COMMUNICATION CELLULAIRE
Réalisé par:
Dr.TRIFI.N
COMMUNICATION CELLULAIRE
Les communications intercellulaires
sont nécessaires au contrôle et à la régulation
du développement des cellules, de leur
organisation en tissus ou organes et à la
coordination de leurs fonctions.
Ces communications sont assurées par des
médiateurs qui constituent le premier messager
capté par la cellule cible.
Communication entre cellules voisines
Diffusion à travers l’espace extracellulaire et
action sur des cellules voisines différentes
(mode paracrine)
ou
sur la même cellule
(mode autocrine)
Communication nerveuse
Suite à une dépolarisation de la membrane pré-
synaptique, les canaux calciques voltage-dépendant
(électrogènes), s’ouvrent avec afflux du Ca 2+
extracellulaire provoquant une libération par des
vésicules (du neurone 1) d’un neuromédiateur dans
la fente synaptique.
Ce ligand va au niveau des canaux de la
membrane post-synaptique induire une entrée
de Na+et sortie de K+(soit un PA dans le neurone 2).
Synapse et communication nerveuse
Communication endocrine
Le médiateur sécrété dans le sang, emporté
dans la circulation, va agir à distance sur une
cellule cible.
En résumé
Connexons
Canaux situés entre deux zones adjacentes
dans certaines zones de la surface membranaire
(gap junctions = nexus = jonctions ouvertes)
Connexon
Demi-canal formé de 6 molécules de connexine;
Lorsqu’un connexon se situe à proximité d’un autre
émanant d’une cellule voisine, ils forment ensemble un
canal pour le passage de substances de PM < 1kDalton
(Ca2+,
molécules organiques comme l’ATP, etc.) et ces cellules sont
d’un point de vue électrique et métabolique étroitement
associés (syncitium): cellules épithéliales du muscle lisse
digestif, de l’utérus (à la fin de la grossesse), du foie, du
myocarde et cellules gliales du SNC. Certains neurones de
la rétine communiquent ainsi (synapse électrique).
Nature du médiateur et types de
récepteurs
Le médiateur hydrosoluble agit sur un
récepteur membranaire.
Le médiateur liposoluble agit sur un
récepteur cytosolique ou nucléaire.
Affinité du récepteur au ligand
Ligand = substance ou messager qui se lie
(spécifiquement) à un récepteur.
Récepteur = protéine à fonction
double: capter le ligand et transmettre le
message vers les systèmes enzymatiques
effecteurs qui vont mettre en route la
cascade des évènements aboutissant aux
effets cellulaires du ligand.
Propriétés liées à la fonction de la liaison du
récepteur:
- Spécificité de reconnaissance;
- Affinité élevée;
- Capacité limitée;
- réversibilité.
Médiateur hydrosoluble
Les récepteurs des hormones peptidiques et glycoprotéiques
ainsi que les catécholamines sont des protéines
transmembranaires qui lient spécifiquement une hormone
donnée du côté extérieur de la membrane.
Pour de nombreuses hormones de ce groupe, un messager
intracellulaire «second messager» est libéré, suite à cette
liaison, et transmet le signal hormonal dans la cellule.
Ces messagers intracellulaires peuvent être par exemple,
l’AMPc, le GMPc, l’IP3, le DAG, le Ca2+ ou le NO (monoxyde
d’azote) issu de l’arginine (qui produit une vasodilatation par
le biais du GMPc).
Le système adényl cyclase-AMPc
Les messagers glycoprotéiques et peptidiques (à
l’exception de l’insuline, facteurs de croissance)
ainsi que les cathécolamines interagissent avec
des récepteurs à protéine G dont la sous-unité α
se lie au GTP et active l’adényl cyclase membranaire qui
transforme l’ATP cytosolique
en AMPc.
L’AMPc active la protéine kinase A responsable de la
phosporylation d’enzymes
action biologique
Système de l’IP3
et du DAG
Par suite de la liaison de messagers à leur
récepteur, la sous-unité α de la protéine G
(+GTP) est libérée et active la phospholipase C
membranaire qui scinde le phosphatidyl inositol
diphosphate (PIP2 ) en inositol 1,4,5-
triphosphate (IP3) et en diacylglycérol (DAG).
IP3
L’IP3 provoque dans le cytoplasme, l’ouverture
des canaux calciques du réticulum
endoplasmique et la libération de Ca2+ qui se lie
à la calmoduline;
Le complexe calmoduline- Ca2+ exerce l’effet
biologique.
DAG
Le DAG lipophile reste dans la membrane:
- Il est transformé par la phospholipase A-2 en
acide arachidonique qui, à son tour, est
métabolisé en eicosanoïdes responsables de
nombreux effets biologiques;
- Il active une protéine kinase C (PKC-
Ca2+dépendante) qui phosphoryle une série de
protéines actions biologiques.
Mode d’action du glucagon
• Certaines hormones peptidiques (insuline,
prolactine, atriopeptine et de nombreux
facteurs de croissance) se lient du côté
extérieur à des récepteurs membranaires
dont les parties moléculaires cytoplasmiques
acquièrent alors un pouvoir enzymatique (ex.
récepteur à tyrosine kinase).
Système des récepteurs à domaine
enzymatique
Ces récepteurs agissent par leur domaine
cytoplasmique enzymatique qui est activé par la
liaison du ligand (ex.insuline) au domaine
extracellulaire du récepteur.
Ainsi après autophosphorylation du domaine
enzymatique, il y a phosphorylation d’une première
protéine (ex. insulin receptor substrate-1 ou IRS1)
qui active, à son tour,
des protéines cibles effet biologiques.
Mode d’action de l’insuline
Les hormones stéroïdes parviennent par elles-
mêmes dans l’intérieur de la cellule où elles se
fixent à des protéines réceptrices cytoplasmiques
atteignent ainsi le noyau cellulaire où elles
influencent la transcription (effet sur le génome).
T3 et T4 et le calcitriol ont un récepteur nucléaire.
Ces médiateurs liposolubles traversent facilement la
membrane cellulaire (diffusion) et trouvent dans leurs
cellules-cibles respectives la protéine cytoplasmique de
liaison. Cette liaison provoque le détachement des protéines
inhibitrices (appelées heat shock proteins, HSP) du récepteur
et la migration du complexe hormone-récepteur (H-R) dans
le noyau cellulaire (translocation) où il induit la transcription
de certains gènes (induction) ou, au contraire, il inhibe leur
transcription. La liaison du ligand au récepteur a entraîné la
modification de la conformation du récepteur lui permettant
de se lier à des sites spécifiques de l’ADN
De ces évènements (avec formation d’ARN
messager, ARN de transfert et ARN
ribosomique), il s’ensuit une synthèse de
protéines accrue ou diminuée qui sera alors
responsable de la réponse cellulaire finale.
Ligands- récepteurs nucléaires
Les ligands se fixent à leur protéine réceptrice
respective dans le noyau cellulaire (récepteur
nucléaire).
Les récepteurs nucléaires sont des
facteurs de transcription activés par les
ligands, à l’origine de la synthèse protéique et
la réponse cellulaire finale.
Les récepteurs nucléaires sont des protéines dont la
taille varie classiquement entre 40 et 100 Kilodaltons
(KDa), subdivisés en 5 (ou 6) domaines A, B, C, D, E,
(F). Le domaine C représente le domaine de liaison à
l’ADN (ou DBD); le domaine de liaison du ligand (ou
LBD), se trouve au niveau du domaine E.
On trouve également, surtout au niveau des
domaines D et E, des surfaces d’interactions avec des
régulateurs transcriptionnels que l’on
appelle fonctions de transactions (ou AFs pour
activation functions).
Gaz : le NO comme molécule signal
Dans les neurones nitrogènes et dans l’endothélium, le NO
(monoxyde d’azote) est libéré, à partir de l’arginine, par
l’activation de la NO-synthétase (NOS) neuronale
ou endothéliale par le complexe Ca 2+-calmoduline.
Le NO, malgré une demi-vie de quelques secondes, diffuse
rapidement dans les cellules voisines (ex. cellules
musculaires des vaisseaux) et active la guanylylcyclase
cytoplasmique qui transforme le GTP en GMPc. Le GMPc, en
tant que second messager, active la protéine kinase G (PKG)
qui diminue la [Ca2+], ce qui provoque une vasodilatation
(des artères coronaires, par ex.).