Les antidiabétiques
oraux
Présenté par Nada TARAOUI et Afraa El Mhadi
5ème année Pharmacie
Encadré par professeur Rifaii et professeur Aicha Chaibi
Introduction
Le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas
ne produit pas suffisamment d’insuline ou lorsque l’organisme n’est pas
capable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit.
Il s’agit d’une altération du métabolisme du glucose qui perturbe le
stockage et l’utilisation par l’organisme de ce carburant nécessaire aux
cellules glucodépendantes tels que le cerveau et les muscles.
Glycémie > 1,26 g/L au moins à 2 reprises et/ou HbA1C ≥ 6.5 % et/ou
Glycémie post prandiale ≥ 2 g/l
Plusieurs types
Moyens thérapeutiques : Insuline – Les ADO
Les ADO
Les insulino sensibilisateurs Les inhibiteurs de l’absorption de Les insulinosecreteurs
glucose
Sulfamides hypoglycémiants :
Biguanides : Gliclazide Diamicron*
Metformine Inhibiteurs de alpha Glimepiride Amarel*
glucophage* glucosidase : Glibenclamide Daonil*
Acarbose Glucor*
Glinides :
Repaglinide : Novonorm *
Analogues de GLP 1 :
Exenatide : Byetta*
Liraglutide : victoza*
Inhibiteurs des DPP4 :
Sitagliptine : Januvia*
Vidagliptine : Galvus*
Mesures Hygiéno-diététiques
+
Limiter la quantité de glucose absorbé (inhibiteurs des alpha-
glucosidases)
Favoriser l’utilisation de l’insuline endogène en cas de carence
relative (sulfamides hypoglycémiants, "glinides")
Augmentation de l’utilisation périphérique du glucose
(biguanides)
Augmenter l'excrétion urinaire de glucose (inhibiteurs de SGLT2)
Pallier la carence insulinique par apport d’insuline exogène
Les insulino sensibilisateurs:
Biguanides
DCI Nom commercial Présentation Posologie
METFORMINE Stagid* 700mg ×3 par j
Glucophage* 500 – 850 – 2 à 3 × par j
1000mg
Mécanisme d’action
Ils ne stimulent pas la sécrétion insulinique mais potentialisent l’action
de l’insuline par 3 mécanismes :
En réduisant la production hépatique de glucose en inhibant la NGG et la
glycogénolyse
En augmentant la sensibilité de l’insuline au niveau musculaire
En retardant l’absorption intestinale de glucose
Les indications de la metformine
Traitement du diabète de type 2, en particulier en cas de surcharge pondérale,
lorsque le régime alimentaire et l'exercice physique ne sont pas suffisants
pour rétablir l'équilibre glycémique.
Ils sont indiqués en première intention en l’absence de contre-indication
rénale, hépatique ou respiratoire
Chez l'adulte peut être utilisé en monothérapie ou en association avec
d'autres antidiabétiques oraux ou avec l'insuline.
Différents types de metformine :
Il existe deux sels différents de Metformine
Metformine base (Diaformine)
Embonate de Metformine (Stagid)
Chlorhydrate de Metformine (Glucophage)
Il n’y pas d’équivalence de dose entre ces deux sels et il faut donc se
rapporter à la quantité de metformine base :
700 mg Embonate de Metformine (STAGID) =280 mg MetB
500 mg Chlorhydrate de Metformine(Glucophage) = 390 mg MetB
Contres indications :
Effets indésirables : Pour diminuer les
Diabète acidocétosique
perturbation de gout effets Insuffisance rénale
Troubles gastro-intestinaux indésirables Insuffisance
: Nausées Vomissement digestifs on hépatocéllulaire
Réactions cutanées : augmente Allaitement
Erytheme, prurit, urticaire progressivement Sujets âgés > 80 ans
la dose en
commencant par
500mg
Intéractions médicamenteuses :
Produit de contraste iodée
Alcool
Les diurétiques de l’anse
Les insulino
sécréteurs
Les sulfamides hypoglycémiants
DCI Nom présentation posologie
commercial
Glimepiride Amarel* 1-2-3-4 mg 1-4 mg/j
Gliclazide Diamicron* 30-60mg cp à 30 à 120mg/j
libérattion 1cp/j max 3cp/j
modifiée
80mg cp sécable
Glibenclamide Benclamid* 5mg Max 3cp equiv
15mg/j
Indications
-Diabète non insulinodépendant (de type 2) chez l'adulte, lorsque le
régime alimentaire, l'exercice physique et la réduction pondérale seuls ne
sont pas suffisants
- En 2ème intention si CI de la metformine
Mécanisme d’action :
Ils agissent en stimulant l’insulinosécretion en se liant au récepteur
spécifique de la proteine sulfonylurée de la membrane de cellule Béta-
pancréatique Dépolarisation de la membrane et une sécrétion
de l’insuline stockée.
Intéractions
médicamenteuses :
Effets indésirables :
Contres indications : Miconazole
Hypoglycémie
Hypoglycémie Fluconazole
Signes digestifs
Grossesse IEC
nausées vomissement
Allergie aux sulf Fibrates
douleurs épigastriques
Acidocétose AVK
Photosensibilisation
IR sévère AINS
Hyperlipidémie
Fluoxétine
IMAO
Les glinides
L’unique glinide à disposition est le répaglinide (Novonorm®), qui a l’avantage d’une
demi-vie courte, permettant une prise à chaque repas. Chaque prise peut aller de 0,5
à 4mg et la posologie maximale quotidienne est de 16mg. Même si la demi-vie du
répaglinide est plus courte que celle des sulfamides hypoglycémiants, le pouvoir
hypoglycémiant est identique et le risque d’hypoglycémie est tout aussi grand. C’est
pour cette raison que tout patient traité par insulinosécréteur doit posséder un lecteur
de glycémie capillaire, qu’il doit utiliser dès le moindre signe de malaise
DCI Nom commercial Présentation Posologie
Repaglinide Novonorm* 0,5 – 1 – 2 mg Dose initiale
0,5mg
Max 4mg/j à
prendre 3 fois par
Jour
Indications
Le répaglinide est indiqué dans le traitement du diabète de type 2,
lorsque l'hyperglycémie ne peut plus être contrôlée de façon
satisfaisante par le régime alimentaire, l'exercice physique et la perte de
poids
Le répaglinide est aussi indiqué en association avec la metformine chez
les diabétiques de type 2 qui ne sont pas équilibrés de façon
satisfaisante par la metformine seule.
Mécanisme d’action
Le répaglinide ferme les canaux potassiques ATP-dépendants de la
membrane des cellules β via une protéine cible différente des autres
sécrétagogues. Les cellules β sont ainsi dépolarisées et les canaux calciques
s'ouvrent. L'entrée massive de calcium induit alors une sécrétion d'insuline
par les cellules β.
Pharmacocinétique :
Absorption rapide en 30 mn ( prise juste avant le repas)
Concentration plasmatique max. en 1 h
Transport par des protéines avec demi-vie courte 60 mn ( moins de risque
d’hypoglycémie )
Dégradation hépatique : CI en cas d’insuf. hépatocellulaire
Elimination biliaire à 90% : utilisation possible en cas d’IRC
Intéractions
Effets indésirables :
médicamenteuses :
Hypoglycémie
Contres indications : Clarithromycine
Trouble de vision
Grossesse Itraconazole
Douleurs abdominales
Acidocétose Ciclosporine
Nausées
Insuffisance Triméthoprime
Vomissements
hépatocellulaire IEC
Diarrhée
AINS
Constipation
IMAO
Les inhibiteurs de alpha
glucosidases :
Les alphaglucosidases = des enzymes de l’entérocyte dont le rôle est
l’hydrolyse des sucres complexes (amidon) en monosaccharides
assimilables.
Les inhibiteurs des alphaglucosidases bloquent l’action de ces enzymes
par inhibition compétitive, ralentissant ainsi la digestion et l’absorption
des polysaccharides
Indications :
Diabète type 2
DCI Nom présentation posologie
commercial
Acarbose Glucor* 50 – 100mg 50 à 100mg
×3/j
Miglitol (non Diastabol* 50 – 100mg 50 à 100mg
commercialisé ×3/j
au Maroc)
Acarbose : non absorbé par l’intestin
• mal toléré sur le plan digestif
• posologie : 150 à 600 mg en trois prises
• posologie progressive
• réduction de 0,5 à 1% de l’HbA1c
Miglitol : Absorption digestive : 90%
• élimination urinaire +++
• meilleure tolérance digestive
• posologie : 150 à 300 mg
Effets indésirables :
Flatulence Contres indications :
Météorisme IRC sévère
Diarrhée et douleurs Maladies digestives
abdominales Allaitement
Élévation des transaminaes
((Pourquoi Flatulence ? :
Lorsque les glucides non Intéractions médicamenteuses :
digérés migrent dans le côlon, Charbon actif avec le Miglitol
les bactéries normalement Non connues pour ascabose
présentent dans le côlon les
fermentent.))
Analogues de la GLP-1
Ils font partie des incrétinomimétiques
Incrétines = des substances libérées au début des repas qui stimulent
la sécrétion d'insuline. C'est le repas qui déclenche leur libération.
Parmi les incrétines, le GLP-1 est libéré par le tube digestif quand le
repas arrive. Il stimule la sécrétion d'insuline, inhibe la sécrétion du
glucagon (hormone hyperglycémiante), ralentit la vidange gastrique et
induit une sensation de satiété
Indication :
Dans le diabète de type 2,et/ou IMC > 30 kg/m2 , Ou si CI aux
SULFAMIDES
Ces médicaments se prescrivent en injections sous-cutanées,
comme l'insuline. Ils se prescrivent en complément des antidiabétiques
oraux jugés insuffisamment efficaces
DCI Nom Présentation Posologie
commercial
Exenatide Byetta* 5 – 10 μg en SC 5 μg 2×/j pdt 1
mois puis 10 μg
2×/j
Liraglutide Victoza* 6mg/mL en SC Début 0,6mg
pdt 1 semaine
Max 1,8mg
Dulaglutide Trulicity 0,75– 1,5mg SC Mono 0,75
Bi 1,5
Mécanisme d’action :
Ils agissent sur la glycémie postprandiale et la glycémie a jeun en la
diminuant.
Cet effet est médié par des effets sur la sécrétion d’insuline glucose-
dépendante , l’inhibition de la sécrétion de glucagon, le ralentissement
de la vidange gastrique ainsi que la diminution de la prise alimentaire
Pas de CI chez l’insuffisant rénal (excrétion via les voies biliaires )
Effets indésirables :
Hypoglycémie
Vertige
Nausées
Diarrhée Contres indications :
Hypersensibilité au
produit
Allaitement
Grossesse
Interactions médicamenteuses :
Contraceptifs oraux
Certains diurétiques
Du fait que les analogues de GLP1 ralentir le
vidange gastrique ceci dit qu’ils vont
retarder l’absorption de tous les
médicaments qui seront administrés par
Les inhibiteurs de DPP4
La dipeptidylpeptidase 4 (DPP-4) est une enzyme de clivage des
incrétines en métabolites inactifs. Les inhibiteurs de la DPP-4
potentialisent par conséquent les effets physiologiques des incrétines.
Parmi les produits ayant une application thérapeutique, il y a d'une part, les
antagonistes de la DPP-4 ou gliptines (sitagliptine et vildagliptine). Les
antagonistes de la DDP-4 ont l'avantage d'être administrés en une prise
orale unique journalière car leur t1/2 est de 13h
Nom commercial : Januvia* et Xelevia*
DCI : sitagliptine
Forme galénique : cp à 100 mg.
Posologie: A. 1 cp le matin.
Nom commercial : Galvus*
DCI : vildagliptine
Forme galénique: cp à 50 mg.
Posologie: A. 1 cp matin et soir. 50 mg/jour si association à un sulfamide
hypoglycémiant
Indications
Diabète type 2 , pour améliorer le contrôle de la glycémie, en
association à la metformine et/ou à un sulfamide hypoglycémiant; en
monothérapie si les deux précédents sont mal tolérés. L’association avec
l’insuline (avec ou sans metformine) est possible lorsque celle-ci est
insuffisante.
Mécanisme d’action :
les inhibiteurs de la DPP-4 entraînent un allongement de l’activité des
incrétines essentiellement en période post - prandiale, ce qui améliore le
contrôle glycémique. Ceci par l’augmentation glucose-dépendante de la
sécrétion d’insuline par les cellules βpancréatiques et l’inhibition de la
sécrétion de glucagon.
EI: douleurs abdominales, frissons, infections ORL, congestions nasales,
dermatites de contact. Elévation des transaminases avec la vildagliptine.
Réactions d’hypersensibilité: anaphylaxie, angiœdèmes, syndrome de
Stevens-Johnson, pancréatite aiguë.
CI: DID. En première intention dans le
IM: pas de métabolisme
DNID. Insuffisance cardiaque (stades III et
par les cytochromes. Pas
IV), IR sévère, ATCD de réactions
d’intéraction connue avec
d’hypersensibilité. Grossesse et
l’insuline.
allaitement.
Merci pour votre attention !