LA PROTECTION
Reconnaître les dangers
* Existe-il un danger, où est-il ?
* Qui est exposé au danger ?
* Avec quoi et avec qui assurer la
protection des personnes exposées ?
Mettre en œuvre la protection
Comment ?
* Contrôlant le danger
* Écartant les personnes exposées
* Balisant…
Les dégagements d’urgence
Dans quels cas ?
Pour toute victime en danger
réel
vital
immédiat
non contrôlable
Les dégagements d’urgence
Un dégagement d’urgence est
une manœuvre exceptionnelle
qui peut être dangereuse pour
une victime atteinte d’un
traumatisme
Les dégagements d’urgence
Saisie par les poignets
Les dégagements d’urgence
Saisie par les chevilles
Points clés
- Les prises de la victime sont solides.
- Le dégagement est le plus rapide possible,
sans prise de risques de la part du sauveteur.
LE SIGNAL NATIONAL
D’ALERTE
Début d’alerte
5s 5s
1 mn 1 mn 1 mn
41 s 41 s 41 s
Ce qu’il faut faire
Écouter la radio : France inter
Se confiner :
162kHz ou 1852m en GO
fermer portes,
fenêtres et volets ou regarder la télévision
(France 3)
Ce qu’il faut faire
Respecter les consignes Eviter toute
diffusées par les services étincelle
de secours
Ce qu’il ne faut pas faire
Aller chercher
les enfants à
l’école
Fumer
Téléphoner
Fin d’alerte
30 secondes
EXISTE T’IL UN DANGER ?
ACCIDENT
POUR LE SAUVETEUR
POUR LA VICTIME
POUR LES TEMOINS
STOP Est-il contrôlable ? NON
NON OUI
Dégagement d’urgence ? Je supprime J’interviens
le danger
NON
Je balise OUI
Je dégage
L’ALERTE
La chaîne de secours
La chaîne de secours ne peut fonctionner
sans son premier maillon : le témoin qui
protège et qui donne l’alerte.
Les moyens d’appel
Les numéros d’appel d’urgence
18 SAPEURS-POMPIERS
SERVICE D’ORDRE
15 SAMU 17 (police,
gendarmerie)
112 115
NUMERO D’APPEL
SAMU Social
D’URGENCE EUROPEEN
L’appel aux numéros 15, 17, 18, 112 ou
115 est gratuit sur tout appareil
raccordé au réseau téléphonique
national même en l’absence de
monnaie ou de carte téléphonique et
de code PIN pour les téléphones
mobiles.
L’usage des bornes d’appel est
également gratuit. Cet appel aboutit
directement à un service de secours
Le message
- Numéro de téléphone
- Nature du problème
- Risques éventuels : incendie, explosion…
- Localisation très précise de l’événement
- Nombre de personnes concernées
- Description de l’état de chaque victime
- Premières mesures prises et gestes effectués
- Répondre aux questions posées.
Toujours demander avant de raccrocher
Arbre de décision
Observer et analyser la situation :
situation accidentelle, danger,
victime réelle ou potentielle
Se localiser
Trouver un
moyen de
communication
Choisir le service
de secours adapté
Transmettre l’alerte : message d’alerte
LA VICTIME
S’ETOUFFE
Obstruction totale et brutale des VA
Le mouvement de l’air
est complètement
empêché du fait d’une
obstruction totale des
voies aériennes
Obstruction totale et brutale des VA
Risque pour la victime :
La vie de la victime est immédiatement menacée.
Résultat à atteindre :
Libérer les voies aériennes pour permettre à la victime
de respirer à nouveau.
La victime est le plus souvent en train de
manger ou, s’il s’agit d’un enfant, en train de
jouer avec un objet porté à sa bouche.
Brutalement, elle porte les
mains à sa gorge.
Demander :
« Est-ce que tu t’étouffes ? »
Points clés
Pour être efficaces, les claques dans le dos sont
données :
- Entre les deux omoplates ;
- Avec le plat de la main ;
- De façon vigoureuses (ou sèche).
Points clés
Pour être efficaces, les compressions
abdominales :
- Sont données en position correcte ;
- Dans une direction conforme ;
- Avec une force suffisante.
Obstruction partielle des VA
La victime :
• Parle ou crie (s’il s’agit
d’un enfant) et peut
répondre « Oui, je
m’étouffe ! » ou bien
« J’ai avalé de travers ! » ;
• Tousse vigoureusement ;
• Respire avec parfois un
bruit sur ajouté.
Obstruction partielle des VA
Conduite à tenir :
- Installer la victime comme elle se sent le
mieux (le plus souvent assise);
- Encourager la victime à tousser ;
- Surveiller attentivement la respiration ;
- Demander un avis médical.
15
ETOUFFE
Obstruction Obstruction
totale partielle
15
5 claques 5 compressions
abdominales
LA VICTIME SAIGNE
ABONDAMMENT
Saignement abondant
Signes :
Imbibe de sang un mouchoir de toile ou de papier en
quelques secondes et qui ne s’arrête pas spontanément.
Saignement abondant
Risque pour la victime :
La vie de la victime est immédiatement menacée à
court terme.
Résultat à atteindre :
Arrêter le saignement pour éviter l’aggravation de
l’état de la victime.
Points clés
Compression locale (manuelle ou tampon relais) :
- Elle doit recouvrir la totalité de la plaie ;
- Elle doit être suffisante pour arrêter le
saignement ;
- Elle doit être permanente.
Si le tampon relais n’arrête pas
totalement l’hémorragie, il sera
complété par la pose d’un deuxième
tampon par-dessus le premier pour
augmenter la compression.
En cas d’échec, reprendre la
compression manuelle.
La victime présente une plaie qui
saigne avec corps étranger
Alerter immédiatement le SAMU – Centre 15 et
appliquer les consignes données dans l’attente de
l’arrivée des secours.
Il ne faut en aucun cas enlever le corps étranger, car il
diminue le saignement et son retrait pourrait aggraver
la lésion.
Saignement de nez
Comprimer la narine qui
saigne avec un doigt
Se pencher en avant
Attendre 10 minutes
Vomissement ou crachement de sang
Garder les vomissements ou
les crachements dans un
récipient pour les montrer au
médecin
Alerter
15
Autres hémorragies
Par un orifice naturel :
- Allonger la victime ;
- Alerter le médecin ;
- Surveiller sans donner à boire.
EXISTE T’IL UN
HEMORRAGIE DANGER ? STOP
Si tampon relais
inefficace
2ème tampon
Tampon relais relais
15
LA VICTIME EST
INCONSCIENTE
Définition
La victime ne répond pas aux questions, reste immobile
mais respire.
Les causes des troubles de la conscience sont multiples :
Traumatiques
Médicales
Toxiques
Victime inconsciente
Résultat à atteindre :
MAINTENIR LES VOIES AERIENNES LIBRES
POUR RESPIRER.
Points clés
Liberté des voies aériennes :
- Le menton doit être tiré vers l’avant ;
- La tête doit être basculée prudemment en
arrière et maintenue dans cette position.
Points clés
Position latérale de sécurité :
- Le retournement de la victime sur le côté
limite au maximum les mouvements de la
colonne cervicale ;
- Une fois sur le côté, la victime se trouve
dans une position la plus latérale possible,
tête basculée en arrière pour éviter la chute
de la langue et permettre l’écoulement des
liquides vers l’extérieur ;
Points clés
Position latérale de sécurité :
- La position est stable ;
- Toute compression de la poitrine qui peut
limiter les mouvements respiratoires est
évitée ;
- La surveillance de la respiration de la
victime et l’accès aux voies aériennes est
possible.
CAS
PARTICULIERS
Le nourrisson et l’enfant
La conduite à tenir pour le sauveteur devant
un nourrisson ou un enfant qui ne réagit pas
à la stimulation et qui respire normalement
est identique à celle de l’adulte.
Femme enceinte
Tourner la femme du côté gauche
Le traumatisé
Tourner la victime du côté blessé
Victime à plat ventre
- Constater l’inconscience,
- Mettre la victime sur le dos,
- Libérer les voies aériennes avant de
vérifier sa respiration.
Victime inconsciente
présente des convulsions
Pendant la durée des convulsions, ne pas
toucher la victime et écarter ce qui pourrait
la blesser.
A la fin des convulsions, libérer les V.A.,
vérifier la présence de la respiration avant
d’installer la victime en PLS.
EXISTE T’IL UN DANGER ?
ACCIDENT
SAIGNE ? S’ETOUFFE ?
STOP
CONSCIENTE ?
A L’AIDE
3C
RESPIRE ?
LVA PLS
(10 secondes)
15
LA VICTIME NE
RESPIRE PAS
SITUATION
La victime ne respire pas et un D.A.E. est à
proximité.
La chaîne de
survie
Chaque minute gagné dans la mise en place
d’un D.A.E. peut augmenter de 10% les
chances de survie de la victime.
Compressions thoraciques
Victime torse nu allongée à plat dos sur un plan dur
(sol …) pour comprimer efficacement le cœur situé
sous le sternum.
Zone d’appui
La zone d’appui se situe sur le sternum
(au milieu du thorax)
Zone d’appui
Appuyer avec le talon de votre main
sur la zone d’appui
Position des mains
Les mains peuvent êtres croisées
ou doigts crochetées
Compressions thoraciques
Comprimer verticalement, de 4 à 5 cm, le sternum
pour rendre efficace les compressions et limiter les
risques de fractures de côtes.
Compressions thoraciques
Relâcher complètement le thorax entre les
compressions pour permettre au cœur de bien
se remplir.
Compressions thoraciques
Fréquence :
100 compressions par minute
1 cycle = 30 compressions + 2 insufflations
Ventilation artificielle
- S’assurer que les V.A. de la victime restent libres
- Insuffler sans fuite dans les V.A. pour apporter
suffisamment d’air aux poumons
- Insuffler lentement et progressivement jusqu’à ce que la
poitrine de la victime commence à se soulever
Défibrillation
Le D.A.E. est un appareil capable :
• D’analyser l’activité électrique du cœur de la
victime ;
• De reconnaître une éventuelle anomalie du
fonctionnement électrique du cœur à l’origine de l’arrêt
cardiaque ;
• De se charger automatiquement ;
• De délivrer (D.E.A) ou d’inviter l’opérateur à délivrer
(D.S.A.) le choc électrique (information vocale et
visuelle), afin de restaurer une activité cardiaque
efficace.
Défibrillateur
COMPOSITION
CAS
PARTICULIERS
D.A.E.
Timbre autocollant médicamenteux sur la zone de pose des
électrodes :
- Retirez le timbre
- Essuyez la zone avant de coller l’électrode pour améliorer l’efficacité
du choc électrique.
Cicatrice et boîtier sous la peau à l’endroit où poser l’électrode
sous la clavicule droite :
- Collez l’électrode à environ 1 cm sous la bosse perçue.
D.A.E.
Victime allongée sur une surface en métal :
- Si possible, déplacer la victime ou glisser un tissu sous elle
(couverture…) avant de débuter la défibrillation.
Victime allongée sur un sol mouillé (bord de piscine, pluie…) :
- Si possible, déplacer la victime pour l’allonger sur une surface sèche.
D.A.E.
Au cours de l’analyse ou du choc, le DAE détecte un mouvement :
- Vérifier les signes de vie,
- Ne pas toucher la victime au cours de l’analyse ou lors de la
délivrance du choc par le DAE.
Après avoir collé et connecté les électrodes au DAE, l’appareil
demande toujours de les connecter :
Vérifier si les électrodes sont bien collées et si le câble des électrodes
est correctement connecté au DAE, ou que la date de péremption des
électrodes ne soit pas dépassée.
Dans ce dernier cas, utiliser la seconde paire d’électrodes.
OBJECTIFS
A la fin de la séquence vous serez capables :
- De mettre en œuvre une R.C.P. chez un
enfant et un nourrisson.
LE MALAISE
Définition
Un malaise est une sensation pénible
traduisant un trouble du fonctionnement de
l’organisme, sans que le sujet qui l’éprouve
puisse en identifier obligatoirement l’origine.
Il peut être fugace ou durable, de survenue
brutale ou progressive.
OBSERVER
Douleur
ECOUTER thoracique
INTERROGER
AGIR
ALERTER
15
Observer
PALEUR SUEUR PARALYSIE
Écouter
Douleur Douleur Anomalie
thoracique abdominale du pouls
Maux de Anomalie de
tête la parole
Interroger
1ère fois ?
Combien de temps ?
Malade ou hospitalisé récemment ?
Traitement ?
Agir
Mettre au repos
15
Donner sucre et
médicaments si prescription
CAS
PARTICULIERS
AGITATION Isoler
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MALAISE OBSERVER
ECOUTER
VICTIME AU REPOS ?
MEDICAMENT
OU SUCRE ?
INTERROGER
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SURVEILLER
LES
TRAUMATISMES
Plaie grave
Localisation :
- cou, œil, face
- thorax
- abdomen
Aspect :
- qui saigne
- déchiquetée
- multiples et/ou étendues
Plaie grave
Mécanisme :
- projectile (balle, …) ;
- outil (fourche, …) ;
- morsure d’animal (serpent, chien, …) ;
- objet tranchant (couteau, cutter …).
Positions d’attente
Plaie au thorax
Installer la victime en
position demi assise pour
rendre la respiration plus
facile
Plaie de l’abdomen
Installer la victime à plat
dos, jambes fléchies
Positions d’attente
Plaie de l’œil :
- victime à plat dos,
- tête calée,
- yeux de la victime fermés,
- ne pas bouger.
Positions d’attente
Reste du corps :
- Victime allongée à plat
dos
PLAIE EXISTE T’IL UN STOP
DANGER ?
Plaie grave
Thorax Oeil Abdomen Autres
localisations
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Plaie simple
Petite coupure superficielle ou
éraflure saignant peu et non
située à proximité d’un orifice
naturel ou de l’oeil.
Plaie simple
1 – Se laver les mains
2 - Nettoyer la plaie à l’eau et au
savon
3 – Protéger par un pansement
adhésif si la plaie risque d’être à
nouveau souillée
Plaie simple
4 – Demander à la victime si elle est
vaccinée contre le tétanos et depuis
quand (valable 10 ans)
5 – Si la plaie devient chaude, rouge,
si elle gonfle ou si elle continue de
faire mal dans les 24 heures
consulter sans tarder un médecin.
PLAIE EXISTE T’IL UN STOP
DANGER ?
Plaie simple
Eau + savon Pansement Tétanos
Points clés
- l’arrosage est immédiat ;
- l’arrosage porte sur la surface brûlée ;
- Jusqu’à l’avis médical.
Brûlure grave
Cloque unique ou multiples d’une surface
supérieure à celle de la moitié de la
paume de la main de la victime.
Brûlure grave
Aspect noirâtre de la partie brûlée.
Localisation particulière :
Visage
Mains
Orifices naturels
Articulations
BRULURE EXISTE T’IL UN STOP
DANGER ?
Brûlure grave
15
Arroser
Brûlure simple
Tétanos
Produits chimiques
Projection sur la peau et les vêtements
- Ôter les vêtements en se protégeant
- Arroser abondamment à grande eau jusqu’à l’arrivée des
secours
Produits chimiques
Projection de liquide chimique dans l’oeil
- Rincer l’œil abondamment à l’eau le plus tôt possible sans que
l’eau de lavage ne coule sur l’autre oeil
Produits chimiques
Brûlure interne par ingestion
- Ne pas faire vomir, ne pas donner à
boire sans avis médical
- Surveiller et garder l’emballage du
produit chimique en cause et le
produit restant
- Avis médical
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Brûlures électriques
Il s’agit toujours d’une brûlure grave
Avis médical
15
Brûlures internes par inhalation
- Victime en position demi assise
- Avis médical
15
OBJECTIFS
A la fin de la séquence, vous serez capables :
- D’éviter toute mobilisation de la tête d’une victime
consciente ayant subi un traumatisme du dos, du cou
et/ou de la tête, avant l’arrivée des secours
Résultat à
atteindre
Éviter toute aggravation du traumatisme par une
mobilisation intempestive.
Points clés
Maintien tête :
- La tête reste immobile ;
- Le maintien est permanent.
ACCIDENT STOP
EXISTE T’IL UN
DANGER ?
Brulure
Traumatisme Plaie
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