IRRIGATION
Schéma directeur d’un aménagement Hydro-Agricole
nomenclature.
Réseau d’irrigation
Réseau d’assainissement ou de drainage.
• Ouvrage essentiels :
1. Source d’eau (cours d’eau, les lacs etc);
2. Retenue barrage etc.;
3. Canal d’amenées;
4. Prise principale;
5. Digue de ceinture;
6. Canal principal ou distributaire;
7. Prise de canal secondaire ou prise de partiteur;
8. Régulateur de niveau sur canal principal
suite
9.Canal tertiaire ou arroseur;
10. Drain de tertiaire ou drain arroseur;
11. Drain secondaire ou drain de partiteur;
12. Drain principal ou drain distributeur;
13. Ouvrage de chute ou déversoir de drain principal l’exutoire;
14. Déversoir de drain de partiteur dans le drain principal;
15. Parcelle;
16.Partiteur pour canal secondaire;
suite
17. Prise d’arroseur ou prise de canal tertiaire sur canal secondaire;
18. Prise de la parcelle sur le canal tertiaire ou arroseur bouche à eau;
19. Bouchon du canal d’irrigation extrémité à un canal d’irrigation ;
• Les tronçons entre deux régulateurs de niveau successif sont appelés
bief
L’Irrigation est la branche de l’agronomie chargée de suppléer au
déficit en eau du sol en vue d’un développement harmonieux des
cultures.
• En fait, il s’agit d’user de tous les moyens techniques pour assurer à
tout moment une humidité optimale dans le sol pour le
développement des cultures.
• Par rapport à l’eau, il s’agit de disposer d’une source d’eau suffisante
pour desservir le sol.
• Pour le sol, c’est plutôt de disposer d’une dose suffisante et non
excessive en tenant compte de l’évolution de la culture et des pertes
d’eau par percolation.
• Pour la culture, il s’agira d’appliquer avec beaucoup de rigueur un
calendrier d’arrosage conforme aux exigences de consommation de la
culture; c’est-à-dire le niveau ou stade de développement de la
culture ainsi que l’impact des agents atmosphériques.
L’eau:
• Concernant l’eau, il s’agira de la transporter de la source au pied de la
plante. La source d’eau est soit de surface (cours d’eau, lacs, mares ou
retenue artificielle) ou souterraine (la nappe souterraine). Afin d’avoir
une vision d’ensemble, il est nécessaire d’illustrer le cycle de l’eau
dans la nature.
• A partir de nuages chargés d’humidité, nous avons de la pluie qui
tombe sur le sol; une partie de l’eau s’y infiltre en venant enrichir la
nappe phréatique qui gagne en charge et se dirige vers le cours d’eau
par écoulement souterrain
Lors du passage de l’eau à travers la couche de sol, une partie de l’eau est
retenue; une autre partie ruissèle et se dirige vers le même cours d’eau.
Le bilan de l’eau devient:
I = P - R où « P » est la précipitation, « I » la quantité d’eau infiltrée et « R »l’eau
de ruissèlement.
Le bilan de l’eau du sol devient:
± ∆ S = (I + Ca + Co ) – (G + E + T )
Gains pertes
Ca: eau de montée capillaire
Co: eau de condensation
G : Eau de gravitation
T : transpiration
E: évaporation
• L’eau et le sol:
Les éléments de texture du sol sont le sable, le limon et l’argile; ces éléments
peuvent accompagnés de squelettes (graviers, cailloux). Les éléments de
texture s’assemblent pour donner des agrégats ou éléments de structure
dont la taille et la forme déterminent celles des espaces lacunaires; c’est au
niveau de ces espaces que l’eau est retenue. C’est ainsi que nous avons des
pores grossiers ou macrospores, des pores moyens ou capillaires et des
pores fins ou micropores.
• Rétention de l’eau par le pore:
• La rétention de l’eau dans le pore est due à la prédominance des
forces de cohésion entre les molécules d’eau et des forces d’adhésion
de l’eau contre la paroi des pores sur le poids de l’eau.
Du point de vue force de rétention, entre l’eau disponible et l’eau de gravité, nous
avons un point essentiel qui s’appelle la capacité au champ où la tension de l’eau est
estimée à 0,1- 0,3 bar; et entre l’eau contenue dans les micropores et l’eau
disponible, nous avons le point de flétrissement irréversible où la tension est de 15,0
bars.
L’eau disponible est selon la force de rétention divisée en eau facilement assimilable
et en eau difficilement assimilable; la tension limitant les deux fractions est de
l’ordre de 6,25 bars; c’est le point de flétrissement temporaire ou point de capillarité
lente. Une représentation graphique permet d’illustrer les détails de la rétention de
l’eau.
La dose d’arrosage
• La dose est la quantité ou lame d’eau contenue dans les capillaires où
l’eau est facilement assimilable par la plante.
• L’assimilation de l’eau s’effectue au niveau du système racinaire. La
configuration de la rhizosphère est telle que inégalement reparties
dans le profil du sol. D’après les études effectuées, la subdivision de la
profondeur maximale en 4 parties égales nous donne plus de 40% de
lamasse des racines dans le premier quart, plus de 30% dans le
second quart moins de 20% dans le 3ème quart et enfin moins de 10%
dans le dernier quart de profondeur.
• Au vu de ce qui précède, nous pouvons dire que plus que 70 % de la
masse racinaire est situé dans la moitié supérieure de la profondeur
maximale d’enracinement.
• En misant du fait que les eaux de percolation servent à arroser la
seconde moitié lors des arrosages, la profondeur effective d’arrosage
serait la moitié de celle maximale h/2. L’expression de la dose
pratique devient: h 2
d p (Wch W pfl )
2 3
Cette expression est valable quand toute la surface est arrosée; en cas
d’arrosage localisée, la dose la lame d’eau subit des forces de succion
du sol sec avoisinant entrainant ainsi sa diminution. Le calcul de la dose
se fera avec les paramètres suivants:
-La consommation quotidienne ou l’évapotranspiration
- l’intervalle de temps en jours entre deux arrosage consécutifs
- et l’efficience d’arrosage du système
Mais concernant la surface à arroser, nous pouvons nous servir du
tableau de Karmeli et de Keller modifié (ci-dessous) ou de la formule
suivante:
Q (1 )
S t ...............(en..m 2 )
222,2
le temps « t » est en secondes et Q en litres/heure
Où α dépend du type de sol; sa valeur est de 0,5 pour un sol moyen,
de 0,55 à 0,80 pour les sols lourds et de 0,45 à 0,30 pour les sols
légers. La formule est valable pour les débits faibles utilisés en
irrigation goutte à goutte
Débit du goutteur ( l/h)
Moins de 1,5 2 4 8 12
Texture du sol
G M F G M F G M F G M F G M F
0,06 0,36 1,08 0,13 0,59 1,20 0,50 1,20 2,10 1,20 2,10 3,47 2,10 3.26 4,8
G : texture grossière
M : texture moyenne
F : texture fine
Les débits inférieurs de 2,0 litres/heure sont utilisés pour les sols
lourds, de 2 à 6,0 litres/heure pour les sols moyens et de plus de 8,0
litres pour les sols à texture légère.
Les temps t de formation du noyau de diffusion) varient de 1,0 heure
pour les sols légers, à 1h 15 minutes pour les sols moyens, et à 1h 40
minutes pour les sols lourds.
Le temps d’arrosage est le rapport du volume d’eau d’arrosage sur le
débit d’arrosage.
Tar = V/Q
ESTIMATION DES BESOINS EN EAU DES CULTURES
I - INTRODUCTION
Les plantes selon leur nature et leur variété ont des besoins en eau très
différents. Selon le climat et les conditions édaphiques , certaines
plantes selon leur espèce et leur variété, se sont spécialisés par
rapport au climat ou à la situation géographique. C’est ainsi que nous
distinguons des hydrophytes (des plantes adaptées à des conditions
hydriques précaires, des mésophytes ou plantes vivant dans des
conditions hydriques équilibrées.
II.Evapotranspiration des cultures :
. A partir d’une surface nue de sol bien arrosé, nous assistons
au phénomène d’évaporation. Ce phénomène est la résultante
des actions combinées des radiations solaires et du vent ; si
l’on y ajoute la consommation de la plante qui est un
processus qui aboutit à la transpiration ; alors pour un couvert
végétal, nous assistons au phénomène d’évapotranspiration
(ETP)
Le rapport des quantités d’ETP sur la quantité d’évaporation a permis
d’obtenir le coefficient cultural Kc ; le dispositif utilisé pour cette étude
est le lysimètre.
ETP = Kc .ETo
où ETo est l’évaporation
Par rapport à l’évaporation, il existe plusieurs formules empiriques parmi
lesquelles nous avons celle de Blaney –Criddle qui a été adoptée et corrigée par la
FAO. L’instrument de correction est un tableau issu de régressions linéaires.
L’expression de l’évaporation ETo est la suivante:
ETo = a + b. f ;
f = (0,46 t + 8 ,13)p
Où a et b sont les 2 facteurs de régression linéaire.
t : la température moyenne quotidienne (en °C)
p: est le pourcentage d’ensoleillement, il dépend de la latitude (voir tableau ci-
dessous)
Mois
N Jan. Fev. Mar. Avr. mai Jun. Jui. Aou. Sep. Oct. Nov. Dec.
lat.
°c S Dec. Nuv. Oct. Sep. Aou. Juil. Juin. Mai. Avr. Mar. Fev. Jan.
60 0,15 0,20 0,26 0,32 0,38 0,41 0,40 0,34 0,28 0,22 0,17 0,13
58 0,16 0,21 0,26 0,32 0,37 0,40 0,39 0,34 0,28 0,23 0,18 0,15
56 0,17 0,21 0,26 0,32 0,36 0,39 0,38 0,33 0,28 0,23 0,18 0,16
54 0,18 0,22 0,26 0,31 0,36 0,38 0,37 0,33 0,28 0,23 0,19 0,17
52 0,19 0,22 0,27 0,31 0,35 0,37 0,36 0,33 0,28 0,24 0,20 0,17
50 0,19 0,23 0,27 0,31 0,34 0,36 0,35 0,32 0,28 0,24 0,20 0,18
48 0,20 0,23 0,27 0,31 0,34 0,36 0,35 0,32 0,28 0,24 0,21 0,19
46 0,20 0,23 0,27 0,30 0,34 0,35 0,34 0,32 0,28 0,24 0,21 0,20
44 0,21 0,24 0,27 0,30 0,33 0,35 0,34 0,31 0,28 0,25 0,22 0,20
42 0,21 0,24 0,27 0,30 0,33 0,34 0,33 0,31 0,28 0,25 0,22 0,21
40 0,22 0,24 0,27 0,30 0,32 0,34 0,33 0,31 0,28 0,25 0,22 0,21
35 0,23 0,25 0,27 0,29 0,31 0,32 0,32 0,30 0,28 0,25 0,23 0,22
30 0,24 0,25 0,27 0,29 0,31 0,32 0,31 0,30 0,28 0,26 0,24 0,23
25 0,24 0,26 0,27 0,29 0,30 0,31 0,31 0,29 0,28 0,26 0,25 0,24
20 0,25 0,26 0,27 0,28 0,29 0,30 0,30 0,29 0,28 0,26 0,25 0,25
15 0,26 0,26 0,27 0,28 0,29 0,29 0,29 0,28 0,28 0,27 0,26 0,25
10 0,26 0,27 0,27 0,28 0,28 0,29 0,29 0,28 0,28 0,27 0,26 0,26
Exemple :
Pour une journée semi- ensoleillée avec des vents moyens et une
humidité relative faible. La température moyenne est de 36°C. Quelle
est le taux d’évaporation .Le pourcentage d’ensoleillement est de 30%.
• a= - 2,05 b=1,55
• coefficient cultural de 0,6
• Calculer ETP
solution
f= (0,46.36+8,13). 0,30 = 7,407mm/jour
a= - 2,05 b=1,55 (voir tableau ci- dessous)
ETo=-2,05+1,55.7,407= 9,43mm/jour
Pour un coefficient cultural de 0,6 , nous avons :
ETP = 0,6. 9,43 = 5,66mm/ jour soit une consommation quotidienne
de :
ETP = 56,58 m3 / ha
La correction a abouti à un tableau issu de la régression linéaire que
voici :
INSOLATION HUMIDITE RELATIVE VITESS DU VENT (m/s) a b
Min
Basse Faible 0-2 -2,60 1,55
< 20 %
Moyenne 2-5 -2,30 1,82
Forte > 5 -2,00 2,06
Forte
> 80% Moyenne Faible 0-2 -2,40 1,37
20 – 50 %
Moyenne 2-5 -2,50 1,61
Forte > 5 -2,55 1,82
Elevée Faible 0-2 -2,15 1,14
> 50 %
Moyenne 2-5 -1,95 1,22
Forte > 5 -1,70 1,31
Moyenne Basse Faible 0-2 -2,30 1,35
60 % < 20 %
à Moyenne 2-5 -2,05 1,55
80 % Forte > 5 -1,80 1,73
Moyenne Faible 0-2 -2,20 1,20
20 – 50 %
Moyenne 2-5 -2,15 1,38
Forte > 5 -2,10 1,52
Elevée Faible 0-2 -1,80 0,97
> 50 %
Moyenne 2-5 -1,75 1,06
Forte > 5 -1,70 1,16
Faible Basse Faible 0-2 -2,00 1,15
30 % < 20 %
à Moyenne 2-5 -1,80 1,28
60 % Forte > 5 -1,60 1,40
Moyenne Faible 0-2 -2,00 1,05
20 – 50 %
Moyenne 2-5 -1,85 1,15
Forte > 5 -1,70 1,25
Elevée Faible 0-2 -1,45 0,80
> 50 %
Moyenne 2-5 -1,55 0,88
Forte > 5 -1,65 0,98
III. ETABLISSEMENT DU CALENDRIER D'ARROSAGE:
Les calendriers d’arrosage sont utilisés quotidiennement, hebdomadairement ou
de façon décadaire. Il s’agira de programmer les arrosages de manière à ce que
toutes les cultures aient à disposition leur eau de consommation. Le calendrier
d’arrosage précise la date et la durée des arrosages; telle est la finalité du
calendrier. Par rapport à la durée des arrosages, il y a lieu de déterminer le temps
d’application de la dose et, selon le système d’irrigation, ajouter le temps de
manœuvre qui regrouperait le transport de l’eau dans les canaux et rigoles et le
temps d’écoulement de l’eau au niveau de la parcelle lors de la distribution de l’eau
aux cultures.
Pour cela, l’intervalle de temps d’arrosage qui est le rapport entre la dose et
l’ETP soit calculé et ajusté pour chaque période. La chronologie des
arrosages doit obéir à la logique de la continuité qui consiste à suivre un
rythme d’arrosage constant à doses variables ou à un arrosage à intervalles
de temps d’arrosage variables et à dose constante; ou les deux combinés
selon la sensibilité de la culture.
L’espacement des arrosages est appelé "intervalle ou période d'arrosage ou
encore " tour d'eau " on le désigne avec la lettre T.
T= dp (en jours)
ETP
Pour le calcul de temps d'arrosage, il peut y avoir des facteurs- limitant
comme l'insuffisance du débit de la source ; cela peut nous contraindre
à multiplier le nombre ou la fréquence des arrosages.
Le temps minimum d'arrosage peut être calculé selon cette expression.
tmin = dp
k.η
dp: la dose (en mm), k: le coefficient de filtration η: l'efficacité
d'arrosage.
temps minimum est en fait le temps d’application de la dose; mais il est
possible de jouer sur l’intensité d’arrosage pour l’augmenter.
DYNAMIQUE DE L’EAU DANS LE SOL
La caractéristique d’un sol à laisser passer de l’eau en travers est sa
perméabilité ou sa conductivité hydraulique d’après les anglo-saxons ;
les premières expériences ont été effectuées par un français du nom de
Darcy ; ce dernier a conçu un appareil hydraulique qui a permis
d’évaluer la perméabilité du sol. Le dispositif de Darcy comprend :
Une colonne de sable
2 manomètres en verre
Une éprouvette de mesure
Un chronomètre
Le principe de la mesure est le suivant :
Elle consiste à administrer à une colonne de sable de l’eau de manière à
obtenir le même débit à l’entrée qu’à la sortie de l’échantillon ; les
manomètres en verre placés aux deux extrémités permettent de
mesurer les pressions à l’entrée et à la sortie de l’eau ; à l’aide d’une
éprouvette graduée, l’eau recueille à la sortie l’échantillon est mesurée
par unité de temps, permettant ainsi de calculer le débit à l’aide.
Avec le débit mesuré, les niveaux d’eau dans les deux manomètres ainsi
que la distance qui les sépare, nous pouvons d’après Darcy
Ecrire :
Q = ω. V = ω. K (H1- H2)/L
Dispositif de Darcy
Enoncé de la loi de Darcy :
Le mouvement de l’eau à travers la matière poreuse est
proportionnelle à la différence de potentiel entre le point de
départ et celui de l’arrivée proportionnelle (H1-H2), au
coefficient de filtration K caractéristique de la matière en
question et inversement proportionnelle à la distance
parcourue L.
Le rapport (H1 –H2)/L est en fait la tangente de l’angle
imaginaire formé par la dénivelée des hauteurs
manométriques (H1-H2) par rapport à la distance parcourue
par l’eau « L ».
Le gradient hydraulique « і » est égal à :
i = H1 –H2
L
D’après Darcy la vitesse V = K. i en valeur absolue.
Pour l’écoulement vertical de l’eau à travers la matière, nous avons un autre
dispositif
H = L + h = ∆H = H1 – H2 L h Q L
Q v K K
L ( L h)
.
C’est ce dernier dispositif qui est utilisé comme appareil de mesure au
laboratoire appelé perméamètre.
Méthode d’infiltration de l’eau dans le sol:
Le test qui nous concerne est celui de l’anneau simple. Ce test consiste
à implanter légèrement un cylindre métallique dans le sol, et à mesurer
la vitesse de la lame d’eau absorbée jusqu’à ce qu’elle devienne
constante. Le cylindre doit avoir dans sa partie inférieure plantée dans
le sol, des trous ou plutôt des fentes suffisamment nombreux pour
permettre un écoulement latéral conséquent de l’eau et d’ailleurs une
couche de sable de 1,0 à 2,0 cm est utilisée au fond du cylindre, sur le
sol pour d’une part, favoriser un écoulement plus ou moins uniforme
de l’eau dans le sol tout en réduisant la percolation par la colmatation
des trous et brèches éventuels . Pendant les mesures, le sol doit être
suffisamment sec.
L’une des équations de vitesse d’infiltration les plus utilisées est celle de
Kostjakov:
K t K 0 t Où K 0 est la vitesse initiale de l’infiltration
t : le temps en minutes
α: L’exposant dépendant du type de sol : sa valeur varie entre 0,3 et 0,8.
La moyenne des vitesses entre le point de perméabilité stabilisée et le
point de départ est l’équivalent du coefficient de filtration moyen du
sol ; et le temps mis est celui du remplissage du capillaire.
•K=
D’après l’exemple ci-dessus, nous avons: α = 0,428 et K1 = 8,3 cm/min;
Le coefficient de filtration est très utile dans les calculs de déplacement
de front d’humidité dans le sol; donc très utile dans le choix du temps
d’arrosage; car sa valeur doit être supérieure à celle de l’intensité
d’arrosage.
La finalité du calendrier d’arrosage est la date, la parcelle et la durée se
l’arrosage.
METHODES D’ARROSAGE
1. Méthodes classiques d’arrosage :
1.1. Méthodes d’arrosage par ruissèlement :
Le ruissellement consiste à faire couler sur un sol en pente, une lame
d'eau plus ou moins épaisse de manière à provoquer l'infiltration de
l'eau jusqu'à la profondeur voulue.
Pendant le processus, il est évident que la tête de planche (la partie
supérieure) soit plus arrosée que le bas de parcelle ; afin de réduire ce
déséquilibre il y a de préparer la planche de manière à établir une
adéquation entre la vitesse d'écoulement et le coefficient de filtration
du sol . La vitesse d'écoulement de l'eau est surtout liée à la pente du
terrain ; la pente du terrain pour le ruissellement doit être supérieure
ou égale à 1%.
• IL existe des méthodes naturelles et des méthodes artificielles de
ruissellement. Avec les méthodes naturelles, les rigoles d'arrosage
(distributeurs) ont un tracé qui suit la configuration du terrain, alors
qu'avec les méthodes artificielles, il y a un remaniement total du
terrain ( les travaux d'aménagement d'envergure sont entrepris pour
donner une pente normale et homogène et pour rendre les tracés des
canaux rectilignes ).
1.2. Méthodes d'arrosage par infiltration :
A la différence du ruissellement, toute la surface de la parcelle n'est
pas arrosée ; il s'agit ici de l'irrigation localisée.
L'arrosage par filtration consiste à humecter au moyen de rigoles ou de
cuvettes la rhizosphère par diffusion capillaire préférentiellement.
Dans les grandes parcelles de cultures vivrières, on utilise des sillons ou
des raies (qui sont des sillons larges) ; en arboriculture, ce sont des
cuvettes qui sont utilisées pour le stockage de l'eau pendant que leur
approvisionnement est assuré par des rigoles simples, des rigoles en
serpentin pour certaines cultures fruitières comme la banane, nous
utilisons bassins peu profonds pour y appliquer de la submersion
temporaire.
• La méthode type de l’arrosage par infiltration est celle par sillons ; elle
consiste à faire couler de l’eau tout le long des sillons, afin qu’elle
s’infiltre latéralement dans des billons en les humectant jusqu’à la
capacité au champ. Il faut cependant signaler que lors du processus
d’infiltration de l’eau, les sols à texture grossière peuvent présenter
un taux de percolation très élevé ; par conséquence des dispositions
doivent être prises afin de la réduire ; par exemple, tasser le fond des
sillons.
v c Ri où C de Pavlovski pour les rigoles est:
y 1,5 nG Etant donné que nG = 0,04 pour les sols, nous aurons :
v 25 R 0,8 i 0,5
R= ω/χ où ω est la section avec : et χ est le périmètre mouillé .
La distance parcourue par l’eau dans la rigole est :
L = v. t. où t est le temps d’écoulement et d’infiltration.
Avec les sillons, nous avons toute sa longueur une répartition de l’eau
similaire à celle de l’irrigation ruissèlement ; cela nous ramène à
considérer selon les pertes d’eau, une longueur de rigole allant du tiers
de la distance maximale que l’eau peut parcourir pour les sols à texture
légère au ¾ de distance pour les sols à texture fine.
h : la hauteur de l’eau dans la rigole
b : la largeur au plafond de la rigole estimée à 5 cm
m : coefficient du talus, considéré égal à 1
1.3. IRRIGATION PAR SUBMERSION :
La submersion est utilisée pour les plantes ou cultures aquatiques ; elle
permet à ces plantes à se maintenir dans la position verticale, car se
sont des plantes qui ont des tiges creuses ; l'eau de submersion n'a rien
à voir avec les besoins de consommation de la plante.
L'arrosage par submersion consiste à maintenir une lame d'eau plus ou
moins importante sous certaines cultures jusqu'à leur maturation.
La submersion est naturelle ou artificielle. Les cours d'eau dans leur
débordement en période de crue inonde les terres cultivables et
permet ainsi la culture de certaines espèces à ces conditions hydrique
(par exemple le riz); il est cependant possible de contrôler ce
débordement sauvage du cours d'eau, on parle alors de submersion
contrôlée ; pour cela il faut construire des ouvrages de prise d'eau
comme citée ci- haut.
La submersion est aussi pratiquée dans les retenues ; la surface de la
retenue est divisée en section selon la frange variétale ; ainsi pour
chaque profondeur ou frange, nous avons une variété bien déterminée.
La submersion est pratiquée sur des sols à perméabilité limitée ; la
pente du terrain est très faible moins de 3°/00.
La gestion de l'eau de submersion est assurée par un système de vanne
et de colatures.
1.4. IRRIGATION SOUS PRESSION :
A la différence de l’irrigation gravitaire, l’irrigation sous pression demande
beaucoup plus d’énergie comme son nom l’indique, en effet pour des
soucis d’uniformité de l’arrosage, l’eau doit contenir suffisamment
d’énergie pour prévenir les fluctuations et permettre ainsi un débit
constant au niveau des émetteurs. Nous avons deux formes d’irrigation
sous pression ; l’aspersion et le goutte à goutte ; en aspersion, l’eau
d’arrosage est pulvérisée en gouttelettes sous forme de précipitations
d’intensité connue ; en goutte à goutte, les émetteurs donnent des
gouttelettes singulières.
Il faut cependant signaler que la forme gravitaire du goutte à goutte existe ;
avec les faibles charge, il est difficile d’avoir une efficacité d’arrosage
supérieure à 80% ; et aussi les superficies d’arrosage sont très limitées.
Afin d’obtenir une uniformité d’arrosage garantie, l’intensité doit être
constante et régulière, il est donc nécessaire de recourir à un dispositif
hydraulique comprenant un unité d’exhaure et de refoulement ou pompe
pouvant imprimer suffisamment de pression à l’eau et un réseau de
répartition et de distribution composé de canalisations d’ordre différent et
d’émetteurs (asperseurs ou de goutteurs) .
• L’ensemble du réseau doit être conçu de manière à maintenir les
pertes de charge (énergie) inférieure à 10% En se résumant, les deux
éléments les plus importants du dispositif sont la pompe et les
asperseurs. Les pompes et les stations de pompage ont été traitées
dans les chapitres précédents, néanmoins il est toujours utile
d’affirmer que la pompe centrifuge est la pompe type en irrigation.
L’ensemble du réseau doit être conçu de manière à maintenir les pertes
de charge (énergie) inférieure à 10% En se résumant, les deux
éléments les plus importants du dispositif sont la pompe et les
asperseurs. Les pompes et les stations de pompage ont été traitées
dans les chapitres précédents, néanmoins il est toujours utile d’affirmer
que la pompe centrifuge est la pompe type en irrigation.
1.4.1. LE REGIME DES ARROSAGE :
L’objectif des arrosages est de mettre à disposition de l’eau dans le sol
en quantité suffisante (non excessive) pour subvenir au besoin en eau
des plantes ou cultures à tout moment.
Pour les systèmes sous pression, nous avons deux modes d’arrosage ;
celui localisé et celui intégral où toute la parcelle est arrosée ; l’arrosage
localisée obéit aux mêmes principes que l’arrosage classique alors que
celui localisé obéit à d’autres règles.
• En aspersion, le temps d’arrosage est obtenu à l’aide du rapport entre
la dose brute et le coefficient de filtration ; par contre en irrigation
goutte à goutte, pour calculer le temps d’arrosage « tr », il y a tout
d’abord lieu de déterminer la surface effectivement arrosée par un
émetteur (asperseur ou goutteur) « Sa » (en m2), de connaitre la
consommation brute des cultures en termes de lame d’eau « ETP. N »
(où ETP est la consommation quotidienne (en mm/jour), N est le
nombre de jours de consommation) et de diviser le produit de ces
deux par le débit de l’émetteur « Q » (en litres/heure).
Exercice d’application :
Calculez le temps d’arrosage brut du jour pour une culture sur sol
moyen ayant un coefficient cultural de 0,6 ; le débit du goutteur est de
2,0 litres/heure ; la température quotidienne du moment est de 35°
Celsius pour un taux d’ensoleillement de 29% ; l’insolation aussi bien
que la vitesse du vent sont moyennes ; l’humidité relative de l’air est
faible. L’efficacité de l’arrosage est estimée à 90%.
D’après le tableau de régressions des paramètres météorologiques,
a = -2,3 b = 1,35
La surface effectivement humidifiée peut être obtenue à l’aide du
tableau de Karmeli et de Keller que voici :
Débit ≤1,5 2,0 4,0 8,0 ≥12,0
(l/h)
sol G M F G M F G M F G M F G M F
Sa 0,0 0,36 1,08 0,13 0,59 1,2 0,51 1,2 2,1 1,2 2,1 3,5 2,1 3,3 4,8
(m2) 6
Solution :
a) Calcul de l’ETP :
f = 0,29(O,46.35 + 8,13) = 7,027 mm/h
D’après le tableau de régressions des paramètres météorologiques,
nous avons :
a = -2,3 b = 1,35
ETo=-2,3+1,35.7,027= 7,18mm/heures
ETP = 0.6.7, 027 = 4,216 mm/heure) calcul du temps d’arrosage :
N =1 ; Sa= 0,59 m2
tar = (0,0042162.0, 59)/ (0.0020. 0,9) = 1,38 heures
1.4.2 ORGANISATION D’UN RESEAU SOUS-PRESSION :
L’aspersion aussi bien que l’arrosage au goutte à goutte ne font pas
exception à la règle générale d’organisation de réseau. Un réseau
classique sous pression comprend donc une conduite principale qui
dessert des porte- rampes qui à leur tour desservent les rampes. Les
porte – rampes jouent le rôle de conduite secondaires et les rampes
celui des tertiaires ; les rampes portent les appareils d’aspersion ou des
goutteurs
a) Les émetteurs :
1) Les appareils d’aspersion :
L’appareil type d’aspersion est le sprinkler à buse unique, mais pour des
raisons d’une meilleure distribution de l’eau, certains sprinklers ont 2
buses. Le principe du fonctionnement du sprinkler est le suivant :
L’eau sous pression passe à travers d’une buse et pousse un déflecteur lié
à l’axe du sprinkler par un bras pivotant qui à son tour fixé à un ressort de
rappel. Le ressort de rappel renvoie le déflecteur avec une telle force que
celui-ci frappe violemment sur la butée entraînant ainsi un mouvement
rotatoire limité sous un secteur de l’ensemble mobile buse – manchon ;
le déflecteur est à nouveau dévié et le processus commence.
Les appareils d’aspersion appelés sprinkler ont des pressions de service
allant de 1,5 bars à 4,0 bars.
Les caractéristiques essentielles à observer dans le choix d’un sprinkler
sont la pression de service dont dépendent les autres que sont le débit
l’intensité et la portée du jet et la surface arrosée. Toutes ces
caractéristiques figurent dans les documents qui accompagnent
l’appareil.
IL existe deux types de disposition des sprincklers , la disposition en
carré et celle en triangle , la première est techniquement plus facile à
exécuter par rapport à la seconde qui est meilleure du point de vue
uniformité d’arrosage , en pratique , c’est une disposition de
compromis facile à exécuter avec une bonne uniformité qui est
généralement utilisée.
Concernant cette dernière disposition, les asperseurs sont placés à la
jonction des buses (qui sont des éléments de 6,0m) et , la distance ou
l’équidistance entre les rampes qui portent les asperseurs dépend de
l’intensité de distribution .
IL existe d’autres types d’appareils d’aspersion comme le tourniquet
caractérisé par la rotation complète du (ou des) jet. Les plus petits sont
utilisés sur les pelouses, dans les petits jardins et les plus grands dont le
mouvement de rotation est assuré par un moteur, ont un débit
important et arrose des surface relativement grades.
Les tourniquets ont deux bras sur lesquels sont placés sur chacun un
ou plusieurs pulvériseurs
IL existe aussi des appareils d’aspersion que sont les lances et les
canons d’arrosage. Les lances d’arrosage sont en général utilisées par
les pompiers ; ce sont des appareils à forte pression de jet pouvant
atteindre les 20 bars ; mais elles sont de plus en plus utilisées en
irrigation de nos jours.
Montée sur un chariot la lance d’arrosage est liée à un rouleau de
raccord qu’actionne un moteur (en général un tracteur) ; l’extrémité du
rouleau communique à une pompe dont le tuyau d’aspersion est
plongé dans un canal à ciel ouvert traversant tout le champ. La lance en
reculant, arrose une bande de terre sous secteur.
2)Les goutteurs :
Les goutteurs sont des émetteurs ou distributeurs qui donnent de l’eau
gouttelette par gouttelette. Le débit des goutteurs varie
généralement de 1,0 litre/heure à 12,0 litres/heure ; il existe cependant
des goutteurs qui ont des débits atteignant les 24,0 litres/heure.
b) Les conduites :
IL existe plusieurs types de conduites, mais les plus utilisées sont les
suivantes :
- Les conduites en aluminium qui ont un bon coefficient d’écoulement
et une bonne résistance à la corrosion ; ainsi ces conduites sont très
chères.
- Les conduites galvanisées ou conduites « GALVA » sont très utilisés par
ce que ayant un coût relativement faible par rapport à l’aluminium et
présentant aussi une bonne résistance.
- Les conduites en PVC (polyvinyle chlorid) qui sont d’un usage des plus
fréquents actuellement car présentant d’énormes avantages quant à
ses caractéristiques physiques ou plutôt hydrauliques et à la facilité de
transport et de pose. Les conduites en PE (polyéthylène) sont aussi
couramment utilisées.
Le dimensionnement d’une conduite est fondamental dans un calcul de
réseau. Après avoir déterminé le débit global qui correspond au débit
de la canalisation principale (tuyau principal), et en respectant
l’équation général du débit, soit
Q = ω. V où ω est la section intérieure du tuyau
ω = π D2
4
si le tuyau comporte des trous de dérivation, il est alors nécessaire de
corriger la perte de charge à la baisse à l’aide du coefficient de
Christiansen désigné dans le tableau qui suit avec la lettre F ; mais pour
avoir le diamètre adéquat d’un tuyau d’un système, il y a lieu de vérifier
la règle des 20%.
Tableau du coefficient de Christiansen :
Nombre de (a)
Extr. (b)
centre Nombre de Extr F
centre
trous trous
1 1,00 1,00 8 0,42 0,38
2 0,64 0,52 9 0,41 0,37
3 0,54 0,44 10-11 0,40 0,37
4 0,49 0,41 12-15 0,39 0,37
5 0,46 0,40 16-20 0,38 0,36
6 0,44 0,39 21-30 0,37 0,36
7 0,43 0,38 > 31 0,36 0,36
(a) Extr : Extrémité du tuyau (b) Centre : Centre du tuyau
La perte de charge devient ∆H = F x ∆H‘ où ∆H est la perte de charge
du tuyau sans trou.
Règle des 20% :
Les paramètres nécessaires pour la vérification de la règle des 20% sont
la perte de charge réelle ∆H et la charge de service H ; l’expression
utilisée est :
x%= 100
La vérification s’opère de la manière suivante :
- Si x est inférieur à 20% surtout dans la fourchette de 17% à 12%, le
diamètre choisi est bon.-
- Si x est supérieur ou égal à 20%, il y a alors lieu de choisir un autre
diamètre plus grand, ou de reconsidérer
Choix des techniques d'irrigation
• Le choix d'une technique d'arrosage repose sur un ensemble de
critères variés et
• complexes :
• - pente du terrain ;
• - ressource en eau ( disponibilité, qualité et débit );
• - nature des cultures ;
• - nature du sol ( perméabilité )
• - rentabilité de l'opération
• - facteurs socio-culturels
• - impacts sur l'environnement.
D'un point de vue général, les avantages et les inconvénients des techniques d'irrigation
gravitaires peuvent être présentés comme suit :
• Avantages
• faible coût relatif d'investissement
• insensibilité au vent techniques éprouvées
• peu (sinon pas du tout) de besoin énergétique.
• Inconvénients
• planage nécessaire des parcelles.
• besoin important en main d'oeuvres
• rendements hydrauliques limités - pertes en eau importantes
• ORGANISATION GENERALE D’UN RESEAU D’IRRIGATION
Les méthodes d'arrosage sont regroupées en 2 catégories :
Les méthodes gravitaires
et les méthodes sous pression.
Quelques notions et terminologies et en irrigation:
Notions de débit :
Les terminologies concernant le débit sont relatives à l'utilisation qu'on en
fait ; nous avons débits liés à la source d'eau, au transport de l'eau vers le
périmètre d'irrigation, et aux caractéristiques du sol d'arrosage.
la somme de tous les apports d'eau aux cultures pendant une campagne
est appelée "la norme d'arrosage ".
Le débit calculé à partir de la norme d'arrosage y compris les pertes d'eau
est appelé "déficit fictif moyen" ; c'est la norme divisée par la durée de la
campagne.
La moyenne du débit réel, c'est à dire qui tient compte de la
consommation de la plante, pour la période de pointe ou période
critique s'appelle « débit caractéristique ».
Au niveau de la source, le débit prend une autre appellation; il s’agit du
module. Nous distinguons ainsi le module de distribution prévu pour le
périmètre, le module parcellaire prévu pour les parcelles en unités
parcellaires. L'expression du module est la suivante :
m=KXS
où « m » est le module; « K » est le coefficient de filtration et « S » la
surface arrosable.
Par rapport à l’organisation du réseau, il s’agira de confronter le débit
de consommation qui est le débit caractéristique et le module, le
module de distribution étant celle provenant de la source.
Le nombre de parcelles « n » sera donc le rapport entre le module de
distribution « mD et celui parcellaire.
mD
n
m
La subdivision des parcelles en unités parcellaires dépendra du débit
caractéristique « Qc »; car leur rapport donne le nombre d’unités « nu »
m
nu
QC
Au cas où le module de distribution est insuffisant pour la surface prévue
pour le périmètre, il y a lieu d’organiser les arrosages en multipliant le
nombre de postes d’arrosage; ce qui multipliera la durée globale des
arrosages. Mais faut il aussi tenir compte de la durée maximale permise ?
Lors de la subdivision du périmètre, l’on ne doit pas perdre de vue les
surfaces occupées par l’infrastructure routière (les voies),les canaux et
les diguettes.
L’organisation du réseau:
Le réseau comporte trois parties dont la prise d’eau au niveau de la
source, la « tête morte » ou canal d’amenée des eaux vers le périmètre
et le périmètre et ses organes et ouvrages.
Le choix des organes de réseau dépend de la nature de la source et
surtout du relief qui peut présenter des obstacles divers.
La prise d’eau:
Par rapport aux cours d'eau, nous avons les prises latérales ou frontales ; la nature
de ces prises dépendra du relief ou de la configuration du terrain; mais l’essentiel
est d’avoir la charge nécessaire pour le transport et l’irrigation des terres.
Par rapport aux prises latérales, autrement dit, quand il n’y a pas de possibilité
d’installer une prise frontale, la charge utile d’irrigation n’est atteinte qu’avec un
tracé long du canal d’amenée des eaux; alors que les prises frontales sont
directement raccordées à un plan d’eau élevé (charge élevée).
Les prises frontales sont donc utilisées au niveau des barrages ; elles sont munies
d'organes de régulation de niveau aval pour le maintien de la hauteur de l’eau en
aval.
Les prises peuvent être aussi munies d'autres organes de régulation comme ceux
du débit et de la hauteur d’eau, les modules à masque et les régulateurs de
niveau.
• REGULATEUR DE NIVEAU AVAL
• VANNE AVIO MODULE A MASQUE
Les vannes de type AVIO ou AVIS aussi bien que les modules de type
Giraudet sont des organes de régulation de débit et de charge; à côté
d’eux, nous avons les prises d’eau simple comme celle TOR (Tout Ou
Rien).
Les modules de type AVIO ou AVIS sont munis d’un mécanisme
automatique dont le fonctionnement est le même que celui du
balancier ou régulateur de niveau. Les vannes de type Giraudet donne
un débit constant: quant à la prise TOR, comme son nom l’indique, le
débit est au besoin variable. Les modules à masque sont munis de
vannes multiples de débits différents.
Module de type Giraudet module à masque Vanne TOR
Les prises d’eau sont diverses. La prise d’eau peut être installées sur un cours
d’eau, un canal, une retenue d’eau ou un point d’eau. Par rapport au point d’eau
( puits et forages), il est surtout question de relever le plan d’eau de la profondeur
jusqu’en surface; pour cela, nous avons besoin de pompes immergées comme
moyens d’exhaure.
Dans certains cas, l’on a besoin de véritables stations de pompage pour les gros
débits d’eau; il s’agit ici de pompes à gros débit et faible charge (les pompes à vis,
et certaines pompes centrifuges). Dans ces stations, les pompes peuvent être
placées en série ou en parallèle. Pour les pompes en série, le débit est constant et
la charge est multipliée tandis que pour les pompes en parallèle, la charge est
constante pour un débit constant.
Le choix d’une pompe dépend du débit et des charges qu’il doit
vaincre; ces charges sont celles géométriques (la dénivelée à vaincre),
statique( l’épaisseur de la lame d’eau), les charges cinétiques exprimant
l’énergie déployée pour le mouvement de l’eau et enfin les pertes de
charges qui sont de deux natures.
La perte de charge linéaire due au frottement de l’eau contre la paroi
du tuyau et la perte de charge de localité causée par les changements
de section, de direction de l’eau et des frottements au niveau des
pièces de régulation.
L’expression de la perte de charge linéaire est:
ou
2 2
L v L v
h h
D 2g 4R 2g
où:
h est la perte de charge; L est la longueur du tuyau et D est son
diamètre; R est le rayon hydraulique ( surtout dans le calcul des pertes
de charge des canaux à ciel ouvert).
8 g R h 8g h
v R c Ri c R i
L L
8g
c
8g
D’où: c
;
Donc une fois la vitesse calculée, Il est possible de calculer la perte de
charge; tout dépendra du type d’écoulement, car la valeur de
dépend du type d’écoulement.
Afin de rendre les opérations plus pratique, et du fait que la quasi-
totalité des tuyaux utilisés est en plastique, l’expression de la perte de
charge linéaire pour les tuyaux de diamètre inférieur à 120,0 mm est:
Pour les PE :
∆ H = 5,78 . 106 Q2 . L/D4,75 où :
- D est en mm
- L en m
- Q en l/s
Pour les PVC :
∆H = 7,89. 105 Q1,75 . L/ D4,75
Pour les diamètres de tuyau plus grands, d’autres formules sont utilisées.
Pour les canaux à ciel ouvert, les calculs de dimensionnement sont
effectués avec les formules habituelles de Manning et Strickler. Pour les
canaux en terre, le fruit du talus doit être bien choisi, car il dépend de sa
texture (voir tableau); car plus la texture est fine, plus le fruit du talus est
grand.
En matière de charge, dans un réseau sous- pression, la charge totale Z1etZ 2est
P P
constituée de charge due àgla dénivelée
1
et 2
g ou charge géométrique ( ), de
la charge hydrostatique ( ) ou lame d’eau contenue dans un
réservoir, de la charge cinétique due au mouvement de l’eau dans un
conduit, et surtout des pertes de charge qui sont celles linéaires et celles de
localité.
Il s’agit de l’équation de Bernoulli qui est la suivante:
2 n
P1 v1 P2 v2
Z1 Z2 H i
g 2 g g 2 g i 1
Où:
Z1: est le niveau géométrique au départ
Z2: est le niveau géométrique à l’arrivée
P1
g : Charge hydrostatique au départ
P2
g : Charge hydrostatique à l’arrivée
2
v1
:
2 g Charge cinétique au départ
2
v2
:
2g
Charge cinétique à l’arrivée
n
h
1
i
: pertes de charge dont celle linéaire
Par exemple, une petite pompe centrifuge électrique comprend un
moteur électrique, (rendement type égal à 85%), une transmission
mécanique (rendement de 98% lorsqu'il s'agit d'un moteur à
accouplement direct), la pompe proprement dite (optimal d'environ
70%) la tuyauterie d'aspiration et de refoulement (par exemple un
rendement de 80%). Le rendement global du système sera donc égal au
produit des ces divers rendements individuels. Autrement dit, la
puissance hydraulique obtenue, mesurée comme le produit de la
(charge statique) par le (débit) (puisque les pertes dans la tuyauterie
ont été prises en compte dans le rendement de la tuyauterie) serait
alors 47% de la puissance à l'entrée du système, calculée comme suit:
Installation type de pompage
Le tracé peut comporter d’autres organes comme ceux de sécurité à
l’instar du déversoir latéral, et aussi des organes d’entretien comme les
pertuis de vidange.
Chute en cascade Déversoir latéral
Le périmètre:
Le périmètre est constitué d’organes de répartition et de distribution. Il
s’agit du canal principal, des canaux secondaires, des canaux tertiaires
et des canaux quaternaires ou arroseurs; c’est le dernier ordre de
canalisation qui est chargé de ka distribution.
Le périmètres est subdivisée en parcelles, les parcelles en unités
parcellaires et les unités parcellaires en quartiers ou casiers.
Le canal principal déssert tout le périmètre, les secondaires les
parcelles, les tertiaires les unités parcellaires et les quaternaires les
quartiers.
Les pompes :
Il existe plusieurs types de pompes ; les caractéristiques de la pompes
dépend de l’usage qu’on en fait ; c’est ainsi que nous avons par rapport
à la position de la pompe dans un système, des pompes de surface, des
pompes immersibles, des sur-presseurs et des pompes de profondeur ;
par rapport à l’importance du débit et de la charge, nous avons des
pompes centrifuges, des pompes axiales et co- axiales et des pompes à
piston.
le choix d’une pompe dépend de la nature de la source d’eau (du
position du plan d’eau), de la nature de la source d’énergie et de l’usage
(irrigation gravitaire ou sous- pression, adduction d’eau, etc.)
L'expression de la puissance de la pompe est :
P = Q .γ . (H +∑∆Hi ) ou……(en chevaux vapeur ou CV )
75 η
P = Q . γ . (H+∑∆Hi ) ………… (en KVA)
102 η
La puissance P de la pompe est donc fonction de la charge qui
comprend la charge de service H et les pertes de charge ∑∆Hi, du débit
Q et du poids spécifique de l’eau ϫ, et le tout affecté du rendement η
du moteur qui peut être mécanique, à explosion avec un rendement de
50 à 66% ou électrique avec un rendement pouvant atteindre les 85%.
4.1.Les tuyaux :
Les tuyaux utilisés en général dans les réseaux ou plutôt les kits de
goutte à goutte ont des diamètres consignés dans le tableau ci-
dessous.
Diamètre intérieur de la rampe Diamètre intérieur de la porte-
(mm) rampe (mm)
10,0 32,0
12,5 38,0
15,0 50,0
1.4.3.2 Connections et raccordements :
A côté des raccordements classiques (les Té, les coudes les manchons
et les réducteurs), utilisés dans les réseaux goutte à goutte pour les
tuyaux à diamètre supérieur à 20,0 mm, nous avons pour les petits
diamètres de tuyau qui sont caractéristiques du goutte à goutte, des
connecteurs qui sont en général mâles ; ils permettent de faire des
raccordements très rapides entre les différentes catégories de tuyau,
entre les tuyaux de même dimension, et entre les tuyaux et les autres
organes du réseau ; il sont caractérisés par des extrémités cannelées ou
coniques.
Par rapport au raccordement entre les tuyaux PE, Les trous de raccordement sont
effectués à l’aide d’outillages spéciaux que sont les clés pour percer, les poinçons
emporte- pièce, les poinçons simples et les inséreurs ; une fois le trou effectué, le
tuyau ou le tube PE est inséré directement ou indirectement à l’aide d’un
connecteur ; l’extrémité insérée dans le PVC est soit en «tête de vipère », et l’autre
est cannelée.
A la lumière des raccordements classiques, ces connecteurs ou
raccords jouent les mêmes rôles de dérivation (les tés), de changement
de direction (les coudes), de raccordement (raccords rapide mâle) et de
réduction. Nous avons ci-dessous quelques images d’éléments de
raccordement, de goutteurs et d’organe de régulation avec leurs
connecteurs.
Quelques photographies d’éléments de raccordement :
Té de dérivation
Goutteur bouton
Filtre à disques
Inséreurs Mini- asperseur
Rouleau de tube Polyéthylène Rouleau de tube PE avec goutteurs incorporés Régulateur de pression
ventouse purge vanne à air combiné
Le filtre a pour rôle de retenir les impuretés afin de prévenir le
colmatage des émetteurs à orifice très étroits comme les goutteurs et
les micro- asperseurs. Le boitier contient des filtres qui sont soit des
tamis, des mèches ou des disques striés à mailles différentes. Les
mailles vont de 50 microns à plus de 400 microns.
Le régulateur de pression est très sollicité dans les réseaux où le débit
n’est pas régulier.
Les vannes à air éjecte l’air qui bloque le passage de l’eau ; mais pour
les ventouses, le flux d’air peut être entrant ou sortant au besoin ; par
exemple, on a besoin de la ventouse lors de l’aspiration de l’eau afin
d’éviter l’écrasement des tuyaux (surtout plastiques) à cause du vide
provoqué par la brutalité de l’aspiration. Les purges éjectent les bulles
d’air. Les vannes combinées (à double action) éjectent aussi bien les
bulles d’air que les poches d’air ; quand elles aspirent de l’air, on parle
de vanne à triple action
Tuyau PE avec raccordements PE ( Tés + coude )
Tuyau flexible de type tricoflex
Tube flexible
Pistolet d’arrosage pour jardin
Tuyau PVC
Poinçon
Tuyau PE
Asperseur
Asperseurs en marche
Asperseur en marche
Asperseurs en marche
Micro- irrigation
Ligne de goutteurs incorporés
Système pivot
Micro- aspersion sous arbre fruitier