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Gériatrie

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Elaboré par: Dr Hassoune

MD/MPH
DEFINITIONS
Gériatrie :

 Est la discipline médicale qui prend en charge les personnes âgées malades (le petit Larousse 2000)
Gérontologie :

 Est la science qui étudie le vieillissement dans tous ces aspects : biomédical, Socio-économique, culturel,
démographique etc....
Vieillesse :

 L'OMS retient le critère d'âge de 65 ans et plus.

 Une définition sociale utilise l'âge de cessation d'activité professionnelle, ce qui revient à entrer dans la
vieillesse à 55 -60 ans.
Vieillissement :

II correspond à l'ensemble des processus physiologiques et psychologiques qui modifient la structure et les fonctions de

.l'organisme à partir de l'âge mûr

.Il s'agit d'un processus lent et progressif qui doit être distingué des manifestations pathologiques

Selon le dictionnaire Larousse « le vieillissement est l'ensemble des phénomènes qui marquent l'évolution d'un organisme

vivant vers la mort ». Ce qui signifie que l'action du temps entraîne un ensemble de conséquences défavorables, irréversibles sur les

.êtres vivants conduisant ces derniers à la mort

Les études actuelles permettent d'affirmer que les phénomènes du vieillissement débutent dès la fin de la croissance et ne

.retiennent que deux phases : croissance et décroissance

: Deux notions importantes sont à connaître

La Sénescence se définit comme le vieillissement normal, physiologique au cours de la vie de l'individu. Elle est synonyme de

.vieillissement




Généralités

Le vieillissement biologique est commun à tous les êtres vivants. Il est le résultat d'un processus de
maturation complexe des cellules et s'accompagne de changements physiologiques, cellulaires, biologiques,
socioculturels et psychologiques.

: Ce phénomène est
 Universel (il touche tout le monde),
 Inéluctable (tout le monde doit passer par là sauf a mourir jeune !)
 Irréversible (rien ne l'arrête)
 Nuisible (il diminue l'efficacité des fonctions physiologiques) et
 Progressif (il se produit de façon graduelle).
Généralités suite

Le rythme du vieillissement varie d'une personne à l'autre , les conséquences du vieillissement


peuvent être très importantes chez certains sujets âgés et être minimes ou absentes chez d'autres individus
du même âge, les conséquences du vieillissement diffèrent d’un sujet âgé à un autre du même âge
(vieillissement interindividuel).

Chez la même personne âgée, le vieillissement est très variable d'un organe à l'autre (vieillissement
.différentiel inter-organes)
Physiologie du vieillissement

I-PHENOMENES CELLULAIRES ET BIOLOGIQUES

Le caractère majeur du vieillissement, est la réduction du nombre de cellules au niveau de la plupart des
.organes, ce qui est indiqué par la variation de leur poids
Ainsi la diminution de nombre et de la longueur des fibres musculaires est due aux processus dégénératifs.
Cette dégénérescence entraîne l'atrophie. Puis la disparition des fibres suite à la raréfaction des neurones
.moteurs et à la diminution de leurs effets trophiques sur le muscle
Le vieillissement s'accompagne d'une diminution des capacités fonctionnelles de l'organisme. Cette
diminution induit une réduction de la capacité de l'organisme à s'adapter aux situations d’agression. De
même, plusieurs systèmes de régulation de paramètres physiologiques s’avèrent moins efficaces chez le sujet
.âgé
II-EFFETS DU VIEILLISSEMENT SUR L'ORGANISME :
: Effets du vieillissement sur le système immunitaire
.La réponse immunitaire humorale est globalement préservée chez les personnes âgées
En revanche, les réponses immunitaires à médiation cellulaire sont diminuées, notamment celles
.impliquant les lymphocytes T
La mise en jeu de certaines interleukines (IL), qui interviennent dans la coopération des cellules
immunitaires, est modifiée avec l’avance en âge : diminution de la production d’IL-2 et d’IL-4 et
.augmentation de l’IL-6
L’immunisation conférée par la vaccination n’est pas altérée chez les personnes âgées en bonne
.santé, même si les taux d’anticorps produits sont inférieurs à ceux observés chez des sujets jeunes
: Effet du vieillissement sur le système nerveux
Effet sur le système nerveux central-1
De nombreuses modifications neuropathologiques et neurobiologiques du système nerveux
: central ont été décrites au cours du vieillissement parmi lesquelles
La diminution du nombre de neurones corticaux, la raréfaction de la substance blanche -
.et la diminution de certains neurotransmetteurs intracérébraux (en particulier l’acétylcholine)
.Les fonctions motrices et sensitives centrales sont peu modifiées par le vieillissement -
le vieillissement du système nerveux central se traduit par une augmentation des temps -
de réaction et par une réduction modérée des performances mnésiques concernant
.notamment l'acquisition d'informations nouvelles
Le vieillissement s’accompagne d’une réduction et d’une déstructuration du -
.sommeil
.La diminution de la sensation de la soif chez les personnes âgées -
.Augmentation du risque de syndrome confusionnel -
Effet sur le système nerveux périphérique-2

L’augmentation des temps de conduction des nerfs périphériques est à l’origine d’une -
.diminution de la sensibilité proprioceptive (hypopallesthésie) qui favorise l’instabilité posturale

Effet sur le système nerveux autonome -3

Le vieillissement du système nerveux autonome se caractérise par une hyperactivité -


sympathique augmentation des taux plasmatiques des catécholamines) et par une réduction de la
réponse aux stimulations en raison d’une diminution de sensibilité des récepteurs aux
.catécholamines
 Effets du vieillissement sur le système cardiovasculaire

Le débit cardiaque au repos est stable et peu diminué à l’effort avec l’avance en âge.
Toutefois, le cœur s’accompagne de modifications anatomiques :
- Augmentation de la masse cardiaque et de l’épaisseur pariétale du ventricule gauche à
l’origine du mauvais remplissage ventriculaire par défaut de la relaxation ventriculaire.
-Cette altération de la fonction diastolique est habituellement compensée par la contraction
des oreillettes (contribution de la systole auriculaire) et la préservation de la fonction
systolique ventriculaire qui contribuent au maintien du débit cardiaque.
-Le vieillissement de la paroi artérielle se caractérise par des modifications structurelles de
l'élastine, la rigidification du collagène et l’altération de la vasomotricité artérielle.
- La diminution de la compliance artérielle rend compte de l’augmentation des valeurs
de la pression artérielle systolique avec l’âge.
: Effets du vieillissement sur l’appareil respiratoire

-La diminution de la compliance pulmonaire, de la compliance thoracique et la réduction


de volume des muscles respiratoires rendent compte de la réduction de la capacité
ventilatoire au cours du vieillissement.

-une réduction du calibre des bronches distales qui diminue les débits expiratoire.

-Diminution progressive la capacité de diffusion de l’oxygène et la pression


partielle en oxygène du sang artériel (PaO2) .

D'où l'intérêt majeur de la régularité d'un exercice physique et des vaccinations en


particulier antigrippales.
: Effets du vieillissement sur l’appareil digestif

Le vieillissement entraîne des modifications de l’appareil bucco-


dentaire,

-Une diminution du flux salivaire,


- Une diminution de la sécrétion acide des cellules pariétales
gastriques et une hypochlorhydrie gastrique,
- le temps de transit intestinal est ralenti par diminution du
péristaltisme.
-La fonction pancréatique exocrine n’est que modérément altérée.
-Une diminution de la masse et du débit hépatiques.
: Effets du vieillissement sur l’appareil locomoteur

:Le vieillissement du muscle squelettique se traduit au plan •


histologique par une diminution de la densité en fibres musculaires -
,(principalement de type II)
anatomique par une réduction de la masse musculaire (sarcopénie) -
.fonctionnel par une diminution de la force musculaire -

Le vieillissement osseux se caractérise par la réduction de la •


densité minérale osseuse ou ostéopénie (principalement chez la femme
sous l’effet de la privation oestrogénique de la ménopause) et par la
.diminution de la résistance mécanique de l’os

Le vieillissement du cartilage articulaire se caractérise •


essentiellement par la diminution de son contenu en eau, la réduction du
nombre de chondrocytes et la modification de sa composition. Ces
modifications génèrent un amincissement du cartilage et une altération de ses
.propriétés mécaniques à l’origine d’une fragilité
 Effets du vieillissement sur l’appareil urinaire :
/Au cours du vieillissement, il se produit une perte du
Nombre de néphrons fonctionnels (variable d’un individu à l’autre), induisant une réduction de la -
.filtration glomérulaire et des capacités d’élimination du rein
.La fonction tubulaire est aussi modifiée au cours du vieillissement -
.Les capacités de concentration et de dilution des urines diminuent progressivement -
: Effets du vieillissement sur les organes sexuels

Chez la femme, la ménopause s’accompagne de l’arrêt de la sécrétion ovarienne d’œstrogènes, de la disparition des cycles -
.menstruels, de l’involution de l’utérus et des glandes mammaires

Chez l’homme, une diminution progressive de la sécrétion de testostérone (variable d’un individu à l’autre), une -
augmentation du volume de la prostate. Une proportion importante d’hommes âgés conserve une spermatogenèse
.suffisante pour procréer

Le retentissement du vieillissement sur la fonction sexuelle est variable d’un individu à l’autre, et est influencé par

.le statut hormonal, mais aussi par des facteurs sociaux, psychologiques et culturels
: Effets du vieillissement sur les organes des sens

: Le vieillissement de l'œil
Le vieillissement oculaire s’accompagne d’une réduction de l’accommodation
.(presbytie) gênant la lecture de près
Il se produit aussi une opacification progressive du cristallin débutant à
.un âge plus tardif et retentissant sur la vision (cataracte)
: vieillissement de la peau et les phanères
Le vieillissement cutané intrinsèque est caractérisé par une altération -

du tissu élastique, un épaississement fibreux du derme, un

aplanissement de la jonction dermo-épidermique et une diminution du

.nombre de mélanocytes

Ces modifications sont plus prononcées sur les zones découvertes -

. exposées aux rayonnements UV

La peau du sujet âgé prend un aspect plus pâle, marquée par des rides et des -

.ridules

.La vitesse de croissance des cheveux et des ongles diminue avec l’âge -

La réduction du nombre de mélanocytes contribue au grisonnement des -

.cheveux

L’activité des glandes sébacées, sudoripares diminue, contribuant ,à une -

.certaine sécheresse cutanée


: Le vieillissement de l’appareil cochléovestibulaire
Modifications morphologiques : Troubles fonctionnels :

- Réduction de la production du cérumen - Presbyacousie : perte progressive de l’audition


- Accroissement de la rigidité des osselets (portant principalement sur les sons aigus).
- Epaississement du tympan - Acouphène : bourdonnement et sifflement
- Atrophie du nerf auditif - vertiges

: Le vieillissement de la bouche

Papilles gustatives - atrophie et diminution de leur


nombre.
Modifications morphologiques
- diminution des récepteurs du
goût.
Glandes salivaires - baisse de la sécrétion salivaire.

PH buccal : - acidité buccale.



Dents : - chute des dents

- trouble du sens gustatif.


Troubles fonctionnels : - sécheresse buccale.
- dysphagie
Le vieillissement des fosses nasales :
: Modification morphologiques : Troubles fonctionnels
- Atrophie des organes olfactifs. - Baisse de l'olfaction.
- Augmentation du nombre des poils dans les - Epistaxis.
narines. - Sensation d'écoulement postérieur
- Diminution de sécrétions des muqueuses - Sensation d'obstruction nasale.
rhinopharyngées
AUTONOMIE, DEPENDANCE ET HANDICAPS CHEZ LA
: PA
L'AUTONOMIE :
En médecine, l'autonomie est définie par la capacité à se gouverner soi-même. Elle présuppose la
capacité de jugement, c'est-à-dire la capacité de prévoir et de choisir, et la liberté de pouvoir agir,
accepter ou refuser en fonction de son jugement. Cette liberté doit s'exercer dans le respect des lois et
.des usages communs
Lorsque les capacités intellectuelles d'une personne âgée sont altérées, les soins qui lui sont
.prodigués doivent lui être expliqués
Certaines situations sont complexes : les désirs ou projets d'une personne âgée ne sont pas
.toujours en adéquation avec les possibilités d’y répondre
Dans tous les cas, le respect de l'autonomie impose une négociation centrée sur les souhaits de
.la personne âgée
LA DÉPENDANCE
En médecine, la dépendance est l’incapacité partielle ou totale pour une personne d'effectuer sans
aide les activités de la vie quotidienne, qu'elles soient physiques, psychiques ou sociales, et de s'adapter à
.son environnement
: On distingue entre la déficience, l'incapacité et le handicap
La déficience correspond à une anomalie d'un organe, d'un appareil ou d'un système. Cette anomalie peut
.être sans conséquence pathologique, mais le plus souvent, elle est symptomatique et équivaut à la maladie
L'incapacité représente une des conséquences de la déficience et en est l'expression en terme de fonction ou
.de performance
Le handicap est le désavantage résultant de l'incapacité. Il traduit l'écart entre l'incapacité physique et
intellectuelle de la personne et les normes habituelles de qualité de vie. Le handicap est proportionnel aux
.ressources matérielles et sociales disponibles pour pallier à l'incapacité
: Les causes de la dépendance

La dépendance résulte de l'interaction de plusieurs facteurs : pathologiques, psychiques, physiques,

...familiaux, environnementaux etc

L'hospitalisation peut être un facteur de dépendance lorsque la personne âgée est prise en charge par un

service dont la mission est de proposer des soins uniquement sans une évaluation médicosociale

:Les conséquences de la dépendance

: La dépendance retentit sur la vie quotidienne de la personne âgée et sur son entourage
La satisfaction des besoins de cette dernière impose la présence des proches à domicile et /ou l'aide de
.personnes étrangères à la famille, telles que des aides ménagères
.Les contraintes financières limitent le choix du malade âgé (non respect de son autonomie)
.La dépendance modifie le regard de l'entourage envers une personne âgée
SYMPTOMES SPECIFIQUES AUX PERSONNES AGEES ET
CONDUITE A TENIR

LA DESHYDRATATION

: DEFINITION

La déshydratation de la personne âgée est liée à une perte rapide et non compensée d’une grande quantité
.d’eau et d’électrolyte

: Déshydratation extracellulaire
Liée à une diminution du capital sodé de l'organisme Pertes rénales, digestives, cutanées
: Cliniquement se traduit par
 Baisse de la TA
 Tachycardie
 Perte de poids
 Plis cutanée
:Déshydratation intracellulaire
: Liée à une perte d'eau supérieur aux apports cliniquement se traduit par

 Sécheresse buccale et des muqueuses


 Soif
 Autres signes devant retenir l'attention:
 Syndrome confusionnel Agitation,
 Chute
 Aggravation brutale de la perte d'autonomie
CAUSES DE LA DESHYDRATATION
 Diminution de la sensation de soif.

 Chaleur.

 Hyperthermie.

 Diarrhée, vomissement.

 Dépendance et perte d'autonomie : Les sujets âgés incontinents réduisent souvent leurs apports en eau pour
pallier l'inconfort.

 Prise d'un traitement diurétique ou laxatif.

COMPLICATIONS

 Neurologique : trouble de conscience, risque d'hémiplégie dû au bas débit cérébral.

 Cardio-vasculaire : thrombose veineuse, infarctus, collapsus.

TRAITEMENTS

 Réhydratation massive : faire boire, perfusion intraveineuse, perfusion sous-cutanée, sonde gastrique.

 Apport en sodium.
Actions Problèmes
- Donner à boire Baisse de la pression artérielle
- prendre une voie veineuse
- Remplissage par les colloïdes et les cristalloïdes (hemacel)
- Assurer la surveillance des battements cardiaques Tachycardie
- Dosage de l'urée et de la créatinine. Trouble de la fonction rénale
- Donner à boire abondamment.

- Prendre une voie veineuse. Trouble de conscience


- Assurer la ventilation et la volémie du patient.
- Administrer un calmant sur avis médical

- Prendre le poids Altération de l'état général


- Faire les bilans biologiques (NFS.)
:RÔLE DE L'INFIRMIER
 En amont éviter la déshydratation : faire boire +++

 Savoir détecter la déshydratation

 Alerter le médecin pour réaliser un bilan BHE

 Prendre en charge le traitement

: Surveiller
 Les constantes (T°, pouls, FR, TA), la diurèse, le poids /taille

 L'état de conscience et L'état général de la PA

 dépister les symptômes (soif, pli cutané…)

 Les apports liquidiens, la perfusion


: Éducation sanitaire
: Apprendre à la famille
 à connaître la déshydratation

 à interpréter le poids.

 à évaluer l'état nutritionnel.

 à déterminer la nécessité du transfert de la PA.

: Critères de qualité de soins


 Reprise du poids

 Absence des plis cutanés et de la sécheresse buccale et la soif.

 Stabilisation des constantes.

 Absence de vomissements et des diarrhées

 Reprise de l'alimentation par voie orale.


LA DENUTRITION

: DEFINITION
: C'est un déséquilibre énergétique entre les apports et les dépenses
.Soit par insuffisance des apports alimentaire : dénutrition exogène
.Soit par perte calorique (mauvaise absorption) : dénutrition endogène
Ce déséquilibre se traduit le plus souvent par une perte de poids progressive
:CAUSES
DENUTRITION EXOGENE : DENUTRITION ENDOGENE :

- facteurs économiques. - diabète et hyperthyroïdie.


- facteurs sociaux (isolement). - syndromes inflammatoires prolongés.
- prise des médicaments en début des repas. - Handicaps (mental, ou physique)
- alcoolisme, tabac. - mauvaise état dentaire
- régimes suivis - vieillissement sensoriel
- affection de l'appareil digestif.
: CONSÉQUENCES
 Asthénie

 Amaigrissement

 Anorexie

 Infections

 Escarres

 Chutes

 Conséquences économiques
: Rôle infirmier
PROBLEMES INTERVENTIONS

 Repos au lit.
Asthénie
 Vitaminothérapie sous prescription
 Prise régulière du poids, taille, rapport poids/taille
 Examen biologique : recherche de l'albumine.
 Nutrition par voie orale, sonde gastrique,
Amaigrissement
 Nutrition parentérale en IV,
 Apport liquidien
 Surveillance des sondes
Anorexie  Stimulant de l'appétit sur avis médical,
 convivialité
 qualité des repas

Infection  Antibiothérapie sur avis médical


: Surveillance

 Constantes, poids, taille, rapport poids/taille

 L'alimentation

 L'apport liquidien

 Examens biologiques

Éducation sanitaire

 Hygiène buccodentaire.

 Régime alimentaire riche en calorie.

 Intégrer la famille dans la prise en charge.

.Critères de qualité de soins

 Reprise du poids.

 Reprise des capacités vitales.

 Reprise de l'alimentation par voie orale.


TROUBLES CONFUSIONNELS

DEFINITION
L'état confusionnel correspond à un état de faillite temporaire et réversible du fonctionnement cérébral. Le dysfonctionnement cérébral est
.secondaire à une cause organique, métabolique, toxique, ou psychologique
.La prise en charge appropriée de la cause améliore la situation et permet le plus souvent le retour à l'état antérieur

:CAUSES

: Causes métaboliques et infectieuses


 Déshydratation

 Hypoglycémie

 Toutes infections

Autres cause somatiques


 Constipation

 Chutes

 Ingestion importante de l'alcool

 Stress psychoaffectif :

 Déménagement, deuil, agression, vols…


CLINIQUE :

Début :
,II est brutal, souvent nocturne avec insomnie, cauchemars, agitation anxieuse
.Il est impossible à l'entourage de calmer la PA à cause d'une irritabilité et d'une désorientation importante

Période d'état :
.Dès le lendemain, la désorientation temporo-spatiale est majeure et les troubles de la vigilance fluctuent
Le contact avec la PA est difficile : celui ci est « absent » avec un regard flou, un visage figé, le discours est
.pauvre, incompréhensible, hésitant, parfois un mutisme complet
Problèmes Actions
 Rassurer le malade
Insomnie  Eviter les excitants : thé, café, tabac.
 Administrer les somnifères sous avis médical
 Calmer le malade
Agitation  L'installer dans une chambre bien éclairée
 Administrer les calmants
 Ne pas attacher
 Oxygénothérapie
Troubles de conscience  Sondage gastrique
 Réhydrater correctement
 Rassurer la PA
Anxiété
 Administrer les anti-anxiolytiques prescrits
Eléments de surveillance :

 Les constantes (TA, pouls, FC, T°)

 Etat de conscience

 S'il y'a eu une chute

 Faire des contrôles biologiques

 Noter les médicaments pris

 Régulariser le sommeil
LE SYNDROME DEMENTIEL

Le syndrome démentiel se définit comme étant une détérioration globale des fonctions cognitives chez
.une personne ayant un état de conscience normal
.La survenue et l'évolution sont progressives, les troubles sont irréversibles
: Il existe
 des démences dégénératives corticales (maladie d’Alzheimer, démences fronto temporales),
 des démences dégénératives sous-corticales (paralysie supra nucléaire progressive)
 et des démences vasculaires.
 Les causes des syndromes démentiels sont dominées par les maladies neurologiques dégénératives dont
la principale est la maladie d'Alzheimer.
 La prise en charge est médico-psycho- sociale. Elle nécessite de reconnaître le rôle de la famille,
d’orienter le patient vers les aides et institutions appropriées, de protéger le malade contre les accidents
et la maltraitance et de veiller à sa protection juridique.
MALADIE D'ALZHEIMER

C'est une maladie neurodégénérative entraînant progressivement et irréversiblement la perte de la mémoire,


des fonctions cognitives et des troubles des fonctions intellectuelles.
Le profil évolutif comporte le plus souvent une notion d'installation insidieuse avec une évolution
progressive.
 SIGNES CLINIQUES :
- Difficultés voire incapacité pour de nouveaux apprentissage.
- Difficultés pour les gestes usuels
- Difficulté d'assurer de nouvelles situations
- Désorientation dans le temps et dans l'espace
- Trouble de jugement et de raisonnement
- Syndrome (aphasie, apraxie, agnosie)
Dans la phase terminale, l'aggravation progressive de l'ensemble des troubles aboutit à une dépendance totale
et une communication impossible.
La grabatisation devient source de complications et le décès survient dans ce cadre.
 FACTEURS DE RISQUE :
 Facteurs de risque confirmés :
- L'âge
- Les antécédents familiaux de maladie d'Alzheimer
- La trisomie 21
 Facteurs de risque possibles :
- Les traumatismes crâniens
- Le sexe féminin
- Le niveau de scolarité
PROBLEMES ACTIONS

Trouble de - assurer un état normal de conscience


mémoire - donner des calmants

Désorientation - garder les horaires réguliers pour la toilette ,1e repas et l'habillage,
dans le temps et - indiquer à la PA la date, le jour et la saison
dans l'espace - laisser le patient dans la même chambre,
- le placer à table au même endroit.

Trouble du - organisation du temps du sommeil


sommeil - administrer des anxiolytiques, hypnotiques sous avis médical

SURVEILLANCE :
- Les constantes
- Le comportement, L'état de conscience, L'état général
- Bilan biologique
TROUBLES DE LA MARCHE

La marche est une activité alternée des membres inférieurs qui permet le déplacement du corps tout en assurant
le maintien de son équilibre en orthostatisme.
C'est une activité motrice automatique qui demande un apprentissage dès l'enfance (automatisme acquis).

 CAUSES DES TROUBLES DE LA MARCHE :


 Une bonne marche sous-entend une synchronisation et une symétrie du mouvement (il est nécessaire que
plusieurs mouvements de plusieurs organes aient lieu en même temps).
 Chez la plupart des personnes âgées, la synchronisation entre le côté gauche et le côté droit disparait
progressivement. D'autre part cette perte de synchronisation et de symétrie est souvent accentuée par des
troubles du squelette, des muscles ou une atteinte neurologique.
CONSEQUENCES ET CAT :
Les troubles de la marche peuvent être responsables de chutes, de conséquences traumatiques, psychiques et sociales
importantes :

PROBLEMES ACTIONS

Chute : Faire un pansement correct


plaie : Traiter les foyers d'infection
infection Administrer le SAT
tétanos Faire une attelle
Fracture : Le maintien en place avec des aides matériaux
Atteinte vicieuse Faire la kinésithérapie orthopédique
Administrer un antibiotique sous avis médical
Douleurs Traiter les facteurs de risque
Déformation Donner les anti-inflammatoires sous avis médical
Assurer une rééducation par la kinésithérapie
Suite tableau:

PROBLEMES ACTIONS

Thrombose veineuse Mobiliser le membre


-phlébites Administrer les anticoagulants sous avis médical
-varices Oxygénation
-embolie, Positionner la personne âgée
Faire des examens radiologiques et biologiques
Atteinte psychique Rassurer la personne âgée
-anxiété Etre à coté d'elle
-agressivité L'encourager à marcher à l'aide des aides matériaux
-anorexie mentale Administrer le traitement sous avis médical
 Surveillance :

- L'état général de la PA
- Utiliser des potentialités de la personne pour la mettre en position debout
- L'état de la marche, de maintien en place,
- Faire la kinésithérapie passive et active
- L'examen des pieds doit être systématique pour prévenir la déformation
 Éducation sanitaire
 Pour la PA :
- Encourager l'utilisation des aides matériaux (cannes, déambulateur…) pour tenir son équilibre
- Expliquer la nécessité de la bonne posture, être assis plus stimulants que rester couché et être debout
stimulant que rester assis
 Pour la famille :
- La nécessité d'accompagner la PA à se déplacer dans un jardin, café…
- Conseiller à la famille d'aménager l'environnement (WC surélevé, éviter les escaliers…)
LES CHUTES
Les chutes des personnes âgées suscitent un intérêt croissant due à leur nombre augmentant et leurs conséquences lourdes (morbidité, mortalité et
coût économique)

ETIOLOGIES : multi-fractionnelle :
Facteurs de risque :
Pathologies chroniques : Cardiovasculaires, Neurologiques
Facteurs liés à l’âge :
- Déficit sensoriel
- Troubles neurologiques, Troubles psychiques
- Faiblesse musculaire
- Incapacité d'origine rhumatologique
Facteurs endogènes : toutes les pathologies
- Cardiovasculaire : hypotension orthostatique, secondaire aux médicaments, déshydratation, tachy ou bradycardie
- Neurologique : AVC, troubles de l’oreille, épilepsie
- Divers : syncope vagal, hypoglycémie …
Facteurs exogènes :
- Liés à l'habitat et à l'environnement : sol mouillé ou glissant
- Iatrogènes : provoqués par l'intolérance aux médicaments.
CONDUITE A TENIR APRES UNE CHUTE DE LA PA :

PROBLEMES ACTIONS
Plaie : - faire un pansement
* Infection - donner les antibiotiques sous avis médical
* tétanos - administrer le SAT
- Si vomissement (penser au traumatisme crânien)
- Si Agitation signe d’hémorragie,
fracture : - placer une attelle
- faire bilan radiographique
- préparer le PA pour intervention chirurgicale
- prévenir les complications de décubitus
Traumatisme crânien : - oxygénation
* hématome cérébral - mettre la PA en position convenable
* coma - prendre la voie veineuse
- prendre le pouls, TA, l’état respiratoire.
- faire le dosage de la glycémie.
- chercher les points douloureux et les noter.
- faire un ECG.
- faire un pansement s'il y'a plaie.
- administrer le SAT
- préparer la PA pour l'intervention
 PREVENTION :
 Rechercher les facteurs favorisants
 Adapter le domicile : éliminer les obstacles (attention aux fils électriques) et dégager l’espace de circulation (pas
de meuble dans un couloir étroit). Enlever les tapis, descentes de lit, etc. Idéalement, poser de la moquette.
Soigner l’éclairage. Penser particulièrement à la salle de bains (barres pour se tenir)
 Garder une activité physique, comme la marche, pour conserver le tonus musculaire.
 Pour l’équilibre, voir plutôt avec un ORL ou kinésithérapeute.
 Bichonner les pieds et les chevilles : bonnes chaussures enveloppantes, à la bonne taille, avec semelles
antidérapantes, sécher le sol.
TROUBLES DU SPHINCTER VESICAL

 L'appareil vésico-sphinctérien se compose de quatre éléments essentiels dépendants les un des autres : la vessie
d'une capacité de 300 ml à 500ml, l'urètre, le système d'amarrage et de soutien ligamentaire et musculaire.
 Le vieillissement physiologique entraîne un certain nombre de modifications : La raréfaction des fibres
musculaires, l'augmentation des fibres collagènes et des cellules graisseuses entraînent une perte de la
distensibilité et de la contractilité vésicale, les sphincters et le périnée perdent leur tonus.
 Chez la femme : la carence oestrogénique de la ménopause entraîne une atrophie des tissus de la vessie, de
l'urètre, une diminution de la résistance et de l'élasticité des tissus musculaires, la faiblesse du plancher pelvien
peut entraîner une modification des rapports anatomiques et altérer le mécanisme de transmission des pressions
abdominales.
 Chez l'home : l'hypertrophie et le durcissement prostatique peuvent masquer l'incontinence, entraînant une
atrophie du sphincter strié par manque d'utilisation de ce dernier.
L'INCONTINENCE URINAIRE :

L’incontinence urinaire est définie par une perte involontaire d’urines objectivement constatée .

Les facteurs favorisants l'incontinence urinaire :

 Le vieillissement physiologique.
 Les troubles psychiques.
 La poly pathologie.
 Les facteurs socio environnementaux.
Causes de l'incontinence urinaire :
Incontinence urinaire par instabilité vésicale :
 La vessie se contracte souvent pour des faibles volumes d'urine, ces contractions involontaires
anarchiques, ne sont pas inhibées par la commande centrale.
 AVC, Parkinson, paraplégie, infection urinaire, fécalome, lithiase...
Incontinence urinaire d'effort :
 L'incontinence urinaire d'effort est plus fréquente chez la femme, du fait de son anatomie, l'homme
est protégé (son périnée est fermé les sphincters sont plus développés et l'hypertrophie prostatique
comprime l'urètre.)
 Les fuites urinaires se produisent lorsque le sphincter strié n'assure plus son rôle de «verrouillage»
de la vessie et que la pression exercée par l'hyperpression abdominale (toux, éternuement, le rire,
augmente la pression intra vésicale
 Causes :
Neuropathies (diabète), grossesses multiples, séquelles de chirurgie pelvienne, prolapsus vésical,
 Incontinence urinaire par rétention chronique :
 Elle touche l'homme plus souvent que la femme.
 La vessie se vide mal et incomplètement. Au maximum, elle ne se vide pas et les mictions se
font uniquement par regorgement lorsque la pression intra vésicale devient supérieure aux
pressions de clôture de la vessie.
 Causes :
AVC, Parkinson, Tumeur, Paraplégie, Adénome de la prostate, Cancer de la prostate, Fécalome,
Tumeur du pelvis, Sténose urétrale , Après sondage vésical à demeure , Prise de certains
médicaments…

 CONSEQUENCES ET CATS :

PROBLEMES INTERVENTIONS
Régression et atteintes de la - Orienter la PA à consulter un psychologue
personnalité - Administrer le traitement

Inconfort - Aider la PA âgée à aller au WC


- Proposer le bassin 7 fois /jour 2fois la nuit
Infection - Eviter le sondage
- Faire ECBU, urée, créatinine
- Antibiothérapie sur avis médical.
Hypotonie sphinctérienne - Eviter certains médicaments : Valium.
- Expliquer aux personnes âgées les complications des myorelaxants
SURVEILLANCE :
 Après chaque miction noter :
 L’heure, quantité des urines
 Prise des boissons : quantité,
 Literie, vêtements souillés.
La participation de l'infirmier à la rééducation de l'incontinent :
 Règles hygiéno-diététiques
 Grille ou calendrier mictionnel des 24 heures
TROUBLES DU SPHINCTER ANAL

INCONTINENCE FÉCALE
L’incontinence fécale, est définie par l’exonération involontaire de selles liquides ou
solides.
 Etiologies de l'incontinence fécale chez les sujets âgés :
 Incontinence fécale sans lésion périnéale :
- Diarrhée aiguë ou chronique : infectieuse, abus de laxatifs, entérite et côlon irritable
- Constipation et obstruction rectale : fécalome, néoplasie rectale
- Neurologique : démence, séquelles d'AVC, polyneuropathie (ex : diabète), pathologies
cérébrales ou de la moelle épinière.
 Incontinence fécale associée à une atteinte périnéale :
- Traumatique : séquelles de chirurgie ano rectale, traumatismes obstétricaux
- Incontinence fécale neurogène idiopathique (dénervation périnéale) : post-
obstétricale…..
LA CONSTIPATION
Ralentissement du bol fécal, avec augmentation du temps de séjour dans le tube digestif ou séjour
anormalement long des selles dans le tube digestif, dans le colon
ROLE INFIRMIER :
PROBLEMES ACTIONS

Occlusion - Chercher les habitudes d'élimination intestinale


- Donner une alimentation riche en fibre,
- Faire des examens parasociologiques des selles.
- Donner des laxatifs naturels (pruneaux)

Douleur abdominale - Donner des antalgiques sous avis médical


- Palper l'abdomen à la recherche d'un météorisme abdominal
- Faire une radiographie abdominale.

Fausses diarrhée - Alimentation équilibrée


- Administrer un traitement anti diarrhéique

déshydratation - Prendre la voie veineuse,


- Réhydrater correctement le sujet.

Suspicion de fécalome - Faire un toucher rectal,


- Faire un lavement évacuateur sous avis médical.
SURVEILLANCE:
 Prendre les constantes (TA, pouls, FC).
 Prendre le poids et la diurèse chaque 24 h.
 Evaluer l'équilibre hydro-électrolytique par un BHE,
 Evaluer le rythme d'élimination grâce à un calendrier.

EDUCATION SANITAIRE :
Apprendre à l'entourage à connaître :
 Les signes de constipation.
 l'intérêt d'un régime alimentaire approprié
 à savoir faire les soins d'hygiène
SYNDROME DE GLISSEMENT

 Le syndrome de glissement est une décompensation rapide de l'état général faisant suite à une
affection aiguë (infectieuse, traumatique, vasculaire, chirurgicale, choc psychique, etc..) qui est en
voie de guérison ou qui parait guérie.
 Le malade âgé devient apathique, se désintéresse de son entourage, mange peu ou bien il reste au lit
et refuse de s'alimenter, se déshydrate, perd du poids, et évolue vers un état confusionnel.
 L'évolution de son état peu être rapide et mortelle en l'absence de traitement approprié.

Diagnostic différentiel :
• Syndrome dépressif
• Syndrome confusionnel
Recherche des circonstances déclenchantes:
 Maladie sérieuse, en apparence guérie : C'est la situation la plus caractéristique, le plus souvent le
syndrome de glissement va être observé après un intervalle libre de récupération et se traduire par
un affaiblissement inexplicable et rapidement évolutif
 Chute, intervention chirurgicale : Elles entraînent soit un affaiblissement physique et un
renoncement psychique pouvant par un mécanisme mal connu aboutir à un syndrome de
glissement,
PROBLEME ACTIONS

Troubles psychiques - être toujours à coté de la PA


- angoisse - écoute attentive et compréhensive pour tenter de renouer le dialogue que la personne refuse,
- anxiété - les aider à participer au repas,
- administrer les antidépresseurs sous avis médical

Asthénie - traiter les causes de l'asthénie


- administrer la vitaminothérapie prescrite,
- assurer le confort du patient âgé

hypotension artérielle - prendre une voie veineuse,


- équilibrer la TA par remplissage.
- traiter les causes déclenchantes.

Constipation - faire le toucher rectal


- donner les laxatifs naturels,
- faire un lavement évacuateur.
- encourager un régime alimentaire riche en fibre.
-

Incontinence urinaire - proposer le bassin (7/j et 2/nuit)


- aider la PA à aller au WC.
- demander des examens complémentaires.

Infection - traiter les foyers d'infections


- administrer 1' ATB sur avis médical.
SURVEILLANCE :
 Surveiller les constantes hémodynamiques, la diurèse, l'état de conscience.
 Transit : consistance/ fréquence.
 La qualité de soins.
 Programmer les séances de psychothérapie.

ÉDUCATION SANITAIRE :
Pour la PA :
 Conseiller d’utiliser les cannes pour tenir l'équilibre.
 Conseiller de prendre son traitement et son repas.
Pour la famille :
 Surveiller l'état général de la PA.
 Transférer en urgence en cas d'agitation ou d'autres problèmes.
 Respecter la durée de traitement.

ETAT GRABATAIRE ET SYNDROME D'IMMOBILISATION

DEFINITIONS :
État grabataire :
C’est l’état de toute personne qui ne quitte pas spontanément son lit. Il est la conséquence de
l'alitement prolongé dû à une inactivité musculo-squelettique :
Prescrite (Hypotension, Fractures, Thrombose veineuse…)
Ou inévitable (Coma, Hémiplégie, AVC…)
Syndrome d'immobilisation :
C'est l'ensemble des détériorations musculaires ostéo-articulaires, cutanées, neurologiques, psychiques,
vésicales, et métaboliques dues à l’état grabataire et à la suppression des activités quotidiennes, ces
détériorations peuvent s'installer rapidement après quelques jours d'alitement et d'immobilisation d'une
personne âgée.
ÉTIOLOGIES :
Les facteurs favorisants sont nombreux :
• le vieillissement physiologique des organes
• la poly pathologie :
 toute pathologie brutalement invalidante (AVC, fractures, douleurs inflammatoires aiguës etc...)
 toute pathologie responsable d'un alitement durant plus de trois jours peut précipiter le vieillard
dans le syndrome d'immobilisation.
PROBLEMES ACTIONS
Cardiovasculaires : phlébites, embolie - Anticoagulants sous avis médical.
,pulmonaire - surélever pieds du lit, massage, mobilisation, lever progressif.

Infectieux: - Hygiène, pas de sonde à demeure,


 Septicémie - Position demi assise.
 Décompensation cardiaque. - Alimentation semi liquides.
 encombrement - Antibiothérapie
- kinésithérapie respiratoire.

Cutanés : - Massage des points d'appui, changement de position, nutrition, hydratation, hygiène
 Escarres - Antibiothérapie prescrite, soins locaux
 Surinfection - antalgiques.
 douleurs
Osseux: - Immobilisation
 Fractures - Antalgique,
 tassement vertébral - kinésithérapie orthopédique
Digestifs : - Alimentation semi liquide
 Troubles de la déglutition. - Lavement
 Reflux gastro-œsophagien - donner des laxatifs
 fécalome.
Musculo-tendineux : - Exercices actifs ou des contractions musculaires isométriques au lit
 Amyotrophie, ankylose, - Kinésithérapie : mobilisation précoce au lit de toutes les articulations
raccourcissement, rétraction - positionnement correct des membres immobilisés.
 attitude vicieuse fixée et
douloureuse.

Urinaires : - Surveiller le transit


 rétention, incontinence - Évacuation éventuelle du fécalome
- médicament selon le mécanisme en cause.
Psychiques : - Prise en charge psychologique et antidépresseur
 Syndrome dépressif - Traitement de la cause
 État régressif - stimuler les actes de la vie quotidienne
 Anxiété, angoisse
 syndrome confusionnel
Éléments de surveillance :
 Poids /taille, l'état psychique de la PA
 Kinésithérapie respiratoire
 Correction hydro électrolytique
 Transit intestinal
 Hygiène de vie

Éducation sanitaire :
Apprendre à la famille à :
 Savoir les règles d'hygiène
 Traiter les foyers infectieux
 Adopter un régime alimentaire
BOULEVERSEMENT DES BIORYTHMES

Les rythmes biologiques jouent un rôle majeur dans le fonctionnement des organismes vivants (pulsations
cardiaques, mouvements de paupières, mouvements respiratoires, états alternés de veille et sommeil,
cycles de l'ovulation, floraison et fructification saisonnière des plantes, etc.).
Les plus connus, chez l’être humain, concernent les cycles de sécrétion hormonale (mélatonine, cortisol)
influençant la physiologie tout entière (température corporelle, cycles veille sommeil, régénération
cellulaire, sexualité, reproduction).

Chez la personne âgée, l’altération du rythme de sécrétion des hormones (mélatonine, cortisol) est
responsable du déséquilibre du sommeil :
 La durée totale du sommeil sur 24 heures ne varie pas avec l'âge, mais c'est sa répartition qui varie.
 Le sommeil diurne s'organise en siestes de plus en plus fréquentes et longues
 Le sommeil nocturne est moins « réparateur »
 Altération de la continuité du sommeil (augmentation du nombre des réveils).
CAUSES POSSIBLES D'INSOMNIES :
 Facteurs externes : Prise des excitants, chaleur, bruit, Changement d'horaire.
 Affections générales : Douleurs, Nycturie,
 Affections psychiatriques : Dépression, Anxiété,
 Affections neurodégénératives : Alzheimer et autres démences
 Iatrogènes : corticoïdes

PRISE EN CHARGE :
 Heure fixe du lever, Siestes courtes, Réduire le temps passé au lit.
 Exercice physique dans la journée (marche ++).
 Éviter alcool, tabac, café, le soir.
 Médicaments :
o Respect de la dose et de l’heure d’administration
o Respect des contre-indications,

SOINS SPECIFIQUES AUX PERSONNES AGEES HANDICAPEES
Les soins des PA handicapées doivent être personnalisés :
Connaître la personne : II nous faut connaître ses habitudes de vie, ses goûts alimentaires, les valeurs auxquelles
elle adhère (croyances...)
Les soins techniques : La poly-pathologie associée à la fragilité des personnes âgées rend ces soins techniques
primordiaux pour éviter les complications et/ ou de l'immobilisation
Soins de nursing : ils sont essentiels au bien être de la PA, doivent être quotidiens
Repas : s'assurer que la personne mange seule,
Animation :
Sortir de sa chambre et faire quelques pas.
Maintenir une certaine socialisation.
Stimulation :
mettre des calendriers, quotidiennement par la mise à jour des horloges avec de gros chiffres dans les endroits
communs favorise le maintien de l'orientation dans le temps.
S'assoir au près d'elle et parler.
Parler de l’actualité, des souvenirs… cela stimule la mémoire, le langage, la capacité d’attention et d’écoute.
SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE DE LA PERSONNE AGEE :
Afin de préserver l'identité et l'intégrité des PA, il est essentiel de respecter leur dignité et de maintenir une
image valorisante en prenant en compte le désir du sujet. Vue la fragilité psychique et social de ces personnes,
il est nécessaire d'utiliser les règles élémentaires de politesse telle que :
- Se présenter (son nom et sa fonction)
- Présenter le service
- Appeler la PA par son nom de famille
- Utiliser le vouvoiement
- Prévenir la personne pour tout ce qui concerne son état de santé physique et social
- Tenir compte de son désir
- Préserver sa pudeur, son image corporelle.
- Lui laisser exécuter dans la mesure du possible, les gestes de la vie quotidienne, malgré la perte du temps
que cela peut sembler occasionner.
- Converser avec la PA durant les soins, éviter de parler au dessus d'elle avec une collègue, comme si elle
n'était qu'un objet et non un individu.
- Eviter de se moquer de ses objets d'attachement une personne âgée peut jusqu'à son décès avoir une vie
affective et même une vie sexuelle.
- Connaître son histoire : scolarité, parent, métier, mariage, nombre d'enfant, loisirs passés et présents,
changement dans les habitudes de vie.
PLAN DE SOIN POUR UNE PA :

Exemples de diagnostic infirmiers rencontrés en Actions infirmières


gériatrie
L’isolement social - Activités
- Jeux
- Animation

L’anxiété - Faire preuve d’empathie (assurer une présence, une


disponibilité pour la personne qui est en face)
- La rassurer en écoutant tout d’abord
- Parler lentement, calmement

Déficit nutritionnel - Eviter les soins trop lourds avant le repas


- Leur laisser le choix du repas si possible
- Repas avec des protéines
- Insister sur l’hygiène buccale
- Sieste après le repas
- Faire beaucoup boire
ACCOMPAGNEMENT DE LA PERSONNE AGEE EN FIN DE VIE

L'accompagnement c'est la prise en charge globale des besoins physiques , psychologiques , spirituels et
sociaux d'une personne en fin de vie atteinte d'une maladie incurable , ce sont donc tous les soins terminaux
nécessaires au soulagement des symptômes qui existent en fin de vie .
LES SOINS TERMINAUX :
1-Traitement antalgique

Douleurs faibles Douleurs moyennes Douleurs sévères

Palier 1 Palier 2 Palier 3

Aspirines, AINS, paracétamol Analgésiques centraux, mineurs, Morphiniques majeurs


exemple : codéine exemple : chlorhydrate de
morphine
2-Traitement des symptômes respiratoires
 Dyspnée: oxygène 1,5 à 2 L / mn.
 En cas de freinage : broncho-dilatateur.
 Si la dyspnée et d'origine cardiaque : morphiniques per os ou sous cutanés.
 Si la dyspnée et anxiogène : les anxiolytiques.
 L’encombrement bronchique : donner l'antibiothérapie

Traitement des symptômes digestifs :


 Constipation : les laxatifs
 Diarrhée : les antipéristaltiques
 Nausées : antiémétiques
 Anorexie : vitamines
Soins de bouche :
En cas de bouche sèche
 Donner à boire
 Faire mordre ou sucer des fruits frais
 Assurer une bonne humidification de la chambre.
 Pour les patients qui ne peuvent pas boire : pulvériser avec un pulvérisateur rempli d'eau, la face
interne des joues et le sillon gingivo-labial.
En cas de bouche infectée : La Bétadine buccale rafraîchit, soulage et a des propriétés antifungiques.
En cas de mycose buccale : on utilise 1/3 de sérum de bicarbonate, 1/3 de fungizone.
En cas de bouche douloureuse :
 Administrer les anti-inflammatoires et les antalgiques
 La xylocaine peut être ajoutée dans les bains de bouche
En cas d’odeur nauséabonde : La préparation à base de flagyl permet une disparition presque totale
des odeurs
En cas de croûtes sur les lèvres : nettoyer les croûtes avec de l'eau oxygénée
Traitement de l'angoisse :
 Administrer les psychotropes.
 Le soutien psychologique est le rôle principal de l’infirmier(re)

Soins du corps : Toilette mortuaire

 On installe le défunt la tête sur un traversin bien dans l'axe du corps, les bras pliés sur le thorax, les
mains croisées, les yeux fermés.
 On retire tous les pansements et matériel médical (sondes, perfusion).
 On débute la toilette par le visage à l'eau et au savon, éventuellement avec eau de toilette, puis
s'ensuit la toilette complète.
 On est parfois amené à refaire des pansements secs (en cas des escarres, ou des plaies avec
écoulement…).
 On habille le corps, une étiquette (sparadrap) avec nom, prénom, numéro d'entrée, service, date et
heure de décès.
 Puis en enveloppe le corps dans le drap
 L'infirmier remet en ordre la chambre, pour créer une atmosphère calme et propre.
 On établit les formalités administratives (constat de décès)

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