L’AMIBIASE
Présenté par: KABA Grace
Supervisé par : Docteur SEKANGUE OBILI
Géril
OBJECTIFS
Définir l’amibiase
Décrire la morphologie de l’agent pathogène
Connaitre le cycle évolutif
Décrire le diagnostic biologique
PLAN
I- GENERALITES
II- EPIDEMIOLOGIE
III-DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
IV-PRINCIPES THERAPEUTIQUES
V-PROPHYLAXIE
I-GENERALITES
1- Définition
L’amibiase ou amoebose est une protozoose due au
développement dans l’organisme d’un parasite
hématophage appelé Entamoeba Histolitica spécifique de
l’homme.
2-Intéret
- Epidémiologique: Maladie cosmopolite liée au péril fécal.
Fréquence élevée plus de 500 millions sujets atteints, 50
millions d’abcès du foie et colite et 40000 à 100000 décès.
- Diagnostic: mise en évidence par un examen parasitologique
des selles de l’agent pathogène.
II-EPIDEMIOLOGIE(1)
1- Agent pathogène
a) Taxonomie
-Embranchement: Amoebozoa
- Classe: Rhizopodea
- Ordre: Amoebida
- Famille: Entamoebidae
- Genre : Entamoeba(pour ce cas)
Endolimax
Pseudolimax
- Espèce : Entamoeba Histolytica
II-EPIDEMIOLOGIE(2)
• Genre Entamoeba, on a :
- Entamoeba histolytica (èspèce pathogène, agent de l’amibiase
intestinale )
- Entamoeba coli
- Entamoeba hartmanni
- Entamoeba polecki
- Entamoeba dispar
- Entamoeba gingivalis
• Genre Endolimax, on a :
- Endolimax nanus
• Genre Pseudolimax, on a :
- Pseudolimax butschlii
II-EPIDEMIOLOGIE(3)
b) Morphologie
L’Entamoeba Histolytica est le parasite responsable et
pathogène de l’amibiase , il se présente sous trois
formes, à savoir:
2 formes végétatives: Entamoeba Histolytica
histolytica ( forme pathogène) , Entamoeba
Histolytica minuta( forme non pathogène)
Une forme kystique
Mais on distingue aussi d’autres formes non
pathogènes.
II-EPIDEMIOLOGIE(4)
b)Morphologie
Forme pathogène: Entamoeba Histolytica histolytica
• Forme végétative ou trophozoite de 20 a 40μm
• Même aspect que la forme minuta mais ayant une présence d’
hématies en voie de digestion dans les vacuoles cytoplasmiques d’où il
est hématophage
• Présence d’ectoplasme , d’endoplasme bien différencié, de plusieurs
petits vacuoles
• Très mobile que la forme minuta grâce aux pseudopodes rapidement
formés
• Pour celle-ci il n’y a pas de forme kystique
II-EPIDEMIOLOGIE(5)
b) Morphologie
• Forme pathogène: Entamoeba Histolytica histolytica
hématie
II- EPIDEMIOLOGIE(6)
b) Morphologie
Forme non pathogène :
Entamoeba Histolytica minuta
• Forme végétative ou trophozoite
de 10 à 15 μm peu mobile
• Présence de petits vacuoles ,
d’ectoplasmes et d’endoplasmes , pseudopode
ayant un aspect granuleux , des
cristalloïdes fins
• Mobile grâce au pseudopodes
• Se multiplie par division binaire
et se transforme en kyste
noyau
ectoplasme
endoplasme
II-EPIDEMIOLOGIE(7)
b) Morphologie
Forme kystique
• C’est la forme de résistance et de
dissémination
• Elle est de forme ovalaire
mesurant environ 10 à 15μm
• Cytoplasme granuleux ayant 1 à
4 noyaux
• Les kystes jeunes comportent 2 à
3 noyaux , tandis que les adultes
ont 4 noyaux
II-EPIDEMIOLOGIE
• Autres formes non pathogènes
Entamoeba Coli
Forme trophozoite Forme kystique
•Mesure environ 20 à 30 micron •Mesure entre 18 à 20 micron
mètre. mètre
•Ectoplasmes et endoplasmes •Arrondi ou ovalaire
bien différenciés et vacuoles •Le nombre de noyaux varie en
bourrées d’inclusions fonction de la maturité allant de
•Noyau à chromatine épaisse et 1 à 8 noyaux
irrégulières
•Caryosome assez gros et
excentré
II-EPIDEMIOLOGIE(8)
Entamoeba Coli
• Forme trophozoite • Forme kystique
II-EPIDEMIOLOGIE(9)
•Autres formes non
pathogènes
Entamoeba hartmanni
Forme trophozoite Forme kystique
•Mesure 5-12micron mètre •Mesure 5-10micron mètre ,
•Pseudopodes arrondis , déplacement sphérique ou ovoide
orienté •1 à 2 noyaux maximum 4
•Peu visible ; caryosome central , •Granuleux parfois présence d’un
petits grains de chromatine corps chromatidoide à extrémité
périphérique granuleux arrondie et d’une masse diffuse de
•Pas de globules rouges ingérés glycogène
II-EPIDEMIOLOGIE(10)
Entamoeba Hartmanni
• Forme trophozoite • Forme kystique
II-EPIDEMIOLOGIE(11)
• Autres formes non pathogènes
Entamoeba Polecki
Forme trophozoite Forme kystique
•Mesure environ 10 micron mètre •Mesure environ 9 à 18 micron mètre
•Noyau formé d’un grand caryosome •Arrondi , noyau subcentral
irrégulier •Cytoplasme avec une vacuole
•Endosome volumineux excentré
•Chromatine périphérique granuleuse
II-EPIDEMIOLOGIE(12)
• Entamoeba Polecki
II-EPIDEMIOLOGIE(13)
• Autres formes non pathogènes
Entamoeba Dispar
Forme trophozoite Forme kystique
•Mesure 10-60 micron mètre •Mesure 10-20 micron mètre , de
•Pseudopodes fins et arrondis forme ovoide ou sphérique , de paroi
déplacement orienté mine
•Noyau peu visible , caryosome •Maximum 4 noyaux , le plus souvent
central, grains de chromatine 1à2
périphérique réguliers •Kyste jeune à 1 noyau
•Pas de globules rouges ingérés •Parfois présence d’un corps
chromatidoide à extrémités arrondis
et une masse diffuse de glycogène
II-EPIDEMIOLOGIE(14)
Entamoeba Dispar
• Forme trophozoite • Forme kystique
II-EPIDEMIOLOGIE(15)
• Autres formes non pathogènes
Endolimax Nana
Forme trophozoite Forme kystique
•Mesure 15 – 20 micron mètre •Mesure 10-35 micron mètre de forme
•Pseudopodes larges déplacement non sphérique
orienté et lent •Paroi double et épaisse
•Caryosome le plus souvent •1 à 16 noyaux bien visibles , le plus
excentrique , grains de chromatine souvent 4 à 8 noyaux
irréguliers contre la membrane • Peu granuleux , glycogène diffus ,
nucléaire parfois présence d’un corps
•Pas de globules rouges ingérés chromatidoide éffilé
II-EPIDEMIOLOGIE(16)
Endolimax nana
• Forme trophozoite • Forme kystique
II-EPIDEMIOLOGIE(17)
c)Habitat
• La forme minuta vit librement à la surface de la
muqueuse(commensale).
• La forme pathogène vit sous la muqueuse
Autres localisations extra intestinales
• Peau(amibiase cutanée)
• Cerveau(amibiase cérébral)
• Poumon(amibiase pulmonaire)
• Foie (amibiase hépatique)
II-EPIDEMIOLOGIE(18)
d) Biologie
Nutrition
• La forme minuta se nourrit de la matière organique
• La forme pathogène se nourrit du sang
(hématophage)
Reproduction
La forme minuta se multiplie par division binaire
II-EPIDEMIOLOGIE(19)
2) Réservoir de parasite
L’homme malade porte E. h. histolytica, les porteurs
asymptomatiques la forme minuta avec émission de
kystes.
3) Hôte intermédiaire(Aucun)
4) Mode de contamination
• Ingestion de kystes
• Transmission fécale-orale
5)Voie de sortie
Par les selles et par la bouche (toux)
II-EPIDEMIOLOGIE(20)
6) Cycle évolutif
Cycle non pathogène
• Ils sont donc dans le milieu extérieur grâce aux selles
• C’est donc l’évolution de la forme
végétative([Link])
• Un individu porteur de cette forme n'est pas malade
mais un grand contamineur
II-EPIDEMIOLOGIE(21)
II-EPIDEMIOLOGIE(22)
6) Cycle évolutif
Cycle pathogène
• Il s’agit de l’acquisition du pouvoir pathogène
• La forme tropohozoite se transforme en forme
[Link] hématophage
• Ce dernier étant pathogène va pénétrer sous la
muqueuse colique pour exercer son action
nécrotique en lysant les cellules
II-EPIDEMIOLOGIE(23)
6) Cycle évolutif
Cycle pathogène
• Pénètre sous la muqueuse et cause la nécrose
des tissus. Il s’agit du stade aigue de la maladie
• L’[Link] se multiplie vivement mais est
incapable de s’enkyster , pour se faire il doit
revenir sous forme non pathogène
II- EPIDEMIOLOGIE(24)
6) Cycle évolutif
Cycle pathogène
• Pour cela ; il regagne donc la lumière colique pour
redevenir sous forme , minuta et s’enkyster à nouveau.
L’individu est un grand contamineur .
• Il pénètre aussi dans les ramifications de la veine porte
et atteint le foie où ils se reproduisent . L’infection se
propager directement à partir du foie vers le poumon
droit et la plèvre ou plus rarement par la circulation
sanguine vers le poumon , le cerveau la peau et autres.
II-EPIDEMIOLOGIE(25)
II-EPIDEMIOLOGIE (26)
7) Facteur favorisants
• Le promiscuité
• Région tropicale
• Mauvaise pratique d’hygiène
• Zone d’endémicité
II- EPIDEMIOLOGIE(27)
8)Répartition géographique
• L’infection à [Link] est plus courante dans les
régions tropicales , subtropicales
• Le taux d’infection est aussi élevé dans les régions
tempérées où les pratiques d’hygiène laissent à
désirer
• Il est aussi observer chez les immigrants venant des
régions d’endémicité
III-DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE(1)
1-Circonstance de diagnostic
Amibiase intestinale aigue
• Douleurs abdominales crampes
• Diarrhées afécales , glaireuse , sanguinolentes 15 à
20 selles / jour
• Contraction douloureuse de l’anus
• Dysenterie amibienne
Amibiase hépatique
• Abcès du foie
• Fièvre
II-DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE(2)
2-Modification biologique non spécifiques
• Vitesse de sédimentation augmentée
• L’hyperleucocytose à polynucléaires
neutrophiles
• L’hyperéosinophilie
II-DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE(3)
3-Diagnostic parasitologique
Prélèvement( selles ;crachats sanguinolents, pue ,
expectorations ,…)
Spécimens: selles
• Après défécation , recueillir une portion des selles à
l’aide de la spatule
• Mettre une portion des selles dans le récipient
approprié et fermé hermétiquement
• Acheminé rapidement au laboratoire
II- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE (4)
3- Diagnostic parasitologique
Examen macroscopique
• Etiqueter le récipient
• Couleur: rouge, jaune , brun
• Consistance: dures , moulées
• Présence du sang , du mucus, glaires ou pas
II- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE (5)
3-Diagnostic parasitologique
Examen microscopique
Matériels: lames , lamelles, microscope optique,
spécimens , eau physiologique
• Prendre une portion de selles la diluer sur une lame
dans une goutte d’eau physiologique
• Recouvrir d’une lamelle puis examiner au microscope à
objectif x10 puis x40
• Faire sur au moins 2 lames
II-DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE (6)
4- Technique de concentration
Comme technique on a la coloration au lugol et la
concentration au MIF
Coloration au lugol
Ajouter une goutte de lugol à l’état frais puis examiner
au microscope à l’objectif 10 puis 40
II- DIANOSTIC BIOLOGIQUE(6)
Technique de M.I.F:
- Principe: recherche des formes végétatives et kystiques des
protozoaires
- Réactifs: solution de M.I.F et éther
- Technique:
• Diluer les selles au 1/10è dans 1 solution de M.I.F
• Tamiser sur chinois
• Mélanger 10ml de filtrat à 4ml d’éther dans 1 tube à centrifuger
• Agiter et laisser reposer 2 mn
• Centrifuger 1/1500T/mn
Eliminer surnageant par retournement, et examiner le culot
II-DIAGNOSTIQUE BIOLOGIQUE(7)
5- Test sérologique
Détection d’antigènes amibiens
Les selles du malade renferment les substances résultant
de la lyse des amibes. Les proteines libérés peuvent être
détectés par des techniques immunologiques
notamment ELISA.
Détection d’anticorps
Les tests sanguins sont alors pratiqués pour la rechercher la
présence d’anticorps anti-amibiens
II-DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE (8)
6- Diagnostic moléculaire
Il est possible de faire une PCR en temps réel
afin de rechercher l’ADN de l’agent pathogène.
7-Diagnostic histologique
On peut faire un ce diagnostic grâce a un
écouvillonnage d’une lésion cutanée
III- PRINCIPES THERAPEUTIQUES
Son but c’est d’éliminer l’agent responsable de
la maladie et tuer les kystes dans l’intestin
Métronidazole
Tinidazole
L’iodoquinol
Paromomycine
IV- PROPHYLAXIE
Cette maladie est liée au péril fécal, sa
prévention repose sur :
Individuellement
• Eviter de porter les mains à la bouche après une
poignée de main
• Ne pas utiliser des serviette sales après les toilettes
Collectivement
• Avoir une hygiène des mains régulière
• Ne pas manger les mains sales
• Bien laver les aliments