néphrologie
Chirurgie dentaire
Dr TUMCHOU
Spécialiste en Médecine Interne
PLAN 2
INTRODUCTION
OBJECTIFS
1-GENERALITES
2-SYMPTOMES
3-EXAMENS COMPLEMENTAIRES
4-INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE
5-INSUFFISANCE RENALE AIGUE
6-INFECTIONS URINAIRES
7-LITHIASE URINAIRE
8-GLOMERULONEPHRITES
CONCLUSION
Introduction 3
⚫ Tout dysfonctionnement rénal impose
des précautions de la part de
l’odontologiste
⚫ Eviter les médicaments néphrotoxiques
⚫ Prévenir certaines infections rénales
d’origine bucco-dentaires comme les
glomérulonéphrites pouvant aboutir à
une altération irréversible de la
fonction rénale d’autant plus que
l’insuffisance rénale a des
manifestations buccales appropriés
1-GENERALITES 4
1.1.DÉFINITION
La néphrologie est l’étude des
pathologies des reins
OBJECTIFS 5
⚫ être capable de décrire en termes
scientifiques et précis les principales
pathologies néphrologiques susceptible
d’être rencontré dans l’exercice de la
profession
⚫ pouvoir décrire la physiopathologie, les
manifestations cliniques bucco-dentaires
de ces pathologies
1-GENERALITES (1) 6
1.2.INTÉRÊT
⚫Épidémiologique : fréquence élevée des
pathologies nephrologiques
⚫Gravité : De nombreuses pathologies
néphrologiques peuvent avoir des
répercussions sévères sur le rein et
entraîner une insuffisance rénale
⚫Note africaine : l’annonce de
l’insuffisance rénale avec dialyse se
révèle comme étant un problème
financier
1-GENERALITES (2) 7
1.3.RAPPEL ANATOMIQUE ET PHYSIOLOGIQUE
1. Système urinaire de
l'humain
2. Rein
3. Pelvis rénal
4. Uretère
5. Vessie
6. Urètre
7. Glande surrénale
8. Artère rénale (rouge) et
veine rénale (bleu)
9. Veine cave inférieure
10. Aorte
11. Artère iliaque commune
(rouge) et veine iliaque
commune (bleu)
12. Foie
13. Gros intestin
14. Bassin osseux (pelvis)
1.3.RAPPEL ANATOMIQUE ET
PHYSIOLOGIQUE (1)
8
Le système urinaire a deux fonctions
intimement liées:
• il filtre le sang (reins) afin de recueillir
l'urée, les autres déchets azotés et le
surplus de substances présentes dans le
sang (eau et sels minéraux)
• il est responsable de l'évacuation de ces
déchets via l'excrétion par les uretères, la
vessie et l’urètre
2-SYMPTÔMES 9
2.1. Troubles mictionnels
2.1.1. Anurie et oligurie
Définitions :
⚫ Anurie: absence d’excrétion d’urine
⚫ Oligurie: débit urinaire < 500 ml/j
Etiologies:
⚫ l’anurie sécrétoire : le rein ne produit pas
d’urine ; cela s’observe en cas d’insuffisance
rénale
⚫ l’anurie excrétoire: un obstacle sur les voies
urinaires empêche l’élimination de l’urine
2-SYMPTÔMES (1) 10
2.1.2. Polyurie
Définition : Diurèse > 3 l/j
Etiologies:
⚫ Excès de boissons
⚫ Diabète sucré
⚫ Diabète insipide
⚫ Insuffisance rénale chronique avec perte
du pouvoir de concentration du rein
⚫ Traitement diurétique
⚫ Phase de régression d’œdèmes
2-SYMPTÔMES (2) 11
2.1.3. Dysurie
Définition: miction lente, difficile,
douloureuse
Etiologie : Gêne à l’évacuation de la vessie
par:
⚫ Un obstacle organique : tumeur de la
prostate, sténose de l’urètre, tumeur de
la vessie
⚫ Un obstacle fonctionnel : cystite,
prostatite, urétrite, vaginite, radiations,
vessie neurologique
2-SYMPTÔMES (3) 12
2.1.4. Incontinence urinaire
Définition: perte involontaire d’urine par le méat
urétral en dehors de la miction
Etiologies:
⚫ Incontinence d’effort : chez la femme,
favorisée par les grossesses, due à un
relâchement du périnée
⚫ Vessie irritable : vessie instable qui se
contracte de façon anarchique
⚫ Incontinence par regorgement : obstacle à la
vidange de la vessie entraînant une rétention
urinaire et des fuites urinaires dues au trop-
plein de la vessie.
2-SYMPTÔMES (4) 13
2.1.5. Enurésie de l’enfant
Miction involontaire nocturne ou diurne
2-SYMPTÔMES (5) 14
2.1.6 Nycturie
Définition: augmentation de la diurèse
nocturne, obligeant le patient à se
relever la nuit pour uriner
Etiologies:
⚫ Insomnie, angoisse, dépression
⚫ Atteinte des voies urinaires basses
⚫ Insuffisance cardiaque ou rénale
⚫ Pollakiurie ou polyurie : diabète sucré,
diabète insipide, HBP
2-SYMPTÔMES (6) 15
2.1.7. Pollakiurie
Définition : augmentation de la fréquence des mictions.
Volume d’urine est normal ou diminué
Etiologies:
⚫ Irritation de la muqueuse vésicale : cystite
⚫ Diminution de la capacité vésicale : tumeur, vessie
radique
⚫ Compression extrinsèque de la vessie : tumeur
gynécologique, digestive, HBP…
⚫ Rétention vésicale par obstacle urétro-prostatique
⚫ Vessie neurologique
⚫ Causes de polyurie
2-SYMPTÔMES (7) 16
2.1.8. Rétention vésicale
Définition : Incapacité à vider complètement la
vessie
⚫ Rétention complète: envie impérieuse d’uriner,
douloureuse, inefficace avec distension vésicale
(globe vésical)
⚫ Rétention incomplète: miction lente, nécessitant
une poussée abdominale, jet faible, pollakiurie
Etiologies:
⚫ Obstacles mécaniques
⚫ Compressions extrinsèques
⚫ Vessie neurogène
2.1.8. Rétention vésicale
17
2-SYMPTÔMES (7) 18
2.2. Les œdèmes
Définition: augmentation du compartiment
extravasculaire du liquide extracellulaire
Etiologies:
⚫ Diminution de la pression osmotique
plasmatique par baisse de concentration en
albumine
⚫ Augmentation de la pression veineuse et capillaire
⚫ Augmentation de la perméabilité capillaire
⚫ Troubles du drainage lymphatique
2-SYMPTÔMES (8) 19
2.3. Les douleurs
⚫ La crise de colique néphrétique :
apparition brutale de douleurs de type
coliques au niveau lombaire irradiant
dans la fosse iliaque, le pli inguinal, les
organes génitaux externes et le haut de
la face interne de la cuisse
⚫ Parfois ces douleurs peuvent poser de
véritable problème diagnostic
3-EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
20
3.1. Evaluation de la fonction rénale
3.1.1. Dosage de l’urée sanguine
dépend de
⚫ La filtration glomérulaire
⚫ Du débit urinaire
⚫ De la production d’urée par le
catabolisme des protéines endogènes et
des protéines alimentaires
⮚ Le dosage de l’urée est donc un reflet
imparfait de la fonction rénale puisque
son taux dépend de l’hydratation et de
l’apport alimentaire en protéines
3-EXAMENS COMPLEMENTAIRES
(1)
21
3.1.2 Dosage de la créatinine
plasmatique
⚫ La créatinine provient de la créatine
musculaire. Son taux dépend de la masse
musculaire. Il est stable pour un individu
donné.
⚫ La créatinine est éliminée par le rein. Son
taux augmente en cas de diminution de
la filtration glomérulaire
3-EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
(2) 22
3.1.3. Mesure de la clairance de la
créatinine
Définition: mesure du volume de plasma que le
rein est capable d’épurer complètement de la
créatinine par minute
⚫ La formule du MDRD permet de calculer la
clairance de la créatinine à partir de la
créatinémie
⚫ Insuffisance rénale si clairance de la créatinine
< 80 ml/min
3-EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
(3) 23
3.1.3. L’ionogramme
⚫ Le rein joue un rôle important dans le
maintien de l’homéostasie. Il intervient
dans le contrôle de la volémie, de
l’équilibre acide-base et du taux des
électrolytes
⚫ En cas d’insuffisance rénale, on observe
souvent une hyperkaliémie par défaut
d’élimination du potassium, une acidose
par rétention des acides et une hypo- ou
hypernatrémie selon la cause de
l’insuffisance rénale et en fonction des
apports en sodium
3-EXAMENS COMPLEMENTAIRES
(4) 24
3.2. Examen des urines
3.2.1. L’examen macroscopique des urines
Les urines normales sont transparentes et jaunes
plus ou moins foncé en fonction de leur
concentration
⚫ Les urines peuvent être troubles en cas de
présence de cristaux de phosphate, le matin au
lever, ou en cas de pyurie
⚫ Les urines peuvent être rouges pour différentes
raisons: consommation de betteraves rouges,
certains médicaments, hématurie
macroscopique, myoglobinurie en cas de
rhabdomyolyse, hémoglobinurie en cas
3-EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
(5) 25
3.2.2. L’analyse biochimique de l’urine
- La protéinurie de 24h
Définition : élimination urinaire de protéines supérieure
120 mg/24H
Causes :
⚫Transitoire: effort physique intense, fièvre,
orthostatique
⚫Prérénale: myélome multiple, certaines leucémies
⚫Rénale: insuffisance cardiaque ou d’hypertension
artérielle grave, entraîne une filtration augmentée des
protéines, Glomérulonéphrite, Néphropathie diabétique
⚫
Protéinurie pathologique
26
Protéinurie
glomérulaire
Protéinurie
tubulaire
Protéinurie
hémodynamique
Protéinurie de
surcharge
Schéma: Protéinurie pathologique
04/01/2017
3-EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
(6) 27
-La bandelette urinaire ou multitest
urinaire
⚫ Les bandelettes urinaires permettent de
déterminer le pH urinaire et de détecter
une protéinurie, une glycosurie, la
présence de corps cétoniques, de
nitrites, de leucocytes grâce à leur
réaction
⚫ La couleur de la zone réactive se modifie
en présence de ces substances et la
lecture se fait en référence à une échelle
Ur
o
ge bili
n no
G
proteinu
l uc
e
Ke ria os
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Bil es n
i ru
Pr in b
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Ni
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WB
s C
Blo
d o
pH
SG
Tableau: Résultats de la BU
29
Négatif 0mg/L
Trace ≤50 - 100mg/L
1+ ≤100 - 300mg/L
2+ ≤300 - 1g/L
3+ ≤1 - 3g/L
4+ ≥3g/L
04/01/2017
3-EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
(7) 30
-L’examen du sédiment urinaire après
centrifugation des urines
⚫ Hématies: Normal : 0-5 GR /champ microscopique
⚫ Leucocytes: Normal : 0-5/champ
La leucocyturie est la présence de leucocytes dans l’urine
Etiologies : infection urinaire ou néphrite interstitielle
⚫ Cylindres: Leur présence signifie que l’hématurie ou la
leucocyturie est d’origine rénale
⚫ Les cellules épithéliales : Leur examen permet parfois
de poser le diagnostic d’une tumeur des voies urinaires
3-EXAMENS COMPLEMENTAIRES
(8) 31
-examen cytobactériologique des
urines + antibiogramme
⚫ Les urines normales sont stériles
⚫ En présence d’une bactériurie,
l’interprétation dépendra de la
concentration en germes
- < 10exp3 / ml: contamination
- > 10exp3 / ml: infection
3-EXAMENS COMPLEMENTAIRES
(9)
32
3.3. Imagerie de l’appareil urinaire
-La radiographie de l’abdomen sans
préparation : permet de voir les
lithiases radio-opaques
-L’urographie intraveineuse : consiste à
injecter un produit de contraste iodé qui
est éliminé par le rein
⮚ examen est contre indiqué si la clairance
de la créatinine est inférieure à 30mL/min
-L’échographie rénale : permet de
visualiser le parenchyme et les cavités
rénales
3.3. Imagerie de l’appareil
urinaire(1) 33
- La tomodensitométrie (TDM)
- L’IRM ou imagerie par résonnance
magnétique
- L’écho-doppler rénal : est utile pour
dépister les affections vasculaires du rein
avec masse rénale.
- La cystographie rétrograde
- L’artériographie rénale
3-EXAMENS COMPLEMENTAIRES
(10)
34
3.4. La ponction-biopsie du rein
⚫ Elle se fait par voie transcutanée, sous
contrôle échographique, au moyen d’une
aiguille spéciale qui permet d’obtenir un
petit fragment du cortex rénal
⚫ Indications: diagnostic d’un syndrome
néphrotique, des glomérulonéphrites et
néphrites interstitielles; bilan d’une
hématurie ou protéinurie inexpliquée
3-EXAMENS COMPLEMENTAIRES
(11)
35
3.5. La cystoscopie
⚫ Cet examen consiste à examiner l’urètre
et la vessie grâce à un endoscope
introduit par le méat urinaire
⚫ Il est utile pour diagnostiquer les
maladies inflammatoires, lithiasiques et
tumorales de la vessie et de l’urètre
⚫ Il permet la réalisation de biopsies
⚫ Il permet également l’extraction des
lithiases du bas-uretère
4. Maladie rénale chronique 36
4.1. Définition
Diminution progressive et irréversible des
fonctions excrétrices et endocrines du
rein, secondaire à la destruction d’un
certain nombre de néphrons au delà de 3
mois.
Classification de la MRC 37
4. Maladie rénale chronique (1)
4.3. Etiologie
-Cause prérénale: sténose de l’artère rénale due
à l’artériosclérose
- Causes rénales: Maladies
glomérulaires :Glomérulonéphrites, atteintes
rénales du diabète, néphrites interstitielles :
pyélonéphrites chroniques, goutte, certains
médicaments
Néphropathies vasculaires : hypertension,
Polykystose
- Causes post rénales: uropathies obstructives :
obstacle sur les voies urinaires entraînant une
stase urinaire et une destruction du rein
4. Maladie rénale chronique (2)39
4.5. Symptômes
apparaissent quand 70% des néphrons
sont détruits:
⚫ Pâleur due à l’anémie
⚫ Troubles digestifs : nausées,
vomissements, anorexie oesophagite,
gastrite, colite, hémorragies digestives,
… secondaires à l’urémie
⚫ Troubles hématologiques : anémie,
syndrome hémorragique
4. Maladie rénale chronique
(3) 40
4.5. Symptômes
⚫ Atteintes neurologiques : crampes
musculaires, crises de tétanie dues à
l’hypocalcémie, paresthésies dues à une NP,
confusion, agitation pouvant évoluer jusqu’au
coma urémique
⚫ Manifestations CV : HTA due à l’activation du
SRAA et à la rétention hydrosodée, IC
secondaire à la rétention hydrosodée et à
l’HTA, Cardiomyopathie urémique, Péricardite,
Troubles du rythme secondaire à
l’hyperkaliémie, Accélération de l’évolution de
l’artériosclérose
4. Maladie rénale chronique (4)
41
⚫ Ostéodystrophie rénale due au défaut
d’activation de la vit D par le rein Cela
entraîne une mauvaise absorption du
calcium au niveau intestinal
⚫ Il s’ensuit une hypocalcémie et
hyperphosphatémie qui elle-même
provoque une hypersécrétion de
parathormone et une résorption osseuse
⚫ Les conséquences sont une
déminéralisation osseuse qui se
manifeste par des douleurs osseuses et
des fractures pathologiques
4. Maladie rénale chronique (4)
42
⚫ ulcérations buccales non spécifiques
parfois larges et profondes,
⚫ gingivostomatite ulcéreuse et une
augmentation de volume des glandes
salivaires sont fréquentes.
⚫ gingivorragies et ecchymoses buccales
liées à une inhibition des fonctions
plaquettaires
⚫ Pâleur et atrophie de la muqueuse
buccale signent souvent une anémie
4. Maladie rénale
chronique (4) 43
⚫ parodontites
chroniques avec
alvéolyse et
mobilité
dentaire qui sont
la conséquence
des troubles du
métabolisme
phosphocalcique
4. Maladie rénale
chronique (4) 44
⚫ Macroglossie
parfois (longue
gonflée sur
laquelle
s’inscrivent des
empreintes
dentaire
4. Maladie rénale
chronique (4) 45
⚫ Cicatrisation lente
⚫ La bouche est sèche car il existe une hyposialie
⚫ Un fourmillement ou engourdissement de la langue
en cas d’urémie grave
⚫ retards de développement et d’éruption;
⚫ des érosions dentaires; d
⚫ es hypoplasies amélaire, dyschromies,
⚫ des Calcifications pulpaires,
⚫ des modifications ultrasructurales de la dentine
4. Maladie rénale
chronique (4) 46
⚫ images radioclaires de la mandibule et du
maxillaire,
⚫ un amincissement des corticales,
⚫ une disparition de la lamina dura et un
élargissement des espaces trabéculaires
4. Maladie rénale chronique (5)47
4.6. Examens de laboratoire
- Elévation du taux d’urée et de créatinine
- Diminution de la clairance créatinine:
- Hyperkaliémie
- Hypo- ou hypernatrémie
- Hyperphosphorémie et hypocalcémie
- Acidose métabolique avec diminution du taux
de bicarbonates
- Hyperuricémie
- Elévation du taux de triglycérides
- Anémie
- Thrombopénie
5. L’insuffisance rénale
aiguë 51
5.1. Définition
L’insuffisance rénale aiguë (IRA):
défaillance rapidement progressive et
souvent réversible de la fonction
excrétrice du rein, empêchant le maintien
de l’équilibre interne nécessaire au
fonctionnement normal de l’organisme,
caractérisée par une élévation rapide de
l’urée sanguine et de la créatinémie, et
souvent par une oligoanurie
5. L’insuffisance rénale aiguë
(1) 52
5.2. Etiologies
5.2.1. Causes pré rénales Hypovolémie et état
de choc, Défaillance cardiaque, Élévation de la
résistance vasculaire rénale
5.2.2. Causes rénales: lésions du
parenchyme rénal Glomérulonéphrites,
Pyélonéphrites aiguës, Nécrose tubulaire aiguë
secondaire à une ischémie du rein
5.2.3. Causes post rénales: uropathies
obstructives
Adénome ou cancer de la prostate, Lithiase
urinaire
Tumeurs vésicales, pelviennes ou
5. L’insuffisance rénale aiguë
(2) 53
5.3. Symptômes
⚫ Symptômes de la maladie causale
⚫ Oligo-anurie
⚫ Troubles gastro-intestinaux : anorexie,
nausées, vomissements
⚫ Troubles neurologiques : agitation, confusion,
céphalées, coma urémique
⚫ Troubles cardio-vasculaires : hypertension
artérielle, décompensation cardiaque, troubles
du rythme
5. L’insuffisance rénale aiguë
(3) 54
5.4. Examens de laboratoire
5.4.1. Urines:
- Insuffisance pré-et post rénale: sédiment
normal
- Insuffisance d’origine rénale: globules rouges,
globules blancs, protéinurie, bactériurie
5. L’insuffisance rénale aiguë
(4) 55
5.4.2. Bilan sanguin
• Elévation rapide de l’urée et de la créatinine
• Natrémie normale ou perturbée
• Potassium augmenté ou diminué en cas de
pertes importantes
• Hypocalcémie et hyperphosphorémie
• Acidose métabolique, Anémie,
Hyperleucocytose
5. L’insuffisance rénale aiguë
(5) 56
5.6. Traitement
⚫ Il faut traiter la cause de l’IRA : réhydratation,
transfusion si nécessaire, antibiotique en cas
d’infection, …
⚫ maintien de l’équilibre hydroélectrolytique se
fait en fonction du bilan sanguin :
⚫ Hyponatrémie: restriction hydrique
⚫ Hypernatrémie: corriger la déshydratation
⚫ Hyperkaliémie: résines échangeuses d’ions par voie
orale ou rectale, gluconate de calcium IV, solutions
hypertoniques de glucose et insuline et même dialyse
⚫ Acidose: dialyse
6. Les infections urinaires 58
6.1. Définition
présence de germes pathogènes dans
l’urine, à l’intérieur des voies excrétrices
⚫ L’infection peut être aiguë ou chronique
⚫ Elle peut être symptomatique ou
asymptomatique
⚫ L’infection peut atteindre différents
niveaux des voies urinaires: urètre
(urétrite), prostate (prostatite), vessie
(cystite), rein (pyélonéphrite)
6. Les infections urinaires
(1) 59
⚫ Distinction entre infection urinaire simple
= absence de FDR de complication :
cystite aigüe simple et pyélonéphrite
aigüe simple
⚫ Et infection urinaire compliquée = avec
au moins 1 FDR
6. Les infections urinaires
(2) 60
6.2. FDR de complication des infections
urinaires
- Pathologie organique ou fonctionnelle de
l’arbre urinaire :
⚫ Résidu vésical, Reflux, Lithiase, Tumeur
-Pathologie organique particulière :
⚫ Insuffisance rénale
-Terrain physiologique particulier :
⚫ Sujet âgé > 65 ans ayant une comorbidités
⚫ Grossesse
⚫ homme
6. Les infections urinaires
(3) 61
6.3. Facteurs prédisposants
⚫ plus fréquentes chez la femme car celle-
ci a un urètre court, proche des voies
digestives
⚫ rapports sexuels, les infections
gynécologiques et la grossesse
⚫ mauvaise hygiène périnéale
⚫ Un obstacle à l’écoulement de l’urine,
favorisant la stase urinaire
⚫ Le diabète
⚫ Des boissons insuffisantes
6. Les infections urinaires
(4) 62
6.4. Examen des urines
6.4.1 Bandelette urinaire
⚫ Elle permet de dépister une leucocyturie,
hématurie, pH (> 7: germes à activité
uréasique: Klebsiella, Proteus),
bactériurie (présence de nitrites)
6.5. Examen des urines
(1) 63
6.5.2. Examen cytobactériologique des
urines
⚫ Avant toute ATBthérapie
⚫ Précédée d’une toilette périnéale
⚫ Recueil des urines fraîchement émises
dans un flacon stérile
⚫ Au milieu du jet urinaire
⚫ Sur les 1ères urines du matin si possible
⚫ L’ensemencement doit se faire dans
l’heure suivant le prélèvement ou après
maximum 12H si l’urine est conservée à
4°C
6.5.2. Examen
cytobactériologique des urines
(1) (ECBU) 64
Résultats
En cas d’infection urinaire:
⚫ Leucocyturie: ≥ 10exp4/mL (ou10/mm3)
⚫ Bactériurie:
- Infection certaine si grande quantité de germes: (:
≥ 10exp3/ml de manière générale)
+ pyurie (≥ 10exp4 GB/ml)
- Contamination certaine si < 10exp3 germes /ml
sans pyurie ou plusieurs espèces bactériennes
sans pyurie
⚫ Culture + antibiogramme
7. Les lithiases urinaires 78
7.1 Définition
Obstruction aigüe d’une voie urinaire
excrétrice
7.2. Formation des lithiases
Mécanismes non complètement élucidés, 4
étapes :
-sursaturation en sels minéraux
-Nucléation
-Agrégation
-Retenue de la lithiase dans les voies
excrétrices
7.3. Les différents types de lithiases
urinaires
Les lithiases Les lithiases de Les lithiases d’acide
d’oxalate de calcium
(Ca)
phosphate
ammoniaco-
urique
79
magnésien
plus fréquentes secondaires à une favorisées par un pH
favorisées par infection urinaire urinaire acide et
l’hypercalciurie: l’augmentation de
- Primitive: Il se crée un cercle l’excrétion urinaire
hyperabsorption vicieux: l’infection crée d’acide urique
digestive du Ca, la lithiase qui constitue Les causes
résorption osseuse un site de fixation pour d’hyperuricosurie
exagérée, les bactéries sont:
élimination rénale Ces lithiases sont - Goutte
augmentée volumineuses ; elles ont - Leucémies,
- Secondaire: la forme du corail. On lymphomes
alimentation trop parle de lithiases - Médicaments
riche en Ca, coralliformes qui uricosuriques
hyperparathyroïdie, moulent les cavités - Idiopathique
intoxication à la rénales - Apport alimentaire
vitamine D ou A, excessif en purines
cancer osseux,
sarcoïdose
7.4. Symptômes des
lithiases urinaires 80
⚫ Les calculs caliciels sont souvent
asymptomatiques.
⚫ Ils peuvent être responsables de
lombalgies chroniques, d’infections
urinaires récidivantes, d’hématurie et
d’une crise de colique néphrétique
⚫ -Dysurie, pollakiurie
⚫ Fièvre
⚫ Agitation
⚫ Iléus réflexe avec nausées et
vomissements
7.5. Examens complémentaires81
⚫ Echographie abdominale : 1° choix
⚫ ASP : visualisation des lithiases radio-opaques
⚫ Scanner abdominal
⚫ Urographie intraveineuse
⚫ Analyse d’urines:
⚫ Sédiment, Cristaux, Culture, Calciurie et uricosurie,
pH, Na
⚫ Bilan sanguin
⚫ Calcémie
⚫ Uricémie
⚫ Urée, créatinine : répercussion de la lithiase sur la
fonction rénale
7.8. Traitement 82
7.8.1. Traitement de la crise de
colique néphrétique
⚫ Restriction hydrique initiale
⚫ Antispasmodiques
⚫ Anti-inflammatoires non stéroïdiens
⚫ Analgésiques si nécessaire
⚫ drainage des voies urinaires par sonde
urétérale introduite par cystoscopie sous
AG où rachianesthésie
7.8. Traitement (2) 84
7.8.3. Traitement préventif
⚫ Pour toutes les lithiases: boissons
abondantes réparties sur toute la
journée, de façon à obtenir une diurèse >
2L/j
⚫ Lithiase calcique:
⚫ Apport limité en Ca: 800 mg/j,
⚫ Diurétique thiazidique
⚫ Limiter les aliments riches en oxalates: coca,
café, thé, …
⚫ Apport protéique normalisé,
⚫ Apport en sel modéré
7.8.3. Traitement
préventif (1) 85
⚫ Lithiases phosphatiques: Correction de
l’obstruction des voies urinaires
⚫ Antibiotique si infection
⚫ Lithiase d’acide urique:
⚫ Allopurinol si hyperuricémie
⚫ Alcalinisation des urines: eau de Vichy St Yorre
⚫ Diminuer les charcuteries et les abats, riches
en purines, l’alcool, et les aliments gras
⚫ Normalisation des apports protéiques
8.2. La glomérulonéphrite
post-streptococcique 87
8.2.1. Définition
⚫ Glomérulonéphrite aiguë survenant
quelques jours après une infection à
Streptocoque β-hémolytique du groupe A
(angine, pharyngite, otite, sinusite,
impétigo …)
⚫ Les antigènes streptococciques et les
anticorps forment des complexes immuns
circulants qui se déposent dans les parois
des glomérules
8.2. La glomérulonéphrite
post-streptococcique (1) 88
8.2.2. Symptômes
⚫ La maladie touche surtout les enfants
⚫ Une à 3 semaines après une infection
streptococcique, la maladie débute
brutalement avec une fatigue, des
céphalées, des nausées, une oligurie. Les
urines peuvent être rouges, la tension
artérielle s’élève, des œdèmes des
paupières apparaissent
⚫ L’évolution est généralement favorable
en quelques semaines
8.2. La glomérulonéphrite
post-streptococcique (2) 89
8.2.4. Traitement
⚫ Repos
⚫ Restriction hydrique et limitation des
apports en sel et en protéines
⚫ Pénicilline pour éliminer l’infection
8.3. Les
glomérulonéphrites
chroniques 90
⚫ Ces glomérulonéphrites sont le plus
souvent primitives
⚫ Elles peuvent également être
secondaires à des maladies de système
et au diabète
⚫ La glomérulopathie du diabète: Le
premier signe est la microalbuminurie qui
évolue vers la macroalbuminurie et
l’insuffisance rénale
⚫ Un contrôle optimal de la glycémie et de la
tension artérielle est indispensable pour ralentir
la progression vers l’insuffisance rénale
8.4. Le syndrome
néphrotique 91
8.4.1. Définition
⚫ Pathologie glomérulaire entraînant une
augmentation de la perméabilité
glomérulaire aux protéines, responsable
d’une protéinurie massive, d’une
hypoalbuminémie et d’oedèmes
8.4. Le syndrome néphrotique
(1) 92
8.4.2. Etiologie
⚫ Syndrome néphrotique primitif (le plus
fréquent)
⚫ Syndrome néphrotique secondaire
⚫ Le diabète sucré
⚫ Le lupus érythémateux disséminé
⚫ Certains médicaments : AINS, sels de lithium, …
⚫ Intoxication aux métaux lourds : mercure
8.4. Le syndrome néphrotique
(2) 93
8.4.3. Symptômes et diagnostic
⚫ Apparition d’œdèmes blancs et mous ;
d’abord au visage, le matin au lever, puis
s’étendent aux membres inférieurs et à
l’abdomen (ascite)
⚫ En raison de l’hypovolémie, le patient
souffre d’hypotension orthostatique
⚫ Protéinurie massive : 3,5 à 20 g/j
⚫ Hypoalbuminémie
⚫ Hypercholestérolémie,
hypertriglycéridémie
8.4. Le syndrome néphrotique
(3)
94
8.4.4. Complications
⚫ Risque accru de thrombose due à une
augmentation de l’agréabilité
plaquettaire, du fibrinogène et de
certains facteurs de coagulation
⚫ Insuffisance rénale aiguë due à
l’hypovolémie, favorisée par les
diurétiques
⚫ Diminution du taux des
immunoglobulines et risque d’infections
⚫ Toxicité accrue des médicaments en
raison de la diminution de la liaison aux
8.4. Le syndrome néphrotique
(4)
95
8.4.5. Traitement
⚫ Régime pauvre en sel et normal en
protéines
⚫ Diurétiques avec prudence afin d’éviter
l’hypovolémie
⚫ En cas de glomérulonéphrite, on
administre des corticoïdes ou des
immunosuppresseurs
⚫ Prévention des thromboses : anti-
agrégants plaquettaires, héparine de bas
poids moléculaire
Conclusion 96
⚫ Les maladies des reins sont diverses et
polymorphes
⚫ Elles évoluent dans la majorité vers
l’insuffisance rénale
⚫ La compréhension de leur mécanismes
physiopathologiques, cliniques et
thérapeutiques permettent d’éviter cette
issuse