III- La variation comme
fondement de l’exercice
communautaire
Mme. MEDANE Hadjira
Université Hassiba Benbouali-Chlef- (Algérie)
Matière: Linguistique 3
11/05/2024
III- La variation comme fondement de
l’exercice communautaire d’une langue
• La communauté (socio) linguistique.
• Les fondements de la variation linguistique
• Variation et changement linguistique
• Sources et facteurs externes de la variation
d’une langues
• Les variétés linguistiques
11/05/2024
LA COMMUNAUTÉ (SOCIO) LINGUISTIQUE
11/05/2024
Introduction
Il paraît de bonne méthode, pour la
sociolinguistique, qui se propose d’étudier le
rapport entre langues et sociétés, de
s’interroger sur le lieu au sein duquel ce
rapport est observable : la communauté
linguistique. Mais il s’agit d’un concept
malaisé à définir, et d’une réalité difficile à
faire apparaître concrètement.
Définitions de la communauté linguistique
Le mot communauté est dérivé du mot communal, état ou caractère de
ce qui est commun. Même s’il existe plusieurs types de communautés,
on parle généralement de communautés humaines, que ce soit dans un
sens historique ou sociologique.
Dans son usage actuel le plus courant, le mot communauté évoque des
collectivités historiques ou culturelles.
Le mot communauté est plus polysémique, qu’il prend son sens selon
l’adjectif qui le qualifie. On parle donc d’une communauté religieuse,
une communauté historique, une communauté linguistique, une
communauté écologique, etc.
Au sens étymologique originel : cum munus. La communauté est donc
un groupe de personnes (« cum ») qui partagent quelque chose
(« munus ») — un bien, une ressource, ou bien au contraire une
obligation, une dette.
Selon le dictionnaire de linguistique
On appelle communauté linguistique un
groupe d’êtres humains utilisant la même langue
ou le même dialecte à un moment donné et
pouvant communiquer entre eux. Quand une
nation est monolingue, elle constitue une
communauté linguistique.
Pour A. Martinet, « Il y a langue dés que la
communication s’établit … et qu’on a faire
à une seule et même langue tant que la
communication est affectivement assurée »
(ELG, 1960).
Pour Bloomfield : « la CL est un groupe de
gens qui agit au moyen du discours », il ajoute
« les membres d’une CL peuvent parler de
façon si semblable que chacun peut comprendre
l’autre ; ou ils peuvent se différencier au point
que des personnes de régions voisines peuvent
ne pas arriver à se comprendre les unes aux
autres » (Bloomfield, 1966: 54).
Selon W. Labov, la communauté linguistique CL
comme : « un groupe qui partage les mêmes normes quant
à la langue » ou encore comme étant « un groupe de
locuteurs qui ont en commun un ensemble d’attitudes
sociales envers la langue ». (1976:338).
De l’hétérogénéité de la communauté
linguistique
Une communauté linguistique n'est donc jamais
homogène car elle se compose de groupes
humains ayant des comportements
socioculturels différents, variant
géographiquement, ce qui provoque des
différences dans le vocabulaire, la
prononciation.
Une communauté linguistique ne peut donc être
totalement homogène, et elle se divise elle-
même en d'autres communautés linguistiques.
Il faut comprendre
qu’une même personne peut
appartenir à des ensembles
communautaires différents
voire contradictoires.
Tout individu
appartenant à la communauté
peut évidemment appartenir
en même temps à plusieurs
groupements linguistiques.
Conclusion
En général, on appelle communauté linguistique un
groupe d’êtres humains plus ou moins important utilisant la
même langue ou le même dialecte et partagent les mêmes
normes.
Il convient d’affirmer aussi, qu’un même locuteur peut
appartenir à plusieurs communautés linguistiques.
La communauté linguistique n’a pas de territoire
limité, autrement dit le facteur qui détermine que tel locuteur
appartient à telle ou telle communauté linguistique est la
langue ou le dialecte qu’il utilise pour communiquer avec son
interlocuteur.
LES FONDEMENTS DE LA VARIATION
LINGUISTIQUE
En revalorisant la notion de parole mise à l'écart
par les structuralistes, W. LABOV note que le
langage est soumis à toute sorte de variation du
fait qu'il est utilisé quotidiennement par les
membres de l'ordre social, soit pour discuter, soit
pour plaisanter,…
Parole
l'hétérogénéité linguistique
comme fondement de la
variation dans des
communautés linguistiques
complexes.
La notion de besoin
comme fondement de la
variété et de la variation
des langues.
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U. WEINREICH et alii (1968), s'opposant à toute forme
d'homogénéité structurée en langue déclarent :
S'il est nécessaire qu'une langue soit structurée pour
fonctionner efficacement, comment les gens peuvent-ils
continuer à parler pendant qu'elle traverse des périodes de
moindre systématicité ? [...] Nous soutenons que la solution de
ce problème consiste à rompre l'identification entre structure et
homogénéité. La clé d'une conception rationnelle du
changement linguistique - et, en fait, du langage lui-même - est
la possibilité de décrire une différenciation ordonnée au sein
d'une langue utilisée par une communauté.
U. WEINREICH et alii, «Empirical foundation for a theory of language
change», in Lehman et Malkiel, 1968, pp.100-101
En réalité, U. WEINREICH et alii mettent ici en
exergue le phénomène de l'hétérogénéité linguistique
qu'ils considèrent comme fondement de la variation
dans des communautés linguistiques complexes.
Dans cette même perspective, W. LABOV(1976: 282)
approuvant la justesse d'une telle hétérogénéité,
souligne que l'existence des variations et des structures
hétérogènes dans des communautés linguistiques serait
une réalité bien établie.
Ces deux précédentes remarques font naître l'interrogation sur
ce qui serait, dans la réalité quotidienne, à l'origine des
différenciations dans la langue.
Sur ce, H. FRE (1982) insiste sur la notion de besoin comme
fondement de la variété et de la variation des langues. En fait,
celui-ci constate l'existence d'un certain nombre de besoins qui,
par leurs actions sur le langage et leurs réactions réciproques le
créent et le recréent sans cesse.
H. FREI, La Grammaire des fautes, Genève-Paris, Slaktine reprints, 1982
(1ère édit, 1929).
Parole
l'hétérogénéité linguistique
comme fondement de la
variation dans des
communautés linguistiques
complexes.
La notion de besoin
comme fondement de la
variété et de la variation
des langues.
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VARIATIONS ET CHANGEMENTS
LINGUISTIQUES
La variation linguistique se présente
en fait comme l'influence du social dans le
jeu linguistique, prenant en compte tous
les paramètres pouvant créer les variétés
d'usage dans la langue.
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Partant du principe qu’« il n’est pas de langue
que ses locuteurs ne manient sous des formes
diversifiées », les sociolinguistes « saisissent
cette différenciation en parlant de variétés pour
désigner différentes façons de parler, de
variation pour les phénomènes diversifiés en
synchronie, et de changement pour la
dynamique en diachronie » (Gadet, 2003: 7).
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Si certaines variations semblent a priori
indifférentes à la norme sociale (comme, au
niveau lexical, tu m’ennuies / tu m’agaces et
au niveau syntaxique il faut que tu viennes / il
faut venir), on peut en revanche considérer
que d’autres variations sont, selon l’expression
de P. Bourdieu (1982), classées et classantes.
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Classées, car il existe une hiérarchie entre les
différentes formes possibles.
Classantes, car l’usage des différentes formes
possibles par un locuteur donné, lui permet de
se distinguer et permet à son auditoire de le
classer.
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LA VARIATION (SOCIO)LINGUISTIQUE
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Sources et facteurs externes de la variation d’une
langues
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Toutes les langues du monde sont soumises à la
variation, c’est-à-dire qu’elles ne possèdent pas un
ensemble unique et stable de règles. Ces dernières
varient selon différents critères. Les locuteurs
appartenant à une même communauté linguistique
n’ont pas forcément tous ni toujours les mêmes
usages linguistiques.
Nous distinguons généralement cinq grands types
de variations les concernant.
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Variations internes/ variations externes
Pourquoi alors tenter de distinguer des variations internes de
variations externes ? En fait, il est préférable de considérer la
question en dissociant les facteurs externes (qui vont
permettre d’expliquer la diversité des réalisations par des
faits non linguistiques), des facteurs internes (qui vont
permettre d’expliquer cette diversité par des faits considérés
par les chercheurs comme spécifiquement linguistiques:
assimilation, voisement, etc.).
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L’origine géographique
(La variation diatopique)
L’origine géographique (le plus souvent en
relation avec l’appartenance soit au milieu urbain
soit au milieu rural) est un élément de
différenciation sociolinguistique, souvent très
repérable, et aussi souvent matière à cliché.
Ils permettent d’associer tel locuteur à telle ou
telle zone géographique.
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La langue se répartit selon les différents usages
qui en sont fait d’une région à une autre,
autrement dit les régionalismes qui sont faits au
sein d’une même langue. Gadet (1997) propose
quelques exemples de régionalismes pour le cas
du français. On obtient ainsi ce que l’on appelle
des dialectes, des régiolectes ou des topolectes.
Source de variation Espace
Type de variation La variation
diatopique
dialectes, des
régiolectes ou des
Variété topolectes.
sociolinguistique
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Exemples:
Certaines prononciations (ex. septante-huit, auto, manger,
poulet),
certains mots (savoir/pouvoir “ Je ne sais plus marcher”, “ on
ne sait pas savoir si le chômage va diminuer ”, souper, bonsoir,
tantôt, kermesse, loque, farde),
certaines constructions grammaticales (“ Le Beaujolais, j’y
aime ” pour “ Le Beaujolais, j’aime ça ! ” au lieu de “ Le
Beaujolais, je l’aime ” ; “ On était rendu en moins d’une heure
”),
certaines expressions (koter, avoir dur, faire des affaires (pour
chichis ou histoires), une fois, etc.),
certains accents, etc. permettent d’associer tel locuteur à telle
ou telle zone géographique.
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L’origine sociale
( La variation diastratique )
On parle de variation diastratique (ou
sociolectale) lorsque c’est l’origine sociale
(L’appartenance à tel ou tel milieu
socioculturel) qui est en cause. On parlera par
exemple du “ parler populaire ” ou du parler
pédant “ petit-bourgeois ”
Nous sommes ici sur un axe social, c’est-à-dire que nous
observons les différences entre les usages que font les
locuteurs, selon les classes sociales auxquelles ils
appartiennent. Il est alors question de sociolectes.
Il est à noter que la terminologie anglaise est
légèrement différente de la française puisqu’elle
englobe sous le terme de dialecte à la fois les
dialectes régionaux et les sociolectes, alors que la
terminologie française n’utilise la notion de dialecte
qu’avec un point de vue géographique (et non
social).
* Le concept de sociolecte se rattache à celui de
variation linguistique : le sociolecte est généralement
défini comme la variété de langue parlée par une
communauté, un groupe socio-culturel ( défini par
exemple en terme de longueur de scolarité,
d’appartenance socio-professionnelle, de revenus) ou
une classe d’âge.
Source de variation Groupe
social
Type de variation La variation
diastratique
Variété
sociolecte
sociolinguistique
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Exemple1: le décumul du relatif.
o “ C’est la personne que je t’ai parlé d’elle ” au lieu de “ C’est la personne dont je
t’ai parlé ”.
Le français populaire ne souscrit pas au système complexe du relatif en
français normé qui comporte toute une série de morphèmes (dont, où, lequel,
auquel, duquel, etc.) qui ont pour caractéristique le cumul de deux fonctionnements
grammaticaux : outil de subordination (introduisant une proposition relative) et
pronom (donc substitut), comme dans “ Voilà la personne dont je t’ai parlé ”.
A cette construction, le français populaire (considéré comme fautif)
préfère une construction à deux éléments correspondant aux deux fonctionnements
grammaticaux distincts :
o “ C’est la personne que je t’ai parlé d’elle ”. Si bien que le morphème “ que ”
devient omniprésent en français populaire, dans les phrases avec relative. “ C’est
une ville qu’il fait bon y vivre ”, “ Vous verrez un panneau qui fait marqué
dessus de tourner à gauche ”
Exemple 2 : articulation emphatique. “ Je suis allé à un
collloque sur le sonnnet en Hollllande avec quelques
collllègues… ”.
Exemple 3 : prononciation de tous les liaisons (comme pour
marquer la connaissance qu’a le locuteur de l’orthographe,
donc son appartenance à une culture) ; mais qui peut donner “
J’en suis bien t’aise ” sans doute inspiré par la forme
valorisée “ j’en suis fort aise ”
Exemple 4 : hypercorrection fautive “ Voilà la façon dont
nous pensons que la culture doive évoluer ”, par utilisation
excessive d’une forme de prestige (le subjonctif).
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L’âge
(La variation diachronique)
Nous nous plaçons sur un axe temporel, puisqu’il s’agit
ici du changement de la langue selon les époques
qu’elle traverse. Toutes les langues évoluent et voient
naître de façon brutale ou imperceptible certains
changements qu’ils soient phonétiques,
morphosyntaxiques, lexicaux ou sémantiques par
exemple.
Le facteur temps renvoie à des situations connues et
récurrentes où un locuteur dit âgé ou dit jeune va
percevoir que l’autre ne parle pas comme lui
Source de variation Age
Type de variation La variation
diachronique
Chronolecte
Variété Exemple:
sociolinguistique parler jeune
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Par ex. le “ français des jeunes ” ou le “ parler jeune ” (accentué
dans le “ parler jeune des cités ”).
Exemple 1: la troncation. Les jeunes utilisent de nombreuses
apocopes (“ deg ” pour dégueulasse), et plus fréquemment
encore des aphérèses (“ leur ” pour contrôleur, “ zic ” pour
musique).
Exemple 2 : la verlanisation (parler verlan, à l’envers) fréquente
chez les jeunes (“ meuf ” pour femme, “ keum ” pour mec, “
reum ” pour mère, etc.
Exemple 3 : prédilection pour certaines suffixations, comme “ -
os ” (les musicos, ou même les “ zicos ”).
Le sexe
( La variation diagénique)
Dans la variation diagénique ( appelée aussi
variation sexolectale), le facteur genre (sexe) renvoie
à une réalité sociale facilement observable: les
femmes ne parlent pas comme les hommes.
Plusieurs auteurs ont noté l’asymétrie
homme/femme face à la langue.
Labov, par ex. a observé que “ les femmes, plus sensibles que
les hommes aux modèles de prestige, utilisent moins de
formes linguistiques stigmatisées, considérées comme
fautives, en discours surveillé ” (1998 : 32). . En réalité, Labov
constate une sorte de paradoxe : “ les femmes emploient les
formes les plus neuves dans leur discours familier, mais se
corrigent pour passer à l’autre extrême dès qu’elles passent
au discours surveillé ”.
Ultérieurement, Labov revient toutefois sur cette première
interprétation du conformisme linguistique des femmes : “ il
est possible d’interpréter le conformisme linguistique des
femmes comme étant le reflet de leur plus grande
responsabilité dans l’ascension sociale de leurs enfants ”
(Labov, 1998, p.32).
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Source de variation Sexe
Type de variation La variation
diagénique
Variété
Sexolecte
sociolinguistique
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Les contextes d’utilisation : (les circonstances de
l’acte de communication)
( La variation diaphasique )
Que l’on appelle également variation situationnelle. Ici,
ce n’est pas la société qui est divisée mais le locuteur
qui, selon les situations de communication dans
lesquelles il se trouvera, emploiera divers styles ou
registres de la même langue.
La situation de parole, les circonstances de l’acte de parole
(lieu, moment, statut des interlocuteurs, objectifs de
communication, etc.) sont un autre facteur de diversification.
On parle de “ registres ” ou de “ niveaux ” de langage.
Exemple 1 : Langage usuel vs langage administratif
(comparez “ mort ” et “ décédé ”, “ habiter ” et “ être
domicilié ”, “mon mec ”, “ mon mari”, “ mon époux ”, “
mon conjoint ”, “ spleen ” et “ bourdon ”).
Exemple 2 : la négation simple vs double. Comparez “ Je
ne sais pas ” et “ Je sais pas ”.
Situation de
Source de variation communication
Type de variation La variation
diaphasique
Variété
Idiolecte
sociolinguistique
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Conclusion
La langue est un système qui manifeste un
ensemble de variations dans ses usages, et dont
l’approche sociolinguistique permet de décrire la
structuration, en relation avec les représentations
partagées (normes, valeurs, attitudes) par la
communauté linguistique.
Références bibliographiques
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WEINREICH U. et alii,(1968), «Empirical foundation for a theory of language
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Sitographie :
www.sociolinguistique.fr