LA RADIOLOGIE EN
ODONTOLOGIE CONSERVATRICE
UIR- 2023/2024
Pr. ROUIJEL Soukaina
e-mail: [Link]@[Link]
OBJECTIFS
Rappeler les différentes
techniques radiographiques
Connaitre l’utilisation de la
Mettre le point sur les règles radiographie en dentisterie
de la radioprotection restauratrice
Connaitre l’utilisation de la
radiographie en endodontie
PLAN
Introduction
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Radiographies intra-orales
1.2. Radiographies extra-orales
1.3. L’imagerie sectionnelle
1.4. La radiographie numérisée
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie restauratrice
2.1. En cariologie
2.2. En traumatologie coronaire
3. Utilisation de la radiographie en endodontie
3.1. En pré-opératoire
3.2. En per-opératoire
3.3. En post-opératoire
4. Radioprotection
Conclusion
INTRODUCTION
La radiographie est l’image photographique obtenue sur un film après
passage de rayons X au travers d’un objet.
Cet enregistrement fournit des renseignements sur les structures internes
INTRODUCTION
La formation de l’image radiologique est la résultante des différences
d'atténuation du faisceau de rayons X dans les milieux traversés.
En effet, l’atténuation des rayons X par les différents tissus traversés, est variable
de part la variation de leurs épaisseurs et leurs natures physique et chimique.
Le différentiel d'atténuation entre les régions est responsable des différences de
niveau de gris de l’image radiologique
INTRODUCTION
• Radio-opaque : Qui est visible à la
radio en raison de sa résistance à la
pénétration des rayons X (blanc).
• Radio-claire : Qui est n'est pas visible
à la radio en raison de sa perméabilité à
la pénétration des rayons X (noire)
INTRODUCTION
• En Odontologie Conservatrice, comme toute autre discipline
médicale, il est nécessaire de faire précéder le traitement par
l’établissement d’un diagnostic juste et précis basé sur l’intégrations
des données subjectives et objectives recueillies.
• En Endodontie, elle trouve tout son intérêt aussi bien en pré-
opératoire, qu’en per-opératoire et en post-opératoire.
INTRODUCTION
• On distingue 2 types d’examens radiographiques:
Radiographie
2D 3D
Argentique Numérique Numérique
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les examens radiographiques endo-buccaux
1.1.1. La radiographie rétro-coronaire
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire
1.1.3. La radiographie occlusale
1.1.4. Caractéristiques de l’image radiographique
1.1.5. Comment lire une radiographie?
1.1.6. Comment interpréter une radiographie?
1.2. Les examens radiographiques exo-buccaux :
La radiographie panoramique
1.3. L’imagerie sectionnelle
1.4. La radiographie numérisée
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.1. La radiographie rétro-coronaire:
Un cliché rétrocoronaire doit montrer les couronnes des dents antagonistes
radiographiées ainsi que les rebords alvéolaires maxillaires et mandibulaires du
secteur concerné. (HAS, 2006)
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.1. La radiographie rétro-coronaire:
o Avantages / Indications:
- Détecter des caries initiales proximales
- Détecter des reprises carieuses sous obturation,
- Visualiser le tartre proximal
- Evaluer le niveau de l’os crestal
- Matérialiser les cornes pulpaires, le volume de la chambre
pulpaire, la présence de calcifications camérales, la proximité
entre le plafond et le plancher.
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Il s’agit d’une technique radiographique intraorale destinée
à la visualisation individuelle de la dent ainsi que des
structures périapicales.
- Le film est placé à l’intérieur de la cavité buccale
- Le bord dépasse légèrement le bord libre des dents (3mm)
- Le grand coté du film est placé verticalement dans le
secteur IC et horizontalement dans le secteur PM-M
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Ce type de radiographie peut être utilisé avec 2 techniques
Technique de la Technique des plans
bissectrice parallèles
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Technique de la bissectrice:
Le rayon incident est perpendiculaire au plan
bissecteur de l’angle formé par le plan passant
par le grand axe de la dent et le plan du film.
Cette méthode donne si elle est appliquée
correctement une projection réelle de la dent
selon la loi d’isométrie de Cieszinski.
Technique de la bissectrice
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Technique de la bissectrice:
o Avantages:
Si les angulations sont bien respectées, l’image
correspond à la réalité
Technique de la bissectrice
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Technique de la bissectrice:
o Inconvénients:
- Difficulté de positionnement du tube radiogène qui
conduira fréquemment à une distorsion de l’image de la
dent qui apparaît allongée ou réduite.
- Distorsion des couronnes nuisant à la détection des
caries proximales
- Raccourcissement des racines palatines des prémolaires
et molaires
- Absence de reproductibilité des clichés
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Technique des plans parallèles:
Cette technique consiste à placer le film
parallèlement au grand axe de la dent à l’aide d’un
porte film et faire passer le faisceau de rayons X
perpendiculairement à la dent et au capteur.
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Technique des plans parallèles:
Les angulateurs
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Technique des plans parallèles
o Avantages:
- minimum d’allongement, de rétrécissement ou de
distorsion de l’image ;
- - une angulation et un centrage du tube radiogène
facilement déterminés par le dispositif de visée de
l’angulateur ;
- une image reproductible et standardisée qui permet
le suivi d’une pathologie ;
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
• Technique des plans parallèles
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
• Technique des plans parallèles
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
• Technique des plans parallèles
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
• Technique des plans parallèles / long cône:
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Technique des plans parallèles
o Inconvénients:
cette technique peut être impossible dans certains
cas, tout particulièrement au niveau maxillaire
lorsque le palais est plat
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Limites:
Superposition !
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Limites:
Superposition !
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Incidences:
Le terme incidence désigne la direction et le centrage du
rayon. On distingue deux types d’incidences:
• La 1ère en orthocentrée (A):
- c’est la première radiographie à prendre
- certains détails de l’objet radiographié qui se situent sur
l’axe du rayon incident n’apparaissent pas sur l’image ;
d’où la nécessité de l’incidence excentrée
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Incidences:
Le terme incidence désigne la direction et le centrage du
rayon. On distingue deux types d’incidences:
• La 2ème en excentré (B) :
c’est la prise d’une seconde radiographie avec un
déplacement de l’angle vertical soit en direction mésiale
ou distale selon 3 règles différentes:
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Incidence orthocentrée Incidence excentrée
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Incidences:
• Règle de Clark:
- Le cône est placé à 20° mésialement par rapport à la
position orthogonale.
La racine la plus distale sur le cliché est la racine
vestibulaire
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Incidences:
• Règle de Walton :
- Le tube est déplacé dans le plan horizontal d’environ
20° en distal.
- Ce cliché est surtout utilisé pour les molaires
maxillaires
La racine la plus distale sur le cliché est la racine
palatine
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Incidences:
• Règle de SLOWEY :
« Si, par rapport à une radiographie en incidence orthogonale sur une incidence
excentrée la direction de l’apex est similaire à celle du rayon incident, la coudure est
vestibulaire. Si la direction est en sens contraire, la coudure est palatine »
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Incidences:
• Règle de SLOWEY :
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
Limites:
Superposition !
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.2. La radiographie rétro-alvéolaire:
ndiculairement au plan b
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.3. La radiographie occlusale:
C’est une technique complémentaire des
incidences fondamentales ( panoramique ou
rétroalvéolaire) procure la 3ème dimension,
horizontale du volume maxillo-dentaire.
Belot
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.4. Caractéristiques d’une image radiologique:
• Les cuspides V et L sont superposées: la table occlusale ne doit pas se voir
• Les contacts inter-dentaires ne présentent pas de chevauchement
• Les jonctions émail-cément sur les faces V et L sont superposées
• La chambre pulpaire est très nette
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.4. Caractéristiques d’une image radiologique:
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.4. Caractéristiques d’une image radiologique:
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.5. Comment lire une radiographie ?
Le radiogramme doit être de bonne qualité :
- Bien exposé
- Bien traité
- Bien stocké et daté
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.5. Comment lire une radiographie ?
Il doit être visionné dans de bonnes conditions pour
en exploiter toutes les informations contenues:
- Négatoscope
- Loupe
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.6. Comment interpréter une radiographie?
Sur un cliché rétro-alvéolaire, il faut apprécier:
- l’aspect général de l’os et des différents éléments figurants
sur le film
- La trame osseuse et la continuité de la lamina dure le long
des racines
- L’aspect du parodonte en recherchant l’élargissement
desmodontal ou une lésion péri-apicale ou péri-radiculaire
au niveau de la dent considérée
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.1. Les incidences endo-buccales:
1.1.6. Comment interpréter une radiographie?
Sur un cliché rétro-alvéolaire, il faut apprécier:
- L’intégrité de la couronne dentaire ou au contraire la
présente de caries
- L’existence d’obturation ou de couronnes
- Les morphologies radiculaires et canalaire
- La présence d’un traitement antérieur ou de variations
anatomiques: anomalies de forme, de volume ou de
nombre.
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.2. Les incidences exo-buccales: La radiographie panoramique:
• Définition:
• L’orthopantomogramme, ou panoramique dentaire est une méthode d’exploration
tomographique.
• C’est la seule technique d’imagerie représentant sur un seul cliché l’ensemble de
la mandibule, la denture, les ATMs et le récessus alvéolaire des sinus
maxillaires.
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.2. Les incidences exo-buccales: La radiographie panoramique:
• Tomo = coupe
• Les structures situées en arrière du plan de
coupe sont floues et agrandies et celles
situées en avant du plan de coupe sont
floues et rétrécies.
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.2. Les incidences exo-buccales: La radiographie panoramique:
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.2. Les incidences exo-buccales: La radiographie panoramique:
• Pièges de lecture:
[Link]
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.2. Les incidences exo-buccales: La radiographie panoramique:
• Pièges de lecture:
radio-clarté de l'espace entre le dos de la Le patient a bougé lors de la prise de la
langue et le voile du palais mou radiographie
[Link]
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.2. Les incidences exo-buccales: La radiographie panoramique:
• Avantages:
- simple
- peu irradiante
- évaluation sur un seul film des dents et des arcades dentaires d’une articulation
temporomandibulaire à l’autre.
• Inconvénients:
- Moins précis pour les détails (caries)
- Impossibilité de réaliser des mesures directes (agrandissement inhomogène)
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
Scanner:
• Le scanner émet un faisceau très fin vers plusieurs
capteurs et doit effectuer plusieurs balayages pour réaliser
toutes les coupes nécessaires à un examen
• Il est possible à partir de l’ensemble des coupes acquises
dans un plan axial d’obtenir des images reconstruites dans
un plan de l’espace différent de celui utilisé pour
l’acquisition de ces coupes.
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
CBCT:
• Il utilise un faisceau de radiation conique qui réalise
une seule rotation ( de 192° à 360° selon les
modèles ) autour du patient.
• Le CBCT permet d’acquérir une image volumétrique
de l’objet à radiographier
• Il est alors possible à l’aide d’un logiciel d’imagerie
d’explorer ce volume simultanément dans le sens
transversal , frontal ou sagittal
• Il a une faible résolution en contraste, donc pas de
fenêtre des tissus mous.
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
CBCT:
• Avantages:
- une meilleure précision ;
- une plus grande résolution ;
- une réduction du temps d’acquisition
- une réduction de la dose d’exposition
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
CBCT:
En endodontie, les appareils à petit
champ offrent l’avantage d’un « voxel »
(équivalent du pixel en volume) de très
petite taille. En augmentant la
résolution de l’image finale, la lecture
des structures anatomiques et
l’interprétation des images obtenues
Différents champs d’exploration
sont optimisées
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
CBCT:
Après avoir réalisé un bilan radiologique conventionnel, le CBCT peut être indiqué dans les
pathologies endodontiques:
• Il est utile pour évaluer les résorptions pathologiques
• Il a prouvé sa supériorité par rapport aux radiographies 2D pour détecter les racines fracturées
( fracture horizontale et verticale).
• Il peut être utilisé pour déterminer la morphologie de la racine, le nombre de racines, les canaux
radiculaires et secondaires
• C’est un outil fiable pour l’évaluation préchirurgicale, de la proximité de la dent aux structures
vitales adjacentes.
• Il permet la conception des guide chirurgicaux: L’endodontie guidée, sera principalement indiquée
pour les dents présentant des calcifications et pour des cas plus rares de dens in dente
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
CBCT:
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
CBCT:
Après avoir réalisé un bilan radiologique conventionnel, le CBCT peut être indiqué dans les
pathologies endodontiques:
• Il est utile pour évaluer les résorptions pathologiques
• Il a prouvé sa supériorité par rapport aux radiographies 2D pour détecter les racines fracturées
( fracture horizontale et verticale).
• Il peut être utilisé pour déterminer la morphologie de la racine, le nombre de racines, les canaux
radiculaires et secondaires
• C’est un outil fiable pour l’évaluation préchirurgicale, de la proximité de la dent aux structures
vitales adjacentes.
• Il permet la conception des guide chirurgicaux: L’endodontie guidée, sera principalement indiquée
pour les dents présentant des calcifications et pour des cas plus rares de dens in dente
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
CBCT:
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
CBCT:
Après avoir réalisé un bilan radiologique conventionnel, le CBCT peut être indiqué dans les
pathologies endodontiques:
• Il est utile pour évaluer les résorptions pathologiques
• Il a prouvé sa supériorité par rapport aux radiographies 2D pour détecter les racines fracturées
( fracture horizontale et verticale).
• Il peut être utilisé pour déterminer la morphologie de la racine, le nombre de racines, les canaux
radiculaires et secondaires
• C’est un outil fiable pour l’évaluation préchirurgicale, de la proximité de la dent aux structures
vitales adjacentes.
• Il permet la conception des guide chirurgicaux: L’endodontie guidée, sera principalement indiquée
pour les dents présentant des calcifications et pour des cas plus rares de dens in dente
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
CBCT:
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
CBCT:
Après avoir réalisé un bilan radiologique conventionnel, le CBCT peut être indiqué dans les
pathologies endodontiques:
• Il est utile pour évaluer les résorptions pathologiques
• Il a prouvé sa supériorité par rapport aux radiographies 2D pour détecter les racines fracturées
( fracture horizontale et verticale).
• Il peut être utilisé pour déterminer la morphologie de la racine, le nombre de racines, les canaux
radiculaires et secondaires
• C’est un outil fiable pour l’évaluation préchirurgicale, de la proximité de la dent aux structures
vitales adjacentes.
• Il permet la conception des guide chirurgicaux: L’endodontie guidée, sera principalement indiquée
pour les dents présentant des calcifications et pour des cas plus rares de dens in dente
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
CBCT:
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.3. Imagerie sectionnelle:
Indications:
Lors des traitements endodontiques de dents présentant une anatomie canalaire
inhabituelle, le recours à un examen sectionnel (avec ou sans reconstruction 3D pour
l’étude morphologique et topographique isolée des racines) peut parfois se révéler
nécessaire.
Si les examens radiographiques conventionnels ne permettent pas d’analyser
l’intégrité et la complexité des rapports existant entre différents éléments anatomiques ou
entre une pathologie et les organes voisins, un examen d’imagerie sectionnelle peut être
réalisé.
Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en
odontostomatologie (HAS, 2006)
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.4. La radiographie numérisée:
L’acquisition de l’image peut se faire de plusieurs façons:
• soit acquisition directe par un capteur actif transformant
l’énergie produite en signal électrique capable d’être
transformé secondairement en signal numérique
Capteur CCD
• soit acquisition par une technique utilisant du phosphore
photostimulable et utilisation secondaire d’un lecteur
permettant en troisième lieu la transformation en signal
numérique
Capteur ERLM
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.4. La radiographie numérisée:
Avantages:
- suppression du traitement chimique du film: suppression des erreurs au
développement
- irradiation réduite
- possibilité de traitement de l’image
- possibilité d’échange de l’information basée sur des technologies de
télécommunication et de stockage
1. Techniques radiographiques utilisées en OC
1.4. La radiographie numérisée:
Limites:
- surface active des capteurs plus faible que celle des films
- spécificité identique mais sensibilité moindre de la radiographie numérisée lors du
diagnostic de caries proximales
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice:
2.1. En cariologie
2.1.1. Diagnostic des lésions carieuses
2.1.2. Suivi
2.2. En traumatologie coronaire
2.2.1. Fracture amélaire
2.2.2. Fracture amélodentinaire
2.2.3. Rétro-alvéolaire de la lèvre
2.2.4. Suivi
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.1. En cariologie:
En l’absence d’une situation clinique spécifique (restauration large et
profonde qui peut faire penser à la possibilité de caries sous-jacentes…),
les clichés rétrocoronaires sont indiqués pour la détection des caries
interproximales sur les secteurs prémolo-molaires.
Si une atteinte pulpaire est suspectée, un cliché rétro-alvéolaire peut
être réalisé.
Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie (HAS, 2006)
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.1. En cariologie:
2.1.1. Diagnostic des lésions carieuses:
Lésions carieuses occlusales:
• Les lésions carieuses occlusales sont dépistées
lors de l’inspection visuelle et la radiographie
trouve son intérêt dans la détermination du
rapport de la lésion carieuse avec la pulpe.
• La technique radiographique utilisée est la
radiographie inter-proximale et rétro-alvéolaire
prise avec la technique des plans parallèles.
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.1. En cariologie:
2.1.1. Diagnostic des lésions carieuses:
Lésions carieuses occlusales:
• Les caries de sillons n’ont souvent pas d’image
radiographique du fait de la superposition des
épaisseurs d’émail vestibulaire, lingual ou palatin
et occlusal sur une surface relativement réduite.
• La superposition des épaisseurs d’émail et de
dentine , tissus minéralisés fortement radio-
opaques, occulte en général les lésions débutantes
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.1. En cariologie:
2.1.1. Diagnostic des lésions carieuses:
Lésions carieuses occlusales:
• La carie occlusale a une forme triangulaire et la
base du triangle est orientée vers la jonction
amélo-dentinaire.
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.1. En cariologie:
2.1.1. Diagnostic des lésions carieuses:
Lésions carieuses proximales:
Les films rétro-coronaires (ou bite-wings ) permettent le dépistage
radiographique précoce des lésions carieuses interproximales avant même les
possibilités de l’examen clinique (dilacération du fil interdentaire, sondage)
Systématique pour les dents postérieures : En denture permanente, 2 clichés
rétrocoronaires (taille 2 de 31 x 41mm) sont recommandés pour couvrir
orthogonalement et tangentiellement toutes les faces du secteur prémolaire-
molaire
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.1. En cariologie:
2.1.1. Diagnostic des lésions carieuses:
Lésions carieuses proximales:
• L’une des erreurs d’interprétation les plus fréquemment
rencontrées en pratique courante est d’assimiler
systématiquement les images de radioclarté des
tissus dentaires à des cavitations, et d’indiquer
d’emblée le traitement chirurgical.
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.1. En cariologie:
2.1.1. Diagnostic des lésions carieuses:
Lésions carieuses proximales:
Radiologiquement, la lésion au niveau de l’émail a la forme d’une encoche
triangulaire, sous le point de contact, dont la pointe est dirigée vers la dentine et
interrompt le contour externe normal de la couronne.
Dès que la lésion a atteint la dentine, la progression s’effectue vers la pulpe dans le
sens des tubuli dentinaires déterminant une plage radioclaire triangulaire.
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.1. En cariologie:
2.1.1. Diagnostic des lésions carieuses:
Lésions carieuses cervicales:
• Les techniques utilisées sont la rétro-alvéolaire et inter-
proximale.
• La pénétration des rayons X au niveau d’une carie vestibulaire
ou linguale s’effectue à peu près parallèlement aux prismes
d’émail.
• Comme la carie se superpose avec la dentine et la pulpe, il n’est
pas possible de déterminer sa profondeur sur une radiographie.
De larges lésions vestibulaires laissent parfois supposer une
atteinte pulpaire alors que la carie est en fait relativement
superficielle.
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.1. En cariologie:
2.1.1. Diagnostic des lésions carieuses:
Pour chaque patient, le risque carieux doit être évalué initialement puis lors de
chaque nouvelle consultation.
Cette analyse permet de déterminer l’intervalle de temps minimum nécessaire entre
deux examens de radiodiagnostic.
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.1. En cariologie:
2.1.1. Diagnostic des lésions carieuses:
• En présence d’un risque carieux élevé, les études soulignent l’utilité des clichés rétrocoronaires
pour détecter les caries non encore cliniquement décelables, lors de la visite initiale. Les contrôles
radiographiques peuvent être réalisés à un intervalle minimum de 6 mois jusqu’à ce que le risque
carieux diminue.
• Si le risque carieux est modéré, Un intervalle minimum de 12 mois entre deux examens
radiographiques est recommandé.
• Si le risque carieux est faible, seuls des clichés rétrocoronaires sélectifs initiaux des dents
suspectes cliniquement doivent être réalisés. Un intervalle minimum de 24 mois doit être appliqué.
Bien évidemment, des intervalles supérieurs peuvent être utilisés si le risque carieux reste faible.
Guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologie
(HAS, 2006)
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.1. En cariologie:
2.1.2. Suivi:
Formation de dentine réactionnelle lors d’un coiffage indirect.
Formation d’un pont dentinaire en cas d’effraction pulpaire lors des
thérapeutiques de coiffage direct.
Minéralisation des lésions initiales de l’émail dans le cadre des thérapeutiques de
fluoration
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.1. En cariologie:
2.1.2. Suivi:
Contrôle suivi en cas de restaurations pour détecter des
éventuelles récidives de caries.
- Se manifestent sous et autour d’une obturation
- Le diagnostic radiologique doit être prudent: il faut
éviter de prendre pour une carie récidivante ce qui
peut être un fond de préparation d’obturation radio-
transparent
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.2. En traumatologie coronaire :
La radiographie présente:
- Une indication médicale : établir le diagnostic, suivi
- Une indication médico-légal: Document de référence
pour le patient, le médecin et l’assurance
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.2. En traumatologie coronaire :
L’examen radiographique est conduit à l’aide de :
• Clichés rétroalvéolaires: 2 incidences sont systématiquement recommandées
pour évaluer chaque dent traumatisée:
- Une incidence orthogonale
- Une incidence latérale mésiale ou distale
• Mordu occlusal:
• Radiographie panoramique: permet de ne pas ignorer une lésion traumatique
osseuse associée
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.2. En traumatologie coronaire :
2.2.1. Fracture amélaire:
Le trait de fracture intéressera soit l’émail seul
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.2. En traumatologie coronaire :
2.2.2. Fracture amélo-dentinaire:
Le trait de fracture intéressera l’émail et la dentine où il sera horizontal ou oblique,
loin ou proche de la pulpe, ou bien passant dans la chambre pulpaire.
La radiographie montre :
- Le volume pulpaire
- L’épaisseur de la dentine résiduelle
- Rapport du trait de fracture avec la pulpe
- Le stade d’édification radiculaire
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.2. En traumatologie coronaire :
2.2.3. Rétro-alvéolaire de la lèvre:
- Une radiographie des lèvres ou des joues en cas de
lacérations est recommandée pour la recherche de
fragments dentaires ou de corps étrangers
- Réduire l’exposition
2. Utilisation de la radiographie en dentisterie
restauratrice :
2.2. En traumatologie coronaire:
2.2.4. Suivi:
Lors des consultations de suivi, les radiographies permettent de visualiser :
- La présence d’images radioclaires, attestant de complications liées à une nécrose
pulpaire
- Les signes de calcification pulpaire et de résorption radiculaire externe et interne
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. Radiographie pré-opératoire :
- Confirmer le diagnostic
- Analyser l’anatomie coronaire et radiculaire
- Estimer de la longueur de travail,
3.2. Radiographie per-opératoire :
- Déterminer la longueur de travail,
- Vérifier l’ajustage des cônes de gutta percha,
- Vérifier la progression lors du retraitement endodontique des
3.3. Radiographie post-opératoire :
- Contrôler l’obturation finale,
- Suivi de l’évolution d’une lésion péri-apicale, suivi de traumas…
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
Radiographie rétro-alvéolaire réalisée suivant la
technique des plans parallèles.
Elle doit montrer l’élément considéré avec son
environnement immédiat; toute lésion péri-radiculaire
doit être circonscrite en totalité.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant des signes évoquant le diagnostic d’une
pathologie pulpaire :
Il n’y a pas d’image radiologique spécifique de l’atteinte
pulpaire, tout ce qu’on peut noter, ce sont les
dégénérescences calciques qui accompagnent souvent les
états inflammatoires chroniques de la pulpe
- disparition d’une corne pulpaire
- épaississement du plafond de la chambre pulpaire
- présence de pulpolithes.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant des signes évoquant le diagnostic d’une
pathologie pulpaire :
La radiographie permet d’objectiver selon les cas :
- Le rapport de la carie avec la pulpe
- Le rapport de l’obturation avec la pulpe
- Une éventuelle fracture dentaire ou encore une lésion
parodontale
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant des signes évoquant le diagnostic d’une
pathologie pulpaire :
La radiographie permet d’objectiver selon les cas :
- Le rapport de la carie avec la pulpe
- Le rapport de l’obturation avec la pulpe
- Une éventuelle fracture dentaire ou encore une lésion
parodontale
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant des signes évoquant le diagnostic d’une
pathologie pulpaire :
La radiographie permet d’objectiver selon les cas :
- Le rapport de la carie avec la pulpe
- Le rapport de l’obturation avec la pulpe
- Une éventuelle fracture dentaire ou encore une lésion
parodontale
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant des signes d’atteinte péri-apicale :
Les lésions apicales aiguës présentent systématiquement des
signes cliniques pathognomoniques.
Les lésions apicales chroniques sont souvent, et parfois
uniquement, diagnostiquées radiologiquement.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant des signes d’atteinte péri-apicale : trois éléments
sont à observer
- L’épaisseur ligamentaire
- L’apparition d’une zone de raréfaction osseuse
- La modification de l’aspect de la lamina dura
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant des signes d’atteinte péri-apicale : trois éléments
sont à observer
- L’épaisseur ligamentaire
- L’apparition d’une zone de raréfaction osseuse
- La modification de l’aspect de la lamina dura
Interpréter toute image avec
précaution !!
Radioclarté du foramen mentonier
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant une fistule :
Utiliser un cône de gutta pour objectiver son trajet
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant des signes d’une résorption
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
Ostéite condensante Hypercémentose
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant des signes d’une fracture radiculaire:
Le trait de fracture peut être situé au niveau du tiers cervical, du tiers médian ou
du tiers apical.
Quelle qu’en soit la localisation, un trait de fracture ne peut être affirmé avec
certitude que lorsque le rayon directeur est parallèle au trait de fracture ou qu’un
déplacement est nettement mis en évidence.
L ’absence de preuve radiologique de trait de fracture ne permet pas d’exclure
une fracture.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant des signes d’une fracture radiculaire:
L’examen radiographique est conduit à l’aide de :
• Clichés rétroalvéolaires: 2 incidences sont systématiquement recommandées
pour évaluer chaque dent traumatisée:
- Une incidence orthogonale
- Une incidence latérale mésiale ou distale
• Mordu occlusal:
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant des signes d’une fracture radiculaire:
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.1. Confirmation du diagnostic:
• Devant une fracture verticale :
- le ligament est épaissi sur toute sa longueur
- en faisant varier les incidences, on peut parfois distinguer le trait de fracture.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.2. Etude de l’anatomie endodontique:
L'étude de l’anatomie endodontique radiographique ne peut se faire que si deux
conditions sont réunies :
- La connaissance correcte de l'anatomie canalaire normale ;
- L'obtention d'une image de qualité.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.2. Etude de l’anatomie endodontique:
Renseigne sur l’anatomie radiculaire :
- nombre de racines, courbure, longueur,
- volume du réseau canalaire,
- état du périapex, résorptions ?
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.2. Etude de l’anatomie
endodontique:
Weine a défini 4 types de configurations
canalaires courantes.
Pour faciliter la lecture radiographique de
ces situations au niveau des canaux
radiculaires, Laurichesse et coll. Ont établi
5 types d’images radiographiques
canalaires.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.2. Etude de l’anatomie endodontique:
Canal normal :
C'est l'image radiographique d'un canal radiculaire
possédant une radioclarté constante sans variations
décelables et se situant sur le grand axe de la dent.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.2. Etude de l’anatomie endodontique:
Diverticule:
C’est une cloison généralement vestibulo-palatine, il se
trouve au 1/3 moyen et sépare le canal principale en 2
canaux qui se rejoignent au 1/3 apicale.
Radiogaphiquement il se traduit par la radioclarté
canalaire s’attenue brusquement au niveau du tiers
cervical ou du tiers moyen puis apparaît au niveau du
tiers apical. (Cl II de WEINE)
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.2. Etude de l’anatomie endodontique:
Dédoublement ou rétrécissement:
la radioclarté s’attenue brusquement à partir du tiers
moyen ou du tiers apical.
Cela correspond cliniquement à deux situations
clinique : soit un dédoublement canalaire ou d’un
rétrécissement canalaire (calcification)
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.2. Etude de l’anatomie endodontique:
Foramen excentré:
correspond à l’image du bouton canalaire apical, l’image
radioclaire se continue régulièrement de la chambre
pulpaire pour se terminer au niveau apical par une
dilatation. Ceci correspond à un foramen apical excentré
en vestibulaire ou en palatin
Cette image est valable pour les foramina excentrés en
position vestibulaire ou linguale. Les autres, en position
mésiale ou distale, sont nettement visibles dans le plan de
coupe de la radiographie.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.2. Etude de l’anatomie endodontique:
Deltas apicaux :
C’est une division du canal principal au niveau de
l’extrémité apicale en deux parties au moins.
Radiographiquement : l’image d’un canal avec une
radioclarté régulière depuis la chambre pulpaire et qui
s‘interrompt brusquement au niveau apical sans dilatation.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.2. Etude de l’anatomie endodontique:
• Un dédoublement de l’espace desmodontal sur
une racine doit laisser présager de la présence
d’une racine supplémentaire
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.2. Etude de l’anatomie endodontique:
Dans le cas d’un retraitement:
- Évaluer la qualité de l’obturation existante
- Nature de l’ancrage radiculaire (inlay-core, screw-posts,
tenon en fibre de carbone)
- Présence ou non de lésion périapicale
- Présence éventuelle d’instruments fracturés.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.1. En pré-opératoire:
3.1.3. Détermination de la longueur de cathéterisme:
En pré-opératoire, un cliché orthogonal réalisé selon la
technique des plans parallèles avec un long cône doit
être systématique
Cette radiographie donne une première estimation de la
LT.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.2. En per-opératoire:
3.2.1. Détermination de la LT:l’a*
Ce cliché, réalisé avec un angulateur
approprié, nous permet de visualiser le trajet
et la position de la lime dans le canal.
Est réalisé sous digue.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.2. En per-opératoire:
3.2.1. Détermination de la LT:l’a*
Ce cliché, réalisé avec un angulateur approprié,
nous permet de visualiser le trajet et la position de
la lime dans le canal.
Est réalisé avec la digue en place.
On recherchera la coïncidence entre l’extrémité de
la lime et la surface radiculaire.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.2. En per-opératoire:
3.2.3. Vérifier la progression lors du retraitement endodontique des cônes de gutta
percha
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.2. En per-opératoire:
3.2.2. vérification de l’ajustage des cônes de
gutta percha:
Ce cliché est indispensable; la mise en forme,
peut induire une légère modification de la
longueur de travail au cours du traitement.
Il est réalisé en fin de mise en forme, on
recherchera la coïncidence entre l’extrémité du
cône de GP et la surface radiculaire.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.3. En post-opératoire:
• Une radiographie post-opératoire doit être réalisée, à la suite
de l’obturation:
- vérifier sa qualité
- constituer une image de référence pour le suivi du patient à
court, moyen et long terme le succès du traitement.
• Une première radiographie de contrôle est faite
immédiatement avec le champ opératoire encore en place,
en incidence orthogonale, complétée au besoin d’une
incidence excentrée pour les traitements complexes.
• Elle est complétée par une radiographie d’archivage après
dépose du champ.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.3. En post-opératoire:
Une bonne obturation canalaire est objectivée
radiologiquement par :
Une densité et une étanchéité avec absence de
bulles dans l’obturation
Une obturation de la totalité des canaux sans
oublier un canal
L’obturation doit arriver jusqu’à la limite de travail
sans dépassement ni manque.
3. Utilisation de la radiographie en endodontie:
3.3. En post-opératoire:
• Suivi:
Pour contrôler les radiographies de manière
objective, il faut que la technique soit reproductible:
il est indispensable d’utiliser un port-film angulateur.
4. La radioprotection
• Les effets des radiations et les seuils tolérables pour l’homme font état
d’opinions divergentes.
• Le danger encouru est fonction de:
- La radiosensibilité tissulaire : Il y a des tissus plus radiosensibles que
d’autres : la moelle osseuse et le système hématopoïétique, la thyroïde, les
gonades, la muqueuse de l’intestin grêle, la peau, le cristallin.
- La dose du rayonnement absorbé, et
- Du sujet qui reçoit cette dose, exemple : la femme enceinte ; les deux
premiers mois de la grossesse constituent une période très vulnérable,
sensible aux rayons X.
4. La radioprotection:
La radioprotection: la protection contre les rayonnements ionisants.
• Pourquoi?
Pour que les patients et le personnel du cabinet soient soumis à une irradiation limitée
• Comment?
Elle s’appuie sur un ensemble de règles, de procédures et de moyens de prévention et de
surveillance visant à empêcher ou à réduire les effets nocifs des rayonnements ionisants
produits.
2 principes:
- La justification des actes
- L’optimisation des pratiques
4. La radioprotection
A. La justification des actes :
Toute exposition d’une personne à des rayonnements ionisants, dans un but
diagnostique, doit faire l’objet d’une analyse préalable permettant de s’assurer que
cette exposition présente un avantage médical direct suffisant au regard du risque
qu’elle peut présenter et qu’aucune autre technique d’efficacité comparable
comportant de moindres risques ou dépourvue d’un tel risque n’est disponible.
4. La radioprotection
B. L'optimisation des pratiques:
Lorsqu'un examen utilisant les rayonnements ionisants est nécessaire (justifié), il
doit être optimisé: c'est l'opération permettant d'obtenir l'information diagnostique
recherchée au moyen de la dose d'exposition la plus faible possible.
Principe ALARA: maintenir la dose de rayonnements au niveau le plus faible
raisonnablement possible.
4. La radioprotection
a) Protection du patient :
Le praticien ne doit pratiquer un examen radiographique que lorsque celui-ci est nécessaire.
Il faut réduire au maximum l’exposition du patient par différents procédés de protection :
• La durée de pose : l’utilisation de films rapides (les films argentiques , ceux de
catégories ISO E ou F ++ , Les capteurs solides et les écrans radioluminescents +++)
• La collimation : En limitant la divergence du faisceau à rayons X, la collimation permet
de réduire l’irradiation des tissus qui circonscrivent la région à examiner.
• La filtration : Elle est faite par une pastille d’aluminium à la sortie du tube radiogène.
Elle permet l’élimination des rayons X de grande longueur d’onde sans valeur en
radiodiagnostic.
• Le tablier de protection: Il s’agit d’un tablier plombé qui va assurer un rôle de
protection chez des patients à caractère particulier ( la femme enceinte, les patients avec
antécédents de radiothérapie…)
• Au niveau des locaux : murs plombés.
4. La radioprotection
b) Protection de l’opérateur :
L’opérateur et son assistante disposent de deux moyens pour réduire leur propre exposition aux
rayons X.
• La distance : l’intensité du rayonnement varie en raison inverse du carré de la distance entre
l’endroit où se trouve l’opérateur et le tube radiogène. Il est recommandé de s’éloigner du tube
d’au moins deux mètres.
• La surveillance du rayonnement : le moyen le plus aisé, fiable, précis, et économique pour
évaluer la valeur des radiations diffusées susceptibles d’atteindre l’opérateur et le personnel, est le
dosimètre. C’est un film badge radiosensible, il est porté pendant une période déterminée et
mesuré ensuite dans des laboratoires spécialisés.
Les dernières recommandations en 2024
CONCLUSION:
• En odontologie conservatrice, la radiographie occupe une place
importante parmi les différents moyens de diagnostic.
• Elle constitue un complément indispensable pour confirmer l’examen
clinique, dépister précocement certaines lésions carieuses, ou contrôler
les différentes étapes d’un traitement endodontique.
• La lecture radiographique n’est que le dernier maillon d’une chaine
technologique précise, partant d’une émission de rayons X sous une
incidence donnée, secondairement captée sur un support traité
rigoureusement.
CONCLUSION:
« Les rayons X ne se trompent jamais, c’est nous qui nous trompons en
interprétant mal leur language ou en leur demandant plus qu’ils nous
peuvent nous donner. »
Antoine Béclère (1856-1931)