Prise en charge du patient
diabétique
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❑ Classification du diabète depuis 1999
❑Glycémie > 1.26 g mesurée à deux reprise
❑ Diabète de type 1 (insulinodépendant)
➢ 5 à 10% des cas
➢ Adultes âgés moins de 40 ans
➢ Défaut de sécrétion d’insuline : destruction des cellules β du pancréas productrices
d'insuline
➢ origine de destruction peut être auto-immune ou idiopathique
➢ Début de symptômes rapide : polyphagie, polydipsie et polyurie, perte du poids,
irritabilité et fatigue
➢ Traitement Prescription d’insuline exogène (patients incapables de produire
l’insuline endogène)
Diabète de type 2
➢ Anciennement appelé non insulino-dépendant, constitue 90 à 95 % des cas de
diabète
➢ Adultes obèses plus de 40 ans
➢ Désordre métabolique complexe
➢ Diminution de sécrétion pancréatique d’insuline associé + diminution d’action
d’insuline ou la résistance tissulaire (musculaire et hépatique) à l’insuline
➢ Symptômes de diabète type 2 se développent plus lentement
Différents types d’insuline
Hypoglycémiant oraux
Complications du diabète
Complications liée à l’hyperglycémie
▪ Acidocétose métabolique ( type 1)
➢ Rare, surtout en présence d’infection
➢ En absence de stimulation par l’insuline, le glucose n'est pas mis
en réserve sous forme de glycogène
➢ Glucose catabolisé par la glycolyse en corps cétoniques
➢ Patient augmente les prises alimentaires mais perd du poids
➢ Fluides du corps deviennent plus acides
➢Acidose sévère: coma + la mort si pas de traitement
▪ Coma hyperosmolaire (type2)
➢ Hyperglycémie: excrétion de glucose dans les urines + perte
urinaire des fluides associées déshydratation + perte
électrolytes
➢ Signes : malaise, céphalées, douleurs abdominales,
vomissements, forte odeur d'acétone
➢ Traitement administration d'insuline + correction
déshydratation + apport de sels minéraux
▪ Risque d’infection post-opératoire et diabète
Risque infectieux lié à la glycémie à jeun (Golden 1999).
• glycémie < 206mg/100ml : pas d’augmentation du risque
d’infection postopératoire
• glycémie entre 207 et 229 mg/100ml: augmentation du risque
d’infection postopératoire de 20%
• Glycémie est > 230mg/100ml : augmentation du risque
d’infection postopératoire de 80%
L'hémoglobine glyquée (fraction HbA1c) et
équilibre diabétique
Concentration de glucose dans le sang sur 3
mois
▪ Complications vasculaire du diabète
Microvasculaires
• Rétinopathie diabétique
• Néphropathie diabétique : insufisance rénale
Macrovasculaires
➢ Hyperglycémie évolution des plaques d’ostéoscléroses
➢ Risque : ulcération et gangrène du pied, hypertension, insuffisance
coronarienne, infarctus du myocarde
• Amputation d’une extrémité 40 fois plus qu’un patient non diabétique
•Infarctus du myocarde 2 à 5 fois plus qu’un patient non diabétique
▪ Neuropathie diabétique
➢ Extrémités: faiblesse, crampes musculaires, douleur type brûlure
profonde et picotement
➢ Peut toucher système nerveux autonome
▪ Dysfonction oesophagienne : dysphagie
▪ Atteinte du petit intestin : diarrhées nocturnes
Manifestations orale
Hyperglycémie + Microangiopathie
Altération des moyens de défense et de
réparation+ formation collagène
Infections+inflammations+ retard de
cicatrisation
Glycémie à jeun 1.10
Hémoglobine glyquée 7.1
Sécheresse buccale
Altération de la flore orale
Candidose orale+ caries
Prise en charge odontologique
● Motivation à l’hygiène orale
● Lutter contre les caries et les candidose
● Traitement approprié des infections odontogènes
● Avant acte invasif: équilibrer le diabète
● Urgence: antibioprophylaxie
Anamnèse
1. Date de diagnostic du diabète
2. Dernière visite chez le diabétologue
3. Médication encours
4. Dernière mesure de la glycémie et sa valeur
5. Mesure de la glycémie à la maison
6. Complications du diabète
7. antécédent de malaise hypoglycémique
Avant le RDV
➢ RDV : niveau du glucose haut et activité de l’insuline
faible (généralement le matin avant ou apres le pic
d’activité de l’insuline)
➢ Aucun changement du repas habituel ou du dosage de
l’insuline
➢ Demander au patient d’allerter l’équipe soignante en cas
de sensation de malaise
➢ l’hypoglycémie peut être causée par:
▪ Sauter un repas,
▪ Surdosage de l’insuline
▪ Interraction médicamenteuse des hypoglycémiants
oraux avec l’aspirine ou le Fluconazole (antifongique)
●Le stress peut entraîner une
hyperglycémie chez les diabétiques du fait
de la libération d'hormones du stress,
comme l'adrénaline
●Une infection peut entraîner un
déséquilibre du diabète et le risque
d’extension d’un foyer infectieux augmente
lorsque la glycémie augmente
●Tout diabète mal équilibré aggrave une
infection et toute infection aggrave un
diabète
malaise hypoglycémique
➢ complication la plus commune du diabète
➢ Caractérisé par une glycémie < 0.60 g/l
➢ Les prodromes (signes neuropsychiques) :
▪ Sensation de fatigue intense, faim impérieuse sueurs
abondantes
➢ Arrêter le traitement
➢ Administrer immédiatement 15g de glucose voie orale
(morceau de sucre en sublingual)
➢ Si patient incapable de déglutir perte connaissance :
rechercher une assistance médicale + injecter 25 à 30 ml de
sérum glucosé en intraveineux.
Précautions vis-à-vis des prescriptions courantes
Antibiotiques:Pasdeprécautionsparticulièresconcernantlesantibioti
quesgénéralementprescritsparlesdentistes.
Antalgiques et antinflammatoires: Les corticoïdes sont à utiliser
avec précautions chez les diabétiques (risque élevé
d’hyperglycémie).
● En cas d’obligation, la cure doit être courte et il faut renforcer la
surveillance de la glycémie.
● Certains AINS potentialisent l’effet des sulfamides hypoglycémiants
induisant des hypoglycémies aigues
Antifongiques:
● +Le miconazole (Daktarin) par voie générale ou gel buccal est contre-
indiqué chez les diabétiques sous sulfamides hypoglycémiants (risque
élevé d’hypoglycémie).
● +Le fluconazole (Triflucan°)est déconseillé chez les diabétiques sous
sulfamides hypoglycémiants(risque élevé d’hypoglycémie).
● En cas d’obligation, il faut renforcer la surveillance de la glycémie.