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Cours de Géologie I

Cours :
Géodynamique interne

Travaux pratiques:
Pétrographie

Evaluation du module
70% cours
30% Travaux pratiques
STRUCTURE INTERNE
DE LA TERRE
Structure interne de la Terre

solide
Plastique

Solide

liquide

solide

L'intérieur de la Terre est constitué d'une succession


de couches de propriétés physiques différentes
Noyau : 17% en volume
Manteau : 81 %
Ecorce ou croûte : 2 %
Structure interne de la Terre

discontinuité de Mohorovicic (moho),


marque un contraste de densité
entre la croûte terrestre et le manteau

discontinuité de Gutenberg, marque


un contraste important de densité entre
le manteau et le noyau
Structure interne de la Terre

 L'intérieur de la Terre a été établie à partir du


comportement des ondes sismiques lors des
tremblements de terre.

 Les sismologues Mohorovicic et Gutenberg ont


réussi à déterminer l'état et la densité des couches
par l'étude du comportement des ondes sismiques

 La vitesse de propagation des ondes


sismiques est fonction de l'état et de la densité
de la matière
Comment est déterminée la Structure
interne de la Terre ?

 Il existe deux grands domaines de propagations


des ondes :
 les ondes de surface qui se propagent à la
surface du globe
 les ondes de fond qui se propagent à l'intérieur
de la Terre

les ondes de compression ou ondes P, se propagent dans


les solides, liquides et gaz
les ondes de cisaillement ou ondes S, se propagent dans les
solides
la vitesse de propagation des ondes sismiques est proportionnelle
à la densité du matériel dans lequel elles se propagent
La structure interne de la Terre, ainsi que l'état et la densité de la matière,
ont été déduits de l'analyse du comportement des ondes sismiques

Solide/Liquide

Liquide/Solide
Solide/Plastique Solide liquide Solide
THEORIE
DE LA DERIVE
DES CONTINENTS
La dérive des continents ?

La dérive des continents est une théorie proposée au début


du 20ème siècle par le physicien-météorologue A. Wegener,
pour tenter d'expliquer la similitude dans le tracé
des côtes, par exemple, de part et d'autre de l'Atlantique.
Les fonds marins
Répartition des séismes
Répartition du volcanisme
Les Preuves de Wegener ?
1- Parallélisme des côtes

Parallélisme des lignes côtières entre l'Amérique du Sud et l'Afrique.


(constatation du météorologue Wegener depuis 1903)
- Parallélisme des côtes

La reconstitution de Wegener montre que toutes les masses continentales


ont été réunies en un seul mégacontinent : la Pangée
Répartition de certains fossiles

de part et d'autre de l'Atlantique, sur les continents actuels, existent


des fossiles de plantes et d'animaux terrestres datant de 240 à 260 Ma.
Répartition de certains fossiles

Ces organismes n'avaient pas la capacité de traverser un si large océan.


On doit donc concevoir qu'autrefois tous ces continents n'en formaient qu'un
seul
Répartition de certains fossiles

La distribution des espèces fossiles est, pour Wegener, un argument


préalable.
Il cite par exemple, un reptile, le MESOSAURUS, dont on retrouve les
traces au Brésil et en Afrique du Sud. Datés d’environ 280 millions
d’années, les fossiles sont distribués de part et d’autre de l’Atlantique.

Les fossiles de fougères GLOSSOPTERIS existent en Amérique du


Sud, en Afrique, en Inde, en Australie et en Antarctique.
Traces d’anciennes glaciations

certaines portions des continents actuels contiennent, des marques de


glaciation datant de 250 millions d'années, indiquant que ces portions de
continents ont été recouvertes par une calotte glaciaire.
 Il est improbable de trouver des glaciations sur des continents se trouvant
dans la zone tropicale (Afrique du sud et inde)
Traces d’anciennes glaciations

le pôle Sud était recouvert d'une calotte glaciaire et l'écoulement


de la glace se faisait en périphérie de la calotte
correspondance des structures géologiques

Concordance entre les structures géologiques à l'intérieur des continents :


Boucliers (2 Ga) et chaînes de montagnes (450 à 650 Ma).
Solution de Wegener
Solution de Wegener

Concordance entre chaînes de montagnes


(structures géologiques)
Solution de Wegener

Concordance entre chaînes de montagnes Concordance entre boucliers


(structures géologiques)
Les trois chaînes de montagnes, Appalaches (Est de l'Amérique du Nord),
Mauritanides (nord-ouest de l'Afrique) et Calédonides (Iles Britanniques,
Scandinavie), ne forment qu'une seule chaîne continue si on rapproche les continents à
la manière de Wegener
Age de formation : 470 et 350 Ma
Les contemporains de Wegener n'ont pas été convaincus
de cette proposition révolutionnaire de la dérive des
continents.
Le problème majeur, c'est qu'il ne proposait aucun
mécanisme pour expliquer la dérive.

Il démontrait bien que la répartition actuelle de certains


fossiles, de traces d'anciennes glaciations ou de certaines
structures géologiques soulevaient des questions
importantes auxquelles il fallait trouver des explications.
Il faut signaler que l'hypothèse de Wegener était une
hypothèse génératrice de sciences, parce que les questions
soulevées sont suffisamment sérieuses et fondées sur des faits
réels pour qu'on s'attaque à y répondre.

Il avait manqué à Wegener les données fondamentales sur


la structure interne de la Terre.
Mais il aura fallu attendre plus de 40 ans pour que les idées
de Wegener refassent surface et qu'on se mette à la
recherche du mécanisme de la dérive.
TECTONIQUE
DES PLAQUES
La lithosphère est composée de plusieurs plaques rigides
mobiles. Elle est constituée de 12 grandes plaques majeures
et de nombreuses petites plaques.
La Terre est une mosaïque de plaques
Rides Subduction

Faille
Les déformations de la lithosphère sont reliées aux forces internes de la terre.

Elles se traduisent par le découpage de la lithosphère en plaques rigides


qui bougent les unes par rapport aux autres.

Les mouvements se font selon 3 types de limites :


convergente, divergente & transformante
1- les Limites divergentes
Les rides médio-océaniques
et
les rifts continentaux
- Limites divergentes

La convection de l’asthénosphère produit, dans la lithosphère rigide, des


forces de tension qui font que les deux plaques divergent. Elle est le moteur qui
entraîne la lithosphère océanique de part et d'autre de la dorsale.
Entre ces deux plaques divergentes, la venue de magma crée de la nouvelle
croûte océanique.
- Limites divergentes

Tensions qui se traduisent par des failles d'effondrement et des fractures


ouvertes, ce qui forme un fossé d'effondrement qu'on appelle un rift océanique.
Le magma expulsé, cristallise et forme la nouvelle croûte océanique.
Comment se forme un rift ou une dorsale médio-
océanique?
Etape 1

L'accumulation de chaleur sous la plaque continentale cause une dilatation de la


matière qui conduit à un bombement de la lithosphère.
 Les forces de tension fracturent la lithosphère et amorcent le mouvement de
divergence.
 Le magma vient s'infiltrer dans les fissures causant par endroits un volcanisme
continental.
Etape 2

 La poursuite des tensions produit un étirement de la lithosphère et


effondrement en escalier (rift continental).
 Mise en place de volcans et d’épanchements de laves le long des
fractures.
Exemple : Grand Rift Africain en Afrique orientale.
Etape 3

 Le rift s'enfonce sous le niveau de la mer et les eaux marines envahissent


la vallée.
 La lithosphère continentale se déchire.
 Les deux bords s'éloignent progressivement l'un de l'autre.
 La formation de la première croûte océanique basaltique de part et d'autre
de la dorsale embryonnaire. Exemple : Mer rouge.
Etape 4

 L'étalement des fonds océaniques conduit à la formation d'un océan de


type Atlantique, avec sa dorsale bien individualisée, ses plaines abyssales et
ses plateaux continentaux correspondant à la marge de la croûte
continentale.
 Les dorsales océaniques constituent des zones importantes de dissipation
de la chaleur interne de la Terre.
Age de la lithosphère océanique
1- Les limites convergentes
Les zones de subduction
Les marges actives
imite convergente: a- c. océanique – c. océanique

Dans ce genre de collision, une des deux plaques (la plus dense,
généralement la plus vieille) s'enfonce sous l'autre pour former une zone de
subduction.
Exemple de la marge du Pacifique ouest
mite convergente: b- c. océanique – c. continental

La plaque océanique et les sédiments du plancher océanique s'enfoncent sous une
croûte continentale.
 Le magma expulsé forme une chaîne de volcans sur le continent (arc volcanique
continental).
 Les sédiments des fonds océaniques accumulés se concentre au niveau de la zone
de subduction pour former un prisme d'accrétion.
Exemple de la marge du Pacifique Est
limite convergente: c- c. continentale -- c.
continentale

 L'espace océanique se referme au fur et à mesure du rapprochement de deux


plaques continentales.
 Le matériel sédimentaire du plancher océanique, plus abondant près des continents,
et celui du prisme d'accrétion se concentrent de plus en plus: le prisme croît.
limite convergente c- c. continentale - c. continentale

Tout le matériel sédimentaire est comprimé et se soulève pour former une chaîne de
montagnes où les roches sont plissées et faillées.
Toutes les grandes chaînes de montagnes plissées ont été formées par ce
mécanisme. Exemple Himalaya
3- Les limites transformantes

Les zones de cisaillement


3- Failles transformantes
Les failles transformantes Permettent
d'accommoder les différences de vitesses de
déplacement entre les plaques et font le relais
entre des limites divergentes et convergentes
(elles transforment le mouvement entre
divergence et convergence).
3- Failles transformantes

Exemple : Faille de San Andreas en Californie.


elle assure le relais du mouvement entre
la limite divergente de la dorsale du Pacifique-Est,
la limite convergente de la plaque Juan de Fuca-Amérique du
Nord
la limite divergente de la dorsale de Juan de Fuca.
Résumé
Océan de type pacifique
Résumé

 Le moteur = mouvements de convection dans le


manteau, entraînant un flux de chaleur (fusion par
baisse de pression, désintégration des éléments
radioactifs)
 La concentration de la chaleur cause une fusion
partielle du manteau et une montée des matériaux en
fusion.
 L’expansion produit une dorsale médio-océanique
 L'écoulement de l'asthénosphère sous la lithosphère
rigide entraîne cette dernière avec elle.

Déchirure de la lithosphère et divergence de deux


plaques
 La croûte océanique ainsi produite voyage sur
une longue période.
 Elle vieillie, s’altère et s’engorge d’eau
 Elle devient très dense
 En conséquence, Elle s’enfonce sous une croûte
moins dense (continentale ou océanique).

Formation d’une zone de subduction


Le long d’une limite de plaque, les
vitesses de production du magma (le long
d’une dorsale océanique) ou celle de
l’enfoncement sous une autre croûte (le
long d’une zone de subduction) ne sont
pas les mêmes.

 La croûte océanique se fracture et des


failles transformantes s’installent pour
dissiper la différence de vitesses.
LES SEISMES
 Les séismes ou tremblements de terre constituent un phénomène géologique
qui terrorise les populations qui vivent dans certaines zones du globe.
 Lorsqu'un matériel rigide est soumis à des contraintes de cisaillement (forces):
 il va d'abord se déformer de manière élastique,
 puis, lorsqu'il aura atteint sa limite d'élasticité, il y aura rupture, en
dégageant de façon instantanée toute l'énergie qu'il a accumulé durant la
déformation élastique.
 C'est ce qui se passe lorsque la lithosphère est soumise à des
contraintes.
Rupture
 Sous l'effet des contraintes causées le plus souvent par le mouvement des
plaques tectoniques, la lithosphère accumule l'énergie.
 Dans certains endroits, la limite d'élasticité est atteinte, il se produit une
rupture qui se traduit par des failles.
 L'énergie brusquement dégagée le long de ces failles causent des séismes
(tremblements de terre).
 Si les contraintes se poursuivent dans cette même région, l'énergie va à
nouveau s'accumuler et la rupture conséquente se fera dans les plans de faille
déjà existants./.
Foyer (Hypocentre) le lieu dans le plan de faille où se produit
réellement le séisme
Epicentre désigne le point à la surface terrestre à la verticale du
foyer.
 Dans une région donnée, des séismes se
produiront à plusieurs reprises le long d'une même
faille, puisque cette dernière constitue un plan de
faiblesse dans la lithosphère.
 Les séismes ne se produisent que dans du matériel
rigide.
 Les séismes se produisent toujours dans la
lithosphère (rigide), jamais dans l'asthénosphère
qui est plastique.
Les ondes sismiques
Il existe deux grands types d'ondes émises par un
séisme :

les ondes de fond, qui se propagent à l'intérieur


de la terre :
les ondes P et les ondes S

les ondes de surface, qui ne se propagent qu'en


surface
les ondes de Love et les ondes de Rayleigh
une onde P en action !

Les ondes P sont des ondes de compression, se propagent


dans tous les états de la matière.
Les particules se déplacent selon un mouvement avant-arrière
dans la direction de la propagation de l'onde.
une onde S en action !

Les ondes S sont des ondes de cisaillement et se


propagent seulement dans les solides.
Les particules oscillent dans un plan vertical, à angle droit
par rapport à la direction de propagation de l'onde.
Les ondes L sont des ondes de cisaillement, comme
les ondes S, mais qui oscillent dans un plan horizontal
Les ondes R (de Rayleigh) sont assimilables à une
vague ;
les particules du sol se déplacent selon une ellipse, créant
une véritable vague qui affecte le sol lors des grands
tremblements de terre.
Les échelles de mesure
2 types d’échelles ont été utilisées :
Mercalli et Richter

- L’échelle d’intensité de Mercalli

Evalue les séismes et les classe selon


les dégâts observés.

Elle mesure l’intensité et l’étendue des


dégâts causés.

Les scientifiques considèrent que


l’échelle de Mercalli est plus
subjective que l’échelle de Richter.
Les échelles de mesure

L’échelle de magnitude de Richter

L’échelle de Richter a été élaborée


en 1935 en Californie par Charles
Richter et Beno Gutenberg.

La magnitude d'un séisme est calculée


à partir de l'amplitude du mouvement
vibratoire du sol.
Énergie dégagée au Foyer

Avec une progression arithmétique de la magnitude, l'énergie


dégagée au foyer croît de manière Exponentielle:
un séisme de magnitude 8, n'est pas 25% plus fort qu'un séisme
de magnitude 6, mais 1000 fois plus fort.
Mesure et localisation d’un séisme
Les ondes sismiques sont enregistrées en plusieurs endroits
du globe par des appareils qu'on nomme sismographes
Les ondes P se propagent plus rapidement que les ondes S.
Les sismologues s’intéressent au temps d’arrivée de la première
onde sismique pour déterminer l’épicentre
Localisation de l’épicentre
Pour connaître le lieu du
séisme à la surface de la terre,
il faut au moins trois
enregistrements.
Détermination de l'épicentre par la méthode des cercles

Il faut trois stations de mesure. Chacune


enregistre le temps d’arrivée des ondes P et S
On doit déterminer les distances d de chaque
station de l’épicentre.

temps d'arrivée de l'onde P: tp = t0 + (d/Vp)


temps d'arrivée de l'onde S: ts = t0 + (d/Vs)

d : distance épicentrale
t0 : temps origine
Vp: vitesse de l'onde P
Vs: vitesse de l'onde S
En faisant la différence entre les deux relations
précédentes,
ts - tp = d . ( 1/Vs -1/Vp).

On connaît à peu près les vitesses des ondes P et S


dans la croûte et on admet le plus souvent que
(1/Vs-1/Vp) = 1/8

d = 8 x (ts - tp)
Station 1

Station 2

Station 3
Station 1

Station 2

Station 3
Station 1

Station 2

Station 3
Station 1

Station 2
Epicentre

Station 3
Les risques des séismes

Destruction du bâtis
Déformation du paysage
Feu et accidents nucléaires
Tsunamis Népal
magnitude 7,8 et 7,3
Avril Mai
2015

Séisme de Haïti janvier


2010 Magnitude:7
Les risques des séismes
Destruction du bâtis
Déformation du paysage
Feu et accidents nucléaires
Tsunamis
Les risques des séismes
Destruction du bâtis
Déformation du paysage
Feu et accidents nucléaires
Tsunamis
Les risques des séismes
Destruction du bâtis
Déformation du paysage
Feu
Tsunamis
Qu’est-ce qu’un tsunami
Tsu « port »
nami « vague ».
Vague de port
 Un tsunami représente un déplacement rapide, d’une hauteur variable,
d’une importante masse d’eau, mise en mouvement par le déclanchement
d’un séisme.
 Le tsunami se propage à partir du lieu de la rupture, traversant l’océan à
une vitesse élevée 800 km/h.
 Au large, les tsunamis font rarement plus de 1 m de haut.
 En s’approchant des côtes, leur amplitude augmente : le mur d’eau peut
s’élever jusqu’à 30 m de haut./.
Tsunami
Tsunami et raz de marée : catastrophe consécutive à un séisme
Soulèvement du fond marin, suite au
séisme, engendre un gonflement de la
surface de l'océan. Ce gonflement donne
lieu à une vague de surface qui se déplace
de façon circulaire

La première vague de tsunami approche, il


se produit d'abord un retrait de la mer.

Première vague arrive

Un second retrait, puis une arrivée d’autre


vague et ainsi de suite
Tsunami en Asie du 25 décembre 2004
magnitude de plus de 9 degrés
sur l'échelle de Richter

La catastrophe qui a touché l’Asie le 25 décembre 2004 a été provoquée


par le plus violent séisme enregistré dans le monde depuis 40 ans.
 Les vagues ont été ressentis jusqu’aux côtes d’Afrique de l’est à plus de
6000 kilomètres.
 Le tsunami qui a frappé le sud-est asiatique a couvert plus de 2 200 km en
trois heures.
 Les vagues abordent les côtes à une vitesse de 30 à 40 km/h.
 La hauteur de cette masse d’eau de plusieurs centaines de kilomètres de
long est comprise entre 10 et 30 m./.
• Le séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku au Japon est un
tremblement de terre d'une magnitude 9,0, survenu au large des côtes
nord-est de l'île de Honshū le 11 mars 2011.

• Le tsunami a atteint la côte pacifique du Japon au bout de 10 minutes.

• Le séisme principal a engendré un tsunami avec des vagues


jusqu'à 15 mètres de hauteur et avec des pics
jusqu'à 39 mètres enregistrés à Miyako.
Localisation des séismes et
tectonique des plaques
Localisation des séismes et tectonique des plaques

12 grandes plaques sur Terre


Source : Kramer, Prentice Hall, 1996
les séismes se produisent surtout aux frontières des plaques lithosphériques
les séismes dans les zones de subduction

séismes superficiels se produisent en faible profondeur


(<10km) .
Les mêmes séismes se produisent dans les rides
médio-océaniques.

séismes intermédiaires se produisent en profondeur


de 10 à 100 Km au voisinage des limites convergentes
.

séismes profonds se produisent en grande profondeur


(jusqu’à 700Km) au voisinage des limites
convergentes.

Exemple la zone de convergence Kouriles-


Japon dans le nord-ouest du Pacifique
Plaque eurasienne Plaque pacifique

Là où les deux plaques lithosphériques rigides entrent en collision et se


courbent, les fractures dans la lithosphère produisent des séismes de faible
profondeur.

L'enfoncement de la plaque rigide dans l'asthénosphère plastique s’accompagne


de ruptures et fractures dans cette plaque, ce qui déclenche des séismes
intermédiaires et des séismes profonds.
La répartition des foyers des trois classes de séismes dans cette
plaque qui s'enfonce explique la répartition des épicentres en
surface.
Répartition des séismes dans la marge active péruvienne

Arequipa
Séisme de 8,1
Richter, 2001
répartition des séismes dans la dorsale médio-océanique

A la divergence de plaques, la lithosphère océanique dépasse


rarement les 10-15 km.
Les séismes sont superficiels.
Répartition des séismes intraplaques

Même si la grande majorité des séismes se situe aux frontières des plaques,
il existe d’autres activités sismiques intra plaque, c'est à dire à l'intérieur
même des plaques lithosphériques.
 Les séismes associés aux volcans sur les plaques océaniques.
 Les séismes intra plaques continentales.
Source : Lambert et al.,
Les tremblements de terre en France, 1997
Sismicité au Maroc

 Le séisme d’ElHoceima du 24 Fev. 2004 a une magnitude de 6° et a provoquée 600 Morts.


 Le séisme d’Agadir en 1960 a une magnitude de 5.7° et a causé 12000 morts et 25000 blessés.
Le détroit de Gibraltar est traversée par une limite de plaques lithosphériques

continentales transformantes : la plaque eurasienne au nord chevauche la

plaque africaine au sud avec un rapprochement de 1 cm/an environ.

Cette faille transformante génère des failles satellites (Faille Nekkor, El

Hoceima) responsable des séismes de la région.


ACTIVITES
VOLCANIQUES
&
TECTONIQUE
DES PLAQUES
Volcanisme dans les dorsales médio-océaniques

Il existe des volcans sous-marins tout le long des dorsales, particulièrement


dans le rift central, là où il se forme de la nouvelle lithosphère océanique.
Exemple : Islande, île volcanique coupée par la dorsale
océanique médio-atlantique nord et qui est formée
uniquement de volcans./.
L’Island coupée par la dorsale médio-
atlantique
Volcanisme des zones de subduction
 Le volcanisme, relié à l'enfoncement d'une plaque sous l'autre, va former
des chaînons de volcans.
 Selon qu'il s'agisse d'une convergence entre deux plaques océaniques, ou
entre une plaque océanique et une plaque continentale, la nature du
volcanisme diffère :
- Dans le cas où il y a convergence entre deux plaques océaniques,
 formation d’un arc insulaire (chaînon de volcans océan).
 Exemple: la Ceinture de feu dans le Pacifique Ouest et Nord.

- Dans le cas de convergence entre une plaque océanique et une


plaque continentale,
 formation d’un arc continental (chaînon de volcans continental).
 Exemple de la marge active Est du Pacifique (Chaîne des
Cascades)./.
Croûte co-co Arc insulaire
CROÛTE CO-CC MARGE ACTIVE CONTIN.
Dans les marges actives
la plaque de Juan de Fuca plonge sous la plaque nord américaine,
donnant ainsi naissance aux volcans de la Chaîne des Cascades.
Naissance de la chaine des Andes sur une zone
de subduction
VOLCANISME DE POINT CHAUD
Le volcanisme de point chaud est un volcanisme intraplaque, qu'on
retrouve principalement, mais pas exclusivement, sur les plaques
océaniques.
Il provient d’une concentration locale de la chaleur qui provoque une
fusion partielle du manteau.

Exemple de ce type de volcanisme : îles de Hawaii


Si une plaque lithosphérique se déplace au-dessus d'un point chaud (zone de
subduction) qui fonctionne sporadiquement, il se construit un chaînon de volcans.
Les volcans les plus vieux se situent à l'extrémité du chaînon, alors que les plus
jeunes se situent à proximité du point chaud.

Ce volcanisme est un indicateur de déplacement de la lithosphère océanique.


Exemple : chaînon des îles Hawaii
Les volcans
Un volcan est un relief formé par l’accumulation de roches volcaniques issues du magma. Les
produits de l’activité volcanique sont en générale les laves et des gaz.
Les volcans effusifs dénommés également « volcans rouges »
Cette catégorie de volcans se caractérise par l’émission d’abondantes coulées de
lave qui s’étalent autour du cratère sur de vastes surfaces étant donné la fluidité du
magma mis en jeu: forme aplatie du cône volcanique.
volcans explosifs ou « volcans gris »
Ce type de volcans émet des laves pâteuses formant un bouchon qui obstrue le cratère étant donné la forte viscosité du magma mis en jeu (dôme de lave).
Les gaz s’accumulent alors et exercent une pression intense qui, lorsqu’elle se libère, produit de violentes explosions et de grandes quantités de tephras
FORMATION DE
CHAINE DE MONTAGNE
(OROGENESE)
Sur la marge continentale passive, comme par exemple celle
de l'Atlantique actuelle, s'accumule sur le plateau continental et
à la marge du continent un prisme de sédiments provenant de
l'érosion du continent.

En s'éloignant de plus en plus de la zone de divergence, la


lithosphère devient de plus en plus dense
Sous la poussée du tapis roulant et l'augmentation de la densité,
cette lithosphère se fracture et une partie s'enfonce sous l'autre

On passe d'une situation de marge passive à une situation de


marge continentale active. Au large du continent, il se forme un arc
volcanique insulaire.

Le chevauchement progressif de la plaque océanique sur ce qui reste


de plaque océanique du côté continental concentre le matériel qui se
trouve sur les fonds océaniques pour former un prisme d'accrétion qui
croît à mesure de la fermeture entre l'arc volcanique et le continent
La collision entre l'arc volcanique et le continent crée un chevauchement
important de tout le matériel du prisme d'accrétion sur la marge continentale.
L'activité ignée cesse et de grandes masses de roches ignées (en rouge)
peuvent rester coincées dans la lithosphère.
la poursuite du mouvement concentre encore plus de matériel et forme
une chaîne déformée que l'on qualifie de chaîne de montagnes immature

La marge de cette chaîne immature peut se transformer en une nouvelle


zone active (subduction), ce qui permet à la collision de se poursuivre et
instaure du volcanisme d'arc continental sur la nouvelle chaîne.

Un exemple de cette dernière situation est la Cordillère des Andes, reliée à la collision
de la plaque océanique de Nazca et la partie continentale de la plaque de l'Amérique du Sud
chaîne de montagnes mature

 La chaîne de montagnes mature est formée par la collision entre deux


plaques continentales
 Le rapprochement des 2 plaques continentales conduit à la formation d’un prisme
d’accrétion qui croît progressivement
Exemple : Himalayas
(collision entre l’Inde et l’Asie

 Avec la collision des deux plaques et la cessation du mouvement,


la chaîne a atteint sa hauteur maximum et acquis ses caractéristiques
 Il y aura une zone de roches non déformées à côté des roches déformées
de la chaîne, parfois de façon symétrique de part et d'autre de la chaîne
PALEOMAGNETISME
Paléomagnétisme
La compréhension du magnétisme terrestre a constitué un pas
très important dans la formulation de la théorie de la tectonique
des plaques.

Trois aspects du magnétisme retiennent l'attention :

La protection de la vie sur terre

Le paléomagnétisme et les inversions du magnétisme


terrestre.

La découverte de bandes d'anomalies magnétiques sur les


planchers océaniques parallèles aux dorsales est venue
cautionner la théorie de l'étalement des fonds océaniques
Magnétisme ?

La terre agit comme un dipôle magnétique, ou encore comme un aimant.


 Les lignes de forces magnétiques établissent tout autour de la planète un
champ magnétique terrestre.
 C'est la raison pour laquelle l'aiguille d'une boussole s'aligne
automatiquement selon les lignes de force, dans une direction nord-sud.
Genèse du champ magnétique terrestre

Les lignes du champ magnétique sont orientées du pôle Nord au pôle Sud.
L’activité du champ magnétique terrestre est limitée à une sphère, d’environ 10 fois le rayon de la Terre: la magnétosphère.
Le champ magnétique forme un bouclier contre les vents
solaires fortement ionisés qui peuvent détruire la vie sur terre
Les particules issues du soleil, comme les protons et les électrons,
sont chargées électriquement et nous atteignent avec des vitesses de
300 à 800 km/s. En parvenant dans le champ magnétique terrestre,
ces particules électrisées décrivent des hélices qui s’enroulent autour
des lignes de champs : elles sont piégées par le champ magnétique.
Ces phénomènes électriques de la magnétosphère sont d’ailleurs
observables au voisinage des pôles : il s’agit des aurores polaires.
Paléomagnétisme
 Possibilité de calculer la direction et l'intensité du
champ magnétique en tout point de la surface du
globe par un magnétomètre.
Ce champ magnétique terrestre peut varier au cours
du temps. Il est dit:
- normal quand il est orienté dans le sens actuel
- inverse quand il est orienté en sens inverse.

 Anomalie = différence entre l’intensité mesurée en


un lieu donné et l’intensité théorique :
Anomalie positive (champ réel > champ théorique)
Anomalie négative (champ réel < champ théorique)
Nord magnétique et Nord géographique
Des roches de même âge mais prélevées sur des continents différents pointent des
paléopôles différents.

En partant de l'hypothèse que le pôle magnétique a toujours été proche du pôle


géographique, on en déduit que ce sont les continents se trouvant au dessus
des paléopôles qui ont migré : la théorie du déplacement des plaques est
confirmée.
Inversion du champ magnétique
Avant l'inversion, les lignes de force du
champ magnétique s'élèvent au-dessus du
pôle magnétique nord, s'incurvent autour de
la Terre et plongent dans le pôle magnétique
sud. La zone de transition dure environ 1000
ans. Le champ magnétique se rétablit ensuite
avec une inversion des polarités.

Inversion du champ magnétique terrestre au


cours d’une période donnée.
Paléomagnétisme

Les laves possèdent une "mémoire magnétique!!!


Le physicien Macedonio Melloni (1853) découvre que chaque
roche volcanique possède sa propre aimantation.
L’aimantation a été acquise lors du refroidissement de la lave qui
enregistre le champ magnétique terrestre de l'époque.

on peut déterminer la position des pôles magnétiques pour


diverses périodes géologiques à partir de roches dont
l'âge est connu
Magnétisation des roches

Etat paramagnétique des minéraux


ferromagnétiques
Ce ne sont pas les minéraux
eux-mêmes qui s'orientent
dans le champ magnétique,
mais leurs atomes ou
électrons
Magnétisation des roches
Position du pôle nord magnétique à travers les temps géologique ?
Paléomagnétisme
Position du pôle nord magnétique à travers les temps géologique ?

Mesures du paléomagnétisme sur


des échantillons datant de
l'Éocène au Cambrien, prélevés
sur le continent européen

Trajectoire établie à partir


d'échantillons datant de l'Éocène
au Silurien, prélevés sur le
continent nord-américain

Trajectoire établie à partir


d'échantillons datant de l'Éocène
au Jurassique, prélevés en Inde

E=Éocène (50 Ma); J=Jurassique (175 Ma); T=Trias (225 Ma); P=Permien (260 Ma); Ca=Carbonifère (320 Ma); S=Silurien (420 Ma); Cb=Cambrien (530 Ma)
Paléomagnétisme

 les trois trajectoires ne coïncident pas; il devrait pourtant n'y


avoir qu'une seule trajectoire puisqu'il n'y a qu'un seul pôle
nord magnétique terrestre,

 plus on recule dans le temps, plus le pôle magnétique


s'éloigne du pôle géographique

 Il y a eu des dérives continentales plus anciennes.

 Aujourd'hui, grâce à la théorie de la tectonique des plaques,


on sait que les continents ont bougé tout au long de l'histoire
géologique, et le paléomagnétisme est utilisé comme outil de
base pour reconstituer la position des continents aux diverses
époques géologiques./.
Paléomagnétisme

les laves ont une mémoire magnétique.


certaines montrent des inversions du magnétisme
(que le dipôle Nord-Sud a été à certaines époques Sud-Nord).

Existence d’un dynamo centrale située dans le


noyau terrestre.

Les inversions épisodiques du champ magnétique sont dû


à la rotation du noyau terrestre.
Paléomagnétisme
Utilisation des inversions du champ magnétique terrestre
pour construire une échelle magnétostratigraphique
Paléomagnétisme
Exemple d’echelle magnétostratigraphique
Paléomagnétisme
Anomalies magnétiques des planchers océaniques

Lors des premières phases de l'exploration des fonds océaniques, les relevés de
l'intensité du champ magnétique à l'aide d'un magnétomètre tiré par un bateau
avaient montré l'existence, sur ces fonds, d'une alternance de bandes parallèles
de magnétisme faible (polarité inverse) et de magnétisme élevé (polarité normale)
Paléomagnétisme

Comment se construit dans le temps un plancher


océanique constitué de bandes parallèles, de polarités
magnétiques alternant entre bandes normales et inverses
et symétriques de part et d’autre d’une dorsale ?
Paléomagnétisme

Polarité inverse
Paléomagnétisme

Polarité normale
Paléomagnétisme

Polarité inverse
Paléomagnétisme

Polarité normale
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