Cours TS
Cours TS
2020/2021
Filière: Génie Electrique
Module :
Traitement du Signal et Acquisition de données
Elément du module :
Traitement du Signal
Références:
I) “Théorie et traitement des signaux”, F. de Coulon, Eds. Dunod
II) “An introduction to the analysis and processing of signals”, P.A. Lynn, Ed. Macmillan
III) “Méthodes et Techniques de traitement du signal et applications aux mesures
physiques”, tome 1, J. Max, Ed. Masson
IV)“Traitement numérique des signaux ”, [Link], Eds. Dunod
Objectifs du cours :
Enseigner les concepts et méthodes de bases en TS pour la Physique
distributions spectrales,
convolution et systèmes linéaires et invariants, spectroscopie,
corrélation des signaux, échantillonnage, interférométrie,
signaux numériques, modulation, diffraction,
signaux aléatoires estimation et détection, modélisation,
... analyse spectrale, ….
détection synchrone,
filtrage,
...
3
Plan
Plandu
ducours:
cours:
I CONCEPTS
I.1 Introduction
I.2 Transformations des signaux
I.3 Fonctions de corrélation et densités spectrales
I.4 Impulsion de Dirac
I.5 Signaux numériques
I.6 Signaux aléatoires
II METHODES
II.1 Systèmes linéaires et invariants
II.2 Détection et Estimation des signaux
II.3 Modulation et détection synchrone
II.4 Analyse spectrale
II.5 Filtrage des signaux
4
II Concepts
Concepts I.1 Introduction:
Photographie ...
5
Traitement du signal = procédure pour:
En Physique:
TS
Système
Physique en signal
Transmission Détection Analyse
évolution
Sources de interprétation
"bruit"
6
Exemples: Astronomie:
Ondes éléctromagnétiques
informations sur l’étoile
Trait. Signal.:
signal
échantillonnage
filtrage V(t)
Atmosphère bruit
analyse spectrale
...
Physique du solide:
Lumière
I(t) Trait. Signal.:
Lumière transmise
analyse spectrale
incidente détection synchrone
détecteur ...
échantillon test
fente à ouverture
périodique
7
B) Classification des signaux :
La théorie du signal est indépendante de la nature physique du signal et des variables libres
[Fig.2.10,(I)]
9
Classification énergétique:
10
I.2 Transformations des signaux :
(ou Représentation vectorielle des signaux)
Hypothèse: signal uni-dimensionnel et analogique
an ibn a ibn
co ao , cn , c n n
2 2
*
Cas particuliers: xT t réel an , bn c n cn
xT t pair bn 0 n c n cn
xT t impair a n 0 n c n cn
Notation complexe introduction de fréquences “négatives”
Représentation graphique: Re(cn), Im(cn) ou |cn| , Arg(cn)
centre de symétrie en t=T/4 : symétrie demi-onde absence d’harmoniques paires
si t = temps (s) f = fréquence (Hz); si t = distance(m) f = fréquence spatiale (m-1) etc
Définition : déf .
F x(t ) X f xt exp i 2ft dt " Transformée de Fourier" de xt
et
1
xt F X f X f expi 2ft df " Transformée de Fourier inverse"
X(f) = fonction réel x(t) est paire; fonction imaginaire pure x(t) est impaire
t fo f
-T T
xT(t) fonction non-périodique x(t) lim cnT X f
T
Lorsque T : fo=1/T df intervalle infinitésimal et
xt F 1 X f
nfo f variable réelle continue
15
Propriétés de la transformée de Fourier :
critère d'existence:
Signaux à énergie finie = condition suffisante
Signaux à puissance moyenne finie =>T.F. existe au sens des distributions
autres propriétés:
a x(t)+b y(t) a X(f)+b Y(f) Linéarité
déf !
x(t) y(t)
.
X f 'Y f f 'df X Y f Y X f
Modulation
x(t) y(t) X(f) Y(f) Produit de convolution
16
The Joye of Convolution Magnitude and Phase Spectra
C) Transformée de Laplace: (aperçu)
Définition :
L xt X L s xt exp s t dt , avec s i et ,
0
XL = outil de caractérisation des systèmes de traitement des signaux (cf. chap II.1)
i
1
Transformée inverse : xt X L s exps t ds
2i
i
décalage 'fréquentiel':
L x(t ) e at X L s a
signal à t=0-
dx(t )
dérivation : L s X L s x0
dt
d n x(t ) n n 1 n 2 df 0 df n 10
dérivation multiple : L n
s X L s s x0 s
dt dt dt n 1
t X s
intégration : L xt 'dt ' L
0 s
18
Pôles et Zéros d’une Transformée de Laplace rationnelle:
X L s A
s z1 s z2 s z2
s p1 s p2 s p3
i 2f zi
Hyp: signal causal X ( f ) X L i 2f A
i 2f pi
i 2f zi
et X ( f ) A
i 2f pi
wi f i 2f zi ; w i f Arg i 2f zi
wi Re(s)
wi
zi
wi
X f et Arg X f wi f vi f
vi i i
t 1 pour t 0
Exemple: x t t e ,
et t
0 pour t 0
1
X L s
s
20
Im(s)
1
X f ; Arg X f v f
v i2f v
v
Re(s)
Arg X f
X f
1/
f
f
21
un pôle proche de l’axe imaginaire tend à augmenter |X(f) | aux alentours de
f=Im(pi)/2
un zéro proche de l’axe imaginaire tend à diminuer |X(f) | aux alentours de
f=Im(zi)/2
dans des cas simples (nombre réduit de points singuliers) cette méthode permet de
rapidement tracer une esquisse de |X(f) |
dans des cas plus complexes elle peut servir de base pour automatiser, par voie
informatique, le tracé de |X(f) | et Arg[X(f)]
pour tout signal physique: nombre de pôles > nombre de zéros
pour un signal réel: les points singuliers apparaissent par paires de complexes
conjugués
22
I.3 Fonctions de corrélation et densités spectrales :
Outils mathématiques pour “mesurer la similitude” entre signaux
A) Fonction d’intercorrélation
Définition “Fonction d’intercorrélation des signaux
xy x* t yt dt
x(t) et y(t)”
xy xt y t 0
Valeur moyenne ‘temporelle’
(b) lorsque =tle signe de x(t).y(test toujours positif
xy to = c W = maximal
x
En termes mathématiques: xy = produit scalaire de x(t) et y(t)
24
B) Densité interspectrale d’énergie
On a:
xy x t y
*
!
t dt x* t y t
X f
“Densité interspectrale
déf.
F
xy *
Y f xy
f
d’énergie”
Conséquence:
xy f 0 X ( f ) 0 et Y ( f ) 0
xy ne comporte que des fréquences
partagées par x(t) et y(t)
(il suffit que X(f) ou Y(f) soit nulle en f=fo pour que
xy fo 0 )
25
C) Fonction d’autocorrélation : Cas particulier: y(t)=x(t)
“Fonction
x x* t xt dt
d’autocorrélation de x(t)”
x x
* x paire si x(t) est réel
26
D) Densité spectrale d’énergie
“Densité spectrale
X f
déf.
2
F x x f
d’énergie”
Propriétés : Par transformée inverse: x X f 2 e i 2f df
!
2
x 0 X f df Wx x mérite bien son nom!
27
E) Cas des signaux à puissances moyenne finie :
xy ne convergent pas nécessite des définitions différentes
T
2
1
Fonction d’intercorrélation: xy lim x t yt dt
*
T T
T
2
T
2
1
Fonction d’autocorrélation: x lim x t xt dt
*
T T
T
2
x 0 Px
1 2 t
on peut montrer que: x f lim X f , T où X f , T xt , T xt rect
T T T
(Coulon)
28
I.4 Impulsion de Dirac (en théorie du signal): t
A) Définition
“Construction” de (t): Soit x to , T Valeur moyenne dex(t) sur [to-T/2, to+T/2]
to T
2
1 gT(t)
x to , T x(t )dt xt gT t to dt
T
to T
Surface = 1
2 1/T
1 t t
où gT t rect
T T -T/2 T/2
29
! x(t)
lim x to , T xt0 action de t
T0 T x(t)gT(t-to)
T x to , T
to t
to-T/2 to+T/2
D’où la conclusion que les propriétés de l’impulsion de Dirac sont identiques à celles d’un
signal rectangulaire dont la largeur tend vers 0 et la hauteur vers l’infini, à surface constante.
le choix de gT(t) n’est pas unique (cf. théorie mathématique des distributions)
(t) = idéalisation d’une situation réelle
ex: la réponse d’un système à un signal “extrèmement bref” sera décrite par sa
réponse à l’impulsion de Dirac (c’est-à-dire par la limite asymptotique où la durée
du signal tend vers 0)
30
Propriétés
(t) 1
(t-to) exp (-i2fto) (cf. T.F. d’un signal retardé)
4) x(t)(t-to)=x(to) (t-to) (proche de to, le signal x(t) peut être remplacé par x(to) …)
x(t) T.x(to)gT(t-to)
to t
to-T/2 to+T/2
31
Représentation graphique (t-to)
1
to t
B) Signaux périodiques
xT t X n expi 2 nfot où Xn = coefficients de Fourier X(f)
n
fo = 1/T; T = période
Xn
X f X n f n fo
n
nfo f
32
Produit d’un signal d’énergie finie par un signal périodique:
z(t) = xT(t) y(t)
. Z f X f Y ( f ) n X f n f
o Y ( f )
n
Zf X n Y f n fo
n
Y(f) Z(f)
Y(0)
Y(0).X1
f fo f
-fo
33
I. 5 Signaux numériques
A) Introduction
En Physique il est fréquent que les résultats expérimentaux soient sous forme d’une
suite de valeurs numériques. Pour caractériser et traiter un tel signal numérique on
peut utiliser les même concepts mathématiques qu’au chapitre précédent, à condition
de les adapter aux contexte numérique.
Les possibilités d’application du traitement numérique des signaux sont d’autant
plus nombreuses que la vitesse de calcul des microprocesseurs est élevée.
Les signaux numériques dérivent souvent d ’un signal analogique par
35
1 n
comme t nT
T
T
f (T.F. d'un "peigne de Dirac",
n n cf cours de mathématiques)
1 n
T
d'où xe t X a f f
n T
1 n
Xef Xa f = X(f) pour T=1
T n T
fmax fmax f
1/T
i 2fno
3) Retard: pour y(n) = x(n-no) Y f X f e
4) Produit de convolution:
y k xn g k n x g k g xk Y f X f G f
n
Pour des signaux à durée limitée, il existe une relation réciproque entre les N valeurs de
x(k) et les N valeurs prises par X(f) sur une période :
no N 1
Pour x(n) non nul sur [no, no+N-1] : X(f ) x(n)e i 2fn
n no
d'où en notant
X(m) = X(m/N) :
no N 1
i 2 m n N N "Transformée de
X ( m) x ( n )e N , m , , 1
2 2 Fourier Discrète"
n no
N1
1 2 i 2 m n
xn
N
NX (m)e N , n no , , no N 1
m
2
39
x(k)
Toute l'information sur le signal est
contenue dans les N valeurs de x(k)
ou de X(m)
La "Transformée de Fourier
figure scannée #2
Rapide" (TFR) est un algorithme
efficace qui permet de calculer la
TFD en tenant compte des
redondances apparaissant dans
l'expression de la TFD. La TFR rend
accessible le calcul en temps réel de
la transformée de Fourier des signaux
à durée limitée.
En cas de signal à durée illimitée,
[Fig 3.1, (IV)]
la TFD ne s'applique que sur le signal
FFT spectrum analyser demo tronqué. 40
D) Transformée en z (un aperçu)
Définition
T .z xk X z z x(k ) z k , avec z "Transformée en z de x(k)"
k
Pour les signaux usuels le domaine de convergence de Xz(z) est un anneau centré sur
chap II.1)
1 pour k 0
exemple : x(k ) k k , avec k
0 pour k 0
z
et 1 X z z
z 41
Caractérisation du signal par les points singuliers de Xz(z):
X z z A
z z1 z z2 z z2 z = ei2f
z p1 z p2 z p3 vi wi zi
pi Re(z)
(voir §I.3C) 2f
0
wi
X f et Arg X f wi f vi f
wi i i
Im(z)
z
exemple : X z z , 1 z = ei2f
z
w1
p1 = , z1 = 0 v1 Re(z)
0 pi
||w || n'intervient que sur la phase du signal
|X(f)| est périodique
42
|X(f)|
1
1
f
1
-1 1
1
un pôle proche du cercle unité tend à augmenter |X(f) | aux alentours de f=Im(pi)/2
un zéro proche du cercle unité tend à diminuer |X(f) | aux alentours de f=Im(zi)/2
dans des cas simples (nombre réduit de points singuliers) cette méthode permet de
rapidement tracer une esquisse de |X(f) |
dans des cas plus complexes elle peut servir de base pour automatiser, par voie
informatique, le tracé de |X(f) | et Arg[X(f)]
pour tout signal physique les pôles sont à l'intérieur du cercle unité
pour signal réel: les points singuliers apparaissent par paires de complexes
43
conjugués
E) Corrélation des signaux
Par analogie avec les signaux analogiques on définit les fonctions de corrélations suivantes:
fonction
d' intercorrélation : xy k x l y l k
l
densité interspect rale d' énergie : xy f X f Y f
fonction d' autocorrélation : x k x l xl k
l
2
densité spectrale d' énergie : x f X f
Wx = x 0 xl 2 X f 2 df
l 1
2
44
I. 6 Signaux aléatoires
A) Introduction
45
B) Notion de Probabilité
déf .
nA
Probabilité de l'événement "le résultat de l'expérience est A" : PA lim
N N
46
n AB n A n AB déf
nA
or PA, B lim lim lim PB / APA
N n A N N n A N N
"P(B/A)" P(A)
Probabilité
P(B/A) = Probabilité que B ait lieu sachant que A a eu lieu conditionnelle
Evénements indépendants :
P ( B / A) P ( B ) PA, B PAPB
47
C) Processus aléatoires
un phénomène (ou processus) est dite aléatoire lorsqu'il dépend d'une certaine
manière des lois du hasard
les signaux produits par un processus aléatoire sont imprévisibles ; ils ne possèdent
pas de représentations temporelles analytiques
un signal aléatoire observé peut être considéré comme une réalisation particulière
d'un ensemble de signaux similaires qui sont tous susceptibles d'être produits par le
même processus aléatoire
Expérience virtuelle :
Considérons le processus aléatoire: "tension électrique aux bornes d'une résistance R
non polarisée"
Des mesures de tension effectuées simultanément sur plusieurs résistances identiques
(même R, même environnement,...) donneraient lieu à des signaux différents.
48
xˆ t , = tension mesurée sur la résistance nu° bruit "thermique")
1
t1 t2 t
2
signaux susceptibles d'être
3 produits en mesurant la
tension aux bornes d'une
résistance R
Description mathématique:
Le processus aléatoire est représentée par une famille de fonctions xˆ t , ou, plus
simplement, x̂t
est un élément de l'espace des épreuves : il décrit la nature aléatoire du processus
chaque membre de x̂t est un signal aléatoire qu'il convient de noter simplement x(t)
49
Densité de probabilité
Les propriétés statistiques d'un processus aléatoire peuvent être décrites au moyen
d'une densité de probabilité
précision de la mesure
N m, ti
Prob mx xi m 1x lim
N mes N mes
p 1
N(m)
N k , ti
et Prob mx xi px lim k m
x N mes N mes
x2
Prob x1 xi x2 px, ti dx
x1
nx, ti
où px, ti lim = densité de probabilité de x̂i
N mes N mes
p(x, ti) = concept purement théorique. En pratique la précision et Nmes sont finis
51
Probability distributions
Fonction de répartition :
On appelle fonction de répartition la fonction F(x, ti) = Prob[xi x]
x
dF x, ti
F x, ti px' , ti dx' px, ti
dx
Il est parfois pus facile de calculer d'abord F(x, ti ) pour ensuite en dériver p(x, ti )
Le comportement statistique d'une variable aléatoire est décrit par sa fonction de
répartition ou par sa densité de probabilité
Processus multiples
En cas de plusieurs variables aléatoires, xˆi et yˆ j , on peut définir des densités de
probabilités conjointes par:
Pr ob xi x et y j y px, y; ti , t j dxdy
x y
52
D) Espérances mathématiques
Toute fonction f d'une variable aléatoire x̂i est une variable aléatoire fˆi .
Statistiques du 1ierordre :
valeur moyenne statistique: x ti E xˆi x px, ti dx
2
valeur quadratique moyenne: mx 2 ti E xˆi x px, ti dx
2
variance : 2
x ti E ˆ
x
i x ti 2
m
x 2 x ti 2
C x t1, t2 E xˆ1 x t1 xˆ2 x t2 Rx t1, t2 x t1 x t2
54
Processus Stationnaires
On désigne par stationnaire les processus dont les caractéristiques statistiques sont
indépendantes du temps : px, ti px ;
x ti x
Rxy t1, t2 Rxy avec t2 t1
Exemples:
- les numéros gagnant de la loterie national obéissent à un processus stationnaire!
- les chutes de pluies à Strasbourg sont issues d'un processus non stationnaire: il peut en
moyenne plus souvent au mois de novembre qu'au mois d'août... 55
E) Moyennes temporelles et ergodisme :
Il n'est pas toujours possible de réaliser un nombre suffisant de mesures pour établir les
propriétés statistiques d'un processus aléatoire.
On peut calculer les valeurs moyennes temporelles d'un signal aléatoire pour extraire
des informations complémentaires sur le comportement moyen du processus
l'inexistence d'expressions analytiques pour décrire les signaux aléatoires rend les valeurs
moyennes temporelles impropres au calcul. Elles indiquent cependant la procédure
expérimentale à suivre. ([Link]. calcul numérique sur un tableau de valeurs expérimentales)
Par convention on considère les signaux aléatoires comme ayant une puissance moyenne finie
La durée d'observation est nécessairement finie...
56
Principales moyennes temporelles :
T
2
1
valeur moyenne : x lim
T T
Tx(t ) dt
2
T
2 !
2 1 2
valeur quadratique moyenne : x lim
T T
Tx (t ) dt Px
2
57
Ergodisme
x x ; mx 2 x 2 ; Rx x
58
F) Densité spectrale
Comment décrire la distribution spectrale moyenne d'un signal aléatoire?
La transformée de Fourier d'un signal aléatoire est elle même aléatoire...
La densité spectrale de puissance d'un signal x(t), donnée par:
X f , T 2 t
x f lim avec X f , T xt rect
T T T
Lorsque x(t) représente un signal aléatoire x est aussi aléatoire, d'où la nécessité de
X f , T 2
f lim E
redéfinir la densité spectrale de puissance par: x T T
2
X f ,T
xi t , T X i f , T xi f i
T
xi(t)
-T/2
T/2
59
Théorème de Wiener-Khinchine : (sans démonstration, cf Coulon)
Définition unique de la densité spectral d'un signal, qu'il soit déterministe ou aléatoire
T ~
x(t) 1
T dt A/D FFT x no
0
retard
60
F) Processus aléatoires corrélés et processus indépendants
Recherchons la relation linéaire entre vˆi et wˆ j qui tient compte au mieux des propriétés
statistiques de ces deux variables aléatoires.
61
pour quelle valeur de la constante A, l'erreur quadratique moyenne (A),
définie par A E vˆi Awˆ j est minimale?
2
d A E vˆi wˆ j 2
C xy
(A) est minimale 0 A , t j ti
dA
E wˆ j 2
y 2
2
déf 2
et min 2
x 1
C xy
2 2
x 1 2
x y
coefficient de corrélation normalisé
on a toujours 1 car est par définition 0
min
62
!
)1 min = 0 vˆi Awˆ j xˆi et yˆ j sont totalement corrélés
2
)=0 min = x xˆi et yˆ j sont non-corrélés
wj
wj
vi
vi
points expérimentaux
proche de 1 proche de 0
) et par conséquent Cxu() ou Rxy() mesurent le degré de corrélation entre
y(t) t
t1
t1
m=27
xy k
x(n)
y(n) m=43
x(n) y(n)
64
[Figure 6.1 et 6.3 (II)]
x(n)
xy k
y(n)
65
Mémoire d'un processus :
mémoire du processus
c
La mémoire d'un processus est d'autant plus faible que la densité spectrale des signaux
produits est étendue
66
Bruit blanc
Le cas extrême x c représente un processus virtuellement sans mémoire.
Un tel signal comporte toutes les fréquences avec la même densité. Par analogie avec
la lumière blanche, on dénomme un tel signal bruit blanc
Processus indépendants
Deux processus aléatoires stationnaires xˆ t , yˆ t sont indépendants si leur densité de
probabilité conjointe est égale au produit de les densités de probabilité marginale:
p xy x, y p x x p y y (*)
67
Somme de variables aléatoires
densité de probabilité
zˆ xˆ yˆ p z z p xy x, z x dx
si les processus sont indépendants: pxy(x,y)=px(x)py(y)
p z z p x x p y z x dx p x x p x x z
et
variance
z 2 x 2 y 2 2C xy
68
IIII Méthodes
Méthodes II.1 Systèmes linéaires et invariants
Système de TS signal de "sortie"
A) Introduction S
signal "d'entrée" x(t) y(t)=S{x(t)}
Linéarité
système linéaire
x t ai xi t y t ai yi t , avec yi t S xi t
SL
i i
Invariance
système invariant
x t x0 t T SI y t y 0 t - T , avec y 0 t S x0 t
SLI y(t) et x(t) sont reliés par une équation différentielle linéaire à coefficients
constants
Sauf indication contraire, nous supposerons par la suite que le système S est linéaire et
invariant.
System Properties
70
Interactive Lecture
C) Réponse impulsionnelle
Définition
Réponse impulsionnelle : g(t) = S{(t)}
71
Modélisation: ~
x t x(t)
~
x t = suite d'impulsions de largeur t et
d'amplitude x(k. t), avec k
SLI
~ t k t ~ ~ t k t
x t xk t rect
t
y t x k t t g t
k k
1 t
où g~ t S rect
t t
1 t
Limite où t dt' : rect t ; g~ t g t ; ~
x t xt et ~
y t y t
t
t
t dt ' et kt t '
k
y t xt 'g t t 'dt ' x g t g xt
72
Illustration:
~
x t g~ t o t '
t'
t
t'
~
y t
t0+t' t0 t
g(t0-t').x(t')
(<0)
t t0 t
73
D) Réponse fréquentielle
même signal
La description des système SLI est analogue à celle des signaux (même outils math.)
(*) décrit comment la distribution spectrale d'un signal est modifié ou "filtré" par S.
Un SLI ne peut créer de nouvelles composantes spectrales: X f f o 0 Y f o 0
74
g(t) ou G(f) permettent de calculer la réponse de S à un signal quelconque
t
Un système est dit causal lorsque g(t<0) = 0 y t xt 'g t t 'dt '
le signal de sortie à l'instant t dépend du signal d'entrée aux instants t' t
75
Régime harmonique xt xo ei 2f ot xo f f o
i2f t
Y(f)=G(f);X(f) = G(fo)(f-fo) xo y(t) xo G(fo ) e 0
|G(f)| = gain de S
Arg[G(f)] = déphasage causé par S
76
E) Fonction de Transfert
77
G f
Exemple:
1
s
G s avec réel positif
s
Im(s) 0
f
v i2f Arg G f
2
w
p
f
- z
Re(s) 2
Exemple:
x(k) G(z)=z-1 y(k)= x(k-1)
k l 1
l k 1
Y z xl 1z xk z z 1 X z
l k
G(z)
[* voir p 58, Ré[Link]] 79
Systèmes en cascades et Décomposition d'un système en éléments simples :
G1 G2 Gn G
avec G(s) = G1(s).G2(s). ... . Gn(s) points singuliers de G = (pts. singuliers des Gi )
Tout système physique possède au moins autant de pôles que de zéros car :
f
fm
G f où m et n = nombre de zéros et de pôles
fn
f
si m>n G f ce qui n'a pas de sens physique
81
F) Convolution et corrélation x(t) y(t)
SLI: g(t)
on a : y t xt 'g t t 'dt ' xt 'g t ' t dt '
!
en posant gˆ t g t , on peut écrire : y t xt 'gˆ t ' t dt ' xgˆ t
x g t xgˆ t
les opérations de corrélation et convolution sont liées
On peut considérer l'opération d'un SLI comme une mesure de la corrélation entre
deux signaux (x(t) et g(t)): le signal de sortie est "construit" à partir des composantes
fréquentielles communes au signal d'entrée et à la réponse impulsionnelle.
Cas particulier: lorsque g(t)=x(-t), y(t) = fonction d'autocorrélation du signal
Ce type de système est connu sous le nom de filtre adapté.
ce filtre n'est pas causal; on doit retarder la réponse impulsionnelle de la durée T de x(t)
x(t) x T t
x(-t-T) 82
G) Densité spectrale et densité de probabilité
Nous avons vu au chap I.6 que la densité spectrale de puissance x(f) est un moyen
efficace pour décrire la distribution spectrale des signaux aléatoires, pour lesquelles la
transformée de Fourier est elle même aléatoire.
Comment x(f) est-elle modifiée par un SLI ?
x(t)
SLI: g(t) y(t) = signal aléatoire
signal aléatoire
g t x t
y t g t x t y f G f 2 x f
yf
x f G f
2
f
f f
Le traitement par un SLI affecte la densité de probabilité, p(x, ti), qui caractérise le
signal aléatoire.
x(t) y(t)
SLI
p(x, ti) p(y, ti ) = ?
Il s'agit d'un problème difficile qui ne possède pas de solution générale. Ainsi pour un
même SLI, p(y, ti ) peut être différente pour deux signaux x(t) de même p(x, ti )!
Exemple: y1(t)
x1(t)
SLI: filtre
passe-bas y2(t)
x2(t)
p(x) p(y) y1 y2
1/2
x y
[Fig. 7.23 (II)] 85
Valeur et Puissance moyennes
La valeur moyenne temporelle d'un signal est par définition égale à sa composante
continue, c'est-à-dire au terme de fréquence nulle de sa transformée de Fourier X(f=0)
D'où la relation suivante entre les valeurs moyennes des signaux d'entrée et de sortie
d'un SLI :
y t Y 0 G 0 X 0
86
II.2 Détection et Estimation des signaux
A) Introduction
87
Hypothèses :
bruit additif x(t) = s(t) + b(t)
bruit
signal 'utile'
sb 0,
µs=µb=0
88
B) Détection d'un signal périodique
x(t)
corrélateur x
x(t)
T
2
1
On peut écrire : x lim
T T
Tst bt st bt dt
2
s sb bs b
=0 =0 = 0 pour b
pour b : x() = s() = fonction périodique de même période que s(t)
Illustration
~
x f
~x
b -1/to 1/to
[Fig.13.21 (I)]
90
C) Détection d'un signal périodique de période connue
L'information a priori sur la période permet en principe d'améliorer le rapport signal sur bruit
x(t)
indépendant xp
corrélateur
de b(t) p(t)
xp sp bp sp
fonction périodique de même
=0 période que s(t)
91
D) Mesure du retard entre signaux de forme quelconque
Lorsque deux signaux, x1(t) et x2(t), comporte le même signal utile, s(t), mais décalé dans le
Principe
x1(t)=s(t-t1)+b1(t)
corrélateur xz
x2(t)=a.s(t-t2)+b2(t)
si s(t) est de forme connue, cette opération est équivalent à un filtrage adapté
92
Illustrations
a) Mise en évidence de
différents chemins de
propagation et mesure de leurs
coefficients d'absorption
Exemple :
x(t)
Intensité
signal utile
t t
informations sur
ti
le matériau
impulsions lumineuses conductivité électrique
semiconducteur
94
Stimulation périodique x(t) = s(t) + b(t) avec s(t+mto)=s(t), m
Principe source
u(t) Système
Système b(t) et s(t)
d'excitation indépendants
physique
physique
Générateur
Générateurde
de x(t)=s(t)+b(t)
signaux
signauxpériodiques
périodiques
corrélateur ux
u(t) corrélateur
moyenne temporelle
1 t nTo s
pour u t rect avec t f To ux de s(t) sur
t To
n f tf [-tf/2, tf/2]
95
Illustration
x(t)=s(t)+b(t) u(t) tf
><
t
t
To 2To
~xu
[Fig.13.24 (I)]
s
idéalisation tf 0 u t t nto et ux to
n
96
F) Estimation par accumulation
Il s'agit d'une méthode numérique : la réponse x(t-ti) d'un système à une stimulation à
l'instant ti est échantillonée aux instants ti+[Link], k= 1,...,N, et stocké dans N mémoires
numériques. Les N valeurs sont moyennées avec les mesures précédentes.
stimulus
[Fig.13.13 (I)] 97
Contenu de la kième mémoire après la iième mesure:
xi kTe (i 1) xi 1kTe
xi kTe
i
Après M mesures :
1 M
xkTe xi kTe skTe b
N i 1
M
1
[Fig.13.13 (I)] avec b
M
bi kTe 0
i 1
98
Ecart - type
b composante aléatoire de xkTe
1 M
x2 b2 variance
M
bi kTe
i 1
2
hypothèse: ... bi-1, bi ,bi+1...= variables aléatoires indépendantes de variance b
M
b
b2 b2 d'où x
i 1
M
99
G) Estimation de la réponse impulsionnelle par corrélation
En première approximation, les systèmes physiques ont un comportement linéaire à
condition que les excitations aient une énergie suffisamment faible.
L'invariance temporelle est synonyme d'absence de vieillissement ou d'usure du
système.
Dans ces conditions on peut caractériser un système physique par ses réponses
100
Méthode corrélative
or by bˆ y , où bˆt b t
bˆ b g bˆ b g
b g
by g by f G f
101
Un bruit blanc est physiquement irréalisable.
Il suffit que b(f) c aux fréquences où G(f) est non-négligeable
G(f)
f
domaine linéaire W b2 D
limitation de l'énergie du signal pas de limitation intrinsèque sur W
d'entrée W= A2T 102
Variation du point de fonctionnement
indépendant de b(t)
x(t)
générateur
générateurde
de
bruit
bruitblanc
blanc
b(t) corrélateur by g
corrélateur
=0
car b et yx indépendant
103
Exemple: Résonances Magnétiques
Principe:
Le système physique est caractérisé par une série de niveaux d'énergie
Levée de dégénérescence sous champ magnétique
Absorption d'une onde électromagnétique
Il y a résonance lorsque l'énergie des photons coïncide avec la différence énergétique
entre deux états quantiques (électronique ou nucléaire): E=h
E
E
B 0 B 0
E
h
système
physique 104
Modélisation
h(t)
Source
Source
Générateur
Générateur hyperfréquences
hyperfréquences
Alimentation
Alimentation f(t)
Aimant
Aimant
échantillon
test
105
Méthode directe : Intensité et fréquence de l'onde constante
variation lente du champ magnétique
x(t)=f(t)
Inconvénient: Temps de mesure relativement élevé
Méthode corrélative :
Champ magnétique fixe
L'intensité de l'onde est aléatoire et à large bande spectrale ( bruit blanc)
Mesure de la réponse fréquentielle du système par intercorrélation du signal
d'absorption et du signal aléatoire h(t) + transformée de Fourier
106
h(t)
h(t) y(t)
y(t)
GGf f
~~yh
yh
107
II.3 Modulation et détection synchrone
A) Modulation
On parle de modulation d'amplitude lorsqu'un signal x(t) est multiplié par un
signal auxiliaire m(t) (signal de modulation).
xm t x(t ) m(t ) X m f X f M f
X(f) Xm(f)
A
A/2
f f
le spectre du signal original est transposé dans un intervalle de fréquences centré sur fm
109
Echantillonnage réel
110
Le signal numérique x(k) représente un paramètre (amplitude, surface) du signal
échantillonné.
Réciproquement, la conversion signal numérique analogique passe par la génération
d'un signal échantillonné qui est ensuite traité de manière adéquate pour reconstituer au
mieux le signal original
On peut écrire :
t
et rect t nTe
D n
sin Df 1 1
E f D f nfe , fe
Df Te n Te
sin Dnf e
d'où se t st et Se f S f E f S f Df e Dnf e
f nf e
n
sin Dnf e
Se f Df e Dnfe S f nfe
n
111
sin 2 Dnfe
et (cf exercice) e f D f e
2 2
Dnf 2 s f nfe
n e
nécessaire pour respecter le critère de Shannon ( fe>2fmax) et éviter toute déformation par
112
repliement. On parle de filtrage anti-repliement.
B) Détection synchrone
transmission et
traitement du
Transfert du spectre reconstitution
signal
vers les fréquences du signal
plus élevées d'origine
114
a) Modulation et démodulation par un signal sinusoïdal
S(f) Sm(f)
A
A/2
f f
fmax -fm fm
sd t sm t ud t
1 e i e i déphasage souvent inévitable
S d f S f cos S f 2 fm S f 2 fm
2 4 4 entre les signaux de
modulation et démodulation
115
Illustration dans le cas = 0 :
Sm(f) Sd(f)
1 e i e i
Cas général: S d f S f cos S f 2 fm S f 2 fm
2 4 4
2 f m f max , 2 f m f max
1 1 1
S d f S f cos S f 2 f m S f 2 f m
2 4 4
116
| Sd(f) | l'amplitude du terme basse fréquences
A cos
A/2 2 varie avec le déphasage
f
-2fm -fm fm 2fm
composantes spectrales centrées, avant démodulation, sur les fréquences fm ,et
les transpose autour de la fréquence nulle.
117
b) Démodulation par un signal périodique de fréquence fm:
ud t cn cos2nf mt n (Série de Fourier, ud t 0 )
n 1
sd t cn sm t cos2nf mt n
n 1
S(f) Sm(f) B
A a1 A a2 A
2 2 a3 A
2 f
f
-fm fm 2fm 3fm
Filtre
Filtre
signal passe-bande
passe-bande
d'entrée Filtre
Filtre
passe-bas
passe-bas
u(t) signal
retard
retard
générateur variable de sortie
générateur u(t) ud(t) variable
de déphasage
designaux
signaux déphasage
périodique incontrôlé
incontrôlé
périodique
Modulation Démodulation
120
Exemple : Mesure d'une phototension
V()informations sur
électrode h la durée de vie des
transparente
porteurs électriques
V Voltmètre
photogénérés
électrode
Pour des raisons techniques la variation de est lente (déplacement des composantes
optiques du système - prisme, réseau,filtres optiques...)
V(t) = signal à basses fréquences
Les signaux parasites, ou bruit, proviennent des fluctuations de la tension en absence
de lumière.
121
Mise en œuvre de la détection synchrone:
Mode Lock-in
Pour mesurer la loi caractéristique U(p) on fait varier lentement le paramètre p sur un
intervalle donné. A cette variation lente est ajoutée une variation de p à fréquence élevée
de faible amplitude p
périodique de fréquence fm
t 123
U
En première approximation: U p U po p
p p
o
Détection synchrone:
ud(t) = signal périodique de même période que p
retard
retard
U(p) Filtrage
Filtragepasse-bande
passe-bande
centrée
centréesur
surfmf Filtre
Filtrepasse-bas
passe-bas
m
U
st a cos
p
U
on mesure ainsi po
p
124
Phénomène
Phénomèneàà Amplificateur
Amplificateur Détection filtre
Capteur
Capteur Détection filtre
étudier
étudier sélectif
sélectif synchrone passe-bas
synchrone passe-bas
Source
Sourcedede Générateur
Générateur
polarisation
polarisation pilote
pilote
Source
Sourcede
de
balayage
balayage
Exemple:
Iinc Iref capteur
capteur
B
t Alimentation
Alimentation
Aimant
Aimant
125
II.4 Analyse spectrale
Ce chapitre décrit différentes approches expérimentales permettant d'estimer les densités
spectrales des signaux physiques.
A) Corrélogramme et périodogramme
x(t) ~
corrélateur A/N TFR x n
x(t)
Limitations:
durée d'intégration du corrélateur
fréquence d'échantillonnage
126
Un périodogramme correspond à une réalisation approximative de la définition de x f
pour les signaux aléatoires
x(t)
X f ,T
X f ,T X f ,T
1 1 1
X f , T 2 X f , T 2 X f , T 2 = aléatoire
T T T
2
~ X f ,T
x f
T
moyenne sur N mesures
Limitations:
largeur et forme de la fenêtre temporelle T
durée de la mesure nombre finie d'estimation de X(f,T) 127
B) Analyseur à banc de filtres
1 t
Principe 2 dt
f1, B1 T t T
x(t) 1 t Affichage
f2, B2 2 dt
T t T multi-
canaux
1 t
fn, Bn 2 dt
T t T
filtres sélectifs
Bn
G(f)
Permet l'observation simultanée de tout le spectre
Résolution spectrale avec le nombre de composants
fn
Equipement lourd
128
C) Analyseur de spectre à balayage
Ce type d'analyseur fait appel au concept de transfert du spectre par modulation d'amplitude
x(t) xm(t)
Principe: filtre
filtresélectif
sélectif mesure
mesurededepuissance
puissance affichage
affichage
B,
B,fof (valeur
(valeurefficace)
efficace)
o
oscillateur
oscillateur générateur
générateurde
de
commandé
commandé balayage
balayage
B
|Xm(f)| > <
résolution spectrale = B
à chaque intervalle de fréquence ne
correspond qu'une faible fraction du temps
-fo fo f de mesure limite le rapport signal/bruit
129
D) Spectromètre interférométrique ou Spectromètre Fourier
Ce type d'analyseur de spectre exploite la relation qui relie l'interférogramme produit par
un interféromètre Michelson à la densité spectral du signal.
S'applique au cas où le signal est sous forme d'une onde électromagnétique.
Miroir fixe
Principe
compensateur Miroir semi-transparent
A
source B
Miroir
lentilles mobile
détecteur
sl
avec l = différence entre les chemins optiques A et B 130
Pour une lumière monochromatique de nombre d'onde k :
I
s l o 1 cos2kl , I est proportionnel à l'intensité de la lumière incidente
2 o
En cas de lumière "colorée" caractérisée par une distribution continue en nombre d'onde I(k)
1 i 2kx
s l I o I k e dk = interférogramme
2
x(l) I(k)
"x(l)"
132
II.5 Filtrage des signaux
G(f)
passe-bande coupe-bande
f 133
Une largeur de bande étroite engendre nécessairement une durée élevée de la réponse
impulsionnelle g t G f g G 1
|G(f)|
g(t)
< 1/fo>
f
fo
|G(f)|
g(t)
< 1/f1 >
f
f1
RCs
G s
LCs 2 RCs 1
C L
R Points singuliers:
1 zéro: z=0
RC R 2C 2 4 LC
2 pôles: p
2 LC
cas R2 L
C
|G(f)|
Im(s)
f
Re(s)
x fo 1 R 2C 2
-fo 4 LC
135
système mécanique: Amortisseur
Fext
Fext t
y(t) xt
Masse m m y(t)
0 Ressort SLI
k Amortisseur
position dy
d'équilibre F frott .
dt
d2y dy k
Equation différentielle: o 2 x, avec et o 2
dt 2 dt m m
Y s 1
G s 2
X s s 2 s o 2 Points singuliers: p o2
2 4
Les pôles sont symétriques par rapport aux axes Im(s)=0 et Re(s)=0
Les pôles sont situés sur un cercle de rayon 2fo
2
G s =G(s).G*(s) =G(s).G(-s) [g(t) réelle]
Les pôles de G(s) et G(-s) sont symétriques par rapport à l'axe Re(s)=0
Stabilité du filtre Re[Pôles de G(s)]<0
137
Im(s)
Exemple n=3 :
Pôles de G(s) x x Pôles de G(s)
x x Re(s)
x x
Gn=3 G1 G2 G1 G2
C2 L
A=1
R1 Ze=
x x C1
R2
x x +
x x
138
Filtres de Tchebycheff d'ordre n
déf
2 1
G f
f avec Cn = polynôme de Tchebycheff d'ordre n
1 Cn2
fo
f
1 Cn2
fo |G(f)| n=5
1
1 1
2 2
1/2
1+2 Butterworth
Tchebycheff
1 f
f
fo
139
C) Filtres numériques Réponses fréquentielles idéalisées de filtres numériques :
G(f)
passe-bande coupe-bande
passe-bas passe-haut
idem
f
fe/2 fe
fréquence d'échantillonnage
+ fléxibilité
- pas de fonctionnement en temps réel (nécessite la connaissance de tout x(k))
- nécessite stockage de nombreuses données 140
définition du filtre
Par convolution:
g(k)
L
x(k) y k g (l ) xk l
l 0
+ flexibilité filtrage
(L = durée de g(k))
- calcul long si L élevé
- nécessite stockage de nombreuses données
Réalisation récursive
L'équation aux différences, qui relient entre eux les
valeurs de x(k) et y(k), est l'équivalent numérique de
l'équation différentielle linéaire à coefficient constant x(k) SLI y(k)
Approximation numérique:
dyt y kTe y kTe Te convention
t kTe , avec Te période d' échantillonnage 1
dt Te
Réalisation du filtre: RC 1
y k y k 1 xk Equation récursive
RC 1 1 RC
algorithme informatique
filtre numérique
y(k)
+
x(k) * x(k) G(z)=z-1 x(k-1)
bo /ao
z-1 *
-a1/ao y(k-1) 142
1 pour k 0
Réponse impulsionnelle: réponse au signal k
0 pour k 0
hypothèse: pas de signaux à l'entrée pour k<0 y(k<0)=0
RC 1
on a: y k y k 1 x k , avec et
RC 1 1 RC
!
y(0)= ; y(1)= ; y(2)= ; ...; y(k)= k y(k)= k (k) = g(k)
Fonction de transfert:
z
k
G z g k z k z k
k k 0 z
143
Conception d'un filtre numérique:
Im(z)
|G(z)|
p
r o 2 f o
z2
0 Re(z)
z1 -fo fo 1/2 1-fo 1+fo
p*
G z
z 1z 1
z2 1
Y z
z rei z re i
o o z 2 2rz cos o r 2 X z
144
z 2Y z 2r cos o zY z r 2Y z z 2 X z X z
L'analogue numérique d'un système analogique peut être obtenu en choississant une
réponse fréquentielle du système numérique Gn(f) de même allure que son équivalent
analogique
de Gn(f)
Cette opération peut être réalisé par une transformation bilinéaire, définie par:
z 1 2f
s u pour s=i2f: u i tg
z 1 2
u décrit tout l'axe imaginaire lorsque f varie sur une seule période
s u
z 1
Ga s Ga u Ga Gn z
z 1
146
Filtre de Butterworth numérique d'ordre n:
1 1
Ga 2 s 2n
Gn 2 z 2n
s z 1
1 1
so so z 1
|Ga(f)| |Ga(f)|
fo f 1 f
fo