UE : PHYSIOLOGIE DES GRANDES FONCTIONS
ECUE : NOTION DE REPRODUCTION
TD
CHAP.1 : LES MÉCANISMES DE LA MÉIOSE
Objectif(s) :
Comment se forment les gamètes haploïdes?
Quelles sont les principales étapes de la méiose?
INTRODUCTION
La reproduction peut être définie comme l’ensemble
des processus biologiques par lesquels une espèce se
perpétue en permettant la naissance de nouveaux
individus. C’est une propriété fondamentale et
obligatoire du monde vivant. Il existe deux types de
reproduction :
La reproduction asexuée qui se réalise sans
l’intervention du sexe
La reproduction sexuée qui fait intervenir les
gamètes produits par les gonades
La fusion de deux gamètes de sexes opposés par le
processus de la fécondation aboutit à la formation d’un
nouvel individu qui perpétue l’espèce.
Les gamètes sont des cellules haploïdes alors que les
cellules (gonies) qui les produisent sont diploïdes. La
production des gamètes a recours à un processus de
division différente de la mitose. Ce mécanisme de division
est appelé « méiose ».
La méiose est un mécanisme qui permet de diviser par
deux le nombre de chromosomes de chacun des gamètes,
afin d’éviter que le nombre de chromosomes ne soit
multiplié par deux à chaque génération, ce qui, à terme ne
serait pas viable. Chez l’homme par exemple, une cellule
normale contient 2n = 46 chromosomes, soit 23 paires
alors qu’un gamète ne contient que n = 23 chromosomes
LES ETAPES DE LA MEIOSE
Au cours d'un cycle de développement sexué, une phase
diploïde (chromosomes en double exemplaire) et
une phase haploïde (chromosomes en un seul exemplaire)
s'alternent.
Chez l'homme où la phase diploïde domine, nous allons
voir comment la méiose permet la production de gamètes
haploïdes.
Pour les hommes, cette production se déroule pendant
la spermatogenèse de la puberté jusqu'à un âge
avancé.
Pour les femmes, elle se déroule pendant l'ovogenèse qui
débute dès la vie fœtale et ne se terminera qu'à la
fécondation (les ovocytes non fécondés sont bloqués en
métaphaseII).
La méiose est la succession de deux divisions
cellulaires. Cette division est précédée d'un doublement
de la quantité d'ADN: la réplication.
Dans son schéma général, elle produit quatre cellules
haploïdes à partir d'une cellule diploïde.
Fig. 1 : Variations de la quantité d'ADN au cours de la
méiose
1. La première division de la méiose
La première division de la méiose est une phase
réductionnelle, où le stock de chromosomes et la
quantité d’ADN sont divisés par deux. Elle assure ainsi
le passage de la diploïdie à l’haploïdie.
Cette étape est précédée d’une phase de réplication
d’ADN.
Les étapes sont les suivantes:
Fig.2 La prophase I
Fig.3 La Métaphase I
Fig.4 L’anaphase I
Fig.5 la Télophase I
2. La deuxième division de la méiose
C'est la division équationnelle de la méiose.
Elle a toutes les caractéristiques de la mitose, mais n'est
pas précédée d'une inter-phase. Elle produit à partir de
chaque cellule à n chromosomes doubles, deux cellules
à n chromosomes simples
Fig.6 la prophase II
Fig.7 la métaphase II
Fig.8 l’anaphase II
Fig.9 la télophase II
3. LE BRASSAGE CHROMOSOMIQUE
Au-delà de son rôle dans la réduction chromosomique, la méiose joue
un rôle fondamental dans le brassage génétique
Le brassage chromosomique est le mélange des chromosomes et
donc des gènes, supports de l’hérédité. Au cours de la méiose deux
types de brassage s’opèrent : le brassage inter chromosomique et le
brassage intra chromosomique.
3.1. LE BRASSAGE INTER CHROMOSOMIQUE
Il découle de la répartition au hasard des chromosomes homologues
maternels et paternels entre les cellules filles au cours de l’anaphase I.
chaque gamète reçoit un mélange différent de chromosomes maternels
et paternels. Par ce seul processus, un individu pourrait, en principe,
produire 2n gamètes génétiquement différents, où n est le nombre
haploïde de chromosomes. Chez l’homme, par exemple, chaque
individu peut produire au moins 2 23, soit 8,4 x 106 gamètes
génétiquement différents. Mais, le nombre réel est encore beaucoup
plus élevé du fait de l’enjambement chromosomique.
3.2. LE BRASSAGE INTRA CHROMOSOMIQUE
L’enjambement chromosomique ou crossing-over est un
processus qui a lieu au cours de la longue prophase I (probablement
au stade pachytène), dans lequel des segments de chromosomes
homologues sont échangés. Il y a en moyenne deux à trois
enjambements de ce type sur chaque paire de chromosomes humains.
Le crossing-over implique la cassure des doubles hélices d’ADN
maternelle et paternelle de chacune des deux chromatides et leur
réunion croisée par un processus appelé recombinaison génétique.
Par ces types de brassage, la méiose contribue à la diversité
génétique et donc à la diversité des individus au sein d’une espèce.
3.3. LES ANOMALIES DANS LE BRASSAGE
La méiose est un mécanisme très complexe au cours duquel peuvent
se produire des erreurs, malgré un certain nombre de systèmes de
contrôle. Par exemple une mauvaise ségrégation des chromosomes
peut conduire à l’aneuploïdie, c’est-à-dire un nombre inapproprié de
chromosomes comme dans le cas de la trisomie 21. Il peut s’agir
également d’erreurs conduisant à une modification de l’information
génétique de l’ADN. Ces mutations peuvent être délétères, mais elles
peuvent être également à l’origine de l’évolution nucléaire et donc de
l’évolution de l’espèce.
L’Essentiel
La méiose permet la production de gamètes haploïdes.
La méiose est la succession de deux divisions cellulaires
précédées d’une réplication.
Dans son schéma général, elle produit quatre cellules
haploïdes à partir d’une cellules diploïde.
La 1ère division de la méiose est réductionnelle, où le
stock de chromosome et la quantité d’ADN sont divisés
par deux
La 2ème division de méiose est équationnelle. Elle a
toutes les caractéristiques de la mitose, mais n’est pas
précédée d’une interphase. Elle produit à partir de
chaque cellule de la 1ère division à n chromosomes