TP CHIMIE
• Les travaux pratiques, souvent abrégés en TP, constituent un type d‘enseignement fondé sur
l'apprentissage pratique avec en particulier la réalisation d‘èxperiences permettant de vérifier et
compléter les connaissances dispensées dans les cours théoriques.
• les séances de travaux pratiques nécessitent souvent un matériel spécifique (verrerie et
produits chimiques, circuits électriques, ordinateurs...). La salle classique, de type laboratoire,
affectée à ces travaux est généralement appelé Salle de travaux pratiques ou salle de TP.
Les objectifs visés
Avant de définir comment organiser les séances de travaux pratiques, il est essentiel de préciser les
objectifs visés et les modalités d’évaluation afin d’assurer la cohérence globale de l’activité. Ainsi, il
semble que les TP peuvent viser deux objectifs principaux :
•Confronter la théorie à la pratique ou compléter la théorie par la pratique .
•Développer des gestes professionnels ou ‘métier’ qui peuvent être physiques ou intellectuels :
raisonnement, démarche, collaboration, …
•mettre en évidence les transferts et les techniques mis en œuvre dans les laboratoires d’application et
d'adapter les supports pédagogiques en fonction des techniques étudiées.
Un laboratoire de chimie est un local équipé de divers
instruments de mesure où sont réalisées des expériences, des synthèses
de composés chimiques des analyses chimiques ou biologiques
Sécurité de Laboratoire
Équipement de protection individuelle
Un équipement de protection individuelle est un équipement conçu pour protéger
votre corps contre les blessures. Cet équipement comprend les vêtements, les
chaussures, la protection des yeux, la protection de l’ouïe et les appareils
respiratoires. Tout l’équipement de protection individuelle n’est pas nécessaire pour
chaque activité du laboratoire, mais il est important que cet équipement corresponde
à l’activité que les élèves réalisent. Les élèves doivent comprendre les différents types
d’équipement couramment utilisés et comprendre comment et quand les utiliser.
• La définition d’« équipement de protection individuelle (EPI)» englobe
tout équipement porté par une personne ou relié à elle dans le but de
se protéger contre les dangers susceptibles de constituer une menace
pour sa santé
• Pour protéger les vêtements et la peau, vous
pouvez utiliser des blouses ou des tabliers de
laboratoire. Les blouses de laboratoire sont très
souvent constituées d'un matériau résistant à la
corrosion. Comme pour tous les autres EPI, il
est important que la blouse ou le tablier de
laboratoire ait la bonne taille pour l'utilisateur.
S'ils sont trop longs, cela peut entraîner un
risque de chute. Les longues manches de fuite
peuvent aussi être dangereuses car elles
peuvent renverser ou être trempées dans des
liquides potentiellement dangereux.
• Les gants protègent les mains de tout un éventail de dangers. Le type de
gant approprié doit être adapté aux dangers potentiels. Par exemple, les
gants résistant à la chaleur peuvent réduire le risque de brûlure de la
peau par des objets chauds. Les gants résistant à la chaleur réduisent
également votre dextérité, car ils sont souvent épais. C'est donc un
élément à prendre en compte lors du choix de votre EPI.
Les lunettes de sécurité sont des équipements de protection individuels
(EPI) destinés à être portés afin de prévenir les risques liés à la vue
(aveuglement, perte de visibilité, rayonnements UV, risque de projection
de particules solides, liquides ou chimiques, etc.).
L’action de ces lunettes de sécurité vise à défendre l’intégrité des yeux du
porteur.
Les chaussures de
sécurité doivent
protéger leurs porteurs
face à différents types
de risque.
Règles générales d’utilisation
des EPI :
Mesures de protection contre les
divers dangers et risques
• L’activité du travailleur comporte un certain nombre de dangers
(physiques, chimiques et biologiques) pouvant porter atteinte à sa
santé et à celle des autres. Afin de protéger le travailleur de ces
dangers potentiels, un principe général de sécurité au travail a été mis
en place : il s’agit du principe « S-T-O-P ».
Les produits chimiques
disposent d'une étiquette avec
des pictogrammes informant de
leurs risques et dangers pour la
santé et l'environnement. Il est
important de connaître ces
symboles. Voici à quoi ils
correspondent.
pictogramme des dangers
Que faire en cas
d’accident ?
• Les pictogrammes inscrits sur les produits chimiques visent à
renforcer la sécurité lors de leur utilisation. Pour autant, les petits
accidents domestiques ne sont jamais à écarter. Il convient donc
d’avoir les bons réflexes dans chaque situation. Globalement, voici ce
qu’il faut faire.
• A chaque TP, les manipulations commenceront systématiquement
par :
• l'analyse des informations disponibles concernant les dangers des
produits qui vont être utilisés
• l'analyse des risques liés aux opérations (chauffage,
transvasement....)
• la justification des mesures de prévention mises en œuvre et
l'indication des mesures de premier secours
• Quelques points méritent d'être signalés pour éviter l'aggravation de
certaines lésions : les consignes de premiers soins qui suivent
correspondent à l'autoprotection et à la protection de la victime et
des autres manipulateurs.
• Accident électrique :
• Couper ou faire couper le courant.
• Ne pas toucher la victime et empêcher d'autres personnes de s'en
approcher. Les brûlures électriques sont toujours des brûlures
graves ; appeler un médecin au plus vite.
• Atmosphère toxique sans protection respiratoire :
Evacuer la zone polluée. Ne pas tenter de sortir la victime si elle se
trouve à plus de 3 mètres de l'issue.
• Interdire l'entrée dans le local de toute personne non équipée
d'appareil respiratoire isolant.
• Ne pas agir seul.
• Si possible aérer la pièce.
• Feu sur une personne :
•
Empêcher celle-ci de courir, la plaquer au sol et étouffer les flammes
avec une couverture ou l'équivalent.
• Ne pas oublier de se protéger les mains et autres parties du corps.
• Ne pas utiliser un extincteur (risque d'asphyxie).
• Plaies et coupure :
• Se laver les mains à l'eau et au savon.
• Appliquer des compresses stériles et faire accompagner l'élève à
l'infirmerie ou appeler les secours si la coupure semble profonde. En
cas d'hémorragie, comprimer la plaie avec un linge propre.
• En cas d'hémorragie très abondante, allonger la victime.
• Brûlures:
• Refroidir la surface brûlée avec de l'eau à température ambiante
pendant 15 à 20 minutes (risque d'hypothermie avec de l'eau froide).
• Ne pas intervenir sur la blessure : ne pas percer la cloque et ne jamais
appliquer quelque produit que ce soit..
• Ne pas retirer les vêtements qui collent à la peau. Si la personne est
en état de se déplacer, la faire accompagner à l'infirmerie.
• Toute brûlure de taille supérieure à la moitié de la paume de la main
est classée grave, il est alors indispensable d'allonger la personne et
d'alerter les secours médicalisés.
• Brûlures chimiques :
• Yeux : lavage immédiat et prolongé à l'eau courante (15 à 20 minutes)
sans chercher à enlever les lentilles de contact, tête penchée sur le
côté l'œil contaminé en dessous de l'œil sain. Faire consulter un
ophtalmologiste.
• Peau : oter les vêtements souillés sauf ceux qui collent à la peau,
lavage à grande eau immédiat et prolongé (15à 20 minutes).
• Ingestion :
• Faire rincer la bouche à l'eau.
• Ne pas faire vomir sauf si l'étiquette du produit en cause le prescrit et
si la victime est consciente.
• Ne pas donner à boire. Se renseigner sur le produit ingéré et appeler
le centre anti-poison ou les secours
RÈGLES DE BASE POUR
TRAVAILLER
• Ne pas manger ni boire dans le laboratoire
• Ne pas stocker de la nourriture dans les frigos prévus pour le stockage des produits chimiques
• Ne pas laisser des expériences sans surveillance (sauf dans les laboratoires de nuit)
• Annoncer toutes les anomalies, incidents ou accidents à ton encadrant
• Après avoir fini un travail qui implique un contact manuel avec des produits chimiques, il faut
enlever les gants, afin d’éviter une contamination d’instruments de travail, de poignées de porte,
de claviers d’ordinateurs et de souris qui seront touchés par des mains non protégées.
Définitions des bonnes pratiques de
laboratoire
• Les bonnes pratiques de laboratoire (BPL) se définissent comme une
démarche qualité basée sur des principes visant à assurer une qualité
optimale au sein du laboratoire. Elles s ‘appliquent notamment dans le
domaine pharmaceutique.
Dans le cadre d'une réalisation d'une étude en laboratoire, le but des
BPL est de responsabiliser le personnel participant, et de lui faire
prendre conscience des problèmes.
Elles devront faire préciser par écrit avant le début de l'étude les
objectifs, les moyens en personnel et matériel pour sa réalisation
(protocole, mode opératoire)
• Principes des bonnes pratiques de laboratoire
• 1- l'organisation et le personnel
2- le programme d'assurance de qualité
3- les installations
4- l'équipement
5- les opérations effectuées par le laboratoire d'étude
6- les produits à étudier et produits de référence
7- le protocole et la conduite d'une étude
8- les enregistrements et rapports
la méthode 5S
Définition de la méthode 5S
La méthode 5S permet d'optimiser en permanence les conditions de
travail et le temps
de travail en assurant l'organisation, la propreté et la sécurité d'un plan
de travail.
La méthode 5S est d'origine japonaise. Elle a été créée pour la
production
des usines Toyota. La méthode 5S est une technique de management
qui
fait partie de la démarche qualité.
• Les 5S ont été inventés pour les ateliers, mais ils s'appliquent aussi
bien dans les services et les bureaux.
• Les avantages des 5S sont nombreux :
• moins de pertes de matériel ;
• moins d'accidents ;
• environnement de travail plus agréable ;
• ouverture vers des méthodes de qualité plus élaborées.
Application de la méthode
5S
• La méthode 5S permet de réduire voire d'éviter :
• le désordre,
• la perte de documents,
• la détérioration du matériel,
• les accidents du travail.
• La méthode 5S permet d'optimiser :
• le temps de travail,
• les conditions de travail,
• les déplacements,
• indirectement le chiffre d'affaire.
Stockage des produits
chimiques
• Le stockage des produits chimiques répond à des règles de sécurité
strictes.
• La grande variété de produits utilisés dans un laboratoire ou un atelier
nécessite un stockage adéquat en raison :
• des différents états et natures des produits (solide, liquide,
inflammable, comburant, toxique…)
• des volumes stockés,
• des matériaux d’emballage.
Règles de stockage des produits
chimiques
Quels sont les risques générés par le
stockage inadapté des produits ?
• Accident, pollutions environnementales, contusions, plaies, brûlures
chimiques, intoxication, incendie, explosion.
• On peut considérer qu’un stockage est non-adapté lorsque :
• il est exposé à la chaleur, l’humidité, la lumière et aux intempéries
• la température ambiante est inappropriée à la nature et aux conditions
de stockage du produit
• il est mal rangé : en hauteur, non étiqueté, avec des produits
incompatibles, sur des étalages surchargés…
• le local est mal conçu
• la durée de stockage est excessive
• Lorsqu’un stockage est non-adapté, alors les risques habituellement
encourus par la présence de produits chimiques sont amplifiés :
• Réactions dangereuses et risques d’accident : liés à une augmentation de la
dangerosité des produits, causée par exemple par une longue durée de
stockage, une fragilisation des emballages…
• Des pollutions environnementales (air, eau, sol…) : liées aux déversements
accidentels et dégradation des emballages
• Des contusions, des plaies, des brûlures chimiques, des intoxications… : en
cas de contact, par chute ou renversement des produits
• Des incendies et explosions : liés au caractère inflammable de certains
produits et leur simple présence en cas d’incendie.
Stockage des produits chimiques : quelles mesures
de prévention ?
• Fiche de données de sécurité, étiquetage, mesures organisationnelles, règles de
stockage, stockage minimum au poste de travail, local de stockage extérieur, rangement,
extincteurs, installation de lutte incendie, système de désenfumage, ventilation,
équipements de protection individuelle.
• Demander systématiquement au fournisseur de joindre la fiche de données de sécurité au
produit
• Prendre connaissance de l’étiquetage du produit (notamment sur les précautions d’emploi
et de stockage)
• Mettre en place des mesures organisationnelles : gestion des stocks et des flux entrants et
sortants, séparation des produits incompatibles, rayonnages non surchargés, contrôle
d’accès, règles de déstockage et d’élimination des produits inutiles et périmés, …
• Regrouper les produits de même nature à l’aide de leurs étiquetages
• Stocker une quantité minimum et nécessaire de produits aux postes de travail
• Disposer d’un local de stockage de préférence à l’extérieur à une dizaine de
mètre du bâtiment, afin de limiter la propagation d’un éventuel incendie et
faciliter l’intervention des secours, à défaut :
• Disposer d’un local de stockage au même niveau que le laboratoire ou l’atelier
(afin d’éviter les passages difficiles : escaliers, sous-sol mais aussi en hauteur…)
• Assurer un rangement et une conception du local de stockage optimale pour
éviter la création de risques supplémentaires (chutes, réactions dangereuses)
• Équiper le local de moyens de prévention et de lutte contre l’incendie
(extincteurs adaptés, installation de lutte incendie, système de
désenfumage…) et contre les déversements accidentels (rétentions, produit
absorbant)
• Assurer une ventilation et un conditionnement d’air adéquat
• Mettre à disposition immédiate du personnel les moyens de traitement
appropriés (douche de sécurité, lave œil…)
• Se munir des équipements de protection individuelle systématiquement lors de la
manipulation et du transfert du produit (protections individuelles : gants,
lunettes…)
• Informer les salariés sur les risques chimiques encourus et les moyens de s’en
prémunir (précautions et mesures à respecter en cas d’incident et/ou d’accident)
• Ne pas stocker d’aliments ou boissons dans les réfrigérateurs, congélateurs,
chambres froides et étuve où sont stockés des produits chimiques et vice-versa
(risques d’intoxications, d’anoxie, d’incendie et d’explosion)
La verrerie usuelle (de non précision)
La verrerie de précision ou volumétrique
La verrerie spécialisée
mment rédiger un compte rendu de Travaux Pratique
• Un compte rendu de TP est un rapport de laboratoire clair et détaillé qui
décrit la réalisation d'une expérience du début à la fin. Un compte rendu
doit pouvoir être lu et compris par n'importe quelle personne cherchant à
réaliser l'expérience en question. C'est pourquoi, un compte rendu illisible
est inutilisable
• N°1 : titre du TP Commencez par mettre un titre à votre TP, en général
• N°2 : objectif du TP Ecrire en quelques mots ce que vous allez chercher
dans ce TP.
• N°3 : principe Ecrire le plus clairement possible les réactions permettant de
répondre à l’objectif du TP. Prévoyez dans cette étape les expériences
permettant de vérifier vos idées.
• N°4 : liste du matériel Rédiger la liste du matériel dont vous avez besoin.
• N°5 : schéma de l’expérience Faire le ou les schémas des expériences
que vous avez faites afin de vérifier vos hypothèses. Expliquer le
protocole et les étapes s’il y en a (dans ce cas commencer chaque
étapes par un verbe à l’infinitif).
• N°6 : observation et interprétation Vos expériences vous ont-elles
permis de conclure quant à vos hypothèses ? Expliquez Remarque :
Vous pouvez rectifier vos hypothèses si besoin. Avoir une hypothèse
fausse n’est pas une erreur mais laisser une hypothèse fausse en est
une ! Attention à ne pas confondre observation et interprétation :
j’observe que …(c’est l’observation) donc j’en conclus que … (c’est
l’interprétation).
• N°7 : conclusion Faire une conclusion, elle représente un résumé de
ce que l’on a découvert en TP. Elle doit être courte et doit répondre
aux objectifs fixés dans le n°1.
préparation des solutions
SOLUTION
• En chimie, une solution est un mélange homogène (constitué d'une
seule phase) résultant de la dissolution d'un ou plusieurs soluté(s)
(espèce chimique dissoute) dans un solvant. Les molécules (ou les
ions) de soluté sont alors solvatées et dispersées dans le solvant.
Solution à l'état liquide
• La solution liquide est l'exemple le plus connu. Une solution ayant l'
eau comme solvant est appelée solution aqueuse. Il est possible de
mettre en solution :
• un liquide dans un autre : limité par la miscibilité des deux liquides ;
• un solide dans un liquide : limité par la solubilité du solide dans le
solvant, au-delà de laquelle le solide n'est plus dissous. On parle alors
de solution saturée ;
• un gaz dans un liquide.
Solution à l'état solide
• Une solution solide correspond à un mélange de plusieurs corps purs.
préparation des solutions par
dissolution
• Définition de la dissolution : La dissolution est le processus physico-
chimique par lequel un soluté est dissous dans un solvant pour former
un mélange homogène appelé solution. Formellement, la dissolution
est définie comme le mélange de deux phases avec formation d’une
nouvelle phase homogène
• Étape préalable à la manipulation
• Afin de préparer la solution à la concentration demandée, il faut
connaître le volume de la solution à préparer et la quantité de soluté
nécessaire pour la faire. De manière générale, le volume est
déterminé par la fiole jaugée dans laquelle on prépare la solution.
• Toutefois, la masse n'est généralement pas mentionnée. Il faut donc
la calculer avant de débuter les manipulations.
préparation des solutions par
dissolution
• Mode opératoire :
• Peser environ exactement la masse de solide préalablement
calculée.).
• La pesée s’effectue à l’aide, d’une spatule
• Rincer la fiole avec de l’eau distillée (3 fois avec un fond d’eau).
• Introduire quelques ml d'eau distillée dans la fiole. (La fiole fait partie
de la verrerie de précision et à ce titre un étalonnage, à une
température t est fait (20°C). Certaines réactions de dissolution sont
exothermiques et il l’eau introduite au départ permet ainsi de limiter
les variations de température).
• A l’aide d’un entonnoir rincé à l’eau, introduire le solide.
• Rincer l’entonnoir dans la fiole.
• Agiter (mouvement circulaire) afin de dissoudre le solide. Au besoin
(solution saturée) ajouter de l’eau, toujours en petite quantité.
•
• Une fois la dissolution terminée, ajuster au trait de jauge avec
une pipette en plastique (fiole droite, œil au niveau du
ménisque pour éviter les erreurs de parallaxe).
préparation des solutions par
dissolution
• Attention !
• Il ne faut pas immédiatement mettre le volume total du solvant dans
la fiole jaugée, car la solution finale excédera 100 ml puisque la
présence du soluté fait augmenter légèrement le volume de la
solution.
• Attention !
• Afin d'éviter que le mélange ne se
renverse, il est recommandé de
tenir la fiole jaugée par la partie
supérieure en plaçant le pouce sur
le bouchon. Ceci permettra
d'assurer une meilleure étanchéité
du bouchon sur la fiole jaugée.
La préparation d'une solution par dilution
La préparation d'une solution par dilution
• Dans une dilution, il faut prendre la solution et y ajouter du solvant
afin d'en réduire la concentration.
• Étape préalable à la manipulation
• Pour préparer une solution diluée, il faut tout d'abord déterminer
quelle quantité de la solution initiale sera utilisée pour préparer la
nouvelle solution diluée. Pour ce faire, il faut connaître les
concentrations initiales et finales des solutions ainsi que le volume
final de la nouvelle solution.
Matériel
•Solution initiale
•eprouvette gradué
•Eau distillée
•Fiole jaugée
•Bouchon de caoutchouc
•Tablier gants et Lunettes de
sécurité
• Manipulations
• 1. Calculer la quantité de solution initiale nécessaire pour préparer la
solution demandée.
• 2. Mesurer la quantité calculée à l'étape précédente à l'aide d'un
cylindre gradué.
• 3. Verser le volume mesuré à la deuxième étape dans la fiole jaugée.
• 4. Ajouter du solvant jusqu'à l'obtention du volume total de
solution maximal. L'utilisation du compte-gouttes peut être
considérée afin d'obtenir plus facilement la précision voulue.
5. Agiter pour rendre le mélange homogène
La préparation d'une solution par dilution
Notions de base
• Définition d'une solution
• Lorsqu’on dissout une ou plusieurs espèces chimiques (solides,
liquides ou gaz) dans un liquide qui peut-être de l’eau, de l’alcool etc,
ceci conduit à un mélange homogène appelé solution :
• Les espèces dissoutes sont appelées solutés.
• Le liquide majoritaire qui solubilise les solutés est le solvant :
lorsque le solvant est l’eau, on a une solution aqueuse et quand le
solvant est de l’alcool, on parle de solution alcoolique.
• Définition de solvant : il s’agit d’une espèce chimique le plus souvent
liquide qui va accueillir en elle une autre espèce chimique (ce sera le
soluté) pour former un mélange homogène [1]. De plus l’espèce
chimique qui compose le solvant reste majoritaire devant l’espèce
chimique introduite.
• Définition du soluté : Il s’agit d’une espèce chimique qui est mélangée
à une autre (le solvant). Le soluté est dissout dans le solvant. Le soluté
peut être un liquide mais aussi un solide ou encore un gaz !
• Les solutés moléculaires et ioniques
• Les solutés dissous dans un solvant peuvent-être soient des molécules, soient des ions
répartis uniformément dans la solution :
• Les solutés moléculaires : les molécules se répartissent uniformément parmi les
molécules de solvant.
Exemple : Le sucre en solution dans l’eau.
• Les solutés ioniques : Les espèces ioniques sont formées de cations et d’anions,
lorsqu’elles sont mises en solution dans un solvant, alors ces cations et ces anions se
séparent en se dispersant dans la solution et deviennent des ions solvatés.
•
Exemple :
Le sel en solution dans l’eau : Le sel connu sous le nom de chlorure de sodium NaCl est
formé d’ions Na+ et d’ions Cl– . Lorsque le sel est mis en solution dans l’eau, les ions qui
le composent se solvatent, c'est-à-dire s’entourent de molécules d’eau et sont notés Na+
(aq) et Cl (aq) (« aq » signifiant aqueux).
–
La quantité de matière : la mole
Exercices
• Calculer les quantités de matière correspondant aux masses et aux volumes
suivants :
➢ Une masse égale à 10 g de fer (Fe).
➢ Une masse égale à 1 kg de silice (SiO2 )
La molarité
• La molarité est la relation entre le nombre de moles d'un soluté et le
volume d'une solution.
• La molarité est égale au nombre de moles d'un soluté divisé par le
volume de la solution en litres. La formule est donc la
suivante : molarité = moles d'un soluté / litres d'une solution.
• Exemple : quelle est la molarité d'une solution de 4,2 litres contenant
0,75 mol de NaCl ?
• M(Cl)=35g/mol
• M(Na)=23g/mol
• Relation entre concentration molaire et quantité de matière
La concentration massique
• La concentration massique est une grandeur définie pour tout soluté
dissous dans une solution, elle correspond au rapport de la masse
du soluté dissous par le volume total de la solution.
• Sa valeur indique la masse de soluté présente dans un litre de
solution (ou d’un autre volume suivant l’unité utilisée)
• Un litre d’une solution d’eau salée de concentration massique 60 g/L
contient 60 gramme de sel.
• Si une solution de volume “V” contient une masse “m” d’une espèce
chimique dissoute alors la concentration “Cm” de cette espèce
chimique dans cette solution est donnée par la formule suivante:
• Cm(espèce chimique)= m(espèce chimique) /V(Solution)
• Où:
• m est en gramme (m)
• V est en litre (L)
• Cm est gramme par litre (g/L ou g.L-1)
• Exemple
Une solution de volume 500 ml a été obtenue en dissolvant 4,00 mg de
diode, sa concentration est calculée grâce à la relation Cm= m / V
Avec m = 4,00 mg et V= 0,500 L
Soit Cm = 4,00/0,500
Cm= 8,00 mg/L
• Exercice d’application
• On utilise 25 g de sel pour créer 500 ml d'eau salée. Quelle est
la concentration massique de cette solution?
Relation entre
concentration massique
et concentration
molaire
Relation entre concentration massique et
concentration molaire
• La masse “m” d’un soluté peut être exprimé à partir de sa quantité de matière
“n” et sa masse molaire M:
m = n.M
La concentration massique peut donc être exprimée par la relation suivante:
Cm = m/V
Cm = (n.M)/V
Cm = M.(n/V)
Or le rapport n/V correspond à la concentration molaire C d’où:
• Cm = M.C
• ou
• C = Cm / M
Molalité
• Molalité est le nombre de moles de soluté par kilogramme de solvant .
• La molalité correspond à la quantité de soluté contenue dans 1000
grammes de solvant.
La molalité s'exprime en moles par kilogramme (mol/kg). La
molalité se note m, à ne pas confondre avec l'abréviation de
la masse : m.
Exemple de problème Molalité
• A 4 g cube de sucre (saccharose: C 12 H 22 O 11 ) est dissous dans un
verre d’ eau 350 ml d’eau à 80 ° C. Quelle est la molalité de la solution
de sucre?
Étant donné: Densité de l’ eau à 80 ° = 0,975 g / ml
Solution
• Étape 1 - Déterminer nombre de moles de saccharose à 4 g.
Soluté est de 4 g de C 12 H 22 O 11
• C 12 H 22 O 11 = (12) (12) + (1) (22) + (16) (11)
C 12 H 22 O 11 = 144 + 22 + 176
C 12 H 22 O 11 = 342 g / mol
diviser cette somme à la taille de l’échantillon
4 g / (342 g / mol) = 0,0117 mol
• Étape 2 - Déterminer la masse de solvant en kg.
• densité = masse / volume de la
masse volumique = densité x
masse = 0,975 g / ml x 350 ml de
masse = 341,25 g de
masse = 0.341 kg
• Étape 3 - Déterminer molalité de la solution de sucre.
• molalité = mol soluté / m solvant
molalité = 0,0117 mol / kg 0,341
molalité = 0,034 mol / kg
• Réponse:
• La molalité de la solution de sucre est de 0,034 mol / kg.
• Note: Pour les solutions aqueuses de composés covalents, tels que le
sucre, la molalité et molarité d’une solution chimique sont
comparables. Dans cette situation, la molarité d’un cube de sucre 4 g
dans 350 ml d’eau serait 0,033 M.
la normalité
La normalité d'une solution est le poids équivalent gramme d'un soluté dans un litre
de solution.
Par conséquent, on l'appelle aussi le concentration équivalente d'une solution.
La normalité est donnée par le symbole N et les unités de normalité sont eq / L, où
«eq»
signifie «équivalents». Pour les calculs à petite échelle, nous utilisons l'unité meq /
L,
où «meq» signifie «milliéquivalent»..
La normalité est utilisée pour exprimer l'ion hydronium (H3O+) concentration
ou l'ion hydroxyle (OH-) concentration d'une réaction acide-base. Mais quand une
réaction différente se produit, le même composé peut avoir une normalité
différente. Par conséquent, la normalité d'un composé dépend du type de réaction.
points clés
• La normalité est une unité de concentration d’une solution chimique
exprimée en gramme équivalent en poids de soluté par litre de
solution. Un facteur d’équivalence définie doit être utilisée pour
exprimer la concentration.
• unités communes de normalité comprennent N, eq / L, ou mEq / L.
• La normalité est la seule unité de concentration chimique qui dépend
de la réaction chimique en cours d’étude.
La normalité
• On appelle normalité d'une solution le nombre d'équivalent-gramme
que contient un litre de cette solution.
EQUIVALENT-GRAMME
• Dans une réaction de neutralisation l'équivalent-gramme d'une substance
est la fraction d'une mole ou la quantité de cette substance qui peut capter
ou libérer un ion gramme d'hydrogène suivant la réaction envisagée .
• l'éq-g d'une substance dépend de la réaction à la quelle participe cette
substance
• D'une manière générale pour trouver l'éq-g d'un acide ou d'une base. Il
faut deviser la Masse molaire par le nombre d'ion H+ ou OH- qui a participé
a la réaction. Eq-g = M / n
•
HCl + NaOH=====> NaCl+H2O
• 2ème cas
• (1) H2SO4 + NaOH====> NaHSO4 + H2O
• (2) H2SO4 + 2 NaOH====> Na2SO4 + 2 H2O
• Dans une réaction d’oxydoréduction L’équivalent –gramme d’une
substance oxydante ou réductrice est la quantité de cette substance
qui peut capter ou libérer une mole d’électrons suivant la réaction
envisagée
MnO4- + 5Fe2+ +8H+ Mn2+ +5 Fe3+ + 4H2O
nombres d’oxydation
• On appelle nombres d’oxydation des nombres assignés aux atomes
(ou groupes d’atomes) et qui aident les chimistes à savoir combien
d’électrons peuvent être transférés.
• la détermination du nombre d’oxydation est régie par des règles bien
définies et faciles à mettre en œuvre, bien qu’il puisse être utile de
posséder des connaissances en chimie et en algèbre.
6
• Le fluor possède toujours un nombre d’oxydation de -1. Comme
nous l’avons déjà mentionné, le nombre d’oxydation de certains
éléments peut varier pour de nombreuses raisons ,Toutefois, le fluor
possède un nombre d’oxydation de -1, et celui-ci ne change jamais.
Ceci est du au fait que le fluor est l’élément le plus électronégatif – en
d’autres termes, il est l’élément qui a le moins de chances de donner
un de ses électrons et qui a le plus de chances de prendre le ou les
électron(s) d’un autre élément. C’est pourquoi sa charge ne change
pas.
Récapitulation
• Règles pour assigner les nombres d'oxydation
• L'état d'oxydation d'un atome dans un élément est 0
• L'état d'oxydation d'un ion monoatomique est égal à sa charge.
• Les halogènes possèdent un nombre d’oxydation de -1.
• L'oxygène a généralement un nombre d'oxydation égal à −2, sauf dans les peroxydes
(H2O2) où il est égal à −1 et dans les composés avec le fluor (OF2) où il est égal à -1.
• L'hydrogène dans un composé a un nombre d’oxydation de +1, à l’exception des n’rt(f’roù
c’est -1
• La somme des nombres d'oxydation de tous les éléments présents dans une molécule est
nulle.
• La somme des nombres d'oxydation dans un composé doit valoir la charge totale du
composé.
APLICATION
• KMnO4 + Cr2 (SO4)3 +8KOH
2MnO2 + 2K2CrO4 + 3K2SO4 + 4H2O
Conclusion :
• L’équivalent –gramme d’une substance
dépend de la réaction à laquelle il participe
On définit la normalité d'une solution acide dans l'eau comme le
nombre de mol d'ion susceptible d'être libérés par un litre de
solution.
De même, la normalité oxydo-réductrice d'une solution correspond au
nombre de mol d'électrons susceptibles d'être libérés par un litre de
solution
Exercices d'application
Dans une réaction donnée MnO2 en solution dans HCl est réduit en
MnCl2 quelle est la masse équivalente de MnO2 dans cette réaction
1 A combien doit-on étendre une solution de BaCl 2 0.5N
pour obtenir une concentration de 20 mg de Ba+2 par
millilitre ?
2 Déterminer la masse de KMnO4 nécessaire pour obtenir
80 ml de KMnO4 N/8 Quand ce dernier agit comme agent
oxydant et que Mn+2 est le produit de la réaction.
3 Quelle masse de Na2S2O35H2O est-elle nécessaire pour
obtenir 500 cm3 de solution 0.200 N pour la réaction
suivante ? :
2S2O3-2 + I2 S4O62- + 2I-
4 Quelle est la normalité d’une solution de K2CrO4 si 35 ml de cette
solution contiennent 3.87 g de K2CrO4 ?
5 Quelle est la normalité d’une solution de FeSO4 si 750 ml de cette
solution contiennent 96.3g de FeSO4 ?
• On donne :
• M(H)=1 g/mol
• M(Ba)=137.33 g/mol M(Cl)= 35.5
g/mol
• M(Na)= 23 g/mol M(O)= 16
g/mol
• M(Mn)=54.94 g/mol
• M(C) = 12 g/mol
• M(K) = 39.1 g/mol
• M(Cr) = 52 g/mol
Dosage acido-basique
• Le but d'un dosage est de déterminer une quantité de matière (ou une
concentration) inconnue.
• Un dosage acido-basique fait intervenir une réaction acide-base totale
entre le réactif à doser et un réactif titrant de concentration connue.
• On dit qu'il y a équivalence lorsque les réactifs ont été mélangés dans
les proportions stœchiométriques.
• Le repérage de l'équivalence permet de déterminer la quantité de
matière du réactif à doser.
• Nous allons examiner plusieurs exemples de dosages acido-basiques et
préciser, à partir de ces exemples
Dosage acido-basique
• 6- L’équation-bilan de la dissolution du fluorure d’aluminium est :
AlF3(s) → Al3+ (aq) + 3F- (aq)
• Avec c la concentration en soluté, on a donc [Al3+] = c et [F- ] = 3c.
Application numérique : [Al3+] = 5,0.10-3 M et [F- ] = 1,5.10-2 M