Chapitre 4: Le pouvoir et son exercice
Section 1: Les définitions liées au pouvoir
Section 2: Les sources du pouvoir
Section 3: L’exercice du pouvoir
Section 4: La responsabilisation, l’autonomie, la
confiance et le pouvoir
Section 5: Le contrôle du pouvoir
Section 1: Les définitions liées au pouvoir
1.1. Le pouvoir
Le pouvoir est la capacité d’une personne A d’obtenir
qu’une personne B fasse quelque chose n’aurait pas
fait sans l’intervention de A (R. Dhal, 1968)
Section 1: Les définitions liées au pouvoir
1.2. Le pouvoir et l’autorité
Max Weber
Le pouvoir est la capacité à forcer l’obéissance aux
ordres.
L’autorité est la capacité à faire observer
volontairement les ordres.
1.3. Le leadership
Avec l’école des relations humaines (Follett, Mayo,
Maslow), le pouvoir résulte du fait qu’un individu
influence autant qu’il lui-même influencé dans une
relation avec une autre personne.
Dans cette approche, le pouvoir n’est plus la
matérialisation juridique d’un droit à se faire obéir (le
système de sanction) mais devient un phénomène
dynamique relationnel: le leadership.
1.3. Le leadership
Le leadership est la capacité à amener une
organisation (ou une partie d’une organisation) à
atteindre des objectifs, à réaliser une action.
1.4. Traits courants des caractéristiques du leadership
Empathie: Lorsque votre équipe sait que vous
faites preuve d'empathie à l'égard de ses
préoccupations, elle sera plus susceptible de
travailler avec vous et de partager votre décision,
plutô t que d'entretenir des sentiments négatifs.
1.4. Traits courants des caractéristiques du leadership
Cohérence: être un leader cohérent vous
fera gagner le respect et la crédibilité, ce qui
est essentiel pour obtenir l'adhésion du
groupe. En donnant l'exemple d'équité et de
crédibilité, l'équipe voudra agir de la même
manière.
1.4. Traits courants des caractéristiques du leadership
Honnêteté: Ceux qui sont honnêtes, en particulier
en ce qui concerne leurs préoccupations, rendent
bien plus probable que les obstacles seront résolus
plutô t que évités. L’honnêteté permet également
une meilleure évaluation et une meilleure
croissance.
1.4. Traits courants des caractéristiques du leadership
Direction: avoir la vision de sortir de la norme et
de viser de grandes choses, puis les moyens de
définir les étapes nécessaires pour y parvenir, est
une caractéristique essentielle d'un bon leadership.
En voyant ce qui peut être et en gérant les objectifs
pour y parvenir, un bon leader peut créer un
changement impressionnant.
1.4. Traits courants des caractéristiques du leadership
Communication: une communication efficace
permet à l'équipe de travailler sur les bons projets
avec la bonne attitude. Si vous communiquez
efficacement sur les attentes, les problématiques et
les conseils, votre personnel sera plus susceptible
de réagir et d'atteindre vos objectifs.
1.4. Traits courants des caractéristiques du leadership
Flexibilité: tous les problèmes n’exigent pas la
même solution. En étant flexible face aux nouvelles
idées et suffisamment ouvert d’esprit pour les
considérer, vous augmentez vos chances de trouver
la meilleure réponse possible. Vous donnerez le
bon exemple à votre équipe et récompenserez les
bonnes idées.
1.4. Traits courants des caractéristiques du leadership
Conviction: une vision forte et la volonté de la
mener à bien est l'une des caractéristiques les plus
importantes du leadership. Le leader qui croit en la
mission et travaille à sa réalisation sera une source
d’inspiration et une ressource pour ses partisans.
Section 2: Les sources du pouvoir
2.1. Les sources du pouvoir selon Max Weber
D’après M. Weber le pouvoir suppose l’autorité.
Aussi, le fondement du pouvoir est l’autorité
et il distingue trois types d’autorité:
2.1. Les sources du pouvoir selon Max Weber
L’autorité charismatique, fondée sur la
personnalité;
L’autorité traditionnelle, fondée sur des
coutumes, des usages habituels;
L’autorité rationnelle-légale, fondée sur des
règles, des procédures
2.1. Les sources du pouvoir selon [Link] et E. Friedberg
Pour Crozier et Friedberg, le pouvoir est la capacité d’un
individu à profiter d’une zone d’incertitude.
Une zone d’incertitude est une partie d’une entité, d’une
fonction, d’un service qui est détenue, de manière
informelle, par une personne ou un groupe y exerçant un
pouvoir non donné a priori (Crozier et Friedberg).
2.1. Les sources du pouvoir selon [Link] et E. Friedberg
Ils distinguent trois sources de pouvoir:
Le pouvoir d’expertise, fondé sur la maîtrise
technique ou théorique.
2.1. Les sources du pouvoir selon [Link] et E. Friedberg
Le pouvoir lié à la maîtrise de l’information et de la
communication, fondé sur la connaissance
d’informations privilégiées.
2.1. Les sources du pouvoir selon [Link] et E. Friedberg
Le pouvoir provenant des règles de l’organisation,
fondé sur la connaissance des règles ou procédures.
Section 3: L’exercice du pouvoir
3.1. La direction d’une organisation
3.1.1. La direction d’une organisation en pratique
H. Mintzberg a adopté une approche descriptive
en observant en pratique l’action des dirigeants.
Activités de contact
Représentant de l’organisation à l’extérieur
(symbole);
Leader: le dirigeant motive, guide « ses troupes »,
éventuellement donne l’exemple;
Agent de liaison entre les employés (gestion du
réseau de relations).
Activités d’information
Guide: observer activement et rechercher
l’information sur ce qui se passe;
Propagateur d’informations: diffuser les
informations auprès de ses subordonnés à
l’intérieur de l’unité;
Porte-parole: communiquer publiquement à
l’extérieur de l’unité.
Activités décisionnelles
Entrepreneur: proposer de nouveaux projets
Régulateur: gérer les troubles, les
dysfonctionnements.
Répartiteurs de ressources: allouer les moyens aux
différents projets et équipes;
Négociateur: discuter avec les différents
partenaires internes et externes.
3.1.2. Les styles de direction
Les styles de direction sont les styles de
relations instaurées entre le détenteur de
l’autorité et celui qui la subit, au sein d’une
organisation.
Les styles de direction selon K. Lewin
Le manager démocratique;
Le manger autocratique;
Le manager laissez-faire.
Les styles de direction selon K. Lewin
Le manager démocratique stimule et
encourage le dialogue entre les membres
du groupe avant la prise de toute décision;
Les styles de direction selon K. Lewin
Le manager autocratique décide seul des
directives à suivre et les impose, ainsi que
les tâ ches à effectuer, aux membres du
groupe;
Les styles de direction selon K. Lewin
Le manager laissez-faire accorde toute la
liberté aux membres du groupe pour la
prise de décisions, sans intervenir et reste
donc passif.
Les styles de direction selon Rensis. Liker
Le manager autoritaire;
Le manager paternaliste;
Le manager consultatif
Le manager participatif;
Les styles de direction selon R. Liker
Le manager autoritaire ne consulte pas
son subordonné (communication à sens
unique) et utilise la crainte et la sanction
comme moyen d’incitation;
Les styles de direction selon R. Liker
Le manager paternaliste utilise menaces et
récompenses comme moyen d’incitation, il y a
une faible décentralisation pour les décisions
mineurs et chacun cherche à se faire apprécier
par la hiérarchie au lieu de développer l’esprit
d’équipe;
Les styles de direction selon R. Liker
Le manager consultatif entretient un faux-
semblant de participation car les subordonnés,
bien que consultés, n’ont pas d’influence
véritable, le travail en équipe est encouragé, la
communication fonctionne à double sens;
Les styles de direction selon R. Liker
Le manager participatif constitue une équipe
qui contribue véritablement à la prise de
décision, la coopération est forte, l’esprit
d’équipe est développé, l’information circule
librement;
Les styles de direction selon R. Blake et J.
Mouton
Pour ces auteurs, le style d’un manager dépend de
deux dimension: l’intérêt porté aux hommes et
l’intérêt porté aux tâ ches de production.
Section 4: La responsabilisation, l’autonomie, la confiance et le pouvoir
4.1. Les relations de pouvoir
Au sein de toute organisation émergent et se
construisent des relations de pouvoir de différente
nature:
Des relations de pouvoir formel, définies et acceptées
par les acteurs;
4.1. Les relations de pouvoir
Des relations de pouvoir informel, construites en
fonction des compétences, des amitiés, des zones
d’incertitude;
4.1. Les variables à gérer dans l’exercice du
pouvoir
Responsabilité et autonomie
La confiance
4.1. Les variables à gérer dans l’exercice du
pouvoir
Responsabilité et autonomie
Le dirigeant doit fixer le périmètre de la
responsabilité de chaque collaborateur,
selon ses missions et ses moyens.
La responsabilité d’une activité peut
être confiée à un individu ou un groupe.
4.1. Les variables à gérer dans l’exercice du
pouvoir
Responsabilité et autonomie
Une fois la responsabilité accordée, le
manager doit préciser les formes de
retour et de contrôle sur ce périmètre.
Il précise le degré d’autonomie laissé à
chacun, qui ne peut qu’aller de pair avec
la responsabilité.
4.1. Les variables à gérer dans l’exercice du
pouvoir
La confiance
La confiance est l’espoir que l’on peut
placer dans les attentes d’une relation et
qui procure un sentiment de fiabilité.
La délégation du pouvoir suppose la
confiance dans la capacité d’autrui à
réaliser des tâ ches.
Section 5: Le contrôle du pouvoir
5.1. Le contrôle des salariés
Un adage fameux en management est le
suivant « la confiance n’exclut pas le
contrôle ».
Il ne faut pas trop de contrôle, mais il en
faut tout de même.
5.1. Le contrôle des dirigeants
Le contrôle direct des dirigeants par des organes internes
Dans les organisations, des dispositifs de régulation et
de contrôle du pouvoir des dirigeants ont été mis en
place, de manière spontanée ou imposée par un
cadre législatif. C’est le gouvernement d’entreprise ou
gouvernance.
5.1. Le contrôle des dirigeants
Le contrôle indirect des dirigeants par le marché financier
Ils sont d’une part incités à faire augmenter le
cours de Bourse de l’entreprise au moyen d’un
outil, la stock-option. Il s’agit d’une option d’achat
d’actions de l’entreprise à un prix déterminé à
l’avance.
5.1. Le contrôle des dirigeants
Le contrôle indirect des dirigeants par le marché financier
Si le dirigeant est parvenu à faire augmenter le cours
de Bourse, ce qui rejoint les intérêts des actionnaires,
il pourra revendre ses actions plus chères et donc
réaliser une plus-value.
5.1. Le contrôle des dirigeants
Le contrôle indirect des dirigeants par le marché financier
Ils sont d’autres part évalués par le marché car s’ils ne
font pas suffisamment augmenter le cours de Bourse des
actions, ces dernières seront considérées comme sous-
évaluées et peuvent être rachetées dans le cadre d’une
OPA hostile. Les nouveaux actionnaires de l’entreprise
pourront alors remplacer le dirigeant.