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Présentation Ecotox 2019

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Chap.

1 : INTRODUCTION A l’ECOTOXICOLOGIE


 I)- LA TOXICOLOGIE

 1). Définition et rôle :

 Toxikon = poison
 Logos = enseignement
 On peut définir la toxicologie comme
l’étude de la nature et des mécanismes
des effets nocifs ou indésirables des
substances ou des facteurs
environnementaux sur les organismes
vivants en particulier l’Homme.
 Les recherches approfondies sur la
nature et les mécanismes des effets des
molécules toxiques sont d’un intérêt
majeur pour la mise au point d’antidotes
ou de mesures curatives.

 La toxicologie contribue au
développement des molécules plus sûres
utilisées comme médicaments, additifs
alimentaires, pesticides etc.
 Les effets toxiques sont aussi exploités pour
eux-mêmes pour la mise au point d’insecticides,
d’herbicides, d’antimicrobiens plus performants
voire même pour la formation de nouvelles
armes chimiques ou biologiques.

 L’évaluation du risque toxique lié aux produits


chimiques, aux polluants de l’environnement et à
d’autres substances représente un élément
important dans la protection de la santé.
 2). Domaines et sous-disciplines de la
toxicologie :

 Le domaine de la toxicologie est vaste. Il inclut


les études de la toxicité des molécules utilisées :

 - en médecine à des fins de diagnostic, de


prévention ou de thérapie,

 - dans l’industrie alimentaire (tous les additifs) ;


 - en agriculture pour les pesticides

 - dans l’industrie chimique comme par


exemple les solvants et les composants des
matières plastiques,

 - on peut ajouter aussi les effets toxiques
des métaux (dans les mines), les produits
pétroliers, des plantes toxiques et des
toxines d’origine animale.
 La toxicologie comprend plusieurs sous-disciplines :

 - la toxicologie analytique identifie les produits toxiques


dans l’organisme (fluide corporel, contenu de l’estomac,
…), dans les emballages suspects etc.,

 - la toxicologie clinique permet de combattre les effets


toxiques de la molécule (administrer des antidotes,
améliorer l’état de malade et d’activer l’élimination de la
molécule),

 - la toxicologie légale s’intéresse des implications légales


ou judiciaires,
 - la toxicologie professionnelle se penche sur les
intoxications sur les lieux de travail,

 - la toxicologie de l’environnement va s’intéresser à


la présence et au devenir des toxiques dans
l’environnement (source, voie de production,
dégradation, bioconcentration, …),

 - la toxicologie réglementaire quant à elle aura à
établir le texte officiel autorisant, limitant ou
interdisant l’emploi des molécules éventuellement
toxiques et définissant aussi les conditions d’emploi.
3). Histoire de la toxicologie :
 Des vieux documents de médecine égyptienne
(Papyrus – Ebert) datent de 1.500 ans avant J – C,
font mentions des effets toxiques de la plante safran.

 Il y a plus de 3.000 ans, en Chine l’effet toxique de


l’aconit, de l’opium et de l’arsenic a été connu.

 Pline (23 – 79 après J-C) et Galien (129 – 199 après J-


C) font mentions dans leurs travaux des effets toxiques
de l’opium, de la jusquiame, de la cigüe et du mercure.
 Paracelse (1493 – 1541) incorpore l’enseignement des
poisons dans les études de médecine. C’est lui qui développe
le paradigme.

 Agricola décrit la toxicologie et la prévention de saturnisme (=


syndrome d’intoxication au plomb).

 Le développement des nouvelles méthodes a permis de
mettre en œuvre des expériences plus précises et a conduit à
la reconnaissance d’une approche scientifique.

 Les méthodes analytiques et la chimie étaient les principaux


piliers de la toxicologie.

 4). Quelques exemples de succès à la
toxicologie :
 La tumeur due à l’aniline mentionnée pour la 1ère
fois en 1895 par Rhens, chirurgien allemand,
après examen de la vessie de 3 ouvriers, furent
confirmés plus de 40 ans plus tard.

 Après d’importants travaux sur animal, effectués


par Huper et ses collaborateurs (1938), cette
découverte a conduit à l’amélioration des
conditions du travail.
 A la fin des années 1950 la thalidomide
largement utilisée comme sédatif avait une
toxicité très faible, très aiguë et répondait aux
impératifs toxicologiques de l’époque.

 Mais une forme rare de malformation


congénitale (= la phocomélie) correspondant à
l’absence d’extrémités aux membres fut
observée chez le nouveau-né dont la mère l’a
absorbée en médicament dans les trois
premiers mois de la grossesse.
 Cette tragédie fut le point de départ de l’essor
rapide de la tératogenèse maintenant devenu un
chapitre important dans la toxicologie.

 Des nombreux cas d’accidents sérieux pouvant
aller jusqu’à la paralysie et la mort ont été rapportés
à Minamata au Japon durant les années 1950 –
1960.

 Ces accidents ont été attribués au méthyle –


mercure présent dans un poisson pêché dans les
eaux locales
 5). Quelques notions et valeurs en
toxicologie :

 Un toxique est un composé qui pour une dose
peut entraîner des effets néfastes ou la mort.

 Une toxicité est l’ensemble des effets d’une
substance non voulue et nuisible à la santé.


 Une toxicité aigue est un ensemble de
phénomènes indésirables et spécifiques qui
se manifestent peu après qu’un toxique ait
été administré en une seule dose.

 Une toxicité chronique : ses effets nocifs
observés impliquent que des doses
multiples non létales sont administrées
pendant une période relativement longue.
 NOEL (= No Observed Effect Level) : c’est la dose la plus élevée
d’une substance à laquelle aucun effet nocif n’est observé.

 LOEL (= Lowest Observed Effect Level) : c’est la dose la plus basse
d’un composé à laquelle il peut encore provoquer des effets
toxiques.

 DL50 est la dose d’un toxique qui entraîne la mort de 50% de la
population exposée pendant une période de une à deux semaines.

 DJA est la dose journalière admissible. Elle est donc la dose d’un
produit qui peut être ingéré journalièrement par un individu pendant
sa vie entière sans inconvénient prévisible pour sa santé sur la
base des connaissances actuelles.

 II)- L’ECOLOGIE

 1). Quelques notions en écologie



 La biocénose est l’ensemble des espèces vivant dans un même milieu.

 La biosphère est la totalité des êtres vivant peuplant les différents milieux à
l’échelle du globe.

 Le biotope est la composante non vivante d’un écosystème qui constitue le


territoire occupé par la biocénose. Il présente un ensemble de facteurs
physiques, chimiques et climatiques relativement constants constituant
l’environnement de la biocénose.
 Le biotope et la biocénose sont liés par une multiple interaction et forment
ensemble un écosystème.

 .
 De nombreuses relations existent entre les organismes d’un
écosystème. Ces relations sont souvent de nature trophique. Des
organismes unis par des relations trophiques définissent ce qu’on
appelle une chaîne alimentaire.

 Dans un milieu des multiples chaînes existant dessinent un réseau


complexe : c’est le réseau trophique de l’écosystème.

 La niche écologique d’un organisme est à la fois son habitat et sa


position dans le réseau trophique.
 Chaque écosystème présente de nombreuses niches écologiques
dans lesquelles se distribuent les différents êtres vivants.

 De nombreux écosystèmes existent à la surface du globe et sont,


selon le cas, aquatiques ou terrestres
 Pour décrire un écosystème on indique les
caractéristiques biotopes et on réalise un
inventaire des êtres vivants qui le peuplent en
notant l’abondance et la fréquence des espèces
rencontrées.

 Ces études permettent une approche dynamique


visant à reconstituer l’évolution dans le temps
des différentes populations ou à préciser les
relations existant entre elles à un moment donné.

 2). Milieux de vie et facteurs écologiques
 La terre présente deux grands types de
caractères différents : milieu aquatique et
milieu aérien.

 La diversité constatée au sein de chaque type


résulte d’un ensemble de facteurs liés au relief,
au climat ou à la composition des eaux et des
sols.


 Les milieux aquatiques comprennent les
milieux marins et les milieux d’eau
douce.

 Les milieux aériens peuvent différer par
la disponibilité en eau ou par la
température.
 Facteurs écologique : c’est un élément du milieu, comme les
facteurs climatiques ou les caractéristiques chimiques
(composition des eaux) qui exerce une influence directe sur les
êtres vivants. D’autres comme l’altitude, ou la profondeur n’ont
qu’une influence indirecte par la modification des températures,
des pressions ou des lumières qui peuvent entrer.

 Les facteurs écologiques indépendants des êtres vivants sont


appelés les facteurs abiotiques.
 Mais l’évolution des populations est aussi profondément
influencée par les relations intra spécifiques et interspécifiques :
ces relations constituent les facteurs écologiques biotiques.


 Les facteurs écologiques déterminent la répartition géographique des
êtres vivants. Ils peuvent influencer sur le taux de fécondité et de mortalité
des espèces modifiant ainsi la densité et l’équilibre des populations.

 Des facteurs nouveaux peuvent surgir dans un milieu altérant son


équilibre. Ces facteurs dérivent de plusieurs origines :

 - un phénomène climatique accidentel,

 - une introduction de noiveaux organismes à l’origine de nouvelles


maladies,*

 - un bouleversement de l’ordre établi dans la chaine trophique,

 - une introduction d’un produit toxique issu surtout des activités humaines.
 3). La diversité biologique
 Elle est estimée par le nombre d’espèces peuplant un milieu.
Une espèce est un ensemble d’organismes pouvant se
reproduire entre eux et capables d’engendrer des hybrides
fertiles avec des individus appartenant à une autre espèce.
Aujourd’hui le nombre d’espèces décrites dépasse 1,5 million
sur un total estimé entre 5 et 30 millions.

 4). Apparition et disparition des espèces
 L’apparition peut se produire lorsqu’une population se trouve,
pour une raison ou pour une autre, scindée en deux groupes
géographiquement séparés. Le patrimoine génétique de chacun
des groupes évolue de façon indépendante pour interdire tout
croisement entre eux.

 5). Les temps géologiques
 Ils sont marqués par des épisodes massifs qui peuvent être
dus à des phénomènes naturels ou tout autre phénomène
provoquant un déséquilibre écologique.

 6). Diversification des espèces
 Un milieu présente plusieurs niches écologiques dans
lesquelles se répartissent les espèces. Certaines espèces se
nourrissent de graines. D’autres de cactus. D’autres encore
d’invertébrés. D’autres espèces peuvent être introduites
exploitant des niches déjà occupées créant ainsi une
compétition qui peut aboutir à la disparition ou au
remplacement des espèces initiales.

 7. Besoins et exigences des espèces

 a) Besoins alimentaires :
 Les végétaux chlorophylliens prélèvent des molécules
uniquement minérales pour fabriquer des matières
organiques en utilisant l’énergie lumineuse.

 Les animaux ne peuvent synthétiser leurs matières


organiques qu’à partir des molécules organiques
préexistantes.

 Ils se nourrissent donc d’autres organismes vivants (animaux


ou végétaux) qu’ils récoltent, chassent ou parasitent.
 b) Exigences écologiques :
 Les milieux présentent des caractéristiques écologiques qui leur sont
particuliers. Ils ne sont peuplés que par des animaux qui sont
capables de supporter ou d’apprécier ces différentes conditions.

 Pour chaque facteur écologique tout être vivant présente ainsi les
limites de tolérance entre lesquelles il peut se développer.

 Certaines espèces ont des exigences strictes, d’autres au contraire


acceptent d’importantes variations des conditions du milieu. Ces
besoins et exigences introduisent la notion d’équilibre écologique.

 Tout changement affectant l’ensemble de ces besoins et exigences


peut entraîner une rupture de cet équilibre ; une rupture pouvant
entraîner une disparition complète d’une ou de plusieurs espèces.

 Lumière CO2 O2


 PLANTE Consommation Animaux végétariens
Animaux carnivores


 Eau Matières minérales Décomposition et
minéralisation de la
matière organique


 III)- L’ECOTOXICOLOGIE

 L’écotoxicologie entant que science écologique est
née à la fin des années 60 période pendant laquelle
les scientifiques ont pris conscience de l’ampleur et
de la gravité de la pollution de l’écosystème.

 Considérée comme toxicologie de l’environnement,


l’écotoxicologie serait l’étude des polluants menaçant
la santé publique présents dans l’environnement
immédiat de l’Homme et de leur devenir dans la
chaîne alimentaire.
 C’est donc là une extension de l’étude des
toxiques dangereux pour la santé humaine, à
celle de leur devenir dans les différents
milieux et dans les transformations
biochimiques susceptibles de rendre leur
exposition plus dangereux.

 Entant que science écologique,


l’écotoxicologie est définie comme l’étude des
polluants dans les organismes et les
écosystèmes.
 L’objectif de l’écotoxicologie est de préciser les
modalités et le mécanisme des contaminations
des différents écosystèmes et de la biosphère
par les principales catégories de polluants
toxiques.

 Cela consiste à déterminer :

 - la circulation et les transformations


biogéochimiques des polluants des
écosystèmes ;
 - les effets biocénotiques et les perturbations
induites dans les processus écologiques
fondamentaux.

 La spécificité de l’écotoxicologie se situe
dans l’étude des effets indirects et …….

 et polluants toxiques ………. les individus,
les populations et les biocénoses.

 1). Champ et finalité de l’écotoxicologie :

 - étude des polluants directement ou


indirectement toxiques.

 - prévision des impacts potentiels de la


pollution d’un écosystème donnés par un
produit nouveau.

 Ecologie Physiologie
 Ecologie chimique


 Génétique, évolution, Toxicologie
 biologie moléculaire, Chimie


 Ecotoxicologie

 Evaluation des risques

 Gestion environnementale
 2. L’échelle d’étude en écotoxicologie

 Modèles prédictifs



 Laboratoire Milieu nature


 Test de toxicité Chaîne Microcosmes
Mésocosmes Portion d’écosystème In situe
 Mono ou plurispécifique trophique naturel
 3. Effets d’un polluant sur le niveau d’organisation biologique :


 Polluants


 Bioaccumulation


 Réponse comportementale Réponse biochimique


 Réponse physiologique Réponse morphologique
 - excrétion - changement - assimilation - morphologique
 - respiration - et histologique



 Altération des performances individuelles :
 Croissance
 Développement
 Reproduction


 Impact sur la population
 Abondance
 Distribution
 Structure d’âge


 Impact sur la structure et la dynamique de communauté

 Extinction des populations
 Diversité
 Biomasse


 Impact sur l’écosystème
Chap. 2 : LA POLLUTION DE LA BIOSPHERE


 La croissance quantitative et qualitative de la pollution de l’écosphère peut être expliquée par
une croissance de la production et de la consommation et une diversification incessante des
substances polluantes.

 A/ LES DIFFERENTS GROUPES DE POLLUANTS
 Il existe 3 grands groupes de polluants :
 I) LES POLLUANTS DE NATURE PHYSIQUE
 I-1) La température
 Dans certains procédés industriels, de la chaleur est produite. La manière la moins coûteuse
de se "débarrasser" de cette chaleur est de pomper de l'eau dans l'étendue d'eau voisine, de
la faire passer à travers l'usine, et de rejeter cette eau réchauffée dans l'étendue d'eau. On
parle alors de pollution thermique car cette chaleur peut avoir des effets néfastes sur les
espèces aquatiques. En effet, l'augmentation de la température diminue la teneur en oxygène
dissous dans l’eau ce qui peut poser des problèmes de respiration pour certains organismes
sensibles.

I-2) Les radio-isotopes (pollution radioactive)


 I-3) Le bruit
Le bruit peut être une nuisance importante, en particulier pour la faune.
 I-4) La lumière (pollution lumineuse)
Il peut s’agir notamment de l’impact de l’éclairage
public sur les animaux nocturnes (oiseaux migrateurs, invertébrés du sol, etc.).
 II) LES POLLUANTS DE NATURE CHIMIQUES
 Les polluants chimiques sont partout dans notre quotidien. Ces polluants sont, soit
des composés créés par l’homme (comme les pesticides par exemple), soit des
composés naturels utilisés par l’homme (comme les métaux lourds).
 II-1) Les hydrocarbures (naturels)
Un hydrocarbure est un composé organique contenant
exclusivement des atomes de carbone (C) et d'hydrogène (H).
Les hydrocarbures sont notamment rejetés en mer, affectant les écosystèmes
marins.
 II-2) Les détersifs et tensioactifs (industriels)
Les tensioactifs ou surfactants, sont les composés
indispensables à l'hygiène et à la cosmétologie. Ils dispersent les corps gras dans
l'eau et constituent en quelque sorte le principe actif des agents lavants.
Les tensioactifs entrent dans la composition des shampooings, produits de rinçage
capillaire, bains moussants, gels douches, crèmes, laits de beauté, crèmes à raser,
produits de maquillage, produits solaires, dentifrices, etc. Ils sont également utilisés
dans de nombreuses industries (textiles, cuir, métallurgie, etc.)
 II-3) Les plastifiants (industriel)
 Un plastifiant est une molécule, à l'état solide ou à l'état liquide plus ou moins visqueux
qui est ajouté aux formulations de différents types de matériaux pour les rendre plus
flexibles, plus résistants, plus résilients et/ou plus faciles à manipuler. Un plastifiant
rend par exemple le plastique souple et flexible.
 Le Bisphénol A et les phtalates sont parmi les plastifiants les plus utilisés. On les
retrouve dans de nombreux objets du quotidien. Le bisphénol A et les phtalates font
partie des perturbateurs endocriniens.

-Bisphénol A: ce composé est ainsi utilisé pour la fabrication de résines


polycarbonates et de résines époxydiques présentes dans les bouteilles, emballages
alimentaires, industries électrique et électronique, industrie du bâtiment, équipement
de la maison, peintures, encres d’imprimerie. Le revêtement intérieur de la plupart des
boîtes de conserve contient du bisphénol A
 -les phtalates : on trouve les phtalates dans pratiquement tous les articles en PVC
tels que les profilés (cadre pour fenêtre), anneaux de dentition, ballons, nappes,
tuyaux, rideaux de douche, colles, lubrifiants, etc. On les retrouve également dans les
aliments, en partie suite à la migration des phtalates présents dans les containers et
emballages.
 II-4) Les pesticides
 Les pesticides sont des produits (composés chimiques) répandus volontairement
dans l’environnement pour lutter contre les organismes vivants jugés nuisibles
(animaux, végétaux, micro-organismes). Ils sont principalement utilisés par les
agriculteurs pour lutter contre les animaux (insectes, rongeurs) ou les plantes
(champignons, mauvaises herbes) jugés nuisibles aux plantations.
 II-5) Les métaux lourds
On parle maintenant davantage d’Eléments Traces
Métalliques (ETM). Tous les éléments-traces métalliques sont présents
naturellement à l’état de traces dans le sol. On les retrouve notamment dans de
nombreux objets : les piles (cadmium), l’électronique (le cuivre), les tuyauteries
(plomb), les prothèses de hanches (nickel), etc. Ces métaux lourds peuvent
contaminer non seulement, les organismes du sol mais aussi les plantes et les
animaux qui se nourrissent de ces plantes. Les métaux peuvent également
contaminer l'environnement lors d'un accident industriel. En outre, ces métaux
peuvent être présents sous la forme de nanoparticules (une rubrique leur sera
prochainement consacrée), qui sont notamment utilisées dans certaines crèmes
solaires. Ils sont alors introduits dans l'eau via la baignade.
 II-6) les matières eutrophisantes
Les matières eutrophisantes sont des matières nutritives à
l’origine d’une forme particulière de pollution : l’eutrophisation.
Ce type de pollution se produit lorsqu’un milieu aquatique reçoit
trop de matières nutritives assimilables par les algues et que
celles-ci prolifèrent. Les principaux nutriments composant ces
matières eutrophisantes sont le phosphore (contenu dans les
phosphates) et l’azote (contenu dans l’ammonium, les nitrates et
les nitrites).

II-7) Les médicaments et cosmétiques


Les substances
actives qui composent les médicaments et les produits
cosmétiques peuvent avoir des effets sur les écosystèmes. Ces
substances peuvent en effet, via les eaux usées domestiques
mais aussi des
 hôpitaux, être rejetés dans les milieux aquatiques et affecter certains
organismes vivants.
Différents composés utilisés dans les cosmétiques
peuvent aussi polluer les écosystèmes. C’est le cas du paraben utilisé
comme conservateur dans de nombreux produits tels que les shampoings,
les gels douche ou les lingettes.
 II-8) Autres produits
Il existe une multitude de polluants d’origine
industrielle ou naturelle. C’est le cas, par exemple, des hydrocarbures
aromatiques polycycliques (PAH), des Polychlorobiphényles (PCB) ou des
polychlorodibenzodioxines/polychlorodibenzofuranes (PCDD/PCDF).
Par ailleurs, il existe des substances naturelles rejetées par les
industries. C’est le cas par exemple du sel, qui est rejeté en grande quantité
par les usines de désalement de l’eau de mer
 III) LES POLLUANTS DE NATURE BIOLOGIQUES
 Cette catégorie inclut les toxines algales, les germes pathogènes et les
parasites.

 B/LES DIFFERENTES CAUSES DE
POLLUTION

 Il existe trois causes principales de
contamination de l’écosphère dans la civilisation
industrielle :
 - la production d’énergie (pétrole, nucléaire,)
 - l’activité industrielle, notamment chimique
(pesticides, métaux lourds, …..)
 - les activités agricoles.

 I)- LA PRODUCTION D’ENERGIE :

 I)-1. Les combustibles fossiles : l’exemple du pétrole

 I-1-1) Sources et utilisations du pétrole
 Le pétrole est essentiellement composé d’hydrocarbures. Sa combustion génère du CO2,
du SO2, NO2 et des poussières. La plus grande partie des gisements se trouve en Asie
dans le golf persique. Les hydrocarbures interviennent dans les niveaux d’activité :
 - 50% sous forme de carburants ;
 - 21% sous forme de chauffage ;
 - 13% sous forme de matières premières dans l’industrie chimique ;
 - 8% sous forme de fuel dans l’industrie ;
 - 8% pour usages divers (bitume, matières plastiques, …).

 I-1-2) Les différents types de pollution par le pétrole
 Ils peuvent être directs :
 marée noire qui est une nappe d’hydrocarbures sur la mer et les cotes,
 rejets naturels c'est-à-dire suintement au niveau des bassins sédimentaires.
 Ils peuvent être indirects :
 - des dérivés de carburant comme le CO2 et autres gaz toxiques (CO, NO) qui
entrainent une pollution atmosphérique,
 - la suie (composés non brulés par les moteurs diesel qui provoquent de l’asthme,
de l’allergie et des cancers,
 - des dérivés alimentaires et cosmétiques comme le paraben qui provoquent des
cancers de l’allergie et une baisse de la fertilité.

 I-1-3) Les principales causes de pollution associées à l’usage des
hydrocarbures :

 Activité
 Causes de pollution
 Milieu pollué
 Nature des pollutants
 Extraction
 Fuite de puits
 Océans
 Pétrole brut
 Raffinage
 Rejet d’effluents gazeux et liquides
 Atmosphère, eau
 Différents composés : phénols, SO2
 Utilisation
 Combustion incomplète
 Atmosphère
 CO2, oxyde d’azote, hydrocarbures

 Le pétrole est le polluant principal des eaux marines. Les
courants des eaux peuvent entraîner une contamination
d’une vaste zone.

 I-1-2) Conséquences écologiques de la pollution océanique par le pétrole :
 - destruction de plusieurs espèces,
 - inhibition de l’activité photosynthétique chez le phytoplancton,
 - induction ou perturbation importante des peuplements planctoniques et
raccourcissement des chaînons trophiques lors de contamination chronique à faible
concentration,
 - réduction majeure des invertébrés inféodés au substrat dur,
 - pour la flore, destruction des herbiers à phanérogames et des récifs coralliens, effets
néfastes chez les mangroves,
 - chez les tortues, baisse des éclosions, emprisonnement des jeunes tortues,
 - chez les oiseaux, baisse de la capacité de vol et de la chaleur ce qui provoque une
hypothermie,
 - chez les poissons, les mollusques et les crustacés, on a une contamination de la
chaine alimentaire et des effets néfastes sur la reproduction et la descendance,
 - chez les mammifères comme les baleines, les dauphins et les orques on note une
inhibition de la remontée (pour respirer). Ils constituent en outre un proie contaminée.


 I-2) L’énergie nucléaire et la radioactivité

 L’énergie provient de deux processus physiques différents :
 - l’énergie de fission : obtenue par désintégration d’isotopes (uranium,
plutonium),
 - l’énergie de fusion : obtenue par réaction de fusion d’atomes d’H.

 La pollution nucléaire peut provenir de trois causes principales :
 - essai d’engins nucléaires : bombes (H, A, …) actuellement interdits,
 - accidents survenus à des installations nucléaires : explosion de
Tchernobyl, …
 - activité nucléaire civil en fonctionnement normal : électricité, applications
industrielles et scientifiques, …
 La radioactivité correspond à l’émission de particules ou rayonnements
électromagnétiques par désintégration de certains atomes instables qui se
transforment spontanément en d’autres éléments chimiques.

 I-2-1) Les déchets nucléaires
 Il existe trois sortes de déchets nucléaires
 produits de fission : le krypton 85, le strontium 90 (90Sr), l’iode 131 (131I), le césium
137 (137Cs),
 Les produits d’activation : irradiation électronique des matières constitutives des
réacteurs (le tritium ou 3H, le manganèse 54 ou 54Mn, le cobalt 60 ou 60Co etc.),
 Les matières fossiles : l’uranium 235 ou 235U, le plutonium 239,
 Les éléments radioactifs émettent des rayonnements qui se distinguent par leur nature
et par leur énergie
 - Les rayons α : peu pénétrants,
- Les rayons γ : très pénétrants et très dangereux.
 Chaque élément radioactif est aussi défini par sa période de demi-vie qui correspond à
la durée nécessaire pour que soit désintégrée la moitié de la quantité initiale.
 Exemples : l’iode (131) = 8 jours, l’uranium (235) = 238 milliards d’années, le
plutonium (239) = 239 milliers d’années.
 L’unité de radiation est le becquerel (= unité de désintégration par seconde) : unité de
désintégration par
 Seconde.

 I-2-2) Le danger des éléments radioactifs :
 Même libérés à très faibles concentrations, les éléments radioactifs sont nocifs.
Surtout lorsqu’ils peuvent se concentrer et s’accumuler du fait de leur période de demi-
vie dans les différents organismes des chaînes alimentaires. C’est le cas de l’131I libéré
dans l’atmosphère lors des pollutions nucléaires et qui, ingéré par les bovins, se
trouvent en concentration élevée dans le lait. La synthèse des hormones thyroïdiennes
nécessitent de l’iode ; ce qui explique le fait que l’131I accidentellement émis et ingéré ,
soit rapidement fixé par cette glande où il provoque rapidement un cancer.

 I-2-3) Conséquences écologiques des polluants nucléaires
 Les radioéléments peuvent circuler dans l’atmosphère ou dans les eaux directement
polluées (par des effluents liquides renfermant des produits d’activation) ou
contaminées par des retombés atmosphériques.
 Les sols sont capables de piéger des nombreux radioéléments engendrant des
troubles prolongés chez les végétaux. Les éléments non retenus gagnent les nappes
phréatiques.
 Les dangers sont liés à une exposition directe de l’organisme aux radiations et sont
accrus par leur entrée dans le corps. Cette entrée peut se faire :
 - par ingestion de nourritures contaminées,
 - à travers les téguments et les branchies pour les animaux aquatiques.
 Exemple de pollutions nucléaires (l’explosion de Tchernobyl le 26 avril
1986) :
 Cette explosion a fait un nuage radioactif riche en éléments volatiles (131I,
137Cs, 90Sr) qui affectent l’Europe tout entier. La contamination, notamment
par le 137Cs et le 90Sr, a été importante au niveau des sols et a atteint
également les eaux.
 Dans les formations végétales il y a surtout destruction des conifères.
 Le bilan humain est aussi lourd :
 ü Les 1ers sauveteurs sont fortement irradiés,
 ü 30 sur 240 personnes hospitalisées sont décédés,
 ü Les 600.000 liquidateurs impliqués dans le nettoyage ont reçu des radiations
supérieures à la normale d’une vie entière,
 ü Des cancers de la thyroïde ont augmenté chez les enfants.

 Les taux de radioactivité ont augmenté chez beaucoup d’espèces après
Tchernobyl :
 ü Chez la truite de Suède le taux a augmenté pus de 10 fois de la
concentration maximale acceptable,
 ü Le taux a augmenté plus de 2 fois la concentration maximale acceptable chez les oiseaux
aquatiques.
 Il est difficile de chiffrer les effets de Tchernobyl à long terme sur les régions qui ont été
exposées.
 Le nucléaire pose aussi la question de la gestion et le traitement des déchets radioactifs. Le
stockage des déchets nucléaires se fait par isolement dans des galeries de mines creusées
dans des roches stables et étanches.

 I-2-4) Toxicité des éléments radioactifs

 a-) Les effets aigus
 - Effets sur l’ADN (rayons b et g) avec comme conséquence la mort

 b-) Les effets à long terme
 - Mutations ce qui peut entrainer des cancers,
 - modification de l’organisme sur plusieurs générations avec apparition de cancers sur les
générations suivantes
 - malformations (retard mentale par exemple ) chez les enfants des mamans irradiées pendant
la grossesse


 II-) L’INDUSTRIE CHIMIQUE :

 Elle a subit une expansion considérable au cours des dernières décennies. Cette expansion est accompagnée de la
mise en circulation dans la biosphère de nombreux composés minéraux et organiques de toxicité souvent élevée.
Des métaux et métalloïdes exotiques sont absents ou présents à l’état de traces dans les constituants normaux de la
matière vivante (Cs, Hg, As, …). Tous ces métaux sont utilisés couramment en métallurgie et en électronique. Un
grand nombre de molécules (≃70.000 dans les années 80) sont utilisées quotidiennement.
 Beaucoup de nouvelles substances (≃ 1.000) sont commercialisées annuellement sans identification de leurs effets
toxicologiques.

 II-1) LES METAUX LOURDS :

 Les métaux constituent une classe particulière des toxiques. Ils sont présents à l’état stable dans l’environnement à
des concentrations faibles. De nombreux métaux sont utilisés par l’Homme pour des applications industrielles,
agricoles ou médicales. Certains sont indispensables à des fonctions physiologiques et à des mécanismes
biochimiques mais d’autres sont dangereux. Leurs quantités sont augmentées par les activités industrielles.

 II-1-1) Le plomb (pb)
 C’est le métal le plus universellement répandu parmi les métaux toxiques : on le trouve dans les rejets volcaniques
et dans la métallurgie. Les rejets atmosphériques sont distribués au niveau du globe puis retombent sous forme
particulaire dans les écosystèmes. On le trouve aussi dans les peinture et dans les canalisations d’eau. Le plomb est
non bio-amplifié. Il est mis en solution qu contact de l’acidité gastrique.
 ü 5 à 25 mg par kg de sol,
 ü 1 à 60 μg dans l’eau des nappes phréatiques,
 ü 1μg par m3 dans l’air,
 on le trouve aussi dans les rejets volcaniques.
 Les principaux usages industriels sont :
 additifs de carburants, pigments de peintures, accumulateurs électriques,
 l’eau potable peut être contaminée en raison de l’utilisation des conduits en plomb,
 il se trouve aussi dans le tabac et plusieurs produits industriels.

 II-1-1-1) Toxicité du plomb
 le plomb est toxique pour plusieurs espèces comme les oiseaux et l’Homme. Les enfants sont sensibles et
peuvent développer des troubles neurologiques tels que la baisse de l’activité motrice, des troubles de
sommeil et une stagnation du développement intellectuel. Les symptômes de toxicité sont nombreux :
 retard mental, douleurs abdominales, faiblesse musculaire, …
 le plomb affecte le système nerveux, les reins et le sang.
 il est absorbé à 70% par les poumons.
 il est responsable du saturnisme (syndrome d’intoxication par le plomb).

 a)- Toxicité aigüe :
 - à partir d’une plomberie de 1 μg par litre il y a apparition de coliques saturniques importantes et des signes
neurologiques.

 b)- Toxicité chronique
 Il y a atteinte du système hématopoïétique avec inhibition de l’acide amino-levulique déshydratase et de
l’hème synthétase, 2 enzymes impliquées dans la synthèse de l’hème. Il y a aussi apparition d’une anémie et
d’un ictère.
 Le test sanguin est le plus pratiqué pour évaluer le niveau du plomb dans l’organisme.

 II-1-2) Le mercure (Hg) :
 C’est le Contaminant le plus volatil des métaux lourds.
 Il est très répandu dans les eaux, l’atmosphère et le sol sous différentes formes
organique et minérale.
 La source naturelle est le volcanisme.
 Il est dispersé dans l’atmosphère suite à l’incinération des déchets ou à la
combustion des matières fossiles (charbon et du pétrole).
 On le trouve aussi dans l’industrie du chlore et de la soude (électrodes au mercure).
 Sa présence est aussi liée à l’utilisation d’alkyl-mercure comme fongicides des
semences agricoles.
 On note une présence importante de mercure dans l’environnement aquatique.
 On retrouve du mercure dans les peintures anti salissure marines.
 La source la plus dangereuse est l’amalgame dentaire.
 Le mercure minéral subit une transformation bactérienne en méthyle-mercure peu
volatil puis en diméthyl-mercure très volatil :
 Hg Hg2+ CH3Hg+ (CH3)2Hg

 On le trouve sous formes minérale (Hg/Hg2+) ou organique (CH3Hg+/(CH3)2Hg), dissoute
(HgCl-4/HgCl-3) ou complexée qvec les protéines soufrées et à l’acide humique.
 Les dérivés alkyl de mercure (très toxiques) contaminent de façon importante les réseaux
trophiques (aquatiques et terrestres).

 II-1-2-1) Toxicité du mercure

 a)- Toxicité aigue
 Le mercure est capable de traverser la barrière hémato-encéphalique.
 Sa distribution tissulaire est dans l’organe digestif chez les mollusques, dans les muscles
chez les poissons. Les oiseaux sont capables de déméthyler le mercure au niveau du foie
puis de l’éliminer au niveau des plumes. Le méthyle-mercure est bio-amplifié.
 Le mercure est fortement associé à des désordres de comportement (autisme, déficit de
l’attention).
 Le fœtus est particulièrement vulnérable à la toxicité du mercure qui cause des
dommages au cerveau.
 Le mercure augment la stérilité chez les femmes, les fausses-couches et le cycle
menstruel.
 Une exposition d’une à trois heures au mercure gaz (1 à 3 μg /m3) entraîne des
pneumopathies.
 b)- Toxicité chronique :
 Installation de troubles comme les tremblements, la gingivite,
 Les reins sont organes cibles du mercure inorganique suite à une exposition
chronique (polyurie qui peut évoluer jusqu’à l’anurie).
 Le mercure organique provoque la maladie de Minamata (japon 1952-1957) suite à la
transformation bactérienne du mercure en méthyle-Hg puis à la bioaccumulation de
ce dernier dans le poisson (10-55 μg/g) μg/suivi de la consommation du poisson par
l’Homme. Dans les fruits de mer les taux s’élevaient jusqu’à 10-39 μg/g (les normes
sont de 0,5-1 μg/g). La dose mortelle se situe entre 10 et 60 mg/kg.
 10000 personnes ont été touchées avec plus de 600 morts et 700 survivants avec
des séquelles irréversibles à savoir des cécités, des paralysies des démyélinisations
des nerfs sensitifs et des atteintes térratogéniques.
 Chez les primates l’organe cible est le système nerveux central. Le méthyle-Hg est
surtout préjudiciable aux domaines sensoriels.
 Les amalgames de mercure sont interdits en Suède et “Health Canada“ a demandé
aux dentistes de ne plus mettre d’amalgame de mercure aux enfants, aux femmes
enceintes et aux sujets de problèmes oraux.
 Le mercure est entre autre mesuré dans les urines, les cheveux et le sang (selon le
type de mercure : minéral ou organique).

 II-1-2-2) Taux de mercure dans l’atmosphère selon la
région :
 ZONES
 [ Hg ] dans l’air (en ng / m3)
 Zones marines reculées
 1à3
 Milieu rural reculé
 3 à 10
 Roches mercurofères
 3 à 1.600
 Fumée volcanique
 40.000

 II-1-2-3) Pollution de l’air par le mercure :
 Il existe trois causes indirectes de cette pollution : -
l’usage des combustibles fossiles, - les
installations industrielles de production de soude, - la
métallurgie des métaux non ferreux.
 Les émissions naturelles et anthropologiques du Hg dans l’atmosphère
proviennent : - de l’activité dans les mines (sol + déchets) :
10 –1 μg / m3 /heure, - de la Combustion du charbon : 106 μg /
m3 /heure,
 - des dépôts de déchets soudières : 102 μg/m3/heure.

 II-1-2-4) Pollution du sol par le mercure

 Les causes directes :
 - usage des fongicides organo-mercuriels (acétate de phénylmercure,
méthoxyéthylmercure), - usage des cosmétiques (médicaments à
base de Hg, peinture antifongique etc.).
 Les causes indirectes : apports par les précipitations.
 II-1-2-5) Apports de mercure à l’hydrosphère

 a)- Les eaux continentales :
 - les apports naturels par l’érosion des roches superficielles,
- le lessivage des sols, des bassins et des
versants, - les précipitations.
 b)- Les eaux marines :
 - les retombés atmosphériques lors des précipitations,
- la dissolution du Hg minéral ou
organique dans gouttes de pluie,
- l’apport d’eau fluviale en zone littorale.
 L’estimation des apports de mercure par les précipitations sont
de l’ordre de 103 à 104 tonne par an.



 Atmosphère

 Précipitation Evaporation Lessivage
 Rejet

 Hydrosphère
 Sédimentation

 Activités Activités
 volcaniques biologiques
 Roches en fusion


 Roches en fusion

 II-1-3) L’arsenic (As) :
 C’est un élément naturel existant à l’état de traces dans les lacs et rivières.
Il peut atteindre localement des concentrations élevées lors de
présence des mines et de production d’énergie. Il est utilisé comme herbicide
sous la forme de NaAs (8.000 t / an) et comme fongicide pour les bois (16.000
t / an). Il peut être méthylé par les bactéries en
arsenicméthyle ou diméthyle qui sont toxiques. Il représente des
impuretés des engrais phosphorés d’où risque d’accumulation à long terme
dans le sol cultivé. Il est lipophile et donc
cumulable dans les tissus graisseux.

 II-1-3-1) Toxicité de l’arsenic :
 La source essentielle est l’alimentation qui en contient mois de 1 mg / kg, mais
la concentration peut atteindre 5 mg / kg dans le poisson et les coquillages.

 a)- Toxicité aigüe :
 Effets gastro-intestinaux, cardio-vasculaires et neurologiques pour l’arsenic
inorganique.
 a)- Toxicité chronique :
 - lésions des muqueuses respiratoires, du foie et de la peau,
 - apparition des bandes d’Aldrich-Mees sur les ongles,
 - les effets mutagène et tératogène sont incontestablement établis,
 - les recherches font mention d’un effet cancérigène.

 II-1-4)Le cadmium (Cd):

 Il est rare dans le milieu naturel et sans fonction biologique.
Il provient naturellement des activités
volcaniques. L’origine
anthropologique est liée à l’exploitation minière du plomb et des activités de
fonderie et électrodéposition.
Il a des propriétés chimiques similaires à celle du zinc.
 Les apports annuels sont : 50 tonnes des rivières, 40 tonnes des décharges
directes, 300 tonnes des retombées atmosphériques.
 Il y a un phénomène de concentration dans certains invertébrés marins.

 Phyllome
 [Cd] en ppm/ poids frais
 Les mollusques
 0,83 à 38
 Les équinodermes
 0,24 à 15
 Les crustacées
 0,15 à 13
 Les cnidaires
 1,2
 Les éponges
 1,9
 Les protozoaires
 1,2
 II-1-4-1) Toxicité du cadmium (Cd)

 a)- Toxicité aigüe :
 - toux, maux de tête, et fièvre, - pneumopathie avec œdèmes et insuffisance
respiratoire.
 b)- Toxicité chronique :
 - dégénérescence des muqueuses naso-pharyngées, - des graves lésions rénale,
- maladie de Itaï-itaï (anémie sévère). C’est une maladie observée chez les
sujets intoxiqués par les aliments contaminés.

 II-1-5) Le cuivre (Cu) :

 Il est l’élément essentiel de nombreux processus biologiques, notamment les enzymes. On le trouve
à 83 % sous forme particulaire.
 Les formes dissoutes sont le CuCO3 (forme principale), le Cu2+ et le CuOH.
 Il a une faible toxicité comparée au mercure et au cadmium. Il
provient naturellement de l’érosion. On le trouve dans les alliages et dans les
peintures anti-salissures. Il est largement utilisé dans les
installations électriques et les conduits d’eau. Il est utilisé comme
algicide et fongicide. Il contamine certains sols cultivés suite à son
usage excessif. Il est généralement non amplifié. On le trouve à des concentrations
élevées chez les crustacés, les gastéropodes et les céphalopodes. Les excès sont stockés dans
l’hépatopancréas jusqu’à 1000µg/g.
 II-1-5-1) Toxicité du cuivre
 a)- Toxicité aigüe Chez l’Homme on observe léthargie, vomissement et ictère.
 b)- Toxicité chronique
 Chez l’Homme :
 - graves lésions hépatiques,
 - affaiblissement du système immunitaire,
 - irritation du tube digestif suite à l’ingestion d’eau et des aliments stockés dans des récipients en cuivre.
 Chez les plantes le cuivre est très toxique en inhibant le photosystème II et la croissance des racines
 Chez les poissons téléostéens le comportement migrateur est affecté à partir d’une concentration de 4µg/l

 II-1-6) L’Etain (Sn)

 Il est présent dans l’environnement sous forme d’organo-étain (mono ou MBT, di ou DBT et tributyl-étain ou TBT).
Il est utilisé comme pesticide, stabilisant dans le PVC, catalyseur pour le poly-méthane et les élastomères de silicone
(MBT ou DMT). 23% de la production mondiale sont utilisés en
agrochimie (fongicides pour la pomme de terre, la carotte, le soja, le café) d’où une source de contamination pour l’environnement.
Il est utilisé pour la protection des bois, des textiles et des cuirs. Il est utilisé comme anti-
bouling pour les bateaux ( TBT).
 Le TBT est biodégradable en DBT puis en MBT

 II-1-6-1) Toxicité de l’étain
 Il est toxique pour les mollusques : - chez le néogastéropode Nucella loupillus les doses de 1ng/l et 10ng/l
provoquent respectivement une stérilité de 1/3 et de 100 % des femelles, - chez les bivalves comme l’huitre
Crassostréa gigas on un épaississement et une calcification anormaux de la coquille à partir des doses de 2ng/l. On a une atteinte des
larves à 10ng/l et une mortalitéaccrue à partir de 50ng/l, - des effets sont aussi observés chez d’autres invertébrés à des
concentrations comprises entre 20 et 100ng/l.
 Les poissons et les crustacés décapodes sont capables de dégrader le TBT et sont donc capables de supporter des doses inférieures à
500ng/l sans subir des effets toxiques.

 Chez l’Homme il y a perturbation de l’activité enzymatique, notamment de la succinate déshydrogénase et de la phosphatase acide.
 Le TBT entraine des troubles du sommeil, des convulsions, et une inhibition de la phosphorylation oxydative.
 II-1-7) Le zinc

 Il a une faible concentration dans l’environnement naturel. Il est utilisé en
cosmétique, en peinture et dans l’élaboration des pigments. Il est un
élément essentiel pour les plantes et les animaux, mais toxique à forte dose notamment en
inhibant la photosynthèse et en provocant un retard de la croissance et une perturbation de la
reproduction.
 II-2) LES MICROPOLLUANTS INDUSTRIELS

 II-2-1) Hydrocarbures aromatiques polycycliques (PAH)

 Ce sont des hydrocarbures dont la molécule est constituée par fusion d’un nombre variable
de cycles benzéniques.
 L’origine est naturelle et anthropogénique. Il est présent dans les
biotopes terrestres et aquatiques.
 Les sources sont :
 - les déversements pétroliers, - les retombés atmosphériques,
- les réseaux autoroutiers, - - - les effluents
industriels.
 Les PAH sont tous cancérigènes :

 Molécule
 Activité cancérigène
 Fluorenthène
 –
 Chysène
 +
 Benzo-b-fluorenthène
 ++
 Benzo-a-fluorenthène
 +++
 II-2-2) Les hydrocarbures halogènes polycycliques
 II-2-2-1) Les polychlorobiphényle (PCB)

 Environ 209 composés PCB d’activité biologique et de toxicité
variable qui sont fonction du nombre et de la position des substituants
chlorés. Les PCB sont
produits en grande quantité comme fluides dans les condensateurs et
les transformateurs.
 Ils sont utilisés comme lubrifiants, fluides hydrauliques et fluides
d’isolation. On a des rejets de
PCB dans l’atmosphère suite à l’incinération des plastiques en
dessous de 1.200 °C. Ces PCB sont persistants dans
l’environnement et peuvent entraîner l’utilisation limitée puis interdite.
Cependant ils constituent toujours une source de pollution dans les
peintures, les colles, les matières plastiques et les produits
d’étanchéité. Leur DJA est de 1 μg / kg de poids du corps.
 II-2-2-1-1) Répartition des PCB dans les nourritures
 Aliments
 Concentration
 Poissons de mer
 0,1 mg /kg de poids frais
 Anguilles
 2,2 mg /kg de poids frais
 Seigle
 0,01 mg /kg de poids sec
 Produits de lait de vache
 0,14 mg /kg de mat. grasse
 Lait maternel
 1,4 mg /kg de mat. grasse








 II-2-2-1-2) Toxicité des PCB
 Les PCB s’accumulent dans les tissus et organes adipeux (2 mg/kg de graisses)

 a-) Toxicité aigue
 Affaiblissement, troubles visuels, dérèglement des fonctions hépatiques et altération
immunofonctionnelle.

 b-) Toxicité chronique
 - Signes neurologiques : maux de tête, cécité et trouble de la concentration.
 - Signes hépatiques : ictères et dérèglement fonctionnel.
 -Une ingestion d’huile de riz fortement contaminée a entraîné des intoxications de
masse au Japon en 1968 et à Taïwan en 1979. Ces troubles peuvent entraîner un
ensemble de symptômes (= maladie de Yusho) qui provoque des fausses couches
chez la femme, un poids insuffisant et une altération de la peau et des muqueuses
chez les nouveau-nés. - Les effets observés sont cependant attribués à
des impuretés du dibenzofurane polychloré et d’autres composés.
- Chez le rat et la souris, en fonction de la dose, les mélanges de PCB sont à l’origine
des tumeurs et ont une action cancérigène sur le foie.

 II-2-2-2) Les polychlorodibenzodioxines (PCDD) et les polychlorodibenzodioxine
(PCDF) :

 Les PCDD/PCDF forment une classe de grand nombre de composés organiques
polycycliques halogénés (210 isomères) dont le nom commun est dioxines.
ces composés possèdent une structure chimique très voisine et
présentent un mécanisme d'action commun qui explique la similarité de leurs effets
toxiques. Ce sont des sous-produits involontaires de beaucoup de procédés industriels et
de tous les procédés de combustion.
 Ils ont une grande stabilité vis à vis des autres produits chimiques. Celle-ci augmente
avec le nombre d'atome(s) de chlore présent dans la molécule. Ceci entraine leur non
destruction et leur accumulation dans la nature et en particulier dans l'organisme humain.
Du fait de leur lipophilie importante, ils se concentrent essentiellement dans la masse
graisseuse, le long de la chaîne alimentaire, qui est la principale voie d'exposition chez
l'homme. Ces composés sont actifs à des doses extrêmement faibles sur
les êtres vivants. Parmi les PCDF et PCDD, seuls ceux contenant de 4 à 8
atomes de chlore, avec les positions 2,3,7,8 occupées sont considérés comme toxiques.
On dénombre 17 isomères de ce type. Lorsque le nombre d'atomes de chlore augmente,
la toxicité décroît à l’exception du 2,3,4,7,8-pentachlorodibenzofurane qui est plus toxique
que son congénère le 2,3,7,8-tétrachlorodibenzofurane.
 Le plus toxique est le 2,3,7,8-tetrachlorodibenzo-p-dioxine (TCDD)
Dibenzo-p-dioxine Dibenzofurane
 Ces produits sont issus d’une grande variété de processus domestiques et industriels :
 - incinération incomplète des déchets comme le plastique,
- combustion des matières fossiles, - industrie de pâte
à papier, - synthèses chimiques (biocides),
- gaz d’échappement des moteurs et des cigarettes,
- égouts d’épuration, - recyclage dans
les industries métallurgiques.
 Les différentes émissions de dioxines entrainent une accumulation dans l’environnement
(eau, chaîne alimentaire etc.).
 Les procédés des combustions des déchets et les procédés de recyclage des industries
métallurgiques sont révélés les sources les plus importantes de la présence des ces
dioxines dans l’environnement. L’absorption des dioxines se fait
essentiellement par ingestion des nourritures.
 L’absorption, la métabolisation et l’élimination diminuent avec l’augmentation du degré
de chloration.
 Chez l’homme le temps de demi-vie est de 5 à 7 ans. Alors que chez les rongeurs elle
est de quelques semaines.
 En raison de la forte lipophilie des dioxines et de leur temps de demi-vie relativement
long, les substances s’accumulent fortement dans le lait maternel.

 Toxicité des PCDD/PCDF

 Pour évaluer l’importance de la toxicité de ces composés vis-à-vis de l’Homme, on a déterminé à l’aide d’une valeur de somme
des facteurs d’équivalence toxique (TEF).

 Le 2,3,7,8-PCDD dont le TEF = 1 est pris comme référence.

 L’intensité relative des mélanges des congénères connus comparée à la 2,3,7,8-PCDD peut être estimée approximativement et
donnée en équivalent de toxicité (ou TEQ = Equivalent Toxique).
 La valeur DJT (Dose Journalière Tolérable) est de 0,006 (USA) à 10 picogrammes (OMS) / kg /Jour.
 Donc l’émission maximale permise en PCDD/PCDF est de 0,1 ng TE/ m3 d’effluents gazeux provenant d’incinération des
déchets.

 Dans le cas d’exposition aigue on a constaté des irritations des muqueuses des poly-neuropathies ainsi que des dérèglements
du métabolisme des graisses, de l’hématopoïèse et des fonctions hépatiques.
 Des effets immunosuppressifs du 2, 3, 7,8-TCDD sur les organes lymphoïdes sont observés chez diverses espèces animales
en croissance.
 Les effets tératogènes ne sont connus que chez les animaux, notamment chez les chauves-souris.
 Des effets toxiques sur la reproduction ont été observés après une exposition maternelle.
 Une absorption orale quotidienne de 2, 3,7,8-TCDD par des rats pendant deux ans a conduit à des tumeurs du foie et au niveau
des voies respiratoires.

 II-2-2-3) Les usines de pâte à papier et usines textiles :
 C’est une pollution provenant de la production du papier qui rejette des effluents contenant des produits phénol et acides
organiques chlorés
 Un mélange complexe des substances provenant de la dégradation du bois et de son blanchiment.
 On peut trouver des produits tels que le β-sitostérol dont l’action en tant que perturbateur endocrinien a été mis en évidence
récemment.
 II-2-2-4) Les Détergentes industriels :
 Les alkyl phénols polyéthoxylates sont des sulfatons non ioniques commercialement utilisés comme détergents et
constituants des peintures, des pesticides et des herbicides.
 La production mondiale est de 300.000 t (80% monyphénol + 20% octyphénol) dont 60% aboutissent dans les
milieux aquatiques via les stations d’épuration où ils sont transformés en métabolites hydrophobes stables qui
s’accumulent dans les égouts des stations d’épuration et dans les sédiments des rivières.
 Ces composés ont principalement une activité ostrogénique d’où la nécessité de réévaluer les effets des produits
dont ils sont constitués.

 III-) LES POLLUTIONS D’ORIGINE AGRICOLE :
 L’avènement de l’agriculture moderne a vu l’utilisation de plusieurs produits chimiques afin d’améliorer les
rendements. Ce sont principalement les nitrates, utilisés comme besoin nutritifs et les pesticides, utilisés pour la lutte
contre les ravageurs.

 III-1) Les engrais
 Ce sont des sels minéraux rependus dans les terres cultivées pour maintenir leur fertilité.
 Parmi les engrais ont trouve des nitrates, des phosphates, des sels d’ammonium et des sels potassiques.
 On a observé une augmentation spectaculaire de la consommation mondiale d’engrais durant les dernières
décennies avec un plafond atteint durant les années 90 à plus ou moins 140 millions de tonnes / an.
 Des limites d’utilisation sont fixées dans plusieurs pays pour limiter la pollution des eaux.

 III-1-1) Exemple d’engrais : Les nitrates/Nitrites
 Les nitrates/nitrites sont présents partout dans l’environnement. C’est la forme d’assimilation de l’azote.
 Les nitrates sont les produits de l’oxydation de l’azote atmosphérique par les micro-organismes dans les plantes, le
sol ou l’eau.

 III-1-1-1) les différentes sources de nitrates :

 a-) sources naturelles
 - fixation de l’azote atmosphérique par certaines espèces végétales (légumineuses),
 - excrements et urines des animaux,
 - écomposition de la matière organique par les microorganismes.

 b-) sources anthropique
 L’origine des nitrates est industrielle, domestique, mais la part la plus importante
provient des activités agricoles (50 à 60%).
 la source anthropique majeure est l’apport d’engrais azotés.
 La minéralisation de l’azote donne d’abord naissance à l’ammoniac lequel est oxydé
en nitrites puis en nitrates sous l’effet des bactéries (= les bactéries nitrifiantes).
 Une partie des nitrates est absorbée par les végétaux ce qui améliore leur croissance
et le rendement.
 Une autre partie est lessivée par les précipitations, pénètre dans les sols à une vitesse
de quelques mètres/an et finit par gagner les cours d’eau issus des nappes
phréatiques où leur concentration s’accroit.

 III-1-1-2) Utilisation des nitrates
 Les nitrates sont utilisés comme engrains minéraux, dans les explosifs et comme agents de conservation des aliments (fromages, viandes, …).
 Les nitrates sont surtout utilisés comme agents de conservation dans la salaison.
 L’addition des nitrates dans la viande intensifie la couleur rouge en raison de la formation du S-nitrosohémoglobine et du nitrosohèmochromogène.
 Les nitrates protègent la viande contre la décomposition par les bactéries.
 La présence des nitrates dans l’eau est un indice de pollution d’origine agricole.
 Certaines plantes peuvent s’enrichir en nitrates jusqu’à 7 g/ kg.
 Dans de nombreux pays les eaux destinées à la consommation humaine doivent respecter les valeurs limites pour être qualifiées d’eau potable.

 Exemples : l’OMS fixe les normes de référence à 50mg/litre d’eau. En France, elles sont aussi de 50 mg /litre d’eau. Au Canada, elle est de 45 mg
/litre d’eau.
 Si les nitrites sont mesurés séparément des nitrates, leur concentration ne devrait pas dépasser 3,2 mg /L.

 III-1-1-3) Toxicité des nitrates /nitrites
 Dans l’eau, les nitrates, souvent accompagnés des phosphates, sont responsable du phénomène d’eutrophisation qui est un développement
excessif d’algues. Ce ci provoque d’une part une baisse du taux d’oxygène et d’autre part une production de toxines par les algues. Ces toxines
présentent un danger pour les baigneurs mais aussi pour les consommateurs de crustacés comme l’huitre les moules et les crabes qui sont des
bio accumulateurs de ces toxines.

 Chez es poissons, sur le long terme, les nitrates/nitrites, à des concentrations élevées, font baisser la croissance, la reproduction et la vitalité.

 Les nitrates sont aussi toxiques pour les amphibiens notamment aux stades œuf et têtard en provoquant des malformations au cours du
développement et en réduisant la capacité de nager.

 Chez les mammifères les nitrates sont transformés en nitrites qui vont attaquer l’hémoglobine en l’oxydant en l’oxydant en mét-hémoglobine et
ainsi empêcher le transport de l’oxygène par les érythrocytes.

 En milieu acide (estomac) les nitrites peuvent être nitrosés et donner naissance à des nitrosamines/nitrosamides qui sont cancérigènes.

 III-2) Les pesticides

 Ce sont ces substances chimiques de synthèse à action biocide. Ils sont destinés
à éliminer ou à limiter les dégâts dus aux espèces nuisibles afin d’améliorer les
rendements des cultures.
 Ils sont généralement répartis selon leur utilisation et leur structure chimique.
 Les principaux groupes sont :
 - les insecticides utilisés contre les insectes,
 - les herbicides : utilisés contre les plantes adventices et les végétaux indésirables,
 - les fongicides : utilisés contre les champignons phytopathogènes,
 - les rodenticides : utilisés contre les rongeurs,
 - les acaricides utilisés contre les acariens,
 - les nématocides utilisés contre les nématodes,
 - les hélicides : utilisés contre les mollusques notamment les gastéropodes
pulmonés,
 - les corvicides : utilisés contre les corbeaux,
 - les microbiocides utilisés contre les micro-organismes.

 A l’exception d’accidents libérant des quantités massives les niveaux résiduels de pesticides dans
l’environnement sont minimes. Mais avec les pesticides persistants et/ou bioaccumulables les concentrations en
pesticides augmentent au fur et à mesure de leur transfert dans la chaine trophique.

 Exemple : chez l’aigle chauve des Amériques, la fragilisation de la coque de ses oeufs entraîne une très forte
baisse de la population. Ce phénomène résulte de la bioaccumulation des DDT à travers la chaîne alimentaire
 Parmi les pesticides ce sont les insecticides qui représentent le plus grand groupe.
 Les insecticides se répartissent en plusieurs familles.
 a) Les insecticides organochlorés :
 Ils comprennent les dérivés de l’éthane, des cyclodiène et des héxachlorocyclohéxanes.
 Certains comme le DDT ont été massivement utilisés dans les années 40, mais leur persistance entraine une
réduction de leur utilisation ou à leur interdiction.

 b) Les insecticides organophosphorés :
 Ce sont des esters de l’acide phosphorique ou de l’acide thiophosphorique représentés respectivement par
Dichlorvos et Parathion.
 Ils agissent par accumulation de l’acétylcholine résultant de l’inhibition de l’acétylcholine estérase.

 c) Les insecticides carbamates :
 Ce sont des esters de l’acide N-métylcarbamique. Ils agissent aussi en inhibant l’acétylcholine estérase mais de
façon moindre que les insecticides organophosphorés. Parmi les insecticides de cette famille on peut citer les
insecticides carbamyls et aldicarbes.
 d) Les insecticides végétaux :
 Parmi eux on trouve la nicotine du tabac qui est un toxique nerveux.

 e) Les fumigants :
 Ce sont des liquides volatiles qui servent à traiter les airs de stockage et le sol pour lutter contre
les insectes, les rongeurs et les nématodes.

 III-2-1) Les pesticides organochlorés :
 Ils forment un groupe de composés organiques de synthèse obtenus par chloration de divers
hydrocarbures insaturé.
 Ils sont largement utilisés dans les années 40 et surtout après la 2ème guerre mondiale.
 Les pesticides organochlorés sont très persistants dans les sédiments.
 Très lipophiles, ils sont bioaccumulables à travers la chaine trophique dans les tissus adipeux
des organismes aquatiques et terrestre. Ils sont progressivement remplacés par des
organophosphorés et autres pesticides plus rapidement dégradables.
 Les pesticides organochlorés sont classés en 3 groupes : les cyclodiènes (Aldrine, Dieldrine et
Endrine…), le DDT et ses métabolites (DDD et DDE) et les héxacyclohéxanes (lindane…).
 III-2-1-1) Les cyclodiènes organochlorés

 a-) Aldrine, Dieldrine et Endrine :
 Ce sont des cycles diènes insecticides à large spectre très puissant. Ils sont utilisés pour le
traitement du sol, de semences et d’animaux (= antiparasites). Ils ont une forte toxicité chez les
mammifères par absorption à travers la peau. Ils ont une très large persistance dans
l’environnement et sont bioaccumulables dans les graisses.
 Ces trois produits ont été supprimés du marché aux USA en 1974.
 b-) Endosulfan
 Insecticide cyclodiène modérement
persistant, parmi les plus toxiques pour la
vie aquatique (CL50 à 96h = 0,01-40
mg/ml). Il est laegement utilisé contre les
parasites du coton, de la canne à sucre
d’autres cultures végétales. A la
concentration de 0,1 à 0,3 mg /L il présente
une forte mortalité chez les poissons.
 c-) Chlordane :
 C’est un cyclodiène chloré utilisé
comme insecticide domestique et
agricole.
 Il est supprimé au marché en 1974.
 d-) Chlordecone et Mirex :
 Ils sont extrêmement persistants et
lyophiles.
 Ils provoquent de problèmes de santé chez
les travailleurs dans les usines de
production.
 Ils provoquent de fortes contaminations
des poissons.
 Ils sont supprimés du marché en 1977.

 Mirex

 e-) 2,4-D (Acide2,4-dichlorophenoxy acétique) et 2,4,5-T
(Acide2,4,5-trichlorophenoxy acétique) :
 C’est un herbicide sélectif largement utilisé dans les cultures
fruitières, fourragères et céréalières.
 Il est non persistant et rapidement métabolisé par les plantes
tolérantes, les bactéries du sol et les microorganismes
aquatiques. Il modifie l’action des auxines qui sont des
hormones végétales et naturelles régulant la croissance et le
développement radiculaire.
 Généralement considéré sans effet néfaste pour les animaux,
mais présente des dioxines térratogéniques dans certains
produits associés comme le 2,4,5-T. Ces produits sont utilisés
comme agents défoliants (agent orange), notamment pendant
la guerre du Vietnam.

 III-2-1-2) Le DDT et ses métabolites:
 Pesticide largement utilisé depuis les années 40 jusqu’à la
prise de conscience du danger lié à l’usage abusif des
pesticides et des problèmes de persistance des organochlorés.
 On a constaté que la concentration reste encore très élevée
dans les régions des grands lacs 25 ans après son utilisation.
Il est interdit en occident depuis les années 70, mais toujours
utilisé dans les pays en développement.
 Le DDT (DichloroDiphenyl Trichloréthane) se fixe dans les
sédiments et possède une large disponibilité dans les lacs. Il
est peu soluble et très persistant avec une durée de demie vie
de 2,5 à 5 ans dans le sol et de 10 ans dans l’eau
 Il existe sous deux formes : PP’ (77 %) et OP’(15%)
 P,P’-DDT O,P’-DDT
 Le DDT est dégradé en DDE (Dichloro
Diphenyl Dichloréthylène) non employé
comme insecticide et en DDD (Dichloro
Diphenyl Dichloréthane).

 P,P’-DDE P,P’-DDD
 Le DDT est un insecticide qui interfère avec la synthèse de la chitine (molécule polymérique rigide composé de β-1,4-glucosamine et présente
dans les exosqulettes des insectes et des crustacées).
 Le DDT persiste dans l’environnement. Sa demi-vie est de 6 à 12 mois chez le rat.
 Il est concentré dans la chaine alimentaire dans un processus appelé bioconcentration qui aboutit à la bioamplification.
 Administré aux cultures dans les champs, le DDT peut se retrouver dans les rivières et les lacs par lessivage.
 Il s’accumule successivement dans les algues, les zooplanctons, les poissons et les oiseaux.

 Le DDT augmente le métabolisme des œstrogènes chez les oiseaux et affecte la reproduction et la survie des jeunes chez certaines espèces.
 Il est très lipophile et se retrouve dans fractions lipidiques des fluides corporels (lait, …).
 Avec une consommation maternelle de 0,5 μg /kg /J le jeune allaité peut recevoir jusqu’à 11,2 μg/ kg /J.
 Ce phénomène s’explique par le stockage des DDT dans l’organisme humain 10 à 90 fois la dose journalière d’une part et d’autre part au régime
essentiellement lacté du jeune enfant.
 Le DDT est aussi hépatotoxique et comme tous les pesticides organo-chlorés il est cancérigène chez la souris.



 III-2-1-3) les hexachlorocyclohexanes

 a-) Lindane (γ-Hexachlorocycohéxane) :
 C’est un pesticide largement utilisé contre les insectes présents dans les bois ainsi que dans les préparations pharmacologiques
antiparasitaires.
 Il est aussi utilisé en région tropicale comme insecticide en rizipisciculture.

 Lindane
 III-2-2) les Pesticides organophosphorés :
 Ce sont des substances organiques de synthèse douées d’une
propriété insecticide et généralement dérivées de l’acide ortho-
phosphorique. Ils présentent une inhibition dans l’activité acétylcholine
estérase par action préalable de biotransformation de composé initial
en des analogues oxygénés correspondant par des mono-oxygénases
microsomales. Ils sont dégradés beaucoup rapidement et bio-
accumulés plus faiblement que les organochlorés. Ils sont initialement
considérés comme moins dangereux pour l’environnement mais
récemment, on amis en évidence des liens avec des maladies
affectant les vétérans de la guerre du golf et les fermiers utilisant ses
produits comme antiparasites.
 III-2-2-1) Chlorfenvinphos :
 C’est un insecticide du sol contre la vermine mais très toxique pour les
mammifères.

○ Chlorfenvinphos
 III-2-2-2) Diazinon :
 Il est utilisé pour le traitement antiparasite
de la laine de mouton.
 Il est utilisé aussi dans le contrôle des
insectes du sol et des habitations et contre
la vermine des fruits, fleurs et les cultures
céréalières.

 Diazinon
 III-2-2-3) Disulfoton :
 Insecticides systémiques pour les cultures de tabac, concombre,
carotte, …
 Il est classé par l’OMS parmi les produits les plus dangereux pour la
santé humaine.
 A une concentration de 0,6 mg /L, on a constaté une mortalité
massive chez les anguilles et d’autres espèces de poissons.

 III-2-2-4) Fenthion :
 Il présente un large spectre d’activité contre les larves de
moustique.
 Il est très toxique pour les oiseaux et persiste durant plusieurs mois.

 Fenthion
 III-2-2-5) Les glycophosates :
 Ils sont déjà très répandus et en utilisation élevée grâce à l’utilisation des OGM capables de résister à ces
herbicides. Ce sont des inhibiteurs de la glutamine synthétase et non de l’acétylcholine estérase.
 En réalité les effets néfastes sont dus à la formulation et non au principe actif.

 III-2-2-6) Malathion et Parathion :
 Ce sont des insecticides à usage domestique et en élevage qui présente une toxicité élevée chez les
insectes.
 Faible toxicité du malathion pour les mammifères contrairement aux parathion.

 III-2-3) Autres pesticides

 III-2-3-1) Carbamates
 Ce sont des pesticides agricoles dérivés de l’acide carbamique HO – CO – NH2. Ils sont considérés comme
moins dangereux que les organophosphorés et moins persistants que les organochlorés. Ce sont des
inhibiteurs de l’acétylcholine estérase. Ils sont rapidement métabolisés par les plantes et les animaux. Ils ont
un large spectre d’activité et sont utilisés dans les cultures végétales comme le coton, tabac et le riz
(carbaryl, baygon…).

 Formule générale des carbamates carbaryl


 III-2-3-2) Les triazines
 Ce sont des inhibiteurs du transport des électrons du photosysthème II impliqué dans la
photosynthèse.
 a-) Atrazine :
 C’est un herbicide systémique à base de triazine parmi les plus largement répandus.
 Il est utilisé pour contrôler les mauvaises herbes dans des cultures de maïs et de sorgho dans les
vergers et les zones non cultivées.
 Il peut se trouver dans les nappes phréatiques. Il présente un impact écotoxicologique important dans
les milieux aquatiques car il a une forte toxicité pour les phytoplanctons et les algues. Il a une capacité
à se faire transformer, chez les vertébrés, en nitrosamine (cancérigène). Il est dégradé par les
microorganismes dans le sol où il a une demi-vie de 1 à 12 mois.

 Atrazine

 L’atrazine est utilisé pour contrôler les mauvaises herbes dans des cultures de maïs et de sorgho dans
les vergers et les zones non cultivées. Il peut se trouver dans les nappes phréatiques.
 Il présente un impact éco-toxicologique important dans les milieux aquatiques car il a une forte toxicité
pour les phytoplanctons et les algues.
 Il a une capacité à se faire transformer, chez les vertébrés, en nitrosamine (cancérigène).
 Il est dégradé par les microorganismes dans le sol où il a une demi-vie de 1 à 12 mois.

 III-2-3-3) Les pyréthrinoïdes
 Ce sont des esters d’acides et de bases organiques à solubilité très faible. Ce sont des produits
naturels (pyrèthres des fleurs de chrysanthemium sp) ou de synthèse.


 Les pyréthrinoïdes synthétiques ont une structure et une action similaires aux pyréthrines naturelles
mais, contrairement à elles, ils présentent l’avantage d’être stables à la lumière tout en gardant un
pouvoir insecticide, une action plus sélective sur certaines espèces et une faible toxicité pour les
mammifères. Les pesticides pyréthrinoïdes sont aujourd’hui parmi les insecticides les
plus utilisés. Ils sont utilisés contre une grande variété d'insectes et de parasites, en agriculture, en
santé publique dans les maisons etc. Les pyréthrinoïdes les plus connus et utilisés
commercialement sont la perméthrine, la cypermethrine, la cyfluthrine, la deltaméthrine et le
fenvalérate.

 Cyperméthrine Perméthrine

 . Dans l'air, les pyréthrinoides naturelles sont rapidement détruits par le soleil (1-2 jours)
contrairement aux pyréthrinoides synthétiques qui sont stables. Les pyréthrinoides sont fixés
fortement aux sols et peuvent être dégradés par les organismes présents dans le sol et l'eau.
 CHAP 3 : MECANISMES DE CIRCULATION ET DE DISPERSION DES POLLUANTS

 I-) CIRCULATION ATMOSPHERIQUES DES POLLUANTS

 I-1) Passage des polluants dans l’air :
 Ce passage joue un rôle important dans la dispersion des polluants et de leur répartition dans les différents biotopes.
 Tout composé organique ou animal peut théoriquement passer dans l’air :
 - passage direct : pour les gaz,
 - passage sous forme d’aérosol pour les liquides,
 - passage sous forme de fines particules pour les solides.

 On applique au mécanisme de contamination de la biosphère les lois générales de la circulation atmosphérique.

 I-1-1) Les mouvements horizontaux
 Les vents dominants d’ouest soufflent au niveau de la troposphère dans l’hémisphère Nord.
 Les vents de dispersion planétaire des particules émises lors d’éruptions volcaniques ou d’explosions nucléaires à la
vitesse de 35 m/s.
 On a un transit terrestre en 12 jours de toute substance injectée à ce niveau.

 I-1-2) Les mouvements verticaux :
 Les mouvements verticaux des masses d’air qui entrainent une circulation atmosphérique nord – sud.
 Combinaison de vents ouest – est avec dérive ascensionnelle dans les basses latitudes (= cellule de Hadley) permet
des échanges d’air entre les deux hémisphères dans la troposphère équatoriale.
 On a aussi la présence des cellules polaires et les cellules de Ferrél qui assurent le transfert des masses d’air polaires
vers les tropiques et vis-versa.

 I-2) Transport à distance des polluants dans l’atmosphère :

 I-2-1) Les facteurs influençant la distance du transport atmosphérique des polluants :
 - l’intensité et la taille des émissions;
 - la taille des particules et leur stabilité chimique.

 I-2-2) Les catégories de transport atmosphérique des polluants :
 - la circulation locale : 0 à 50 km de distance.
 - la circulation moyenne : 50 à 1.000 km de distance.
 - la circulation globale :

 I-2-3) Le temps de résidence :


 Altitude
 Temps de résidence
 Troposphère basse (3.000m)
 7 jours pour les aérosols
 Troposphère moyenne (6.000m)
 30 jours pour les particules microscopiques
 Tropopause
 60 jours pour les particules microscopiques
 Stratosphère basse (15 à 18 km)
 1 an pour les particules insédimentables
 Stratosphère moyenne (30 km)
 2 à 3 ans pour les particules insédimentables
 II-) PASSAGE DES POLLUANTS DE L’ATMOSPHERE DANS L’EAU ET
DANS LES SOLS :

 Le transfert des polluants atmosphériques dans l’eau ou dans les sols se
fait par les précipitations ou par dépôts secs.
 Les particules solides se déposent directement ou par dissolution.
 Les particules gazeuses se déposent par dissolution dans les eaux
fluviales. Les dépôts des particules
atmosphériques se font selon la loi suivante :
 F([Link] –2.S –1) = V (g.cm3) où
 C

 F = taux de dépôt ; V = constante de proportionnalité ;


 C = concentration des polluants dans l’atmosphère

 Les océans, ultimes réceptacles des toxiques, reçoivent les polluants issus
des sols, des eaux de surface, des précipitations et des nappes
phréatiques.

 III-) TRANSFERT DES POLLUANTS ET CONTAMINATION DE LA BIOMASSE :

 III-1) Influence de la dégradabilité
 La grande majorité des substances sont dégradables soit par processus physico-chimique soit par décomposition
bactérienne (= biodégradabilité) avec production de dérivés peu ou pas toxiques.
 Cependant certains polluants sont non ou faiblement dégradables (métalloïdes, organochlorés, PCB, …).

 Exemples d’insecticides organochlorés persistants dans le sol après traitement

 Insecticide organochloré
 % de persistance
 Délai
 Aldrine
 40
 Après 14 ans
 Chlordan
 41
 Après 14 ans
 Heptachlore
 16
 Après 14 ans
 DDT
 39
 Après 17 ans

 III-2) CONCENTRATION DES POLLUANTS PAR LES ÊTRES VIVANTS

 III-2-1) Définitions

 III-2-1-1) Bioconcentration. C’est l’accroissement direct de la concentration
d’un polluant lorsqu’il passe de l’eau dans un organisme aquatique, de l’air
ou du sol dans les plantes terrestres par pénétration trans-foliaire et/ou trans-
radiculaire et dans les animaux terrestres par inhalation.

 III-2-1-2) La bioaccumulation. C’est la somme des absorptions d’un
polluant par voie directe et alimentaire par les espèces animales aquatiques
ou terrestres.

 III-2-1-3) La bioamplification. C’est le Phénomène par lequel une substance
naturelle ou contaminant présent dans un biotope connaît un accroissement
de sa concentration au fur et à mesure qu’il circule vers le maillon supérieur
d’un réseau trophique.

 III-2-1-4) Facteur de bio-concentration (FBC). C’est Rapport de concentration des polluants dans un
organisme à sa concentration dans le biotope : Fc = [polluant]organisme / [polluant]eau, sol

 III-2-1-5) Facteur de transfert. Rapport de la concentration d’un polluant dans un organisme à sa
concentration dans un autre organisme de niveau inférieur dans la chaine trophique.
 Ft = [polluant]organisme (n) / [polluant] organisme (n – 1) ; n = niveau d’une chaine trophique.

 III-2-2) Pharmacologie des polluants

 III-2-2-1) pénétration et devenir des polluants dans l’organisme (Pharmacocinétique)

 a-) Exposition elle peut être externe (rôle de l’environnement) ou interne (libération des stocks)

 b-) Absorption
 Elle peut être directe (eau, aire) ou indirecte (nourriture)
 Elle se fait par ingestion, inhalation, par les téguments (peau), par les racines, par les feuilles
(stomates), etc.
 Elle est influencée par :
 Le polluant lui-même (taille, polarité, lipophilie, facyeurs physico-chimiques de l’environnement comme
le pH etc.),
 L’organisme hôte (physiologie, sexe etc.).

 c-) Distribution Dans l’organisme le polluant peut être :
 Libre dans les liquides biologiques (plasma, lymphe, liquide céphalo-rachidien etc.),
 Lié à des protéines (comme l’albumine) ou à des lipoprotéines (transport ou stockage),
 Accumulé dans les tissus (phases lipophiles par exemple).
 Cette distribution peut être rapide ou lente (molécule organique ou inorganique) et/ou sélective (barrière
hémato-encéphalique).

 d-) Biotransformations La biotransformation est la transformation métabolique des xénobiotiques. Elle
se fait principalement dans le foie, les reins, les poumons, la peau et le tube digestif.
 Il y a 2 étapes dans les réactions de biotransformation.

 Les réactions dites de phase I ou de fonctionnalisation car elles créent sur la molécule à transformer
des groupements fonctionnels qui seront attaqués par les réactions de phase II. Ce sont souvent des
réaction d’hydrolyse et d’oxydation. Ce sont surtout des enzyles, les mono-oxygénases à cytochromes
P450 qui tranfèrent sur la molécule un seul atome d’oxygène

 Exemples :
 - réactions d’hydroxylation (fixation d’un OH). Cette fixation peut être aliphatique (on obtient un alcool
primaire) ou aromatique (on obtient un phénol),
 - réactions de O-, N-, ou S- désalkylation (élimination d’un alkyl porté par un oxygène, un azote ou un
soufre),
 - réactions de déshalogénation (élimination d’un halogène).

 Les réactions de phase II ou de conjugaison car les produits de la phase I sont couplés à
des compoés le plus souvent hydrosolubles ce qui facilite leur élimination.

 Exemples :
 - réactions de glucurono-conjugaison (principales réactions de conjugaison) où le couplage se
fait avec l’acide glucuronique,
 - réactions de glucosidation où le couplage se fait avec l’UDP clucose. Ces réactions se font
surtout chez les plantes et les insectes.
 - réactions de sulfo-conjugaison où le couplage se fait avec les groupements esters. On
obtient des esters sulfates,
 - réactions de méthylation où le couplage se fait avec un groupement méthyle,
 Réactions d’acétylation où le couplage se fait avec un acétyle,
 - réactions de conjugaison avec le glutathion (GSH)
 Toutes ces réactions aboutissent généralement à des produits hydrosolubles qui sont éliminés
dans les urines et la bile. Elles nécessitent toujours l’apport d’énergie.
 La bio-transformation des xénobiotiques aboutit à des molécules filles le plus souvent peu ou
pas toxiques. Toutefois, le produit peut être très toxique que la molécule mère (on parle de
toxicité indirecte). Dans le cas où la molécule mère est toxique, on parle de toxicité directe.

 e-) Élimination elle se fait par l’excrétion, par réduction de l’absorption ou par la séquestration
(les plantes)

 Excrétion par :
 - les reins ; les produits sont retrouvés dans les urines,
 - le foie ; les produits sont retrouvés dans la bile et les fèces,
 - les branchies ; les produits sont retrouvés dans l’eau,
 - les intestins ; les produits sont retrouvés dans les fèces,
 - les téguments ; les produits sont retrouvés dans la sueur et le mucus,
 - les feuilles ; les produits sont retrouvés dans l’atmosphère,
 - les racines; les produits sont éliminés par les bactéries vivant au niveau de la rhizosphère de la plante.
 Réduction de l’absorption :
 augmentation de la production de mucus par les poissons téléostéens par exemple,
 Séquestration : Les polluants sont rendus inertes et non extractibles. Ils sont alors stockés
dans des tissus non métabolisables comme la paroi de cellules. Pour cela, les produits conjugués sont liés à des molécules
structurelles comme la lignine ou l’hémicellulose dans les feuilles. Dans les tiges, par contre, les polluants sont associés à la
pectine et la lignine.
 f-) Accumulation
 le xénobiotique ‘molécule mère ou produit de biotransformation) peut se retrouver accumulé dans certains organes ou tissus de
l’organisme. Cette accumulation va dépendre de l’équilibre entre l’absorption et l’excrétion.

 Exemple :
 - les métaux sont liés à des protéines spécifiques ou accumulés dans lysosomes ou dans l’hépato-pancréas,
 - les polluants organiques sont accumulés dans les fractions lipidiques de l’organisme.

 Si la concentration du polluant dans l’organisme est supérieure que sa concentration dans l’environnement, on parle de
bioconcentration. Si cette concentration augmente au fur et à mesure qu’on monte dans les maillons supérieurs de la chaine
trophique, on parle de bioamplification.
 L’ensemble de ses mécanismes, depuis l’absorption jusqu’à l’excrétion, constituent la pharmacocinétique. Elle illustre l’action (effet)
de l’organisme sur le polluant.

 III-2-2-2) Effets des polluants sur l’organisme
(Pharmacodynamie)

 Il existe différents niveaux de cibles des polluants : biochimique,
cytologique, au niveau des organismes, des individus, des
populations, des communautés etc.

 a-) effets au niveau moléculaire
 L’effet peut être aigu ou chronique. L’effet aigue est déterminé à
partir de la courbe effet-dose qui est une relation entre la
concentration efficace et l’intensité (ou la fréquence) de l’effet. On
détermine des valeurs tels que la DLx (dose létale), CLx
(concentration létale), DE (dose effective), CEx (concentration
efficace) etc.

 courbe dose-effet (concentra t i o n - e f f e t ) e t valeurs remarquables NOEC, LOEC, CE50
(Devez., 2004,d’après Forbes et Forbes., 1997).
 courbe dose-effet (concentra t i o n - e f f e t ) e t valeurs remarquables
NOEC, LOEC, CE50 (Devez., 2004,d’après Forbes et Forbes., 1997).

 L’effet biochimique peut s’exercer sur le déroulement des réactions vitales
comme la production d’énergie (phosphorylation oxydative et glycolyse), la
biosynthèse des protéines et des acides nucléiques, les lésions de l’ADN,
l’homéostasie etc.

 b-) effets au niveau cellulaire
 Ces effets peuvent être :
 Une inhibition de la prolifération comme celle touchant les hématies
provoquant une anémie,
 Une inhibition de la différentiation comme celle touchant les leucocytes
provoquant une leucémie,
 Une inhibition de l’adhérence et de l’agrégation,
 Une inhibition de la transmission des signaux comme l’influx nerveux et
l’activité hormonale

 III-2-3) Les concentreurs biologiques
 Chez les macrophytes on note une concentration importante des composés organohalogénés
lipophiles dans les espèces végétales riches en lipides.

 Le phytoplancton présente une capacité élevée d’accumuler les composés organo-halogénés.

 Exemple : la concentration des PCB dans les phytoplanctons de l’Atlantique nord

 [PCB]eau = 0,1 ppb (partie par billion) ; [PCB]phytoplancton = 200 ppb

 Les maillons supérieurs :
 les oligochètes lombricidés présentent une capacité élevée d’accumuler des contaminants
persistants tels que les insecticides organochlorés (DDT, dieldrine).
 les mollusques bivalves comme l’huître (Crassosterea virginica) :

 FBC (DDT) = 70.000

 les poissons ont un transfert principal par voie transtégumentaire plutôt que par voie
alimentaire.

 Chap. 4 : EFFETS DES POLLUANTS SUR LES POPULATIONS


 A/ LE MONITORING DES POLLUANTS

 I)- DÉFINITION DU MONITORING

 C’est l’action de recherche et/ou de contrôle dont l’objet est de suivre dans le temps les changements
éventuels des principales caractéristiques environnementales, biologiques et écologiques propres à une zone
ou à un type d’habitat déterminé.

 II)- FINALITÉS DU MONITORING
 Il existe trois finalités de monitoring :
 - étudier la concentration et la répartition des polluants de l’environnement, - - évaluer
les effets de ces polluants aux concentrations détectées sur les populations et les écosystèmes exposés,
- fixer le niveau maximum de rejet au site des sources d’émission des polluants
pour s’assurer que les normes de qualité de l’environnement définie en 1 et en 2 ne soient pas dépassées.
 III)- EVALUATION DU RISQUE ECOTOXICOLOGIQUE (EDRE OU ERE)

 Elle se fait suivant le schéma suivant :

 Formulation du problème


 Analyse du polluant


 Caractérisation de l’exposition Caractérisation des effets
 Finalité 1 du monitoring Finalité 2 du monitoring

 Caractérisation du risque
 Finalité 3 du monitoring

 III-1) Formulation du problème

 Elle comporte 3 étapes principales:

 III-1-1)- Description du contexte et intégration des données disponibles
 Elle consiste à identifier les sources d’émission des polluants, les scénarios d’exposition, les voies de transfert et
les organes cibles à partir des connaissances existantes.

 III-1-2)- sélection des paramètres d’évaluation et élaboration du model conceptuel
 La sélection va concerner les éléments des écosystèmes cibles. Le model conceptuel formule des hypothèses
sur les relations entre les sources du stress et les effets de ce stress ainsi que les points finaux d’évaluation.

 III-1-3)- Élaboration d’un plan d’analyse
 Ce plan programme l’évaluation et l’interprétation des données avant de débuter les analyses. Il doit aussi décrire
les méthodes qui seront utilisées.
 III-2)- analyse du polluant

 Elle vise à déterminer les probabilités de contact dans l’espace-temps entre le polluant et le
cible, puis à observer les effets.

 III-2-1)- caractérisation de l’exposition
 Elle consiste à analyser la source, le transfert depuis cette source et la distribution du polluant
dans l’environnement. L’exposition dépend à la fois de la concentration du polluant dans le
milieu et du comportement des organismes cibles. Cette phase aboutit à la détermination de la
concentration du polluant dans l’environnement à laquelle les cibles sont exposées. Cette
détermination peut être soumise à plusieurs facteurs de modification dans les voies de
transfert comme l’évaporation, la dilution, les caractéristiques de l’écosystème, etc. cette
exposition peut aussi être directe ou indirecte, à court ou à long terme, aigue ou
chronique.

 III-2-2)- Caractérisation des effets
 Elle consiste à relier une dose d’exposition aux effets observés chez une espèce ou une
communauté d’espèces données. Elle va utiliser les tests d’écotoxicité et les espèces bio
indicatrices. Cette étape aboutit à la détermination de différentes valeurs permettant de
connaitre concentration sans effets observés (CSEO) sur les organismes cibles. Cette étape
peut être réalisée sur site et/ou au laboratoire.

 III-2-2-1)- Les différentes types de toxicité :
 toxicité ; Toxicité aigüe ; Toxicité subaigüe ; Toxicité chronique ; voire
glossaire
 III-2-2-2)- Les paramètres écotoxicologiques et leurs déterminations :

 a-) 1ère méthode de détermination : le temps est maintenu constant

 Dose létale moyenne (DL50) : c’est la relation mortalité /dose déterminant la
dose du toxique à laquelle 50% des individus exposés meurent. D’une façon
générale, on la DLx. La DL10 : permet de définir les limites entre toxicité
aigüe et toxicité subaigüe. La DL90 est généralement utilisée dans le
screening des pesticides.

 Concentration d’immobilisation moyenne (IC50) : c’est la concentration qui
inhibe la motricité dans 50% de la population testé. Ce paramètre est
couramment utilisé pour les invertébrés aquatiques.

 Le Knock down (Kd50) : c’est la concentration qui provoque une
incoordination motrice avec incapacité de vol chez 50% des insectes exposés.

 La concentration efficace moyenne (CE50) : c’est la concentration à laquelle
un critère de détermination de l’effet toxique autre que la mort des individus
est observé chez 50% des individus exposés après un temps d’exposition
normalisée.

 La durée d’exposition est de 24 à 48h dans les tests de toxicité aigüe (96h
dans les tests d’écotoxicologie aquatique).

 a-) 2ème méthode de détermination : la concentration du polluant est
maintenue constante

 Le temps létal moyen : c’est le temps théorique après lequel doivent périr 50%
des individus exposés à une dose déterminée et maintenue constante.

 III-2-2-3)- Les tests d’écotoxicité

 a-) Le but : c’est d’évaluer le degré de sensibilité (ou de résistance) à un toxique
donné chez les différentes espèces animales ou végétales via les différentes formes
d’intoxication (par inhalation, ingestion) et avec évaluation quantitative des principaux
effets létaux et sub-létaux..

 b-) Les principales mesures : ce sont les taux de mortalité et de natalité pour une
population donnée.

 c-) Les précautions préliminaires :
 - l’échantillon utilisé doit être spécifique, aussi homogène que possible, par sélection
d’individus de même sexe, de même âge et de même poids,
 - la technique d’exposition aux polluants doit assurer une normalisation des conditions
expérimentales durant toute la durée du test,
 - les données numériques utilisées et leur traitement statistique doivent être approprié.

 d-) L’utilisation des tests éco-toxicologiques (ou bio-essais ou bio-tests) :

 Définition bio-essais Les tests biologiques sont des procédures effectuées au laboratoire et
destinées à déterminer, à l’aide d’expérimentation sur divers types d’êtres vivants, les activités
biocides et/ou les particularités toxicologiques des substances chimiques.
 Critères d’homologation des bio-essais Les critères sont la simplicité, la sensibilité, la rapidité
d’exécution, la reproductibilité, la représentabilité des conditions naturelles ainsi que les couts
économiques les plus bas possibles.
 Catégories de bio-essais Il existe trois principales catégories :
 Les tests de létalité (toxicité aigüe), les tests de sublétalité (toxicité subaigüe) et les tests
chroniques (toxicité à long terme).

 Les tests létaux
 C’est une détermination de la CL50 à court terme (24 à 96 heures) sur des organismes de
référence (daphnies, rotifères, truitelles

 Exemples de tests létaux en milieu terrestre
 - test lombricien : il permet de rechercher une toxicité du polluant dans le sol (eisenia foetida).
 - test insecte : il permet de chercher une toxicité du polluant dans l’atmosphère.

 Exemples de tests létaux en milieu aquatique
 - test Poisson zèbre (Brackydanio rerio),
 - test truitelle (Oncorhynchus mykiss),
 - test daphnie (Daphnia magna)
 Les tests sub-létaux et à long terme

 Exemples de tests en milieu aquatique
 - test de croissance d’algues unicellulaires exposées à un polluant toxique, à une dilution
inférieure à celle provoquant la mortalité aigüe. On fait une numération au compteur ou au
photo spectromètre. Exemple d’espèce cible (Selenastrum capricornutum),
 - test d’inhibition d’activités biologiques comme l’inhibition de la bioluminescence
bactérienne (Vibrio fescheri),
 - test d’inhibition de la photosynthèse,
 - test de mobilité : truito-test (nage des truites), - test de motilité
bactérienne (Spirillum sp).
 Exemples de tests en milieu terrestre
 Tests macro-invertébrés de la pédofaune pour la toxicité de l’air ou du sol comme :
 - les mollusques gastéropodes pulmonés (Limace = Arion ater), et les escargots (Helix
adserpa) utilisé pour les bio-tests d’effets sur la reproduction,
 - les acariens corticoles pour les bio-tests d’aéropolluants,
 - les acariens de la litière des forêts (Platynothrus peltifer) pour les bio-tes+ts aux métaux
lourds.

 III-2-2-4)- les différents types d’effets toxiques
 Les effets toxiques sont de plusieurs types :
 • les neurotoxiques perturbent le fonctionnement ou le développement des cellules
nerveuses. La neurotoxicité est une forme courante de toxicité aiguë,
 • les reprotoxiques impactent sur les capacités dereproduction ou génèrent des effets
délétères sur la descendance,
 • les génotoxiques provoquent des dommages du patrimoine génétique (ADN). Lorsque
ces dommages à l’ADN deviennent héréditaires, on parle alors d’effets mutagènes,
 • les cancérigènes peuvent induire le développement d’un cancer ou augmenter sa
fréquence d’apparition,
 • les perturbateurs endocriniens interagissent avec l’activité hormonale des organismes
animaux
 en perturbant la formation, le transport sanguin, la diffusion, l’interaction avec les
récepteurs ou la métabolisation et l’excrétion des hormones,
 • les immunotoxiques provoquent une baisse de la protection immunitaire et rendent les
organismes plus sensibles aux infections microbiennes ou, au contraire, la stimulent
successivement et entraînent des manifestations allergiques.

 Lorsque des données fiables de toxicité sont disponibles, ce sont les résultats des essais
sur l’espèce la plus sensible à une substance qui déterminent la PNEC.

 III-3) Caractérisation du risque
 Cette phase consiste à intégrer les résultats obtenus lors de
l’analyse du polluant (exposition-effet) afin de parvenir à une
estimation de la nature et de l’ampleur du risque, puis d’interpréter le
risque estimé. Plusieurs méthodes sont utilisées pour estimer le
risque. Celle du quotient utilise l’indice du risque (IR).

 IR = valeur de caractérisation de l’exposition (PEC = Predicted


Environmental Concentration)/Valeur d’absence d’effet (PNEC =
Predicted No Effect Concentration)
 Si IR ≤ 1, le risque est dit acceptable. Le polluant peut être utilisé
aux valeurs observées sans risque pour les écosystèmes cibles. On
dit qu’il y a compatibilité.
 Si IR ≥ 1, le risque est dit inacceptable. L’utilisation du polluant aux
valeurs observées présente un
risque d’effets négatifs sur les écosystèmes cibles.
 B/ LA SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT
 La surveillance va s’appuyer sur trois notions : la bioaccumulation, les bio-indicateurs et les bio-marqueurs.

 I-) LA BIO-ACCUMULATION

 C’est l’accumulation par les organismes vivants de contaminants directement depuis le milieu ambiant
(bioconcentration) ou depuis leur nourriture (bio-magnification) jusqu’à des niveaux supérieurs à ceux de la
contamination du milieu physique

 Trois types de mesures pour trois informations complémentaires :
 • dans l’eau pour une image instantanée de la quantité totale de polluants présents dans le milieu,
 • dans les sols et les sédiments pour une accumulation à travers le temps et une intégration des sources de
variations,
 • dans les organismes pour une image de la fraction bio-disponible, potentiellement toxique.

 L’étude de la bioaccumulation des contaminants par les organismes marins présente un intérêt particulière
pour :
 • leur capacité de rétention et d’accumulation de micropolluants difficilement détectables directement dans
l’eau de mer,
 • leur intérêt dans le suivi spatial (gradients de pollution) et temporel de la contamination du milieu marin,
 • le suivi de la contamination de la chaîne alimentaire dont les applications se traduisent en terme de santé
publique mais également en terme d’impacts écologiques de la contamination du milieu.

 L’ensemble des composés toxiques (métaux lourds, organochlorés, PAH, etc.)
 peuvent être détectés chez la quasi totalité des organismes marins (bivalves,
algues, phanérogames, plancton, éponges, etc.) car ses derniers sont capables de
les bio-accumuler.

 I-1) Les bio-accumulateurs idéaux
 • des espèces opportunistes, tolérantes faces aux perturbations de
l'environnement.
 • sédentaires et abondants sur les sites à étudier.
 • faciles à récolter et à identifier.
 • Accumule et non pas régule les contaminants ;
 reflète les variations de la qualité chimique du milieu
 • Les végétaux : algues et phanérogames marines
 sources dissoutes de contaminants
 • Les invertébrés filtreurs : bivalves et spongiaires
 sources particulaires et dissoutes de contaminants
 • Les détritivores : vers polychètes et crustacés
 contaminants accumulés dans les sédiments
 II-) LES ESPÈCES BIO-INDICATRICES

 II-1-) Définition
 Organisme ou ensemble d’organismes qui, par référence à des
variables biochimiques, cytologiques, physiologiques, éthologiques
ou écologiques, permet, de façon pratique, de caractériser l’état
d’un écosystème et de mettre en évidence, aussi précocement que
possible, leurs modifications naturelles ou provoquées.

 II-2-) Rôles des bio-indicateurs :
 • détecter les perturbations de l’environnement marin,
 • mesurer les effets de cette perturbation,
 • apprécier les modifications des conditions environnementales
résultant de la prise de dispositions remédiatrices

 II-3-) Caractéristiques des bio-indicateurs idéals en écotoxicologie
 - Tous les individus de l’espèce bio-indicatrice devraient présenter une corrélation identique et
simple entre leur teneur en la substance polluante et la concentration moyenne de cette
substance dans le biotope ou l’alimentation quel que soit la localisation et les conditions
environnementales.

 - L’espèce devrait être capable d’accumuler le polluant sans être tuée ni même que sa
reproduction en soit perturbée par les niveaux maximum des polluants observés dans
l’environnement.
 L’espèce doit être sédentaire afin de s’assurer que les concentrations trouvées soient bien en
rapport avec la localisation géographique considérée.

 - L’espèce doit être abondante et sa distribution géographique étendue pour pouvoir comparer les
zones distinctes.
 - Les espèces à forte longévité sont préférables, car ça permet un échantillonnage sur plusieurs
classes d’âge pour observer les effets à long terme.

 - L’espèce doit être de taille suffisante pour avoir des tissus en quantité suffisante.
 - L’espèce doit être facile à échantillonner et suffisamment résistante pour l’amener au laboratoire
ce qui va permettre une étude de décontamination.

 Remarque : en réalité aucune espèce ne peut répondre à la totalité
de ces critères. Elle doit répondre au plus grand nombre possible

 II-4-) Facteurs influençant la fiabilité des bio-indicateurs :

 II-4-1) Facteurs intrinsèques
 Ce sont ceux qui sont propres à l’espèce et aux individus de cette
espèce :
 - taux d’accumulation (Ta) et taux d’excrétion (Te),
- état éco-physiologique des individus, -
caractéristiques démoécologiques de l’échantillon et le niveau
trophique des organismes, - interférence entre polluants et
leurs effets toxicologiques sur les espèces considérées.


 II-4-1-1) Taux d’accumulation et d’excrétion: le rapport Ta/Te est important
 Si Ta > Te, la concentration du polluant dans l’organisme est supérieure à sa
concentration dans le biotope. Ceci permet une indication des taux maximum
atteints par le polluant dans le biotope.

 Si Ta = Te, ceci permet une indication des taux réellement présents dans le
biotope.

 Si Ta < Te, la concentration du polluant dans l’organisme est inférieure à sa
concentration dans le biotope.
 Ce rapport (Ta/Te) est variable selon l’espèce indicatrice et les caractéristiques
du polluant.
 Exemples :
 - Pour les organochlorés comme le DDT (très persistants), Ta > Te,
 - Pour les organophosphorés comme le fenitrothion (peu persistants), Ta = Te .

 II-4-1-2) Conditions éco-physiologiques des bio-indicateurs
 Le taux d’accumulation varie en fonction des conditions éco-physiologiques
qui peuvent être :
 la variation de la prise alimentaire,
 la variation du statut reproducteur (maturation ou repos sexuel),
 la variation saisonnière du métabolisme et de la composition biochimique des
différents organes,
 l’augmentation avec l’âge et la taille des individus d’une espèce donnée,
 Il est nécessaire d’effectuer des prélèvements d’individus dans un même site à
différents moments d’un cycle annuel.

 II-4-1-3) Interaction physio-toxicologique des polluants
 Ce sont des effets (rares) de potentialisation ou d’antagonisme entre toxiques.

 II-4-2) Facteurs extrinsèques
 Ce sont la température, les précipitations, le pH et la salinité des eaux et des
sols.

 II-5-) Utilisation des bio-indicateurs

 Les bio-indicateurs doivent être utilisés pour :
 • émettre des signaux précoces de problèmes environnementaux,
 • identifier les relations de cause à effet entre les facteurs d’altération et les effets
biologiques,
 • évaluer l’état de stress global de l’environnement à travers différentes réponses
d’organismes indicateurs,
 • évaluer l’efficacité de mesures réparatrices sur la santé des systèmes biologiques.

 II-5-1-) Espèces bio-indicatrices en milieu aquatique

 II-5-1-1) Chez les macrophytes aquatiques, on note une forte aptitude des algues,
des bryophytes et des phanérogames à concentrer les éléments minéraux et
organiques.
 II-5-1-2) Les mollusques lamellibranches sont des excellents indicateurs des
contaminations des eaux continentales et marines. Les caractéristiques favorables à
leur emploi sont le caractère sédentaire, le cycle vital long et l’échantillonnage qualitatif
et quantitatif aisé.
 II-5-1-3) Les poissons :
 Ils sont utilisés à grande échelle pour le monitoring des PCB, des pesticides organochlorés et
des métaux lourds.
 Il y a bioaccumulation importante (105 à 10² fois la concentration dans l’eau) chez les espèces
prédatrices ou super-prédatrices.
 De nombreuses études en eau douce ont montré que la température de l’eau, la concentration
du polluant dans l’eau et le temps d’exposition sont importants dans le phénomène de bio-
accumulation.

 II-5-2-) Espèces bio-indicatrices en milieu terrestre :

 II-5-2-1) Les lichens
 Ils présentent une forte bioaccumulation des contaminants atmosphériques et constituent une
essentielle source de nutriments.
 Il y a une corrélation entre les teneurs en soufre des lichens et la distance des sources
d’émission.
 Ce sont des bio-indicateurs de contamination aux métaux lourds radioactifs et toxiques.
 Exemple : élévation de la teneur en plomb dans les lichens poussant aux abords des axes
routiers importants.
 II-5-2-2-) Les mousses
 Ce sont des excellents bio-indicateurs des pollutions atmosphériques. Ils permettent une étude
de contamination atmosphérique au plomb et des organochlorés.
 II-5-2-3) Les phanérogames
 Plantes à bulbes ou tubercules, ce sont d’excellents bio-indicateurs des pollutions
du sol. Exemple : la carotte et l’arachide sont des bio-
indicateurs des organochlorés. Ces phanérogames sont
aussi des bio-accumulateurs des métaux tels que le nickel et le cuivre.
 II-5-2-4-) Les invertébrés terrestres - Les annélides oligochètes
comme Eisenia permettent d’étudier les contaminations du sol en tout produit
chimique nouveau.
 - Les Oniscoïdes, crustacés isopodes sont des bio-indicateurs de contamination
aux métaux lourds (cadmium, Plomb).
 Exemple : forte bioaccumulation des organochlorés par Lombricus terrestris.

 II-5-2-5-) Les vertébrés terrestres
 - Les oiseaux ont une aptitude à accumuler des toxiques dans leur plumage ce
qui permet une étude de contamination par le cadmium et le Hg et ainsi évaluer la
contamination des espèces rurales.
 - Chez les mammifères on utilise les bois des cervidés pour l’étude des métaux
lourds dans les écosystèmes forestiers.
 II-3-) LES BIO-MARQUEURS

 II-3-1-) Définition
 Ce sont des paramètres dont le changement est observable et/ou mesurable au niveau moléculaire,
biochimique, cellulaire, physiologique ou comportemental, qui révèle l’exposition présente ou passée
 d’un individu à au moins un facteur de stress.
 On distingue généralement plusieurs types de bio-marqueurs :
 - le bio-marqueur d’exposition qui indique que le polluant présent dans le milieu a pénétré dans
l’organisme.
 Généralement, il est le résultat d’interactions avec des molécules naturelles ou des liquides
biologiques.
 - le bio-marqueur d’effet qui indique, qu’après avoir pénétré, le polluant s’est répandu dans les
différents tissus, en exerçant des effets toxiques ou non.

 II-3-2-) Utilisation des bio-marqueurs
 Les bio-marqueurs sont utilisés comme outil d’évaluation de la qualité de l’environnement pour :
 •estimer la distribution de substances potentiellement toxiques à la fois dans l’environnement et dans
les organismes vivants,
 •mettre en évidence des réponses des organismes à l’exposition à des contaminants,
 •établir des relations de cause à effet entre la présence des contaminants et les réponses biologiques,
 •évaluer les conséquences de la contamination des individus sur des niveaux d’organisation
biologiques plus élevés (populations, communautés), et finalement sur l’écosystème…….

 C/ EFFETS DES POLLUANTS SUR L’INTERACTION ENTRE LES INDIVIDUS
D’ESPÈCES DIFFÉRENTES

 I-) Modifications de la pression de la prédation :

 I-1-) 1 cause :
ère

 Anomalie du comportement de fuite d’une espèce proie sensible à un polluant donné ; ceci
entraine une baisse de la population proie.

 I-2-) 2 cause :
ème

 Raréfaction des prédateurs plus sensibles que les proies à un polluant donné ; ceci entraine
explosion de la population proie.

 I-3-) Exemple de perturbation de l’équilibre proie/prédateur : campagne lancée par
L’OMS à Bornéo pour éradiquer les moustiques par l’application du DDT.




 1 Phase
ère

 Grande sensibilité au DDT d’un hyménoptère (Sphecoïdea) prédateur de chenilles ;


 Pullulation extraordinaire des chenilles suite à l’absence de Sphecoïdea ;
 Effondrement des toits de chaume des habitations rurales dévorés par les chenilles.

 2 Phase
ème

 Augmentation des doses de DDT pour éliminer les mouches qui envahissaient les maisons
;
 Contamination des geckos par le DDT suite à l’ingestion de mouches contaminées ;

 3 Phase
ème

 Prédation accrue par les chats des geckos contaminés ;


 Mortalité massive des chats intoxiqués à leur tour par le DDT ;
 Prolifération des rats (porteur de la peste et destructeurs des réserves céréalières) suite à
la disparition des chats.

 4ème Phase
 Intervention du gouvernement de Bornéo en parachutant des chats dans la zone
afin d’éradiquer les chats.
 I-2-) Adaptation des populations aux polluants (tolérance et résistance)
 L’exposition au stress chimique va entrainer soit une modification physiologique (génétique par exemple),
soit une modification comportementale :

 I-2-1-) Les modifications physiologiques
 Elles s’observent à long terme avec adaptation de la population à la pollution des biotopes.

 I-2-2-) La réponse comportementale
 On peut observer un évitement du milieu pollué ce qui entraine une baisse de l’étendu de l’habitat occupé
par la population exposée. Ceci peut entrainer une augmentation de la sensibilité à des perturbations
extérieures.

 I-2-3-) La tolérance aux polluants
 La tolérance d’un polluant est le phénomène par lequel des espèces animales ou végétales peuvent
augmenter leur capacité à supporter des teneurs anormalement élevées de polluants dans l’air, le sol ou
l’eau.

 Exemples :
 la tolérance aux métaux lourds entraine des modifications génétiques rapides chez certaines espèces de
graminées, notamment Agristis tenuis qui devient tolérant au sol riche en cuivre, nickel, zinc et plomb qui
sont des phyto-toxiques.

 la tolérance des invertébrés marins, comme Nereis diversicolor, aux métaux lourds, notamment, face au
cuivre des estuaires.
 I-2-4-) La résistance aux polluants
 C’est le phénomène d’adaptation physiologique qui permet aux organismes exposés de supporter
des concentrations de toxiques bien supérieures à celles qui provoquent la mort des individus de
sensibilité normale.
 I-2-4-1-) Les règles d’apparition de la résistance
 - les gènes dominants de la résistance se répandent plus rapidement dans une population que les
gènes récessifs,
 - plus l’intervalle entre générations successives est court, plus l’apparition de la résistance est
rapide,
 - plus l’espèce est mobile, plus l’apparition de la résistance est lente.

 I-2-4-2-) Les mécanismes d’adaptation aux polluants lors des phénomènes de résistance :
 - changement des comportements, - baisse de la vitesse de
pénétration des toxiques (altération de la cuticule), - élévation de la vitesse de
dégradation et d’inactivation des toxiques, - insensibilité de la cellule cible au toxique.
 I-2-4-3-) La résistance aux insecticides
 C’est un phénomène largement répandu et constituant parfois un problème sérieux en agriculture
et en hygiène publique.
 L’utilisation quasi généralisée au niveau mondial de l’emploi des insecticides phytosanitaires a
entrainé l’augmentation rapide d’insectes et d’acariens résistants.
 La principale caractéristique de ce phénomène est l’augmentation très importante de la DL50 chez
les souches résistantes.

 I-2-4-4-) La résistance aux herbicides
 Le phénomène est apparu très tardivement que la résistance des insecticides. Cette
résistance peut être due à l’apparition des processus rapide de détoxication réduisant
l’inhibition de l’acéto-lactate synthétase ou de l’acétylcoenzyme A par exemple.
 I-2-4-5-) La résistance croisée
 C’est lorsqu’une population d’une espèce donnée résistante à une famille chimique
de substances biocides devient résistante à un autre groupe de toxiques sans avoir
jamais été en contact avec ces toxiques.

 I-2-4-6-) La résistance multi-xénobiotique :
 C’est la résistance de populations d’espèces données à des nombreux contaminants
appartenant à des groupes chimiques différents. Elle peut être due à la présence
d’un système de gènes dit MXR(Multi xenobiotic Resistance) de vaste spectre
d’action permettant de dégrader les polluants ou de réduire leur accumulation dans
les organismes exposés. Ce système MXR apparenté avec le système MDR (Multi
Drugs Resistance) comporte un ensemble de protéines de stress qui sont des
métallo-thio-protéines et des phospho-glycoprotéines.

GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

ADSORPTION : Statut physique d’un polluant. Fixation d’une substance à la


surface d’une particule par des liaisons faibles.

ALTERATIONS : Groupes de paramètres de même nature ou de même effet


permettant de décrire les types de dégradation de la qualité de l’eau

AMENDEMENT : apports permettant d’entretenir ou d’améliorer la structure du


sol, son activité biologique ou encore de contrôler son acidité. Les boues chaulées
sont des amendements dits “basiques”ou “calciques”car ils réduisent l’acidité du sol
et en améliorent sa structure. En outre, ils réduisent la battance des sols limoneux.
Les boues compostées sont des amendements dits “organiques”car ils améliorent les
propriétés biologiques, physiques et chimiques des sols. Ils entretiennent et corrigent
également la teneur du sol en humus.
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

ANALYSE MULTI-RESIDUS DE L’EAU : Recherche des constituants majeurs et


trace dans les eaux naturelles, d’un réseau d’adduction ou d’un effluent, ainsi que des
polluants éventuellement présents dans ce dernier. Elle fait appel à un vaste spectre de
techniques physico-chimiques en particulier la chromatographie, la spectrométrie, la
colorimétrie et la polarographie. (Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions
– F. RAMADE)

ANTAGONISME : Phénomène physiotoxicologique par lequel l’exposition simultanée


d’un organisme à deux toxiques différents se traduit par une neutralisation – ou à tout le
moins une atténuation – de la nocivité de l’une ou des deux substances concernées.
(Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

BIOACCUMULATION ou BIOCONCENTRATION : Phénomène par lequel des


êtres vivants absorbent des substances naturellement présentes dans leur biotope ou
polluantes et les accumulent dans leur organisme à des concentrations parfois
supérieures à celles auxquelles elles se rencontrent dans le milieu naturel. (Extrait du
dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

BCF : BioConcentration Factor.

BIODEGRADATION : Phénomène généralement lié à l’action de micro-organismes


des sols ou des eaux qui permettent la dégradation (minéralisation) – et en règle
générale – la neutralisation d’agents polluants dans les milieux terrestres ou aquatiques.
(Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

BIODISPONIBILITE : Etat physique (solubilisé ou adsorbé) ou chimique (complexé


ou ionisé) dans lequel se trouve un polluant et qui conditionne son écotoxicité. La
biodisponibilité joue un rôle très important dans la nocivité réelle d’un élément – métal
ou métalloïde contaminant les eaux ou les sols. (Extrait du précis d’écologie et du
dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

BIOESSAIS : Tests biologiques ou bio tests effectués en laboratoire. Ils ont pour objet
de déterminer à l’aide
d’expérimentations sur divers types d’êtres vivants la toxicité de substances chimiques.
(d’après F. RAMADE)
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

BIOINDICATEUR : Individu, espèce, ou population dont la présence, le comportement et


l’abondance peuvent permettre de caractériser la qualité des milieux. (Extrait de bio indicateurs et
bio marqueurs : des outils pour la surveillance du milieu aquatique – groupe chimie et écologie Paris
7)

BIOMARQUEUR : En réponse à une agression de type agent chimique, l’organisme mobilise son
système de défense basé sur la sécrétion d’enzymes chargées d’éliminer le toxique avant qu’il ne se
concentre dans l’organisme. Les bio marqueurs sont une mesure du niveau d’expression de ces
enzymes dans l’organisme, élevée, ou très basse, elle traduit une exposition à des agents polluants –
Ex. cytochrome P450.

BIOTOPE : Espace localisé où l’ensemble des facteurs physiques et chimiques de l’environnement


reste sensiblement constant. (Extrait du dictionnaire de l’Environnement – AFNOR)

BON ETAT” : Objectif fixé par la Directive Cadre Eau 2000/60/CE à atteindre pour les milieux
aquatiques avant 2015. Ce bon état correspond à la fois à un bon état physico-chimique et
écologique. Les textes de la Directive Cadre précisent pour différents types de paramètres
(nutriments, polluants synthétiques, phytoplancton, ichtyofaune (poisson),...) les niveaux de
satisfaction à atteindre.
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

BOUES RESIDUAIRES URBAINES ou BOUES DE STATION D’EPURATION :


Déchets organiques essentiellement constitués par des corps bactériens, résultant de
l’épuration des eaux usées domestiques. Elles contiennent de l’azote et du phosphore
valorisable en agriculture à condition qu’elles n’apportent pas de polluants organiques et
inorganiques. (Extrait du Larousse Agricole)

BRYOPHYTES : Mousses aquatiques. Du fait de leur pouvoir bioccumulateur de certaines


substances, elles sont utilisées pour connaître la pollution qui a transité dans le milieu durant
les 3 derniers mois. Elles accumulent parfaitement les métaux, les iodes.

CE 50 : Concentration Efficace 50 %. Concentration d’un polluant qui cause un effet toxique


donné chez 50 % des individus exposés après un temps d’exposition normalisé, par exemple
24 heures. (Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

CHAINE TROPHIQUE = chaîne alimentaire : terme désignant les relations trophiques qui
unissent les organismes de niveau trophique différent à l’intérieur d’une même communauté.
(Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

CI 50 : Concentration d’Inhibition 50 %. Il s’agit de la concentration d’un toxique qui, après un temps


donné d’action, par exemple 24 heures, provoque une inhibition d’activité (motrice ou autre) chez 50 %
des individus faisant l’objet du bio essai. (Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F.
RAMADE)

CL 50 : Concentration létale 50 %, c’est à dire la concentration d’un polluant toxique de l’air ou des eaux
provoquant 50 % de mortalité dans une population exposée à ce dernier. (Extrait du dictionnaire
encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

CONTAMINATION : Processus par lequel un biotope – et (ou) une population, voire une communauté
toute entière – se trouve exposé à un polluant chimique ou radioactif. (Extrait du dictionnaire
encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

DANGER : Propriété intrinsèque d’un agent chimique, biologique ou physique à générer un effet néfaste
ou indésirable. Le danger d’une substance est sa toxicité potentielle vis à vis des organismes. La toxicité
est évaluée par des tests en laboratoire (bio essais), ces tests donnent une concentration seuil au delà de
laquelle la substance est toxique.

DBO : Demande Biologique en Oxygène. Quantité d’oxygène nécessaire à l’action des bactéries aérobies
pour oxyder les matières organiques. Cette mesure se fait en général sur 5 jours, on parle alors de DBO5.
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

DCO : Demande Chimique en Oxygène. Quantité d’oxygène nécessaire pour oxyder les substances
organiques présentes dans les eaux naturelles ou polluées. Elle se mesure par oxydation de
l’échantillon au bichromate de potassium porté entre 140 et 150°C pendant deux heures. (Extrait du
dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

DECHETS : Au sens de l’article 1 de la loi du 15 juillet 1975, le déchet correspond à “tout résidu
d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit
ou plus généralement tout bien meuble abandonné, ou que son détenteur destine à l’abandon”

DTQD : DECHETS TOXIQUES EN QUANTITES DISPERSEES. Déchets dangereux (au sens du


décret 2002 – 540 du 18 avril 2002) produits par les PME-PMI, les Très Petites Entreprises (TPE),
les artisans, les commerçants, les établissements d’enseignements et de recherche, les laboratoires,
les hôpitaux et les cliniques…

DMS : DECHETS MENAGERS SPECIAUX. Déchets dangereux sont produits par les activités
quotidiennes des ménages (nettoyage, bricolage, jardinage, …)

DETOXIFICATION (MOLECULES DE) : Molécules produites par l’organisme afin d’excréter un


polluant d’origine exogène. Ex : cytochrome P450.
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

DILUTION : Phénomène par lequel un fluide se disperse dans un autre fluide de volume
beaucoup plus important. On parlera par exemple de la dilution d’un effluent pollué.
(Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

DL50 : Dose Létale 50%. Dose d’un toxique qui cause 50 % de mortalité dans une
population exposée au bout d’un temps donné. C’est donc en règle générale une mesure
de la toxicité aiguë qui s’évalue après un temps d’exposition de 24 h à 96 h selon l’espèce
considérée. (Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

ECOSYSTEME : Système dans lequel il existe des échanges cycliques de matières et


d’énergie dus aux interactions entre les différents organismes présents (biotope) et leur
environnement (biocénose). (Extrait du dictionnaire de l’Environnement – AFNOR)

ECOTOXICOLOGIE : Science qui étudie les effets toxiques sur les organismes vivants,
les voies de transfert et les interactions avec l’environnement des agents polluants
d’origine anthropique. (Extrait du précis d’écotoxicologie – F. RAMADE)
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

EFFLUENTS : Désigne de façon générale tout fluide émis par une source
de pollution, qu’il soit le fait de zones d’habitations ou d’installations
industrielles. (Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F.
RAMADE)

ELEMENTS TRACES : Eléments que l’on retrouve en quantité très faible.

EPANDAGE : Technique de fertilisation fondée sur la dispersion des eaux


usées d’origine domestique et des boues de station d’épuration sur des terres
cultivées. (Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F.
RAMADE)

.
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

EQUITOX : L’équitox est la quantité de toxicité qui, dans 1


m3 d’eau, immobilise, au bout de 24 heures, 50 % des daphnies
présentes (micro-crustacés d’eau douce). (Extrait du manuel de
la redevance de pollution industrielle – Agence de l’Eau RMC)

ERU : Excès de Risque Unitaire pour les effets cancérigènes.


L’ERU représente la probabilité supplémentaire qu’a un
individu de développer un effet s’il est exposé à la substance.
Une substance peut avoir des effets sans seuil différents selon la
voie d’exposition. Ainsi une substance ayant des effets sans
seuil pourra avoir une ERUo pour la voie orale différente de la
voie ERUi pour la voie respiratoire
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

ERI : Excès de Risque Individuel : Pour les substances ayant


des effets “ sans seuil ”, le risque s’exprime sous la forme d’un
Excès de Risque Individuel (ERI). Il s’agit de la probabilité
qu’a la cible de développer l’effet associé à la substance (par
exemple effet cancérogène) du fait de l’exposition considérée.
L’ERI est calculé pour chaque substance et chaque voie
d’exposition à partir de la Dose Journalière d’Exposition (DJE)
et de l’excès de risque unitaire (ERU). L’expression de l’ERI
est supposée linéaire pour les niveaux d’exposition et de risques
faibles :

ERI = DJE x ERUo pour la voie orale


GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

ERI = DJE x ERUi pour la voie respiratoire


Pour des niveaux d’exposition et de risques forts (probabilité
supérieure à 1 %), l’expression n’est plus linéaire : ERI = 1
– exp(- DJE x ERU)
Conformément aux recommandations du Ministère de
l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, il est
considéré que :
- Si l’excès de risque calculé (ERI) est supérieur à 10-4, le
risque sera considéré comme inacceptable,
- Si l’excès de risque calculé est inférieur à 10-5, le risque
sera considéré en général comme acceptable
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

EXPOSITION : L’exposition a une substance prend en compte


plusieurs facteurs, la voie d’administration (cutanée, inhalation …), la
durée d’exposition (continue, ponctuelle).

FERTILISANT ou ENGRAIS : produit capable de fournir aux


cultures des éléments nutritifs nécessaires à leur croissance et à leur
développement. En effet, les cultures ont besoin entre autres, d’eau et
de nutriments qu’elles prélèvent dans le sol : essentiellement l’azote, le
phosphore et le potassium. Certaines espèces nécessitent aussi du
souffre, du magnésium et du calcium. Enfin, les plantes ont besoin
d’oligo-éléments appelés ainsi car ils sont consommés en très faible
quantité bien qu’absolument indispensables : Fer , Manganèse, Cuivre,
Zinc, Bore, Molybdènes.
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

 ICPE : Installations Classées pour la Protection de


l’Environnement: Loi 76-663 “Installations classées” du
19/07/76. Ensemble des usines et autres installations
industrielles qui constituent d’importantes sources de
pollution pour l’atmosphère, les eaux, voire les sols,
ainsi que des nuisances et auxquelles sont associés des
risques pour la santé aussi bien pour les personnels qui
y travaillent que pour les populations vivant dans leur
voisinage. Appartiennent aussi aux installations classées
les établissements qui présentent un danger d’accident
grave (risques d’incendie ou d’explosion) pour leurs
personnels et pour les populations environnantes.
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

 Une législation complexe (qui remonte à la


Convention) a été établie pour ce type
d’établissement et concerne tant l’autorisation ou
l’extension d’installations déjà existantes que les
diverses mesures techniques requises pour
atténuer leur dangerosité pour l’homme et leur
impact sur les milieux naturels susceptibles de
recevoir leurs effluents. Les installations
nucléaires, qui ressortent d’une législation
particulière, ne sont pas administrativement
assujetties au régime des installations classées.
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

KOW : Koeficient Octanol/Water : Coefficient de partage


n-octanol-eau d’un composé organique. Ce coefficient
détermine le partage d’une substance entre l’eau et
l’octanol, ce qui est une estimation du partage de cette
substance entre l’eau et les tissus graisseux. Ce coefficient
donne une idée de la capacité d’une substance à se bio
accumuler.

LESSIVAGE : Action de l’eau qui entraîne toutes les


particules et substances présentent dans les sols lors de son
écoulement, suite à un orage par exemple.
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

MACROPOLLUANTS : substances organiques ou minérales


dont l’excès provoque une pollution soit :

endiminuant le taux d’oxygène dissous par leur dégradation


(matières organiques) ou en générant une eutrophisation du
milieu par leur consommation (sels nutritifs essentiellement
composés azotés et phosphorés),

- en causant une turbidité excessive (matières en suspension


susceptibles de gêner la respiration des organismes par
colmatage des branchies, comblement des frayères, asphyxie des
plantes…).
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

MATIERES INHIBITRICES (MI) : Désigne l’ensemble des polluants des eaux


– minéraux et organiques – ayant une toxicité suffisante pour inhiber le
développement et/ou l’activité des organismes aquatiques. (Extrait du dictionnaire
encyclopédique des pollutions F. RAMADE). L’unité de mesure est l’équitox (eq)
et le kilo équitox (Kéq ou ket). (voir définition)

MATIERES ORGANIQUES OU OXYDABLES (MO) : Désigne les matières


organiques (ensemble des substances d’origine biologique) et autres substances
oxydables contenues dans un effluent ou un biotope aquatique pollué. (Extrait du
dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

MES : Matières En Suspension. Particules solides en suspension dans l’eau brute.

METAUX LOURDS : Désigne l’ensemble des métaux toxiques de forte masse


atomique : plomb, mercure, zinc, cadmium…
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

METOX : Paramètres établis par les Agences de l’Eau, afin de percevoir les redevances de pollution.
Le METOX est calculé par la somme pondérée (exprimée en g/l) de huit métaux et métalloïdes,
affectés des coefficients de pondération liés aux différences de toxicité des éléments : mercure 50,
arsenic 10, plomb 10, cadmium 10, nickel 5, cuivre 5, chrome 1, zinc 1. (Extrait du dictionnaire
encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

MINERAUX (SELS MINERAUX) : Ensemble des sels inorganiques présents dans un biotope
terrestre ou aquatique c’est à dire selon le cas dans les sols, dans l’eau ou dans les sédiments
superficiels. (Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

MICROORGANISMES : Organismes de taille microscopique (bactéries et champignons


essentiellement) qui sont impliqués dans les processus de décomposition et de biodégradation.

MICROPOLLUANT : Polluant présent à faible concentration dans l’environnement. La plupart des


micropolluants ont des effets toxicologiques importants même s’ils sont présents à de très faibles
concentrations dans l’eau. (Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

MINÉRALISATION : Dégradation physique ou chimique d’une substance qui conduit à sa


simplification en substances minérales (H2O, CO2, CH4).
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

NAPHTA : Distillat de pétrole, intermédiaire entre l’essence et le kérosène.

NOEC : No Observe Effet Concentration. Concentration sans effet observé. Concentration


mesurée suite à des essais de toxicité chronique et pour laquelle aucun effet n’est observé. C’est
à dire que la substance ne présente pas de toxicité chronique en dessous de cette concentration.

OLIGOCHETES : Vers vivants dans les sédiments et utilisés pour connaître la qualité des
sédiments, voire une contamination du milieu par les micropolluants.

PEC : Prévisible Environnemental Concentration. Concentration prévisible dans


l’environnement. Concentration que l’on s’attend à trouver dans le milieu suite aux différents
apports.

PESTICIDES : Ce terme regroupe les herbicides, les insecticides, fongicides... Substances


chimiques minérales ou organiques de synthèse utilisées à vaste échelle contre les ravageurs des
cultures, les animaux nuisibles et les agents vecteurs d’affections parasitaires de l’homme et des
animaux domestiques (Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE).
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

PNEC : Prévisible Non Effect Concentration. Concentration sans effet prévisible sur
l’environnement. Concentration estimée à partir de tests de laboratoire et qui détermine un seuil au
dessus duquel la substance à un effet sur l’environnement.

POLLUTION DIFFUSE : Pollution non identifiée géographiquement dont les sources sont
nombreuses, difficilement identifiables et non localisables – Ex. pollution agricole suite à un orage.

POLLUTION DISPERSEE : Pollutions identifiées géographiquement dont les sources sont


nombreuses, identifiables et localisables – Ex. Déchets Toxiques en Quantités Dispersés. (DTQD)

POLLUTION PONCTUELLE : Pollution identifiée géographiquement qui a une source unique,


identifiable et localisable – Ex. rejet de station d’épuration.

POLLUTION : Introduction directe ou indirecte, par suite de l’activité humaine, de substances ou


de chaleur dans l’air, l’eau ou le sol, susceptibles de porter atteinte à la santé humaine ou à la qualité
des écosystèmes aquatiques ou des écosystèmes terrestres, qui entraînent des détériorations aux biens
matériels, une détérioration ou une entrave à l’agrément de l’environnement ou à d’autres utilisations
légitimes de ce dernier. (Directive Européenne 2000/60/CE du 23 octobre 2000)
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

PRODUITS PHYTOSANITAIRES : Terme utilisé par les agronomes pour


désigner les diverses matières actives des pesticides et leurs diverses formulations
utilisées contre les ravageurs et les plantes adventices des cultures (Extrait du
dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE).

QUALITE PHYSICO-CHIMIQUE DES EAUX : La qualité des eaux


correspond à un ensemble de critères physico-chimiques qui définit leur degré de
pureté et, en conséquence, leur aptitude aux divers usages alimentaires,
domestiques, agricoles ou industriels. (Extrait du dictionnaire encyclopédique des
pollutions – F. RAMADE)

RISQUE : Probabilité d’apparition d’un événement (maladie) pour un individu ou


dans une population pendant une période donnée (Lellouch, dictionnaire
d’épidémiologie). Le risque d’une substance donc est l’estimation du danger
qu’elle représente en fonction de l’exposition de l’individu cible.
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

SEDIMENTS : Particules solides qui se déposent au fond des cours d’eau dont le
courant est faible. Ils sont utilisés pour connaître la pollution historique. Ils stockent
des substances chimiques.

SEQ : Système d’Evaluation de la Qualité. Outil développé conjointement par le


Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable (MEDD) et les Agences de
l’Eau, pour définir le niveau de qualité des cours d’eau au travers de grilles
d’interprétations pour différents paramètres physico-chimiques (SEQ-Eau),
biologiques (SEQ-Bio) ou hydromorphologiques (SEQ-Physique).

SITE POLLUE : Site qui, du fait d’anciens dépôts de déchets ou d’infiltration de


substances polluantes, présente une pollution susceptible de provoquer une nuisance
ou un risque pérenne pour les personnes ou l’environnement.

SUBSTANCE ANTHROPIQUE : Toute substance produite et introduite dans


l’environnement par l’homme.
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

SUBSTANCES PRIORITAIRES : Ce sont des substances définies


par la Directive Européenne 2000/60/CE du 23 octobre 2000 (annexe
X) et dont il faut réduire progressivement les rejets, les émissions et
les pertes dans un délai de 20 ans. Parmi ces substances, certaines
sont identifiées comme dangereuses prioritaires. Pour ces dernières,
l’objectif fixé par la directive est un arrêt ou une suppression
progressive des rejets et des pertes dans un délai de 20 ans.

SYNERGIE : Augmentation de l’intensité d’un effet (chimique ou


biologique) par une substance, due à la présence d’une autre
substance ; l’effet combiné est supérieur aux effets cumulés des
substances. (Extrait du dictionnaire de l’Environnement – AFNOR)
GLOSSAIRE D’ECOTOXICOLOGIE

TEST DE TOXICITE : voir bioessais

TOXICITE : Particularité propre à diverses substances dont l’absorption a pour effet de perturber le métabolisme
des êtres vivants, provoquant des troubles physiologiques pouvant aller jusqu’à la mort des individus exposés. En
fonction de l’intensité et de la rapidité des effets, on distingue une toxicité aiguë, une toxicité subaiguë et une
toxicité à long terme encore dénommée toxicité chronique, résultant de l’exposition permanente à de faibles
concentrations d’un toxique. (Extrait du dictionnaire encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

TOXICOLOGIE : Science dont l’objet est l’étude des substances toxiques dans l’environnement de l’homme et
dans les populations et les individus exposés ainsi que des effets biologiques qui en résultent, en particulier au plan
pathologique pour notre espèce ainsi que pour l’ensemble des êtres vivants. (Extrait du dictionnaire
encyclopédique des pollutions – F. RAMADE)

TOXIQUES : Substances naturelles ou de synthèse, que l’homme introduit dans un biotope donné et dont elles
étaient absentes ou encore dont il modifie et augmente les teneurs lorsqu’elles sont spontanément présentes. Ces
substances présentent une nocivité pour les êtres vivants en provoquant une intoxication des organismes affectés
en perturbant telle ou telle fonction et pouvant entraîner la mort. (Extrait du dictionnaire encyclopédique des
pollutions – F. RAMADE).

TOXIQUE CUMULATIF : Substance qui s’accumule dans les tissus vivants (principalement les tissus adipeux).
Ses effets toxiques ne s’expriment que lorsque l’accumulation dans les tissus atteint un seuil (dose d’effets).

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