HYGIENE, SECURITE ET
SANTE AU TRAVAIL
Pr Olivier Kahola Tabu
Docteur en Sociologie de l’ULB
Introduction générale
• Avec la montée exponentielle de
nouvelles technologies, il s’observe des
contraintes de rythme, une
intensification croissante du travail, et
une montée des contraintes marchandes
internes ou externes à l’entreprise
supportées par les salariés.
Introduction générale
• Le manager est celui qui gère trois dimensions au sein de
l’entreprise.
• Sur le plan économique, il minimise les coûts liés aux
accidents du travail, aux maladies professionnelles et les
arrêts de travail ;
• Sur le plan social, il doit améliorer le dialogue social, de
la communication interne, de l'image de l'entreprise et sa
pérennité;
• Sur le plan environnemental, il permet que les
travailleurs prestent dans de bonnes conditions et dans
un environnement sain.
• L’Hygiène, la Santé et la Sécurité au Travail
tiennent aujourd’hui une place de plus en plus
prépondérante dans la stratégie et le
management de l’entreprise, car au-delà du
drame humain et social qu’occasionnent un
accident du travail (AT) ou une maladie
professionnelle (MP), les impacts
économiques et juridiques sont souvent non
négligeables.
• Les entreprises veillent à cette trilogie pour des
raisons évidentes :
• Il y a d’abord l’application plus stricte de la
réglementation (code du travail) ;
• La préservation de l’intégrité physique des
travailleurs, de leur sécurité et de la protection de
l’environnement relève de la responsabilité du
chef d’entreprise.
• La maîtrise de cette trilogie permet de réduire les
risques d’accidents, les nuisances de
l’environnement (la population, l’eau, le sol, la
faune et la flore).
• Manager une organisation implique l’adoption
de diverses stratégies qui visent à améliorer la
performance sociale et économique des
entreprises grâce à une meilleure maîtrise des
risques professionnels et une culture de
prévention.
• Un manager doit avoir une vision prospective
d’évaluer les risques professionnels afin de
réduire les accidents du travail, les maladies
professionnelles et d’améliorer les conditions
de travail.
Pourquoi cet enseignement en SEM?
• Il y a une tension particulière entre santé et sécurité au travail.
D’un coté l’objectif de prévention de la santé et sécurité au travail
est incontestable du point de vue de l’organisation, ne serait ce
qu’en vertu du développement récent de la responsabilité sociale
de l’entreprise.
• De l’autre, les actions de prévention contrarient les logiques
productives.
• Consacrer du temps, de l’énergie et de l’argent à prévenir, c’est
accepter d’en consacrer moins à la production ou à la
commercialisation.
• La santé et sécurité au travail peut alors être négligée… sauf si,
dans une logique strictement financière, elle apporte la
démonstration de sa rentabilité immédiate ».
Objectif général
• Cet enseignement vise à connaître les
principaux dangers à la santé et à la sécurité
qui guettent les travailleurs ainsi que les
moyens de les éliminer, sinon de les contrôler.
Objectifs secondaires
• Mettre en œuvre des actions destinées à transformer et
améliorer les conditions de vie des salariés ;
• se référer aux bases légales qui réglementent les questions de
santé et sécurité au travail ;
• Repérer les dangers les plus évidents ;
• Contribuer à appliquer les mesures de prévention adéquates
de santé et sécurité au travail adapté à l’entreprise ;
• Procéder par la définition des responsabilités par un dialogue ;
• Faire un état des lieux le plus proche du fonctionnement réel
de l’entreprise.
Méthodologie d’enseignement
• Cet enseignement repose sur une
méthodologie interactive. L’étudiant doit
participer activement à l’animation de
l’enseignement par des interventions
pertinentes.
Évaluation des étudiants
• Les étudiants sont évalués de manière continue;
• Travaux dirigés à la fin de la séance;
• Une interrogation (quatre questions seront posées à chaque fois);
• Travail pratique à réaliser dans une entreprise pour évaluer
l’implémentation de la digitalisation et la place de l’ergonomie;
• un examen (à choix multiple, 25 questions).
Vision globale du cours
• L’enseignement gravitera autour de la trilogie
(Hygiène, sécurité et santé au travail) afin de
l’objectif de prévention de la santé et sécurité
au travail est incontestable du point de vue de
l’organisation, ne serait ce qu’en vertu du
développement récent de la responsabilité
sociale de l’entreprise.
Hygiène Sécurité
des normes de vie, la protection des
des méthodes et travailleurs
des mesures
individuelles et Travail contre les
accidents du
collectives travail et les
destinées à maladies
prévenir la professionnelles.
maladie
Capitalisme, respect et maximisation
des profits
Ossature du cours
Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3
Généralités sur Travail, Risques au
la sécurité au qualification et travail
travail respect
Chapitre 5 Chapitre 4
Stratégies managériales Travail et capitalisme
sur la sécurité au travail
Chapitre 1 Généralités sur la
sécurité au travail
Qu’est-ce que le travail?
• Le travail peut être rémunéré ou non, et il est un besoin
fondamental chez tout être humain qui doit accomplir
quelque chose pour devenir quelqu’un.
• Pour Hoyt, donne quatre mots clés dans la définition du
terme «travail»:
• conscient (la personne doit choisir de s’engager dans
l’activité);
• effort (un certain degré de difficulté est requis pour réaliser
la tâche);
• productivité (quelque résultat utile doit être attendu);
• bénéfice (l’effort doit avoir pour but d’aider et non de nuire à
la société).
Le travail Du latin: trepalium ou
tripalium
Tripalis (outil qui servait à immobiliser les
bœufs ou les chevaux pour mieux les ferrer)
Instrument de torture
Punition infligée par Dieu après
qu’Adam ait péché (Moyen-âge)
Torture, pénibilité,
pénitence, douleur, absence
de liberté
Au sens sociologique et anthropologique
1. Le philosophe André Gorz, le travail est l’activité par
laquelle les humains façonnent et transforment leur
milieu de vie;
2. Karl Marx, c’est l’exploitation de l’homme par
l’homme;
3. Friedmann et Naville, le travail est un comportement
essentiellement humain. Ces auteurs dégagent deux
principales caractéristiques: L’utilité et la lutte contre
la nature
Caractéristiques du travail
1. L’utilité : la valeur des produits qu’elle crée. Le but de
produire des richesses ou des services;
2. La lutte contre la nature : le travail consiste avant tout
à fabriquer ainsi qu’à organiser la lutte contre la
nature dans un cadre société;
3. Marx met un lien avec le travail. Pour lui, la nature
est transformée par l’homme, grâce à la technique,
au moyen de travail et cette nature modifiée réagit
ensuite sur l’homme en le modifiant lui aussi.
Distinction entre travail et activités humaines
Friedmann et Naville estiment que le terme:
Le travail sous-entend un ressenti de
contrainte; il peut être une action lorsqu’il
dépend d’un domaine librement consenti,
comme un artiste réalisant une œuvre;
Les activités humaines sont libres.
1. L’activité de travail peut engendrer des effets
positifs, comme négatifs sur la personnalité;
2. Karl Marx avait parlé d’exploitation et d’aliénation
humaines, c’est-à-dire tout travail ressenti comme
quelque chose d’étranger par celui qui l’accomplit
serait alors un travail « aliéné ».
Quelques apports définitionnels
• En sociologie, le travail salarié est l'ensemble des
activités humaines réalisées dans la contrainte. La
personne qui produit le bien ou le service, ne
possède pas les moyens de production et vend sa
force de travail contre un salaire
• Le travail indépendant: la personne qui produit le
bien ou le service, possède les moyens de
production;
• L'emploi: est une occupation rémunérée. L'emploi
est un concept plus large que le salariat dans la
mesure où il recouvre aussi la fonction publique et les
professions indépendantes.
Hygiène
1. Le mot hygiène dérive du nom de la déesse grecque
Hygie (qui contribue à la santé), qui était la déesse de
la santé et de la propreté.
2. Hygiène, c'est une discipline médicale qui s'intéresse
aux relations entre l'homme et son environnement
dans l'objectif de l'obtention du meilleur état de santé
possible.
3. L’hygiène est l’ensemble des normes de vie, des
méthodes et des mesures individuelles et collectives
destinées à prévenir la maladie, à maintenir l’homme
en bon état de santé et à retarder l’apparition de
vieillesse.
L’hygiène et les trois objectifs (opérationnel,
stratégique et tactique)
Opérationnel :
Garantir la santé des personnes au travail.
Stratégiques :
Identifier les agressions du milieu industriel envers l’individu.
Déceler (découvrir) les risques nouveaux et émergeants.
Évaluer les risques qui en résultent pour l’individu..
Recommander les actions de protection.
Vérifier l’efficacité des actions entreprises en les corrigeant
éventuellement.
Contrôler l’impact sur le plan biologique et physique des
mesures appliquées.
L’hygiène et les trois objectifs (opérationnel,
stratégique et tactique)
Tactiques :
Informer de la nature, de l’importance et des effets des
risques.
Faire connaitre les moyens de les maîtriser.
Entrainer l’implication personnelle de chacune des
personnes au travail
Sécurité
1. « La sécurité est un état où les dangers et les
conditions pouvant provoquer des dommages
d'ordre physique, psychologique ou matériel sont
contrôlés de manière à préserver la santé et le bien-
être des individus et de la communauté.
2. La sécurité est la science de la gestion des risques
aigus (accidents)
3. L'atteinte d'un niveau de sécurité optimal nécessite
qu’il y a:
un climat de cohésion, de paix sociale et d’équité
protégeant les droits et libertés;
le contrôle des dangers présents dans
l'environnement;
le respect entre les individus de leurs valeurs et de
leur intégrité physique, psychologique et matérielle
l’accès à des moyens efficaces de prise en charge et
de réhabilitation.
Sécurité du travail
1. Selon veil (2012), l’on entend par la protection
des travailleurs contre les accidents du travail
et les maladies professionnelles
2. C’est quoi alors les accidents de travail ?
Ce sont les dangers (désigne une situation matérielle
comportant un potentiel d’atteinte à l’intégrité
physique des personnes, des dommages pour les
biens ou l’environnement ou d’une combinaison de
ces atteintes) et les risques (c’est la mesure du
danger)
1. La plupart des activités industrielles et de
services requièrent toujours un mélange de
travail présentiel et de travail en ligne;
2. Le travail virtuel tend à s’imposer aujourd’hui
comme un nouveau modèle, voire une nouvelle
norme, reléguant au second plan le modèle du
travail salarié au sein d’une entreprise (Gérard
Valenduc et Patricia Vendramin, 2016, 10).
1. Les nouvelles opportunités offertes par les
objets communicants, les robots autonomes et
les machines apprenantes renforcent et
accélèrent une sorte de l’informatisation
parfois au détriment des humains.
2. Une tâche qui pourrait être accomplie par
plusieurs hommes, est désormais exécutée par
une machine, et dans un temps record.
1. La digitalisation ne va pas changer la place
centrale que le travail occupe dans la
construction des identités individuelles et
collectives, ni la reconnaissance sociale que
procure le travail.
2. Cependant, la digitalisation bouleverse certains
fondements du travail, notamment les liens de
sociabilité qui s’y tissent et les repères de
temps et de lieu qui lui donnent sa place.
Travail Dirigé n°1
1. Pourquoi la démarche interactive
n’est pas appréciée dans le cadre de
cet enseignement?
2. Relevez le point de désaccord majeur
entre Karl Marx, Friedmann et
Naville dans leur conception du
travail?
CHAPITRE 3
TRAVAIL, QUALIFICATIONS ET RESPECT
Qualifications
Rareté du Travail salarié
travail salarié ou emploi
Respect
1. Le travail est une libération pour l’homme
qui marque son indépendance dans la vie
quotidienne.
2. « Le travail est aussi l’engagement d’un
sujet dans une activité qui lui apporte des
satisfactions intrinsèques, du plaisir, du
bonheur, un sentiment d’épanouissement
et de liberté ; à l’opposé, il lui donne le
sentiment d’être aliéné, détruit, usé
même quand il est bien payé et occupe
une position considérée comme
convenable " (Dubet, 2006 : 129).
RESPECT ET DEPROFESSIONNALISATION
Le respect devient une valeur intrinsèque
dans les interactions avec autrui, et en
même temps, elle érige des mécanismes qui
dépouillent l’homme de son travail.
1. La mondialisation est basée sur la propriété
privée des richesses économiques et sur la loi
du profit maximum,
2. Chaque multinationale est obligée, si elle
veut survivre d’éliminer des concurrents.
C’est en cela que l’on devient le plus fort.
3. Et cette loi veut que l’entrepreneur qui a le
plus d’ouvriers les licencie. En dépossédant
les ouvriers de leur travail ou en faisant faire
le même travail par moins d’ouvriers. Cet
entrepreneur là, gagne la guerre
économique, il est alors un bon capitaliste
car son action grimpe" (Collon, 2005 : 13-14).
Cette réalité soulève une série des questions:
quelle est la place que la société moderne
accorde au respect de la dignité
humaine face à l’accroissement des
chômeurs, des licenciés, des démunis, etc. ?
Déprofessionnalisation
1. L’individu intégré peut se trouver conforté par
les formes sociales de la reconnaissance telles
que réussite professionnelle, notoriété ou tout
simplement insertion dans le tissu social. Et ces
marques extérieures de considération ou
d’intérêt le rassurent sur son identité.
2. La situation dans laquelle se retrouve ceux qui
perdent leur emploi s’assimilerait à celle des
marginaux vivant sans travail.
1. Sans travail, l’homme est fragile, c’est le travail qui
engendre des attentes pour la personne qui preste.
Et lorsque la personne répond selon son rang à ses
attentes, elle est respectée et se respecte parce
qu’elle n’est plus une charge pour la société mais
plutôt un partenaire.
2. La déprofessionnalisation dépouille l’ex travailleur
du pouvoir de s’assumer. Une posture qui engendre
l’irrespect.
1. Cet irrespect est causé par le manque d’autonomie;
laquelle plonge inévitablement la personne dans un
réseau de dépendance.
2. « L’exclusion et la désinsertion engendrent les
inutiles au monde. Ce sont ceux qui n’ont aucune
autonomie financière et sont incapables de subvenir
à leurs besoins" (De Gaulejac, 1996 :104).
3. Le cas des départs volontaires de la Gécamines.
Quelques uns avaient perdu leur autorité maritale
dans les interrelations sociales au sein de la famille.
Les enfants prenant de l’ascendance économique ne
respectaient plus leur parent. De même, certaines
épouses méprisaient leur conjoint en disant wa nini ?
1. Dubet souligne que pour beaucoup d’entre nous le
travail est préférable au chômage, même s’il n’est
pas forcement économiquement rentable. Ainsi, on
est obligé de travailler pour vivre, sinon on est moins
rien (Dubet, 2006 : 131-134).
2. Pourquoi les gens continuent-ils à prester alors qu’ils
sont impayés pendant plusieurs mois (SNCC,
SODIMICO) ? Pourquoi ne démissionnent-ils ?
3. Retenons que le revenu que rapporte le travail n’est
pas si valorisant que le statut d’employé. Le fait de se
savoir qu’on est travailleur, adoucit les frustrations
psychologiques.
Déprofessionnalisation
Stratégie capitaliste
Chômages Précarité
Dépendance
Irrespect
Coulisses autour de l’embauche des diplômés
Stratégies à l’insertion professionnelle dans un
marché saturé du travail
1. Faux appels d’offres à l’emploi;
2. Parents et ethnie;
3. Sociabilités partisanes et opportunités de travail;
4. Acceptation de la sous-qualification à l’emploi;
5. Recours à l’autorité coutumière;
6. Croyances aux pratiques occultes
CHAPITRE 3
RISQUES AU TRAVAIL
1. La Protection Sociale en RDC n’est pas une
préoccupation récente.
2. Bien avant l’indépendance, toute une série
d’initiatives et de dispositifs avaient été mis en
œuvre par le colonisateur.
3. Dès son accession à l’indépendance, la RDC est
devenue membre de l’OIT et a eu à ratifier 37
conventions (Conventions fondamentales: 8 sur
8, Convention de gouvernance: 2 sur 4,
Conventions techniques: 27 sur 177).
1. A l’instar de la plupart des pays africains, les
régimes de protection sociale en vigueur
couvrent une infime partie de la population,
essentiellement les travailleurs salariés du
secteur privé structuré et du secteur public.
2. Le pays ne dispose pas aujourd’hui d’une
politique nationale susceptible de coaliser tous
les efforts entrepris dans le domaine de la
Protection Sociale. La RDC a pourtant signé un
certain nombre d’engagements internationaux
mais sans réellement leur donner une suite.
Les risques au travail et perception
de chacun
1. Le risque est inhérent à toute activité humaine.
2. Dans une situation dangereuse, la probabilité
d’occurrence d’un évènement non souhaité est
susceptible de causer un dommage (un accident ou
une maladie).
3. La notion de risque fait appel à celle de nuisance.
Une nuisance est tout ce qui fait du tort, qui agresse,
qui perturbe. C’est un produit ou un phénomène
susceptible d’agresser l’homme et la nature en
général, d’altérer leur fonctionnement, de perturber
leur équilibre.
1. Les risques découlent souvent de la perception de
chacun du risque,
2. Notre conduite personnelle obéit bien souvent à des
motivations irrationnelles (colère, orgueil, stress,
confiance…) qui peuvent nous faire minimiser ou
même nier le danger réel d’une situation.
3. Retenons que le risque résulte d’une exposition à un
danger. Autrement dit, Risque = Danger x
Exposition.
La prise du risque par un individu n’est pas fonction
du risque réel, mais de la perception qu’il a de ce
risque. Quelqu’un qui se convainc que monter dans
l’arbre n’est pas un danger, simplement parce qu’il
est convaincu que les branches sont solides et ne
cèdent pas facilement.
Le niveau de risque est défini par une
grandeur à deux dimensions
1. Le niveau de gravité : évaluation des
dommages potentiels aux personnes (létalité,
blessures irréversibles) et des dégâts aux
équipements (biens internes et externes à
l’entreprise)
2. Le niveau de probabilité : estimation de sa
probabilité d’occurrence
Différents types de risques
1. Les risques industriels
2. Les risques professionnels
3. Les risques de la vie courante
Différents types de risques
1. Les risques industriels sont caractérisés par :
des incendies éventuellement précédés ou suivis
d’explosions,
des explosions éventuellement précédés ou suivis
d’incendies,
la formation et la libération dans la nature de
substances nocives ou toxiques (vapeurs, fumées…),
Différents types de risques
Le plus souvent, ces accidents sont dits majeurs car
ils sont suivis de conséquences graves et
nombreuses :
1. Des victimes parmi les salariés et les populations,
2. Destructions des constructions dues à des
incendies et des explosions,
3. Intoxications plus ou moins graves dues à
l’émanation de substances dangereuses.
4. Pollution de la nature par les polluants toxiques
émis.
Différents types de risques
2. Les accidents professionnels se manifestent par
des accidents du travail et aux maladies
professionnelles.
Il s’agit de risques de faible importance et les
conséquences sont limitées aux locaux ou postes de
travail, ateliers, laboratoires, bureaux ainsi qu’aux
salariés et travailleurs exposés.
Différents types de risques
2. Les risques de la vie courante: Tels que les risques
domestiques, les risques dus aux travaux de
bricolage, aux loisirs, etc. ce domaine de risques est
très vaste, complexe et difficile à appréhender.
Différence entre les trois risques
La différence essentielle reste l’ampleur des dégâts
causés en cas d’accidents.
1. Les risques professionnels touchent seulement quelques
personnes, les salariés travaillant à proximité des sources
de danger.
2. Les risques de la vie courante touchent le plus souvent
une personne.
3. Les risques industriels sont source d’accidents très
graves, faisant un grand nombre de victimes, tant parmi
les salariés présents que parmi la population alentour, et
les dégâts matériels sont souvent considérables.
Alors qu’est-ce qu’un accident de travail?
L’accident du travail est une atteinte corporelle avec
lésions temporaires ou définitives, produites par une
action extérieure, soudaine et rapide.
Types d’accidents
1. Les accidents sans arrêt, bénins et qui peuvent être
soignés sur place.
2. Les accidents avec arrêt (de quelques jours à
quelques mois) avec lésions nécessitant des soins
particuliers,
3. Les accidents avec incapacité permanente (IP)
correspondant à des lésions définitives et
séquelles, susceptibles de réduire la capacité de
travail (incapacité partielle ou totale)
4. Les accidents mortels avec décès immédiat ou
coma suivi du décès.
Échelle de gravité d’un accident
Il y a trois phases:
1. Incident
2. Presque accident
3. Accident
Échelle de gravité d’un accident
Incident
1. Un événement non souhaité survenu au cours du
travail n’ayant pas entraîné des lésions corporelles.
Échelle de gravité d’un accident
Presque accident
1. Un événement soudain et imprévu, qui aurait pu,
dans des conditions légèrement différentes,
occasionner un accident.
2. Circonstances dangereuses: pas de blessés dans
le personnel, mais des dommages matériels -
avertissements d'événements à venir.
Échelle de gravité d’un accident
Accident
1. Événement soudain et inattendu qui entraîne des
dégâts et des dommages.
Échelle de gravité d’un accident
Analyse et enquête des accidents
1. Obligations
2. Actions à prendre en cas d’accident
3. Registre des accidents, premiers soins et premiers
secours :
4. Enquête et analyse d’accident
Analyse et enquête des accidents
Obligations
1. Avis d’accident : tout employé victime d’un accident
au travail doit en aviser immédiatement, ou dans les
plus brefs délais, son supérieur immédiat.
2. Premiers soins : lorsque la victime d’un accident
nécessite des premiers soins, un secouriste présent
dans l’entreprise, doit être en mesure de les fournir.
Analyse et enquête des accidents
Actions à prendre en cas d’accident
1. déclencher les mesures d’urgence s’il y a lieu;
rendre les lieux et les équipements sécuritaires (ex. :
arrêt de la machine, protection de la zone
concernée, éloignement des curieux)
2. sécuriser les personnes impliquées.
3. identifier les sources de preuves et d’évidence et les
protéger contre toute modification ou déplacement
4. déclencher l’enquête et l’analyse de l’accident.
Analyse et enquête des accidents
Registre des accidents, premiers soins et premiers
secours :
1. L’entreprise doit consigner tous les accidents qui
surviennent au travail, de même que toutes les
informations relatives aux premiers soins dispensés.
2. la collecte des faits entourant l’accident, si des
mesures correctives peuvent être apportées, le
supérieur immédiat de la personne accidentée est
responsable de les faire faire dans les plus brefs
délais
Analyse et enquête des accidents
Enquête et analyse d’accident
Quels accidents enquêter? Idéalement, tous les
accidents occasionnant des blessures ou des
dommages devraient faire l’objet d’une enquête. Les
accidents qui auraient pu causer blessures ou
dommages devraient aussi être enquêtés. Chaque
cas étant spécifique, il appartient au responsable en
place d’évaluer la situation pour juger de la
pertinence de procéder ou non à une enquête.
Analyse et enquête des accidents
Qui fait l’enquête? Le supérieur immédiat procède à
l’enquête en compagnie d’un travailleur qui est
membre du comité de santé et de sécurité.
Idéalement, la personne victime de l’accident
participe aussi à l’enquête.
Quand enquêter? L’enquête doit être réalisée dans
les plus brefs délais, préférablement tout de suite
après l’accident.
Où et comment enquêter? Sur les lieux de
l’événement, à l’aide de formulaires prévus à cette
fin.