’économie en tant que


science des choix .

Professeur Karim SABRI. 37


- Production

Hommes - Echange Richesses

- Consommation

Besoins illimités Biens et services rares

L’activité économique

Professeur Karim SABRI. 38


Les choix portent sur :
 La consommation : quels biens consommés? En quelle quantité?
 La production : quels biens produire? En quelle quantité?
 La valeur des choses : valeur d’usage (mesurée en fonction de la satisfaction
que le bien procure en permettant d’établir un ordre de priorité pour les
besoins– valeur subjective) valeur d’échange (constatée sur le marché et
déterminée par les coûts de production- valeur objective).

Les choix économiques signifient que :


- Les individus doivent procéder à des arbitrages entre leurs loisirs et
le travail nécessaire pour satisfaire leurs besoins. Ils doivent gérer leur
consommation en fonction de leur budget et du prix des biens.
- L’entreprise devra déterminer les quantités de biens à produire, les
prix et choisir la combinaison des facteurs de production (le travail, le capital)
la plus efficace.

Professeur Karim SABRI. 39


La nécessité des choix s’opère comme suit :

Production Distribution Consommation

Les facteurs de Le revenu Le revenu


Contraintes et production nominal issu disponible (Revenu
rareté. (travail et de la secondaire après
capital) et la production redistribution).
technologie. (Revenu
Primaire).
La combinaison Le partage Le choix entre les
Choix des facteurs de entre profit biens à
fondamentaux. production. et salaire. consommer et la
répartition entre la
consommation et
l’épargne.
Professeur Karim SABRI. 40
4- Objet de la science économique

Rappel : La science économique fait partie des


sciences humaines puisque son objet d’étude est l’être
humain.
Elle fait partie aussi des sciences sociales puisqu’elle
s’intéresse à l’étude des comportements des individus au
sein de la société ainsi qu’aux relations entre eux.

Donc, la science économique cherche à résoudre le


problème de l’allocation des ressources en traitant quatre
grands sujets, à savoir : la production, les échanges, la
répartition des richesses et la consommation.

Professeur Karim SABRI. 41


Ces sujets comportent une dimension non
seulement économique, mais aussi sociologique,
psychologique, politique ou sociale.
Ce qui complique la définition de l’économie.

De ce fait, elle ne se base pas uniquement sur


son domaine d’étude ou son objet, mais aussi sur la
manière dont elle l’aborde.
 D’où, l’étude de la méthode de la science
économique.

Professeur Karim SABRI. 42


5- Méthodologie de la science économique

Quelles sont les démarches et les méthodes adoptées par


la science économique?

 Le raisonnement économique se base sur des hypothèses et


des lois (raisonnement inductif et déductif). Voir point 5-1.

 Il s’efforce plus d’expliquer la réalité, que d’indiquer ce que


devraient être les choses (Economie positive – Economie
normative). Voir point 5-2.

 De plus, la science économique se place autant au niveau de


l’individu que de l’ensemble des individus (La microéconomie et
la macroéconomie). Voir point III.

Professeur Karim SABRI. 43


5-1 Hypothèses et lois en science économique
Une hypothèse est « une simplification de la réalité qui
rend possible la formulation de théories compréhensibles et
utilisables ».

Une loi est « un raisonnement théorique destiné à donner


une représentation des liens entre les variables économiques ».
Les lois sont fondées sur des hypothèses plus ou moins
contraignantes.

 Les hypothèses et les lois permettent de construire des


modèles.

Un modèle est « un ensemble d’hypothèses et de lois qui


donne une représentation théorique du fonctionnement de
l’économie ».
Professeur Karim SABRI. 44
La démarche scientifique se base sur la confrontation des
modèles aux faits. Une théorie est valide lorsque ses conclusions sont
aptes à expliquer les faits.

En somme, le raisonnement, en économie, est à la fois inductif


et déductif.

Induction : opération mentale qui consiste à remonter les faits à


la loi. On parle d’une généralisation ou d’un raisonnement par analogie
(du partiel  au plus général).

Déduction : procédé de pensée par lequel on conclut d’un ou de


plusieurs propositions données considérées comme vraies (axiome,
affirmation) à une proposition qui en résulte, en vertu des règles
logiques. C’est une démonstration, un raisonnement aboutissant à une
conclusion et donc destiné à établir la vérité d’une proposition.

Professeur Karim SABRI. 45


Raisonnement inductif et déductif
(Source : J.LONFATTE et P. VANHOVE, Economie générale, Dunod, 2001, p. 8)

Observation des Induction


faits Hypothèses

Vérificatio
Déduction
n

Théories et modèles

Professeur Karim SABRI. 46


En les confrontant à la réalité, le modèle et la théorie qu’il représente
peuvent être acceptés ou rejetés.
D’où, la progression du raisonnement économique qu’on peut schématiser ainsi :

1 4
Réponses
suggérées par Nouvelles
Questions la science questions
économique
3 2
Analyse du Confrontation de
résultat de cette ces réponses avec
confrontation l’expérience

Réalité

Source : T.DE MONTBRIAL et E.TAUCHART, Introduction à l’économie. 4ième édition Dunod, 2007, p. 16.

Professeur Karim SABRI. 47


5-2 L’économie positive et l’économie normative

- Une approche positive qui s’appuie sur les faits (l’approche


descriptive et l’approche explicative). L’ analyse positive explique
pourquoi les choses et les comportements sont ce qu’ils sont. Elle
vise à montrer le monde tel qu’il est.

- Une approche normative, dite économie pure, qui élabore


des modèles. L’ analyse normative cherche à définir ce que doivent
être les choses et les comportements, à expliquer comment doit être
le monde.
L’objet de l’économie normative est d’aider à la prise de
décision en indiquant la meilleure allocation des ressources rares
(l’optimum).

La problématique de l’économie normative est la mise en


relation des objectifs, des moyens et des résultats. D’où, le triangle de
l’économie normative :
Professeur Karim SABRI. 48
Objectif

Budgétisation Efficacité (résultat/objectif)

Pertinence

Moyens Résultat
Efficience (résultat/moyens)

Le triangle de l’Economie normative.


Source : A.SILEM, L’Economie politique. Armand Colin, p. 23.

Professeur Karim SABRI. 49


Seule l’analyse positive peut recourir à la démarche
scientifique, l’économie normative est trop influencée par des
valeurs que l’on cherche à respecter.

L’analyse normative apparaît comme la suite logique de


la connaissance positive. Elle préconise des choix et introduit
l’analyse économique dans la sphère de la morale politique.

La science économique peut expliquer les mécanismes


qui sont à l’origine des phénomènes. De ce fait, les économistes
peuvent mettre en place des politiques efficaces pour lutter
contre ces phénomènes.

Cependant, les objectifs de la société relèvent du


politique.

Professeur Karim SABRI. 50


III- Les différentes représentations du fonctionnement de
l’économie.
La science économique est divisée en deux branches principales, à
savoir : la microéconomie et la macroéconomie.

1- la microéconomie
La micro- économie est « la partie de l’analyse économique qui étudie
le comportement des unités individuelles de décision et d’action économique (le
consommateur, le chef d’entreprise dans une économie de marché, le
travailleur…) ». J.BREMOND et A.GELEDAN, Dictionnaire économique et social.
Hatier, 1983, p. 261.

L’analyse microéconomique porte sur un agent économique donné


(ménage, entreprise …). Elle s’intéresse à des données individuelles plutôt
qu’agrégées.

La microéconomie commence par l’étude des décisions individuelles


des ménages et des entreprises, dans un cadre statique et étudie sous quelles
hypothèses elles sont compatibles. Elle rend compte des interactions entre les
individus.
Professeur Karim SABRI. 51
L’analyse microéconomique relève de l’individualisme
méthodologique et prend pour point de départ l’analyse économique à
l’échelle d’un agent économique.

Elle choisit un agent type puis, pour passer aux grandeurs globales (la
consommation par exemple), elle propose d’agréger les décisions
individuelles.

Elle interprète le comportement d’individus ou d’entreprises qui


prennent des décisions, s’informent, choisissent des stratégies.

Les trois principaux domaines de la microéconomie sont :


• La formation des prix ;
• La détermination de ce qui va être produit ;
• La distribution des revenus au niveau de l’entreprise.

Le souci principal de la microéconomie est l’allocation optimale


des ressources rares.

Professeur Karim SABRI. 52


2- La macroéconomie.
La macro- économie s’intéresse à un ensemble d’agents économiques
regroupés selon un critère donné (nation, région, entreprises, consommateurs …). Elle
se base sur des variables agrégées.

Elle porte sur une vision générale de la vie économique en considérant la


dimension d’ensemble, l’allure de fonctionnement de l’économie (son apparence)
plutôt que le fonctionnement des différentes parties qui la composent.

Elle se place le plus souvent dans un cadre dynamique et étudie les


variations de l’économie au cours du temps.

Elle se donne pour tâche d’expliquer la détermination et l’évolution de


variables économiques telles que le produit national, le niveau des prix, les taux
d’intérêt, le niveau de l’emploi, le taux de change et le taux de croissance de
l’économie.

La macroéconomie s’intéresse aux relations entre les grandeurs globales.


Le point de départ se situe à l’échelle de tous les agents économiques.

Professeur Karim SABRI. 53


La macroéconomie désigne la partie de la théorie économique
s’intéressant :
• Aux faits économiques concernant des grands ensembles, pays,
branches, agrégats de production, d’investissements…
• Aux interdépendances entre un ensemble significatif de variables
globales synthétisant l’évolution du système économique. Par
exemple, le volume de la production dépendra de celui des
investissements, qui conditionneront l’emploi…
• A la totalité de l’ensemble économique : chaque fait ne prend son
sens que par rapport à une structure qui règle l’évolution du
système. (Le taux d’épargne et le comportement d’investissement
des chefs d’entreprises).

Bref, la macroéconomie est l'approche théorique qui étudie


l’économie à travers les relations existant entre les grands agrégats
économiques, le revenu, l'investissement, la consommation, le taux
de chômage, l'inflation, etc.

Professeur Karim SABRI. 54


Remarques :
 La macroéconomie est divisée en un certain nombre de branches :
l’économie monétaire, l’économie internationale, l’économie publique, la
théorie de la croissance.

 La macroéconomie constitue l'outil essentiel d'analyse des politiques


économiques des États ou des organisations internationales. Ses objectifs sont
multiples : plein emploi, stabilité des prix, taux de croissance élevé, stabilité de
taux de change…

 Les conclusions de l’analyse microéconomique ne sont pas


forcément généralisables au niveau macroéconomique.

 Le passage de la microéconomie à la macroéconomie n’est pas


toujours évident, car ce qui est vrai pour l’individu ne l’est pas forcément pour
le groupe.

 La difficulté de passage de l’analyse microéconomique à l’analyse


macroéconomique s’appelle le problème de no bridge.

Professeur Karim SABRI. 55


IV- Les grands systèmes économiques.

Le système est « un ensemble cohérent d’institutions et de


mécanismes de la production, de la consommation et de la
répartition et un style de vie, c’est-à-dire une interprétation générale
traduite en actes de la vie sociale reposant sur une hiérarchie
déterminée de valeurs ». (F.PERROUX, Dictionnaire économique et
social, 1983, p. 349).

Il s’agit d’un « ensemble cohérent de structures dépassant le


seul cadre économique », d’où l’expression de système économique
et social.

Sur le plan des faits, les structures réelles d’un système


économique ne sont pas totalement cohérentes. D’où, l’utilisation du
terme régime économique pour désigner un système concret.

Professeur Karim SABRI. 56


Un système économique est un schéma d'organisation
sociétale de la production, de la distribution et de la consommation
des biens et services.
Il existe plusieurs systèmes économiques qui varient en
fonction des régions et des époques.
Le système économique des pays occidentaux est fondé sur le
capitalisme. Par contre, celui des pays de l'ex- Bloc de l’Est était
fondé sur les principes du socialisme-communisme.
Le système économique mis en place dans un pays a un effet
sur le développement économique. Il a une grande influence sur :
 Le niveau de vie de ses habitants ;
 Le niveau des inégalités (politique de redistribution plus ou
moins poussée) ;
 Les relations avec les autres pays (ouverture
économique) ;
 La puissance économique.
Le système économique met en relation indirecte le système
environnemental (les ressources) et le système démographique (les
besoins).
Professeur Karim SABRI. 57
1- Le système capitaliste.
Le capitalisme est un système économique et social qui se
singularise par un certain nombre de caractéristiques propres.

Caractéristiques du système capitaliste :


 La propriété privée des moyens de production ;
 La recherche du profit et sa justification ;
 La liberté des échanges économiques et la concurrence économique
;
 La liberté d’entreprendre en pondérant les risques par les systèmes
d’assurance ;
 L'importance du capital, les possibilités de l'échanger (spécialement
en bourse), de l'accumuler et de spéculer ;
 La rémunération du travail par un salaire. (Système de salariat et du
développement du marché de travail).
Professeur Karim SABRI. 58
Le système capitaliste.
Principes Objectifs Mécanismes
- Propriété privée des - Recherche de - Système régulé par
moyens de production l’intérêt individuel le marché, par la loi
; et du profit. de l’offre et de la
- Libéralisme demande.
économique : liberté C’est le profit qui
de vendre, incite à produire. Il - Le marché est
d’entreprendre, est le moteur du
organisé autour de la
d’acheter…; système capitaliste.
notion de
-L’initiative privée concurrence entre
- Rôle de l’Etat réduit les différents
à ses fonctions producteurs.
régaliennes. (L’Etat-
Gendarme : il est chargé de
la protection de l’individu
en assurant les services de
la police, de la justice et de
la défense du territoire Professeur Karim SABRI. 59
2- Le système socialiste.

Le socialisme désigne un système d'organisation sociale basé


sur la propriété collective (ou propriété sociale) des moyens de
production, par opposition au capitalisme.

Plusieurs courants, apparus et développés depuis le


XIXe siècle, ont adoptés ce système. D’où, l’existence, aujourd'hui,
des différents courants marxistes et sociaux-démocrates.

Les principaux objectifs du mouvement socialiste :


La justice sociale ;
La condamnation des inégalités sociales et l’exploitation de
l’Homme par l’Homme ;
La défense du progrès social ;
L’établissement d'une société égalitaire, sans classes sociales.

Professeur Karim SABRI. 60


Les bases fondamentales du socialisme en tant
que forme de société sont les suivantes :

 Propriété sociale des instruments de production ;


 Gestion démocratique de ces instruments ;
 Orientation de la production en vue de satisfaire les
besoins individuels et collectifs des Hommes.

La notion de socialisme est apparue comme


réponse aux inégalités liées à l’essor du capitalisme.

Professeur Karim SABRI. 61


Le système socialiste.
Principes Objectifs Mécanismes
- Propriété collective - Une société sans - Régulation de
des moyens de classe où chacun l’activité
production ; peut satisfaire ses économique par un
besoins. plan impératif ;
- Dictature du
prolétariat par le biais (suppression de la - L’Etat assure la
d’un parti unique notion du profit régulation
(communiste) qui puisque chaque économique et non
contrôle l’essence individu bénéficie le marché.
des rouages de l’Etat. des fruits de la
production dans des
proportions
identiques).

Professeur Karim SABRI. 62


Chapitre II : Les agents et le circuit économiques.

L’économie repose sur un ensemble de flux reliant


différents acteurs entre eux (agents économiques).

Les agents économiques se distinguent par la


spécificité de leur fonction dans le système économique
global.

L’entreprise a pour fonction principale de produire


un bien ou un service.

Le consommateur a pour fonction principale


d’acheter les biens et services dont il a besoin…
Professeur Karim SABRI. 63
I- Les agents économiques.
La compréhension de l’organisation de
l’activité économique nécessite la définition des
principaux acteurs qui interviennent dans la vie
économique, et la précision de leur rôle au sein de
la sphère économique.

Un agent économique est « une catégorie


homogène qui regroupe les décideurs qui réalisent
des opérations identiques et ont des spécificités
communes ».
Professeur Karim SABRI. 64
I- Les agents économiques.
• Section I. Classification selon 3 critères.
• Section II. Les secteurs institutionnels.
1- Les ménages.
2- Les institutions non financières SQSNF.
3- Les institutions financières.
4- Les entreprises d’assurance.
5- Les administrations publiques.
6- Les administrations privées.
7- Le reste du monde ou l’extérieur.
Professeur Karim SABRI. 65
Section I. Classification des agents
économiques.
• Face au grand nombre d’agents économiques,
il apparaît souhaitable de les regrouper en
catégories homogènes.
• On retiendra trois critères de classification :
1- Critère sociologique,
2- Critère institutionnel,
3- Critère fonctionnel.

Professeur Karim SABRI. 66


Section I. Classification des agents
économiques.
1. Critère sociologique : les individus sont regroupés, par exemple,
en classe bourgeoise, classe moyenne et classe ouvrière.
2. Critère institutionnel : cette classification est la plus classique
où les agents économiques seront regroupés en :
– Ménages, (M)
– Entreprises, (Ent)
– Et administrations. (Adm)
3. Critère fonctionnel : dans ce cas, les agents économiques seront
regroupés selon leur fonction principale :
– La production,
– La consommation,
– L’accumulation.
Professeur Karim SABRI. 67
Section II. Les secteurs institutionnels.
• 1- Les ménages. (M)
• 2- Les institutions non financières. (Ent)
• 3- Les institutions financières. (Ent)
• 4- Les entreprises d’assurance. (Ent)
• 5- Les administrations publiques. (Adm)
• 6- Les administrations privées. (Adm)
• 7- Le reste du monde ou l’extérieur. (???)

Professeur Karim SABRI. 68


1- Les ménages.
Définition :
•Un ménage se définit comme étant une cellule
sociale homogène constituée d’individus qui :
1.Mettent en commun une partie ou la totalité
de leur revenu et de leur patrimoine,
2.Et qui consomment collectivement certains
types de biens et de services (principalement de
la nourriture et des services de logement).

Professeur Karim SABRI. 69


1- Les ménages.
Exemple de ménage :
•Une famille, un célibataire, une caserne militaire, l’internat, une
prison, un entrepreneur individuel, etc..
Fonction principale :
1.Consommer et, en tant qu’entrepreneurs individuels,
2.Produire des biens et des services marchands non financiers.
Ressources principales :
1.Rémunération des facteurs de production,
2.Transferts effectués par les autres secteurs,
3.Produits de la vente.

Professeur Karim SABRI. 70


2. Les institutions non financières SQSNF.
• L’entreprise selon l’INSEE (Institut National de la Statistique et
des Études Économiques) :
« L'entreprise est constituée de l'ensemble des agents économiques
(...) dont la fonction économique principale est de produire des
biens et services s'échangeant habituellement sur un marché,
c'est-à-dire destinés à la vente ». Marchand.
• La théorie moderne des organisations donne une définition plus
contemporaine de l’entreprise : « C’est un système finalisé et
ouvert sur son environnement. »
• « Elle est autonome et essaie de s’adapter aux changements
continuels de ses clients, concurrents, fournisseurs, techniques,
etc.. ».

Professeur Karim SABRI. 71


2. Les institutions non financières.
• Les institutions non financières ou les sociétés
et quasi sociétés non financières.
« SQSNF »
Fonction principale :
• Produire des biens et services marchands non
financiers destinés à la vente.
Ressources principales :
• Produits de la vente.

Professeur Karim SABRI. 72


3- Les institutions financières.
Définition :
•Ensemble des sociétés dont la fonction principale
consiste à fournir des services d'intermédiation
financière.
•Les institutions financières incluent les banques (avec
à leurs têtes BAM Bank Al-Maghrib), et les organismes
spécialisés de crédit.
•Elles sont désignés généralement par l’expression
institutions financières.

Professeur Karim SABRI. 73


3- Les institutions financières.
Fonction principale :
•Financer, c’est-à-dire collecter, transformer et
répartir des disponibilités financières, ou gérer
les moyens de financement.
Ressources principales :
•Fonds provenant des engagements financiers
contractés (dépôts à vue et à terme, obligations,
…).

Professeur Karim SABRI. 74


4 - Les entreprises d’assurance.

Définition :
•Les entreprises d’assurance sont composées de
l’ensemble des sociétés financières dont la
fonction principale consiste à fournir des
services d'intermédiation financière résultant de
la mutualisation des risques.

Professeur Karim SABRI. 75


4 - Les entreprises d’assurance.
Fonction principale :
•Assurer, c’est-à-dire garantir un paiement en
cas de réalisation d’un risque et rendre ce
dernier collectif.
Ressources principales :
•Primes contractuelles ou cotisations sociales
volontaires.

Professeur Karim SABRI. 76


5- Les administrations publiques.
Définition :
•Les administrations publiques sont instituées
par décision politique et elles exercent un
pouvoir législatif, judiciaire ou exécutif sur
d’autres unités institutionnelles dans un espace
donné.
Exemple :
•Etat, collectivités locales, universités,
communes urbaines.
Professeur Karim SABRI. 77
5- Les administrations publiques.
Fonctions principales :
1.Fournir des biens et services à l’ensemble de
la collectivité ou aux ménages en exerçant des
activités de production non marchandes,
qu’elles financent par le produit de l’impôt ou
d’autres recettes,
2.Redistribuer les revenus et les richesses au
moyen de transferts.

Professeur Karim SABRI. 78


5- Les administrations publiques.
Ressources principales :
•Prélèvements obligatoires (impôts, cotisations
sociales obligatoires) effectués sur les autres
secteurs et qui sont reçus directement ou
indirectement.
Dépense principale :
•Financement de l’éducation, de l’armée, de la
justice, de la police…

Professeur Karim SABRI. 79


6. Les administrations privées.
Fonction principale :
•Produire des services non marchands réservés à des
groupes particuliers de ménages et / ou produire, sans
but lucratif, des services non marchands destinés aux
ménages. (IPSBL)
Exemple :
•Associations, syndicats…
Ressources principales :
•Contributions volontaires effectuées par les ménages
et, éventuellement, vente de services marchands.

Professeur Karim SABRI. 80


7. Le reste du monde ou l’extérieur.

Définition :
•Le reste du monde se définit comme
l’ensemble des individus, organisations et
institutions situés géographiquement ou
juridiquement en dehors de l’espace
économique national.

Professeur Karim SABRI. 81


7. Le reste du monde ou l’extérieur.
Fonction principale :
•Echanger avec des agents économiques
nationaux. (Pas précise!!)
Ressource principale :
•Le produit des exportations des biens et
services. (Pas précis non plus!!)
Dépense principale :
•L’importation des biens et services extérieurs.
Professeur Karim SABRI. 82
A compléter svp.

Professeur Karim SABRI. 83


L’établissement des relations avec le Reste du
monde permet d’établir un circuit économique ouvert .

Donc, un circuit économique fermé fait l'hypothèse


que l'économie en question n'entretient aucune relation
avec le reste du monde.

C’est une économie en autarcie (c'est une simple


hypothèse de travail, aucun pays du monde ne vit en
autarcie).

Professeur Karim SABRI. 84


II- Le circuit économique.
La plupart des relations entre les agents
économiques passent par différents marchés (de
biens et services, du travail, financier …).

Pour simplifier, on ne considérera qu’un seul


marché : le marché des biens et services.

Le circuit économique se schématise de la


manière suivante :

Professeur Karim SABRI. 85


Ménages
Ménages

Marché
Marché
Demande de consommation finale desbiens
des biens
et
et
services
services

Professeur Karim SABRI. 86


Les entreprises répondent à cette demande de
consommation des ménages en offrant les biens et les
services sur le marché.

Professeur Karim SABRI. 87


Ménages
Ménages

Marché
Marché
demande de consommation finale desbiens
des biens
et
et
services
services

production
Entreprises
Entreprises

Professeur Karim SABRI. 88


Pour produire, les entreprises ont besoin :
• De la main d’œuvre (le travail),
• Des matières premières (les consommations
intermédiaires),
• Des machines (l ’investissement).

Professeur Karim SABRI. 89


Ménages
Ménages

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production
Entreprises
Entreprises

Professeur Karim SABRI. 90


L’activité économique des ménages et des
entreprises génère des revenus.
Ces derniers sont prélevés, en partie, par les
administrations publiques.

Professeur Karim SABRI. 91


Ménages
Ménages Administrations
Administrations
Publiques
Publiques
impôts + cotisations sociales

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production
Entreprises
Entreprises
impôts + cotisations sociales
Professeur Karim SABRI. 92
Les prélèvements effectués par les administrations
publiques servent à financer :
• La production de biens et services non marchands (école,
police, justice, défense nationale…) nécessaires au bon
fonctionnement de l ’économie et de la société ;
• Le système de redistribution assurant une réduction des
inégalités économiques et sociales.

Professeur Karim SABRI. 93


biens et services non marchands Administrations
Ménages revenus de transfert Administrations
Ménages Publiques
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impôts + cotisations sociales
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Entreprises production
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impôts + cotisations sociales
Professeur Karim SABRI. 94
La plupart des échanges s’effectuent par
l’intermédiaire de la monnaie. Les institutions
financières auront pour fonction d’assurer sa
production et sa circulation.

Professeur Karim SABRI. 95


biens et services non marchands Administrations
Ménages revenus de transfert Administrations
Ménages Publiques
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impôts + cotisations sociales
Professeur Karim SABRI. 96
Enfin, en relation avec le reste du monde, le
circuit économique prend la forme suivante :

Professeur Karim SABRI. 97


biens et services non marchands Administrations
Ménages revenus de transfert Administrations
Ménages Publiques
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impôts + cotisations sociales
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Entreprises production Extérieur
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crédits s
impôts + cotisations sociales
Professeur Karim SABRI. 98
Ce circuit économique est non complet. Les
relations qui y existent sont les plus importantes.

Si l’on veut prendre en considération les marchés


du travail et le marché financier, le schéma peut
devenir ainsi :

Professeur Karim SABRI. 99


Schéma du circuit économique simplifié.
Prêt
Institutions Emprunt
financières Epargne
Marché
financier Epargne

Travail Marché du Travail


Exportations
Salaire travail
Salaire Reste
Entreprises du
Ménages
monde
Marché des
Dépenses biens de Recettes Importations
Vente
Achat de B&S consommation
de
Vente de B&S Achat d’INV
Impôts, Taxes B&S
Subventions, achats… Marché de
Etat biens de
production
Professeur Karim SABRI. 100
Caractéristique majeure du circuit économique :

L’équilibre entre les Emplois et les Ressources


(Emplois = Ressources)

Chaque agent économique est à l’origine de flux


entrants et sortants d’un montant équivalent.
(Exemple : les ménages perçoivent des revenus qu’ils
dépensent ou épargnent en totalité).

Professeur Karim SABRI. 101


Exercice.
• Dans une économie ouverte, on va supposer que les entreprises ont vendu, sur
une année, 3640 Milliards d’Euros (ME) aux ménages, 1130 ME aux
administrations publiques, exporté 400 ME et importé la même somme.
• Elles ont versé 3240 ME de revenus aux ménages et 1560 ME de prélèvements
obligatoires aux administrations publiques.
• Les ménages ont, de leur côté, versé 1800 ME de prélèvements obligatoires,
épargné 100 ME, reçu 800 ME de salaires des administrations publiques et 1500
ME de transferts.
• Les crédits ont représenté 30 ME pour les entreprises et 70 ME pour les
administrations publiques.
Questions :
1. Quels sont les agents économiques qui sont intéressés par ces opérations ?
2. Etablissez, dans un tableau, l’équilibre ressources/emplois au niveau de chaque
agent économique.
3. Présentez ces agents économiques et leurs flux monétaires dans un schéma.

Professeur Karim SABRI. 102


Chapitre III : Les actes économiques.
I- Les mécanismes de la production et de la répartition.
1- La production.
2- Le revenu.
3- La répartition et la redistribution.
II- Les emplois du revenu.
1- La consommation.
2- L’épargne.
3- L’investissement.
III- L’échange : la notion de marché.
1- Définition et typologie.
2- Composantes du marché et mécanismes des prix.
3- Elasticités.
4- Formes ou régimes de marché.

Professeur Karim SABRI. 103


I- Les mécanismes de la production et
de la répartition.
1- La production
• 1-1 Définition
La production recouvre l’ensemble des
opérations de transformation qui permettent,
à l’aide de travail humain et d’instruments de
travail, de satisfaire des besoins en
produisant des biens et des services que la
nature ne met pas spontanément à notre
disposition.
Professeur Karim SABRI. 104
• La production, au sens économique, est définie
par deux éléments : un travail, et une
rémunération.
(Seule la quantité de travail rémunérée pour
créer des biens ou des services qui est prise en
compte).
• La production domestique n’est pas prise en
considération en économie. Exemples:
éducation et soins aux enfants, faire le ménage,
entretien du logement, bricolage, jardinage…

Professeur Karim SABRI. 105


1-2 Typologie de la production.
Il existe deux types de production :

• La Production marchande : elle concerne les biens


(produits matériels) et les services (transport…)
vendus aux utilisateurs sur un marché à un prix qui
couvre au moins les coûts de production ;
• La Production non marchande : elle concerne les
services non marchands (justice, police…) qui ne sont
pas vendus sur le marché en échange d’un prix, mais
financés par divers contributions et prélèvements.

Professeur Karim SABRI. 106


1-3 La mesure de la production.
La valeur ajoutée (V.A) = Production –
Consommations intermédiaires.
(ou VA = valeur des biens et services produits –
valeur des C.I)
Les C.I sont les biens nécessaires à la
production et qui s’incorporent au produit au
cours du processus productif.

Professeur Karim SABRI. 107


1-3 La mesure de la production.
Exemple :
Un éleveur a produit une quantité de laine s’évaluant à
100 Dh.
La laine a été achetée par une entreprise de filature qui
a fabriqué des fils de laine d’une valeur de 250 Dh.
Ces derniers sont vendus à une entreprise
d’habillement qui a produit des vestes valant 500 Dh.
• Branches : Elevage Filature  Habillement
• Produits : Laine  Fils de laine  Vestes
• Productions : 100  250  500
Calculez le PIB de cette économie par deux méthodes?

Professeur Karim SABRI. 108


Les avantages de la valeur ajoutée :
 Elle évite les doubles emplois,
 Elle permet le passage de la
microéconomie à la macroéconomie,
 Elle permet de comparer les richesses
produites par les entreprises,
 Elle mesure la contribution de chaque
agent à la création de richesses.

Professeur Karim SABRI. 109


Les principaux agrégats :
Les agrégats sont des grandeurs synthétiques
retenues par la Comptabilité nationale pour
mesurer et comparer dans le temps et l’espace les
résultats de l’activité économique d’une nation.
1. Le Produit Intérieur Brut « P.I.B » = somme des V.A
des entreprises résidentes.
Cet agrégat permet de mesurer la quantité de
biens et de services produite par les unités
résidentes sur le territoire national au cours d’une
année.

Professeur Karim SABRI. 110


1. Le Produit Intérieur Brut « P.I.B » = somme
des V.A des entreprises résidentes.
2. Le Produit Intérieur Net « P.I.N » = P.I.B –
Consommation de capital fixe (l’usure du
capital fixe et son amortissement CCF).
3. Le Produit National Brut « P.N.B » = P.I.B +
Revenus des facteurs reçus du reste du
monde – Revenus des facteurs versés au
reste du monde.

Professeur Karim SABRI. 111


Exemples de Revenus reçus du reste du monde :
– Transferts de revenus des RME (résidents marocains à
l’étranger),
– Exportations,
– Investissements à l’étranger (rapatriement des bénéfices),
– Touristes étrangers au Maroc…
Exemples de Revenus versés au reste du monde :
– Versement de salaires à des travailleurs étrangers,
– Versement de dividendes à des actionnaires étrangers,
– Importations,
– Remboursement des intérêts des emprunts et
amortissement du capital…

Professeur Karim SABRI. 112


Le P.N.B se base sur le critère de l’appartenance
nationale. L’activité des entreprises étrangères sur
le sol national n’est pas prise en compte.
4. Le Produit National Net (P.N.N) = P.N.B –
amortissement du capital fixe (la dépréciation des
machines, bâtiments au cours de la production).
5. Le Revenu national brut (RNB ou PNB) = P.I.B +
Solde des revenus reçus et versés à l’étranger.
Il retrace la part des richesses qu’un pays consacre
au versement du revenu primaire des différents
agents économiques.

Professeur Karim SABRI. 113


1-4 Les limites de la mesure de la
production.
Parmi les limites que présentent les agrégats de
production, on cite :
• La non évaluation du travail des femmes au foyer ;
• Les activités informelles échappent au calcul du PIB ;
• Le PIB et PNB ne tiennent pas compte du bien – être
de la population (exemple : la lutte contre l’alcoolisme
entraîne une baisse du PIB par contraction de la
demande d’alcool ou des soins ; par contre l’existence
d’un point noir sur une route entraîne un
accroissement du PIB en raison des accidents se
traduisant par une augmentation des valeurs ajoutées
des hôpitaux, avocats, assurances …)
Professeur Karim SABRI. 114
1-5 Facteurs de production.
En plus des ressources naturelles, le travail et le capital
constituent deux facteurs importants de production.
1-5-1 Le travail :
• Population active : comprend la population active
occupée (ou réelle) et la population au chômage. Elle
comprend les personnes actives ayant un emploi
rémunéré et les personnes disponibles à la recherche
d’un emploi rémunéré.
• Population active occupée : ensemble des personnes en
âge de travailler et qui déclare exercer un emploi.
• Population active inoccupée : ensemble des personnes
en âge de travailler mais n’ayant pas un emploi c.à.d. les
chômeurs à la recherche d’un emploi (chômeurs).
Professeur Karim SABRI. 115
1-5-1 Le travail.
• Population inactive : comprend essentiellement les
enfants d’âge préscolaire, les élèves et étudiants, les
retraités, les femmes au foyer…
• Population totale = population inactive + population
active.
• Taux d’activité = population active / population totale.
• Taux de chômage = nombre de chômeurs / population
active.
• Productivité du travail = Valeur ajoutée / quantité de
travail utilisé.

Professeur Karim SABRI. 116


1-5-2 Le capital.
Capital technique.
• L’investissement est toute acquisition ou création
d'un bien de production (machines et équipements
divers, installations et constructions) par une
entreprise dans le but de produire des biens ou
services.
• L'investissement augmente ou maintient le potentiel
productif de l'entreprise.
• Formation Brute du Capital Fixe « FBCF » : C’est
l’ensemble des dépenses consacrées à l’achat de
biens de production durables (durée d’utilisation
supérieure à un an) à l’exception des terrains.
• FNCF = FBCF – CCF.
Professeur Karim SABRI. 117
1-5-2 Le capital.
• Capital financier : constitué des sommes monétaires
destinées à être investies.
• Capital humain: Plusieurs économistes dont G. BECKER
considèrent que les individus, riches de leur formation,
de leur expérience, de l’ensemble des qualités de
dynamisme et de compétence dont ils font preuve dans
leur travail, disposent d’un véritable capital humain.
• Progrès technique : ensembles des innovations qui
accroissent l’efficacité des moyens de production, de
l’organisation du travail ou de la gestion des ressources
humaines.
• L’innovation est donc la mise en œuvre d’invention
(idée ou découverte).

Professeur Karim SABRI. 118


2- Le revenu.
• Il s’agit des montants pécuniaires qui sont
perçus par un individu ou par une collectivité :
Comme fruit de son capital (profit),
Comme rémunération de son travail
(ménage) et des services rendus et produits
fournis (il s’agit du revenu d'activité des
professionnels et des personnes morales),
Ou comme allocations de nature sociale
(Revenu d'inactivité).

Professeur Karim SABRI. 119


On distingue entre :
• Les rentrées courantes :
– Salaires, rentes, pensions, intérêts, loyers,
dividendes, (pour un ménage),
– Résultat courant, (pour une entreprise),
– Cotisations, sponsoring, … (pour une association).
• Les rentrées exceptionnelles : plus-value de cession,
gain exceptionnel, héritage et dons.
• Les revenus donnent lieu à des paiements et
prélèvements fiscaux et sociaux (impôt sur le revenu,
cotisations sociales...).
• Ces derniers sont eux-mêmes des revenus pour les
collectivités et organismes publics concernés.
Professeur Karim SABRI. 120
3- La répartition et la redistribution.
• La répartition des revenus se traduit par des
inégalités selon :
 Les catégories socio- professionnelles,
 Les qualifications, l’âge, le sexe et la
nationalité.
 D’où l’opportunité de la redistribution.
• Revenu disponible des ménages = Revenu
d’activité et revenu du patrimoine -
Prélèvements fiscaux et sociaux + Transferts
reçus (prestations sociales).
Professeur Karim SABRI. 121

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