Module Linux Niv1
Par Cheikh Ameth Tidiane Touré
Programme
Généralités, historique, concepts de base
Installation d’une distribution linux
Structure et organisation d’un système linux
Manipulation des fichiers et dossiers
Gestion des utilisateurs et des groupes
Gestion des droits
La recherche de fichiers et dossiers pour linux
Archivage et compression
Chapitre I: Généralités, historique
et concepts de base
Unix et ses dérivés
Unix est un système d’exploitation créé en 1969 par Dennis Ritchie et Ken
Thomson. Sa conception a été particulièrement soignée et apportait plusieurs
innovations notamment le choix d’utiliser plusieurs outils simples et spécialisés
plutôt que des logiciels complexes à tout faire. Ce système a été adopté par
plusieurs entreprises qui ont ainsi développé des dérivés d’Unix par exemple
Xenix de Microsoft, AIX d’IBM ou SOLARIS de Sun Microsystems.
D’autres systèmes d’exploitation ont ensuite été conçus en s’inspirant d’Unix
voire même en recherchant une compatibilité complète avec Unix. Parmi ces
systèmes, les plus connus sont GNU LINUX, MAC OS, BSD et MINIX
Le projet GNU
Scandalisé par les restrictions imposées par les logiciels propriétaires, Richard
Stallman lance en 1983 le projet GNU qui a pour but de développer un système
d’exploitation libre, complet et inspiré d'Unix afin de contrer le développement
croissant des logiciels propriétaires.
Le projet GNU est porté par la Free Software Foundation (FSF) qui est une
organisation américaine à but non lucratif fondée par Stallman en 1985, dont la
mission est la promotion du logiciel libre et la défense des utilisateurs.
Le logiciel propriétaire
Les logiciels propriétaires sont donc les logiciels dont une licence souvent
payante ne donnent qu’un droit limité d’utilisation.
Dans un logiciel propriétaire, il est rarement possible à un simple utilisateur du
logiciel de modifier le logiciel, à la fois pour des raisons légales (la licence ne lui
permettant pas de modifier le logiciel) mais aussi des raisons d'origine technique
liées à l'absence de diffusion du code source. Ex: Windows
Certains logiciels propriétaires sont toutefois gratuits; on parle alors des
freeware.
Le logiciel libre
Contrairement aux logiciels propriétaires, un logiciel est considéré comme libre
s'il confère à son utilisateur quatre
la liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages ;
la liberté d'étudier le fonctionnement du programme et de l'adapter à ses besoins ;
ce qui implique un accès au code source
la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité
aussi bien de donner que de vendre des copies) ;
la liberté d'améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public,
pour en faire profiter toute la communauté.
Un logiciel libre est régie par la licence GPL (General Public License) qui fixe les
conditions légales de distribution d'un logiciel libre du projet GNU.
Linux
Linux désigne au sens strict un noyau du système d’exploitation.
Le noyau est la couche de base qui gère la mémoire, l’accès aux périphériques,
la circulation des données sur le bus, les processus, etc. Il gère donc les
ressources de l’ordinateur et permet aux différents composants (matériels et
logiciels) de communiquer entre eux.
Le noyau Linux a l’originalité d’être multi-utilisateur (plusieurs personnes
peuvent s’y connecter en même temps). Il a la réputation d’être fiable, stable et
sécurisé. Son appartenance au monde du libre garantit une correction rapide des
erreurs qui pourraient être découvertes.
Linux
Linux est créé en 1991 par un étudiant finlandais Linus Torvalds.
À l'origine, le noyau Linux a été développé pour les ordinateurs personnels
compatibles PC mais depuis les années 2000, il est utilisé sur du matériel
informatique allant des téléphones portables aux super-ordinateurs. C'est
notamment le cas d'Android, qui équipe plus de 80 % des smartphones.
Distribution Linux
Linux ne se suffit pas à lui-même; avec un simple noyau on peut rien faire; le
noyau linux est donc fourni à l’intérieur de distribution
On appelle distribution GNU/Linux (ou distribution Linux) une solution prête à
être installée par l’utilisateur final comprenant:
le système d’exploitation GNU,
le noyau Linux,
des programmes d’installation et d’administration de l’ordinateur,
un mécanisme facilitant l’installation et la mise à jour des logiciels comme RPM ou
APT
une sélection de logiciels produits par d’autres développeurs.
Distribution linux
Il existe plusieurs distributions Linux permettant de répondre à des besoins divers,
qu’elles soient à but commercial ou non ; orientée serveur, bureautique ou embarqué ;
orientée grand public ou public averti ; généraliste ou spécialisée pour un usage
spécifique.
La plupart des distributions sont dérivées d'une autre distribution. Trois distributions
sont à l'origine de la plupart des autres :
Slackware, apparue en 1993, qui est aujourd’hui la plus ancienne distribution encore en
activité, toujours maintenue par Patrick Volkerding ;
Debian, éditée par une communauté de développeurs ;
Red Hat, éditée par l’entreprise américaine du même nom qui participe également au
développement de Fedora
De nombreuses autres distributions existent, étant pour la plupart dérivées des projets
précités. Par exemple Ubuntu, éditée par Canonical Ltd. qui est dérivée de Debian.
Chapitre II: Installation d’une
distribution Linux (Cas de Debian)
Philosophie de Debian
Debian est une distribution Linux très réputé pour sa stabilité, pour son très bon
système d’installation et de mise à jour des composants logiciels ainsi que pour
sa rapidité à réparer les failles de sécurité.
Debian est aussi reconnue pour son sérieux et ses fortes prise de position dans le
monde libre. Elle est à ce jour la seule distribution majeure non commerciale et
est gérée par une organisation à but non lucratif constitué d’un millier de
développeurs bénévoles répartis sur toute la planète. Cette équipe est dirigée
par un chef de projet élu par les développeurs et les décisions sont prises au
consensus ou par vote.
Caracteristiques techniques
La distribution Debian, bien qu’universel, a été à l’origine développée
principalement pour un usage sur des serveurs.
Debian offre la possibilité pour l’installation de télécharger des images
disque CD, DVD et BD.
Le système est divisé en 3 branches :
stable : c’est une version figée où seules les mises à jour sont des correctifs
de sécurité
testing : future version stable où seuls les paquets suffisamment mûrs
peuvent rentrer
unstable : il s’agit d’une version en constante évolution alimentée sans fin
par de nouveaux paquets ou de mises a jours de paquets existants
Notion et gestion de paquets
Un paquet est un logiciel ou une partie d’un logiciel qui a été préparé dans un format
précis afin de faciliter sa recherche, la consultation d’information à son sujet ainsi que
son installation et son désinstallation. Le paquet prend la forme d’un fichier avec un
nom particulier : nom du paquet – numéro de version – architecture.deb
Ex : vlc-303-i386.deb
Les paquets sont gérés par un gestionnaire de paquets qui automatise le processus
d’installation, de mise à jour, de désinstallation, etc. On peut citer comme gestionnaire
de paquet APT, DEB et RPM
Debian fait recours à deux logiciels pour la gestion des paquets:
Dpkg est le programme principal pour manipuler les fichiers de paquets.
APT est aussi utilisé comme interface pour le système de gestion des paquets
Debian. Il est très facile d'emploi et sa polyvalence et son intérêt résident dans sa
gestion automatique des dépendances entre les différents paquets.
II) Installation de DEBIAN
Utilisateurs connectés : root@debian:~#
modoufall@debian:~$
# et $ sont les types d’utilisateurs connectés
# : super utilisateur (root)
$ : utilisateur
Modoufall : nom de la machine ou du serveur
Chapitre 3: Structure et organisation
du système de fichiers
Organisation de l’arborescence
Dans un système de fichiers, il y a toujours / appelée racine qui contient tous les
autres dossiers ou fichiers contrairement à Windows ou il peut y avoir plusieurs
racines (selon le nombre de partition),
Il n’existe qu’une et une seule racine sous linux qui est le « / ».
Dans cette racine se trouvent les dossiers systèmes et utilisateurs parmi lesquels
ont peut citer les dossiers:
bin : contient les programmes (exécutables) utilisés par tous les utilisateurs
de la machine
boot : contient les fichiers permettant le démarrage de linux
etc : contient les fichiers de configuration
home : contient les répertoires personnels des utilisateurs
Organisation de l’arborescence
media : contient les dossiers de montage des périphériques amovibles
lib : contient les bibliothèques partagées utilisées par l’utilisateur
mnt contient les points de montage des périphériques amovibles
tmp : est utilisé temporairement par les programmes pour stocker des
fichiers.
usr : contient les programmes d’installation de l’utilisateur
var contient des dossiers variables (log)
: contient les programmes (exécutables) utilisés par tous les utilisateurs de la
_bin
machine
_boot : contient les fichiers permettant la démarche de linux
_etc : contient les fichiers de configuration
_home : contient les répertoires personnels des utilisateurs
_media : contient les dossiers de montage des périphériques amovibles
_lib : contient les bibliothèques partagées utilisées par l’utilisateur
_mnt comme média
_usr : contient les programmes d’installation de l’utilisateur
_var contient des dossiers variables (log)
Déplacement dans l’arborescence
Une commande est constituée d'un mot et ne contient aucun espace. Il suffit
dans des cas de taper la commande pour avoir une réponse ; mais dans la quasi-
totalité des cas on peut (et parfois on DOIT) rentrer des options, qu'on
appelle paramètres.
Le paramètre permettant d'obtenir un résultat personnalisé.
Commandes de déplacement dans
l’arborescence
La commande pwd (print working directory)
Elle permet d’afficher le chemin d’accès du répertoire (dossier) où se situe
l’utilisateur permettant ainsi de se situer dans l’arborescence.
La commande ls (list)
Elle permet de lister (afficher) le contenu d’un répertoire. C’est une commande
qui peut accepter un ou plusieurs paramètres.
-a: ce paramètre permet d'afficher tous les fichiers et dossiers cachés. Un dossier
ou fichier caché est caractérisé par un point avant le nom du fichier ou dossier. Ex :
.fichier2
-F: ce paramètre indique le type d'élément pour faire la distinction entre les
fichiers et les dossiers
Commandes de déplacement dans
l’arborescence
-l: ce paramètre permet d'afficher une liste détaillée de chaque élément du dossier
dans laquelle on peut retrouver des informations tel que le propriétaire du fichier
ou dossier, la taille, le nom du fichier, le groupe et les droits sur le fichier.
ex: drwxrxrx 1 biraa etudiant 1024 2018-12-31 11:25 document
-h: il permet d'afficher la taille en kilo-octet, méga-octet et giga-octet; la taille
par défaut est toujours affiché en octet.
-t: il permet de trier les dossiers et les fichiers en fonction de la date de dernière
modification.
La commande cd (change directory)
Elle permet de se déplacer dans l’arborescence d’un système linux.
La syntaxe : cd nom du dossier
Commandes de déplacement dans
l’arborescence
La commande du (disk usage)
Elle permet d’avoir des informations sur la taille occupée par un dossier. La
commande accepte les paramètres -h (pour la taille en ko, mo, go), -a (pour
afficher la taille des fichiers et des dossiers), et -s (pour afficher le total occupé
par le dossier)
Notions de chemin
Chemin relatif: un chemin relatif est un chemin qui dépend du dossier dans
lequel se trouve l’utilisateur. On se déplace dans le dossier enfant en mettant
son nom à la suite de la commande cd et retourner dans le dossier parent en
mettant cd .. Les : représentant le dossier parent.
Nb: les chemins relatifs ne fonctionnent que dans le dossier courant
Chemins absolus: ils fonctionnent quelque soit le dossier où se trouve
l’utilisateur. Un chemin absolu commence obligatoirement par la racine (/)
suivi du chemin complet du dossier visé.
Exo
Se déplacer dans /home/
Lister le dossier courant
Afficher le dossier enfant
Afficher le chemin complet du dossier courant
Chapitre 4 : Manipulation des
fichiers et dossiers
La commande touch permet de créer un fichier. On peut également s’en servir pour créer plusieurs
fichiers à la fois
La commande MKDIR permet de créer un dossier, elle peut également créer une arborescence de
dossiers grâce aux paramètres –p
La commande cp(copy) permet de copier un fichier ou dossier. Dans le cas d’un dossier, le paramètre –
R est utilisé pour copier ce dossier et son contenu (sous dossier et fichier). Syntaxe : cp
nom_du_fichier_à_copier nom_du_nouveau_fichier et pour le dossier on ajoute l’option –R
La commande MV(move): elle a deux propriétés. Elle permet de déplacer des dossiers ou fichiers mais
également de pouvoir les renommer. Pour le déplacement elle s’utilise comme la commande cp
La commande rm(remove): elle permet de supprimer un fichier, plusieurs fichiers et même des
dossiers. Elle accepte le paramètre:
-i pour demander la confirmation de suppression
-f qui permet de forcer la suppression
-v permet de voir ce qui est en train d’être supprimer
-r qui permet de supprimer un dossier et son contenu
La commande qui tue rm –rf/* elle supprime tout à partir de la racine c a d des fichiers systèmes
La commande rmdir permet de supprimer un dossier vide au cas ou le dossier n’est pas vide, utiliser
rm-r
Les commande cat et less, head et tail
La commande cat permet d’afficher tout le contenu d’un fichier d’un seul coup
La commande less permet d’afficher tout le contenu d’un fichier page par page
La commande head permet d’afficher le début du contenu du fichier. On peut afficher un
nombre de lignes définies grâce au paramètre –n
La commande tail est l’opposé de head
Applications
Dans le répertoire personnel de l’utilisateur, créer les fichiers salaires.xls, personnels.xls,
convention.doc, sortie.mp4
Créer les dossiers finances, vidéos et document
Déplacer les fichiers Excel dans finances, les doc dans document et copier la vidéo dans
vidéo en changeant le nom par « sortie fin d’année »
Se rendre dans /etc, copier passwd dans votre dossier personnel
Afficher les premières lignes de ce fichier
Supprimer le fichier convention.doc
Chapitre 5: Gestion des utilisateurs
et des groupes
Linux, un système multiutilisateur
LINUX est un système multi-utilisateur. Cela signifie que plusieurs personnes
peuvent travailler simultanément sur le même système.
Le système est donc segmenté de sorte à offrir à chaque utilisateur son propre
espace de travail sans impacter sur le compte d’autrui.
Il existe un ensemble de règles qui définissent les droits de tout un chacun.
Le compte root
Le compte root est le compte principal ayant tous les privilèges. Il est utilisé
pour configurer le système, installer ou désinstaller des paquets, créer de
nouveaux utilisateurs et les gérer etc. C’est l’administrateur du système ou le
super utilisateur.
Dans la plupart des distributions Linux, un compte d’utilisateur avec des droits
limités est créé à l’installation du système afin de mieux sécuriser le serveur.
La commande sudo (substitute user do): permet de devenir temporairement
super utilisateur; sur certaines distributions, la commande sudo est remplacée
par la commande su
Gestion des utilisateurs
La commande adduser (useradd) permet de créer un nouvel utilisateur. Elle prend en
paramètre le nom de l’utilisateur à créer.
Exemple: adduser samba
La commande passwd va permettre à l’utilisateur de changer son mot de passe plus tard.
L’administrateur l’utilise également pour changer le mot de passe d’un autre utilisateur
en spécifiant le nom d’utilisateur : passwd nom utilisateur
La commande deluser (userdel) permet de supprimer un utilisateur si on est
administrateur; toutefois cette commande seule ne supprime pas le répertoire personnel
de l’utilisateur
Le paramètre - -remove-home doit être utilisé afin de supprimer toutes les données de cet
utilisateur
Ex: deluser --remove-home birame
Gestion des groupes
La commande addgroup permet de créer un nouveau groupe dont le but est de
rassembler les utilisateurs qui ont les mêmes besoins ou ont les mêmes profils.
Par défaut, chaque utilisateur créé appartient déjà à un groupe du même nom. Il
faudra alors ajouter l’utilisateur dans un groupe existant afin de faciliter le partage de
ressources entre utilisateurs. Ceci est possible grâce à la commande usermod qui
permet d’éditer un utilisateur. Cette commande accepte des paramètres parmi
lesquels:
-l permet de renommer l’utilisateur. ex: usermod ancien_nom nouveau_nom
-g permet de modifier le groupe de l’utilisateur.
Usermod utilisé avec –G permet de déplacer un utilisateur dans plusieurs groupes. Ex:
usermod –G admin,compta mousaa avec –a permet de le conserver dans le groupe initial
tout en l’ajoutant dans un nouveau groupe
La commande delgroup (groupdel) permet de supprimer un groupe. Ex: delgroup admin
Chapitre 6: La gestion des droits
Changement de propriétaire
Sur linux, chaque fichier ou dossier a un utilisateur et groupe propriétaire que l’on
peut identifier avec ls –l.
La commande chown permet de changer le propriétaire d’un fichier.
Elle attend 2 paramètres: le nom du nouveau propriétaire et le nom du fichier à
modifier. Ex: chown diallo fichier1
La commande chgrp permet quand a elle de changer le groupe propriétaire du
fichier. Tout comme la commande chown, elle attend en paramètre le nom du
groupe propriétaire et le nom du fichier. Ex: chgrp admin rapport.txt
La commande chown peut changer les deux à la fois.
Syntaxe: chown nom_du_nouveau_propriétaire: nom_du_nouveau_groupe
nom_du_fichier
Ex: chown tapha:etudiant devoir.doc
Gestion des droits
Chaque fichier et dossier possède une liste de droits qui définissent qui peut voir, modifier
et exécuter les dits fichiers ou dossiers. La commande ls –l permet d’avoir des informations
détaillées sur le fichier ou dossier notamment les droits. Les droits sont découpés en
fonction des types d’utilisateurs.
rwx r-x r-x
Le premier triplé indique les droits du propriétaire; le second concerne les autres membres
du groupe et le dernier concerne les autres utilisateurs.
Le r signifie read(lire); le w: write(modifier); le x:execute
On peut changer les droits sur le fichier grâce a la commande chmod
Droits absolus
Chmod absolu
En mode absolu, l’affection des droits se fait de manière numérique.
Des valeurs sont attribuées à r,w et x. r=4; w=2; x=1.
Ex: attribuons les droits suivants au dossier dossier1:
Utilisateur: lire, écrire, exécuter
Groupe: lire, exécuter
Autre: lire
Chmod 751 dossier1
Droits relatifs
En chmod relatif, l’attribution des droits permet un paramétrage plus fin c.-à-d.
droit par droit. On utilise dans ce mode les opérateurs:
+ qui signifie ajouter le droit
- qui permet de supprimer le droit
= qui permet d’affecter les droits
Ex: chmod g+w fic1
chmod o-r+x dossier3
chmod u=rwx doc
chmod o u=rw,g+r fic.xls
TP-d ’application
Le compte super utilisateur crée le répertoire rep-stagiaire, il attribue la propriété
collective de ce répertoire au groupe stagiaire précédemment créé avec comme membre les
utilisateurs u1 u2 et u3(à créer)
Le root a un accès complet sur le répertoire et donne l’accès en lecture et écriture au groupe
et rien pour les autres utilisateurs
Le root crée également dans ce dossier les sous-dossiers stage x, stage y, stage z avec
comme propriétaire u1 pour stage x; u2 pour stage y et u3 pour stage z
Les droits précédemment énoncés doivent s’appliquer également à ces sous-dossiers
L’utilisateur u1 se connecte à sa session et accède au dossier rep-stagiaire situé dans
/root/rep-stagiaire
Comment peut-il s’assurer qu’il est le propriétaire du sous-dossier stage x
L’utilisateur u2 se connecte et se rend dans son dossier de travail situé dans /root/rep-
stagiaire/stage y; et y crée le fichier rapports.txt et le dossier public. Il fait une copie du
fichier rapports.txt dans le dossier public en mettant des droits absolus sur le dossier public
L’utilisateur u3 change son mot de passe en password3 après s’être connecté sur sa session
Chapitre 7: La recherche de fichiers
Rechercher des fichiers
Linux dispose d'outils très puissants pour rechercher un fichier sur le disque dur.
Certains d'entre eux sont très rapides, d'autres plus lents mais aussi plus
complets.
La recherche rapide (locate)
La commande locate permet d’effectuer une recherche rapide et simplifiée d’un
fichier.
Elle fait appel à une base de données qui référencie l’ensemble des fichiers se
trouvant dans le système et qui est mise à jour tous les 24h.
La base de données peut être mise à jour manuellement et à tout moment grâce
à la commande updatedb.
Seul le super utilisateur est habilité à faire cette mise à jour.
La recherche approfondie
FIND est la commande de recherche par excellence pour retrouver des fichiers et
dossiers mais aussi pour effectuer des opérations sur ces derniers.
Contrairement à locate, FIND ne lit pas dans une base de données mais parcourt
tout le disque dur. La commande FIND s’utilise de la façon suivante : find « où »
« quoi » « quoi en faire » Seul le paramètre « quoi » est obligatoire
OU: c’est le nom du dossier dans lequel la recherche doit se faire, on peut ainsi
limiter la surface de recherche; si ce paramètre n’est pas précisé, la recherche
s’effectue dans le dossier courant et ses sous-dossiers
Quoi: c’est le fichier à rechercher. La recherche peut se faire par le nom, la
taille, le type et la date de dernière modification
Quoi en faire: il permet d’effectuer des actions sur les fichiers ou dossiers
trouvés, on parle de post-traitement. Par défaut, si rien n’est précisé, la
commande affiche les résultats trouvés sans plus.
Exemples de recherche approfondie
Recherche avec le nom
Pour rechercher un ficher avec son nom, le paramètre –name est utilisé. Ex: find –name ‘’doc.txt’’
Recherche avec la taille
Pour une recherche à partir de la taille du fichier, on utilise le paramètre –size suivi de la taille du fichier.
Ex: find –size +100m : fichiers plus de 100M - find –size 10ko
Recherche à partir du type de fichier
La recherche peut se faire uniquement sur des dossiers ou sur des fichiers avec le paramètre –type suivi de d pour les
dossiers ou de f pour les fichiers. Ex: find –type d –name « syslog » pour le dossier syslog
find –type f –name « syslog » pour le fichier syslog
Post-traitement
Une fois que la commande FIND trouve des fichiers ou dossiers, le résultat par défaut est l’affichage des fichiers
trouvés. On peut toutefois. on peut faire un post traitement sur ces fichiers trouvés comme la suppression
Ex: find –name « syslog » -type f –delete
Find / -name ‘’*.jpg’’ –exec chown doudou {}\; la propriété des fichiers .jpg est à doudou
find /etc –name ’’passwd’’ –type f –size +107ko -exec chmod 744 {}\;
Archivage
L’archivage électronique est un procédé permettant le stockage à long terme des documents et
des données numériques. Une archive est donc un ensemble de fichiers et dossiers dans un seul
fichier, on la crée sur linux grâce au programme tar.
Nb: il est recommandé de placer l’ensemble des fichiers et dossiers à archiver dans un dossier
avant de procéder à l’archivage
1) Création d’une archive
La commande tar associée au paramètre –cvf permet de créer une archive tar
-c signifie créer une archive tar
-v : afficher le détail des opérations
-f: assembler l’archive dans in fichier
Syntaxe: tar –cvf nom de l’archive.tar nom du dossier à archiver
Ex: tar –cvf sauvegarde-image.tar images
Archivage
2) Rajout de fichier dans une archive
Si on oublie un fichier ou dossier, on peut toujours le rajouter par la suite avec le paramètre –rvf.
syntaxe: tar –rvf nom de l’archive.tar nom du fichier à ajouter
Ex: tar –rvf back.tar fic4
3) Afficher le contenu de l’archivage
Le paramètre –tf permet de voir le contenu d’une archive sans pour autant l’extraire
Syntaxe : tar –tf nom de l’archive.tar
Ex: tar-tf back.tar
4) Extraction d’une archive
On extrait le contenu d’une archive avec le paramètre –xvf
Syntaxe: tar –xvf nom de l’archive.tar
Ex: tar –xtf back.tar
Compression
La compression est une opération visant à réduire la taille d’un fichier ou dossier . Pour
se faire, elle utilise des algorithmes de compression. Sous linux, 2 programmes
permettent la compression des données gzip et bzip2.
1) Compression avec gzip
La commande gzip est la plus connue et la plus utilisée pour compresser des données.
Syntaxe: gzip nom de l’archive à compresser.tar
Ex: gzip back.tar
L’exécution de cette commande recrée l’archive en la compressant, le nom du fichier va
alors changer en nom de l’archive.tar.gz
2) Décompression avec gzip
La commande gunzip permet de décompresser une archive gz
Ex : gunzip back.tar.gz
Compression
3) Compression avec bzip2
Comme pour la commande gzip, on compresse avec bzip2 par: bzip2 nom de
l’archiver à compresser. Un nouveau fichier avec l’extension bsip2 sera de alors
créé.
Ex: Bzip2 back.tar back.tar.bz2
4) Décompression avec bsip2
Elle se fait avec la commande bunzip2. Syntaxe: bunzip2 nom de l’archive à
décompresser.
Ex: bunzip back.tar.bz2 back.tar
Archivage et compression / Désarchivage et
décompression
On peut combiner les opérations d’archivage et de compression en même temps
avec la commande tar.
Archivage et compression avec gzip Désarchivage et
décompression avec gzip
Tar –zcvf back.tar.gz dossier1 tar –zxvf
back.tar.gz
Archivage et compression avec bzip2
Désarchivage et décompression avec bzip2
Tar -jcvf back.tar.bz2 dossier1 tar -jxvf
back.tar.bz2