Hormones de l’axe hypothalamo-hypophyso-
gonadiques
L’axe gonadotrope
Hormones hypothalamo-
hypophysaires
Physiologie de l’axe gonadotrope
Au niveau hypophysaire
• La GnRH se lie sur les récepteurs
membranaires des cellules gonadotropes.
• La présence de GnRH est nécessaire à la
sécrétion et à la biosynthèse de la sous-unité
a et des sous-unités ß des gonadotrophines,
qui forment la LH (Luteinizing hormone) et la
FSH (Follicle Stimulating Hormone).
Les gonadotrophines
• Pulsatilité de la LH variable au cours du cycle
• FSH et LH contrôlent au niveau ovarien :
– la maturation folliculaire,
– le déclenchement de l’ovulation
– la régulation de la synthèse et de la sécrétion des
hormones stéroïdes ou peptidiques
Folliculostimuline
(FSH)
• Cette gonadotrophine s‟appelle aussi hormone
folliculostimulante ou FSH (“follicle stimulating
hormone”).
• C‟est une glycoprotéine de constituée de deux chaînes
polypeptidiques α et β ; la spécificité de l‟action
biologique est liée à la chaîne bêta.
• Analogie chimique avec la LH et la TSH, ce qui explique de
nombreuses réactions immunologiques croisées existant
entre toutes ces hormones.
Folliculostimuline
• Elle est synthétisée et sécrétée par
– les cellules gonadotropes FSH basophiles de l‟hypophyse antérieure.
• Chez la femme avant la puberté, la quantité de FSH ou de LH
stockée dans l‟hypophyse est faible; elle augmente pendant la
période de reproduction et encore plus après la ménopause.
La sécrétion journalière augmente de plus de 10 à 15 fois après
l‟ovulation.
• Chez l‟homme, la teneur en FSH est légèrement différente de
celle de la femme en menstruation
Folliculostimuline/Effet physiologiques.
• Chez la femme (la femelle) elle stimule la
maturation du follicule des ovaires.
• Chez l‟homme (le mâle) elle stimule la
spermatogenèse jusqu‟à la formation des
spermatozoïdes mûrs et aussi la croissance
des tubes séminifères.
Folliculostimuline/Régulation de la sécrétion
• Elle implique
– un mécanisme neuro-humoral, mettant en jeu
l‟influence des facteurs psychiques ou sensoriels
partant du SNC sur l‟hypothalamus
– un mécanisme de feedback négatif dépendant de la
concentration sanguine des hormones sexuelles
(oestrogènes, testostérone et inhibine);
– une interaction avec les autres hormones
hypophysaires.
Hormone lutéinisante LH & gonadotrophine chorionique HCG
• Gonadotrophine “Interstitial Cell Stimulating
Hormone” (ICSH).
– glycoprotéine à deux chaînes polypeptidiques
alpha et bêta, et la spécificité de l‟action
biologique est liée à sa chaîne bêta.
– analogie de structure chimique avec la FSH et la
TSH. Elle est formée dans les cellules basophiles
LH de l‟hypophyse antérieure.
Hormone lutéinisante & gonadotrophine
chorionique
• La gonadotrophine chorionique
– gonadotrophine extra-hypophysaire, aussi appelée
“human chorionic gonadotrophin” (HCG),
– glycoprotéine (avec une structure chimique très
proche de celle de la LH), synthétisée dans les cellules
de Langhans des villosités choriales du placenta.
– reprend les actions biologiques de la LH pendant la
grossesse au moment où les concentrations
sanguines élevées des œstrogènes et de la
progestérone bloquent les sécrétions hypophysaires.
Hormone lutéinisante /Effets physiologiques
• Chez la femme
– stimule la rupture du follicule mûr (induit
l‟ovulation) et la formation du corps jaune de
l‟ovaire (induit la lutéinisation)
– agit en synergie avec la FSH pour stimuler la
synthèse des œstrogènes par les cellules
interstitielles de la thèque interne principalement,
ou en synergie avec la prolactine pour stimuler la
synthèse de la progestérone par le corps jaune.
Hormone lutéinisante /Effets
physiologiques
• Chez le mâle elle
– la synthèse et la sécrétion de la testostérone par
les cellules interstitielles de Leydig
– la croissance des tubes séminifères et des glandes
sexuelles accessoires (prostate, vésicules
séminales, glandes de Cowper) (synergisme avec
FSH).
Hormone lutéinisante /Régulation de la
sécrétion
• Elle implique
– un mécanisme neuro-humoral, mettant en jeu l‟influence
des facteurs psychiques ou sensoriels partant du SNC sur
l‟hypothalamus
– un mécanisme de feedback négatif dépendant de la
concentration sanguine des hormones sexuelles
(estrogènes, testostérone et inhibine);
– une interaction avec les autres hormones hypophysaires.
Fonctions des gonadotrophines
Hormones sexuelles mâles
Axe hypothalamo-hypophysaire chez
l’homme
DIFFERENCIATION SEXUELLE
Les hormones
• Principale hormone mâle : testostérone
• Autres androgènes testiculaires :
– D4 androstènedione
– déhydroépiandrostérone (DHEA)
• Androgènes surrénaliens : moins puissants
Le testicule : structure et fonctions
• 3 fonctions principales
– Détermine pendant la vie fœtale la différenciation
masculine des OGE
– Synthèse de la testostérone
– Initiation puis maintien de la spermatogenèse
• Structure
–Tubes séminifères : cellules de Sertoli
cellules de la lignée germinale
– Tissu interstitiel : cellules de Leydig
Fonctions endocrines (cellules de Leydig et de Sertoli)
et fonctions exocrines (cellules germinales)
Fonctions endocrines :
les hormones
• Testostérone :
– Chef de file des hormones mâles
– Produite par les cellules de Leydig
– Transport :
• 44 % liées à la SHBG +++
• 50 % liées à l’albumine
• 2 % libres
– Transformation intracellulaire en
dihydrotestostérone
= > forme biologique active
Effets Physiologiques
Effets sexuels
• Pendant la vie fœtale : différenciation des OGE
• A la naissance : taux faibles, pic à 2 mois, baisse à 6 mois
• A la puberté : nombre et taille des cellules de Leydig
sécrétion de testostérone
OGE, croissance, masse musculaire,
caractères sexuels secondaires
• A l’âge adulte : trophicité des OGE
entretien de la spermatogenèse
Caractères sexuels 2aires
• Vieillissement sécrétion de testostérone
Effets métaboliques
• Métabolisme protidique +++ : effets anabolisants
(muscle squelettique, os)
• Métabolisme lipidique : effets lipolytiques
• Métabolisme des glucides : stockage glycogène
au niveau musculaire
Régulation de la fonction endocrine
Axe hypothalamo-hypophysaire
Hypothalamus
GnRH
Hypophyse
LH FSH
C Leydig C Sertoli
Testostérone Inhibine
Hormones sexuelles femelles
Axe hypothalamo-hypophysaire chez la
femme
Œstrogènes (Œstradiol)
• Ce sont des dérivés du cholestérol, dont le
précurseur est l‟œstrone.
• Ils sont formés
– dans les cellules interstitielles de la thèque interne
du follicule de De Graaf et du stroma de l‟ovaire,
– dans les corps jaune et placenta,
– dans les cellules de Sertoli chez le mâle,
– dans les corticosurrénales.
Œstrogènes/Effets physiologiques
• Les effets consistent en la stimulation de la différentiation des
caractères physiques et psychiques féminins:
– développement des caractères sexuels secondaires (pilosité,
ménarche, seins);
– stimulation du développement de l‟ovaire et de l‟utérus;
– induction d‟un épaississement du myomètre et de la prolifération
de l‟endomètre de l‟utérus;
– induction de prolifération et de kératinisation de la muqueuse
vaginale;
– stimulation du développement des caractères sexuels secondaires
(pilosité, ménarche, seins);
– induction du comportement psychique femelle libido, activité
sexuelle.
Œstrogènes/Effets physiologiques
• A ces effets s‟ajoutent:
– une stimulation de l‟anabolisme des protides
(synergisme avec GH, insuline, androgènes).
– une accélération de la croissance staturale et de la
soudure du cartilage de croissance (synergisme
avec GH, T3, T4, androgènes
œstrogènes
/Régulation de la sécrétion
• mécanisme de feedback négatif :
– la FSH pendant la phase proliférative et la LH
pendant la phase sécrétoire.
– Le pic de FSH et LH au milieu du cycle menstruel
s‟expliquerait par un mécanisme hormonal de
feedback positif, c‟est-à-dire répondant à un taux
très élevé d‟œstrogènes.
• Accessoirement intervient aussi le mécanisme
neuro-humoral du SNC avec sécrétion
hypothalamiques de Gn-RF.
Progestérone
• Stéroïde (dérivé du cholestérol) dont le
précurseur est le prognane.
• Formée dans le corps jaune et dans le
placenta.
Progesterone/Effets physiologiques
• préparer l‟endomètre à la nidation de l‟œuf,
après une action préalable des œstrogènes;
• maintien de la grossesse (“hormone des
mères de famille”).
Progesterone/Régulation de la sécrétion
• mécanisme de feedback négatif : taux de
progestérone circulante et la LH hypophysaire.
• Accessoirement intervient aussi le mécanisme
neuro-humoral du SNC avec sécrétion
hypothalamique de LH-RF.
Régulation hormonale
au cours du cycle menstruel
Bioforma :Cahier de Formation n° 30
La ménopause
Dès l’âge de 30 ans déclin de l’activité ovarienne
• Périménopause = folliculogénèse
oestrogènes
cycles anovulatoires, progestérone
• Ménopause = stock de follicules primaires épuisé
= insuffisance oestrogénique
Œstrone +++ (aromatisation périphérique)
Hyperandrogénie relative
Hormones produites par le
placenta
Hormones produites par le placenta
• Le placenta synthétise et sécrète les hormones suivantes:
– œstrogènes,
– progestérone,
– minéralocorticoïdes (aldostérone et DOC),
– angiotensine II,
– hormone lactogène placentaire HLP
– gonadotrophine chorionique HCG
– thyréostimuline chorionique, TSC ou TSH
– ACTH chorionique,
– LH-RF chorionique,
– somatostatine chorionique,
– TRF chorionique,
– CRF chorionique.
Hormones produites par le placenta
• L‟interaction de ces diverses hormones
pourrait partiellement expliquer l‟apparition
fréquente de certaines pathologies chez des
femmes enceintes, telles que
– l‟hypertension artérielle avec éclampsie,
– le diabète gestationnel
– l‟hyperthyroïdie.
• Insuffisance placentaire : troubles de
croissance et du développement du fœtus.