0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
370 vues136 pages

Pathologie Osseuse

Ce document décrit les différents aspects de la pathologie osseuse. Il aborde les moyens diagnostiques, les ostéites aiguës et chroniques, ainsi que les lésions tumorales et pseudotumorales des os.

Transféré par

fara.jbeli24
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
370 vues136 pages

Pathologie Osseuse

Ce document décrit les différents aspects de la pathologie osseuse. Il aborde les moyens diagnostiques, les ostéites aiguës et chroniques, ainsi que les lésions tumorales et pseudotumorales des os.

Transféré par

fara.jbeli24
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

PATHOLOGIE OSSEUSE

Professeur Tonleu Linda Bentefouet


Anatomie et cytologie Pathologiques

1
OBJECTIFS
1-Citer 4 modalités évolutives des ostéites chroniques
2-Décrire les 4 étapes macroscopiques de la prise en
charge d’une biopsie osseuse.
3-Décrire l’aspect morphologique de l’ostéosarcome
conventionnelle
4-Citer 05 types histologiques de tumeurs malignes
primitives des os
5-Opposer en 4 point l’ostéosarcome et le
chondrosarcome
6--Citer 5 tumeurs ostéophiles
2
PATHOLOGIE OSSEUSE
GENERALITES

I- MOYENS DIAGNOSTIQUES
II- OSTEITES
2-1 Ostéites aigues
2-2 Ostéites chroniques

III- LESIONS PSEUDOTUMORALES

IV-LESIONS TUMORALES
III-1 Tumeurs bénignes
III-2 Tumeurs malignes
3
PATHOLOGIE OSSEUSE

Généralités(1)
• Tissu conjonctif spécialisé d’origine
mésenchymateuse
• matrice extracellulaire est imprégnée de sels
de calcium par un processus appelé
minéralisation qui la rend rigide, non flexible.
• structure dynamique en perpétuel
remaniement.

4
PATHOLOGIE OSSEUSE
GENERALITES(2)
• Constitue la charpente du corps,

• Fonctions de protection des organes vitaux

• Fonction hématopoietique

• Fonctions métaboliques car il constitue un stock de


sels minéraux mobilisables, intervient dans les
échanges de calcium, dans le métabolisme
phosphocalcique
5
GENERALITES(3)
Rappel histologique
a) Cellules

b) Fibres

c) Substance fondamentale

d) Organisation microscopique du tissu osseux


6
Rappel histologique

a) Les cellules : deux variétés


 Lignée ostéoblastique :
les ostéoblastes
les ostéocytes.
les cellules ostéoprogénitrices,

 lignée ostéoclastique

7
Rappel histologique
b) Fibres :
fibres de collagène de type I (90 %)
Collagène type III, V
c) Substance fondamentale (1):
- Matrice organique :
• Collagène +++ . Eau
• PG, GP : ostéonectine, ostéocalcine,
ostéopontine, sialoprotéines
8
Rappel histologique
C)Substance fondamentale :

- Matrice inorganique :
• Cristaux d’hydroxyapatite (phosphate de
calcium cristallisé) et de carbonate de calcium.
• ces cristaux sont visibles en ME entre les
fibres de collagène et/ou à l’intérieur de
celles-ci, sous la forme de petites aiguilles
hexagonales.

9
Rappel histologique
d) Organisation microscopique du tissu osseux

 Le périoste :
• Le périoste constitue l’enveloppe externe de
l’os qu’il recouvre entièrement sauf au niveau
des surfaces articulaires, des insertions
tendineuses et ligamentaires.

10
Rappel histologique
d) Organisation microscopique du tissu osseux
Périoste
on décrit :
• une couche fibreuse externe , constituée de
fibres collagènes denses et de nombreux
vaisseaux.

• une couche interne ou étui fibro-élastique qui se


caractérise par une augmentation notable des
fibres élastiques.

11
Rappel histologique
d) Organisation microscopique du tissu osseux

L’endoste
• Tapisse l’os compact adjacent à la cavité
médullaire (endoste cortical)
• les travées osseuses d’os spongieux qui
bordent la moelle osseuse (endoste
trabéculaire) ainsi que les canaux de Havers
(endoste ostéonien).

12
Rappel histologique
d) Organisation microscopique du tissu osseux

* Architecture générale os mature


On distingue l’os compact et l’os spongieux

L’os compact ou os haversien


Il constitue le tissu cortical des os (longs, courts, plats, tables des os du crane).
L’os y représente 95 % du tissu osseux. Les lamelles y sont disposées
concentriquement

L’os spongieux
Il est caractérisé par un volume plus important d’espaces conjonctifs (70 à 80 %)
par rapport à celui occupé par l’os
Os spongieux

Os compact
PATHOLOGIE OSSEUSE
GENERALITES

I- MOYENS DIAGNOSTIQUES
II- OSTEITES
2-1 Ostéites aigues
2-2 Ostéites chroniques

III- LESIONS PSEUDOTUMORALES

IV-LESIONS TUMORALES
III-1 Tumeurs bénignes
III-2 Tumeurs malignes
15
I-MOYENS DIAGNOSTIQUES

Clinique
-Age+++
-Siège de la lésion
-Antécedents
-Signes cliniques: douleur , tuméfaction, fracture
pathologique, durée d’évolution
Biologie
NFS-VS-CRP
Hémoculture
Prélèvement porte d’entrée (cutanée, ECBU)
16
I-MOYENS DIAGNOSTIQUES

Imagerie
Radiographie standard face, profil
-Echographie
-Scintigraphie
-TDM
-Imagerie par résonnance magnétique(IRM)

17
I-MOYENS DIAGNOSTIQUES

Type de prélèvements
Biopsie des lésions osseuses
.Biopsies chirurgicales
.Biopsie percutanée à l’aiguille ou au
trocart par le radiologue ou par le chirurgien
sous contrôle scopique ou scannographique
.les produits de curetages
Pièces opératoires
18
Prise en charge macroscopique des prélèvements
Dans tous les cas, obtenir le prélèvement à l’état frais 3-1-
Biopsies de lésion osseuse
 Réalisation d’empreintes à l’état frais
 En cas de suspicion de lésion osseuse primitive, congeler un ou
plusieurs fragments
 Pour les microbiopsies: fixation au formol au minimum 12 H puis
décalcification
 Pour les biopsies chirurgicales: fixation au formol au minimum
48 H puis décalcification
Résection osseuse pour tumeur

 Repérage anatomique avec les données de l’imagerie

 Ouverture de la pièce à l’état frais

 description de la tumeur: taille, topographie, envahissement

(corticale, parties molles, articulation), rapport avec les berges

d’exérèse.

 prélèvement pour congélation

 fixation du prélèvement 48 H puis décalcification de grandes


Prise en charge microscopique des prelevements

Examen microscopique

L’examen microscopique se fera après


colorations standards à L’HES ou HE, parfois on a
recours aux colorations spéciales et à la
microscopie électronique, à
l’immunohistochimie ou à la biologie
moléculaire.

21
II-OSTEITES
II-1Généralités

II-2Ostéites aigues

II-3-Ostéites chroniques

22
I-OSTEITES
I-1Généralités

Ostéite: Processus inflammatoire de l’os qu’il soit


aigue ou chronique.
Ostéomyélite: inflammation de la moelle osseuse et
du tissu osseux adjacent.
Le diagnostic est clinico-radiologique+++
Rôle de l’anatomie pathologique dans les ostéites
chroniques pour la recherche de l’étiologie.
23
I-2.OSTEITES AIGUES

I-2-1 Aspects anatomopathologiques généraux


TDD: Ostéomyélite aigue

Affection fréquente chez l’enfant et l’adolescent


Siège : des métaphyses des os longs
L’os est atteint par voie sanguine.

24
I-2.OSTEITES AIGUES
Ostéomyélite aigue

Germes
Staphylocoque doré+++
Salmonelle(drépanocytose)
Pneumocoque
Infection maternelle ou nosocomiale (E coli,
Streptocoque B, pyocyanique)
Rarement H influenzae, pseudomonas

25
I-2.OSTEITES AIGUES
Ostéomyélite aigue

Facteurs favorisants
Drépanocytose

Diabète

Déficit immunitaire

26
I-2.OSTEITES AIGUES
Ostéomyélite aigue

Macroscopie:
-Os tuméfié
-Surface congestive et œdémateuse
-A la coupe, s’écoule un matériel purulent
tenant en suspension les spicules osseux
nécrotiques et les séquestres de taille variables.
.

27
I-2.OSTEITES AIGUES
Ostéomyélite aigue

Microscopie:
Inflammation aigue nécrosante et suppurée
-dans les espaces médullaires: congestion intense,
thromboses de petits vaisseaux, œdème, abondant
exsudat purulent
-Au niveau du tissu osseux
les ostéocytes dégénèrent, se nécrosent et
disparaissent.
Les travées osseuses sont dévitalisées conservent leur
forme ou se fragmentent.
28
1-3 OSTEITES CHRONIQUES

a) Ostéites chroniques non spécifiques


Les mécanismes de la chronicité de l’infection sont
complexes et font intervenir de nombreux facteurs:
-locaux: vasculaires, nécrose osseuse, corps
étrangers
-généraux: diabète, immunodépression
-bactériens: virulence, mécanisme de résistance aux
antibiotiques
29
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques non spécifiques

Macroscopie
Polymorphisme lésionnel
Les tissus mous péri-osseux sont rarement
indemnes
Microscopie
Granulome inflammatoire
Désorganisation de la néogenèse osseuse
Fibrose
30
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques non spécifiques

Evolution
Ankylose
Fistulisation chronique
La séquestration
La transformation maligne (épithélioma
spinocellulaire sur une éventuelle fistule
cutanée)

31
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques non spécifiques

Formes anatomocliniques
Abcès de Brodie
l’infection reste localisée et parfois s’encapsule
Clinique: douleur aigue localisée
RX: kyste pouvant atteindre 2cm de diamètre, à
parois sclérosées, à périoste adjacent densifié

32
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques non spécifiques(5)

Formes anatomocliniques
Périostite albumineuse d’Ollier
-Collection sous périoste de liquide séreux
-Moelle osseuse infiltrée presque uniquement
de plasmocytes
-Abcès des parties molles

33
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques non spécifiques(6)

Formes anatomocliniques
Ostéomyélite sclérosante de Garré
Siège dans les os longs,
Epaississement osseux sous le
périoste(hyperostose périoste)

34
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques non spécifiques(7)

Formes anatomocliniques
Ostéite du pubis
Apparait entre 40 et 60 ans.
Sa pathogénie est controversée.

35
1-3 OSTEITES CHRONIQUES

a)Ostéites chroniques spécifiques


a-1Ostéite tuberculeuse
Pathogénie
La tuberculose strictement localisée à l’os est
exceptionnelle
Siège: genou (tumeur blanche), la
hanche(coxalgie), le coude, la colonne
vertébrale(mal de Pott)
36
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques spécifiques

a-1 Ostéite tuberculeuse


Macroscopie
-Au début: abrasions cartilagineuses,
gonflement synovial
-à la phase d’état: envahissement des tissus
mous(abcès froids)

37
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques spécifiques

a-1 Ostéite tuberculeuse

Microscopie= atteinte ostéoarticulaire


L’aspect est celui d’un foyer de nécrose caséeuse
avec granulome épithéliogigantocellulaire
creusant une géode par destruction des travées
osseuses.

38
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques spécifiques

a-1 Ostéite tuberculeuse


Evolution
-Favorable sous traitement antituberculeux
-Déformations=troubles fonctionnelles
articulaires
-La reprise est à redouter, chaque nouvelle
poussée exagérant les déformations ostéo-
articulaires
39
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques spécifiques

a-1 Ostéite tuberculeuse


Forme particulière: mal de Pott (ostéite
vertébrale)
Macro: -affaissement des disques intervertébraux,
-une érosion des plateaux des vertèbres
dont le corps se creusent de géodes
-les abcès froids suivent un trajet fistuleux
de la colonne dorsolombaire à la racine de la cuisse.

40
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques spécifiques

a-1 Ostéite tuberculeuse


Forme particulière: mal de Pott (ostéite
vertébrale) suite
Micro: -foyer de nécrose caséeuse avec
granulome épithéliogigantocellulaire creusant
des géodes.
Evolution: -résolution par fibrose

41
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques spécifiques

a-2 Ostéite syphilitique


Forme congénitale
Tableau d’ostéochondrite de la jonction
métaphyso-épiphysaire

Macro: -destruction du cartilage épiphysaire


remplacé par un tissu fibreux et inflammatoire.

42
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques spécifiques

a-2 Ostéite syphilitique


 Forme congénitale
Micro:
-endartérite proliférante et des manchons
perivasculaires d’éléments mononuclées,
notamment plasmocytaires
-granulome inflammatoire
syphilitique se forme et s’interpose entre la
corticale et le périoste
43
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques spécifiques

a-3 Ostéite mycétomique


-Ce sont des pseudo-tumeurs inflammatoires
souvent polyfistulisées dues à des germes
fongiques ou actinomycosiques
-Localisation podale élective
-L’évolution lente et progressive des lésions des
téguments et des parties molles finit souvent par
une atteinte secondaire du tissu osseux sous-
jacent.
44
1-3 OSTEITES CHRONIQUES
a)Ostéites chroniques spécifiques

a-4 Ostéite lépreuse


Les lésions osseuses au cours de la lèpre sont
secondaires, tardives et se localisent presque
uniquement dans le massif facial et aux
extrémités des membres (mains et pieds en
particuliers)

45
PATHOLOGIE OSSEUSE
I- OSTEITES
I-1Généralités
I-2 Ostéites aigues
I-3 Ostéites chroniques

II- LESIONS PSEUDOTUMORALES

III-LESIONS TUMORALES
III-1 Tumeurs bénignes
III-2 Tumeurs malignes
46
II-LESIONS PSEUDOTUMORALES
II-1 Lésions fibreuses
Dysplasie fibreuse

II-2 Lésions kystiques


II-2-1 Kyste essentiel
II-2-2 Kyste anévrysmal

47
II-LESIONS PSEUDOTUMORALES
II-1 Lésions fibreuses
dysplasie fibreuse
Terrain:
Survient à tout Age
85% observées avant 30 ans+++
Siège:
Massif cranio facial
Os long
cotes

48
II-LESIONS PSEUDOTUMORALES
II-1 Lésions fibreuses
dysplasie fibreuse
Histologie:
-Tissu d’aspect fibreux au sein duquel se
répartissent de façon hétérogène des travées
néoformées d’os immature
-Travées présentant des formes très particulière:
incurvée, en sphérule, reproduisant les lettres
de l’alphabet chinois et ne comporte
habituellement pas de liseré ostéoblastique.

49
II-LESIONS PSEUDOTUMORALES
II-1 Lésions fibreuses
dysplasie fibreuse
Histologie:

Tissu fibreux renferme petites cellules ovalaires,


fusiformes ou étoilées, cytoplasme peu visible,
sans atypie nucléaire, activité mitotique très
faible

50
Dysplasie fibreuse des os

51
II-LESIONS PSEUDOTUMORALES
II-2 Lésions Kystiques

II-2-1 Kyste essentiel


Fréquence
3% des lésions osseuses
Terrain
moins de 20 ans dans 85% des cas
Localisation
os longs: humérus proximal, fémur proximal
autre siège: , aile iliaque
52
II-LESIONS PSEUDOTUMORALES
II-2 Lésions Kystiques (3)

II-2-1 Kyste essentiel


Macroscopie
Cavité kystique
-soit vide
- soit remplie de liquide clair, jaunâtre ou
hémorragique.

53
II-LESIONS PSEUDOTUMORALES
II-2 Lésions Kystiques (4)

II-2-1 Kyste essentiel


Microscopie
Cavité tapissée par une fine membrane fibreuse
peu cellulaire
-pouvant contenir substance osseuse
immature ou calcifiée.

54
II-LESIONS PSEUDOTUMORALES
II-2 Lésions Kystiques (5)

II-2-2 Kyste anévrysmal


fréquence
2% des tumeurs osseuses
Terrain
tout âge, 5-20 ans
Localisation
tous les os

55
II-LESIONS PSEUDOTUMORALES
II-2 Lésions Kystiques (5)

II-2-2 Kyste anévrysmal


Radiologie
-lésion lytique expansive métaphysaire
(aspect ballonisé).
-Corticale amincie soufflée

56
Kyste anévrismal

57
II-LESIONS PSEUDOTUMORALES
II-2 Lésions Kystiques (5)

II-2-2 Kyste anévrysmal


Macroscopie
- Kyste est multiloculaire, constituée de multiples
cavités fibreuse anastomotiques de quelques mm
à1 ou 2 cm de diamètre
-contenant sang non coagulé, liquide séreux ou
séro-sanglant
-corticale aminci par une coque d’ostéogénèse
périoste en « coquille d’œuf »
58
II-LESIONS PSEUDOTUMORALES
II-2 Lésions Kystiques (6)

II-2-2 Kyste anévrysmal


Microscopie
-cavités kystiques dépourvues de tout
revêtement , remplies de sang et délimitées par
septas fibreux renfermant fibroblastes, éléments
inflammatoires lympho-histiocytaires,
sidérophages, cellules géantes ostéoclastique.

59
PATHOLOGIE OSSEUSE
I- OSTEITES
I-1Généralités
I-2 Ostéites aigues
I-3 Ostéites chroniques
II- LESIONS PSEUDOTUMORALES
III-LESIONS TUMORALES
III-1 Approche diagnostique histologique en pathologie
tumorale osseuse
III-2 Tumeurs bénignes
III-3 Tumeurs malignes
60
III-LESIONS TUMORALES

Prolifération cellulaire bénigne ou maligne, primitive ou


secondaire développée au dépens des éléments constitutifs
de l’os y compris des cellules médullaires, ainsi que des
vaisseaux et des nerfs.

Les tumeurs primitives osseuses sont rares par rapport


aux tumeurs secondaires. La prise en charge de ces tumeurs
est parfois lourde (chirurgie radicale, chimiothérapie).

61
III-LESIONS TUMORALES
-Tumeurs rares
Sané (Dakar 2016) :
0,2 % des consultation orthopédique
3,1% de l’activité chirurgicale
-Clinique est pauvre
-Diagnostic: imagerie + anatomie pathologique
Retard diagnostic = pronostic vital engagé

62
III-LESIONS TUMORALES
III-1 Approche diagnostique histologique en
pathologie tumorale osseuse
III-1-1 Age de survenue et sexe

III-1-2 Symptomatologie clinique

III-1-3 Données d’imagerie

III-1-4 Classification
63
III-LESIONS TUMORALES
III-1 Approche diagnostique histologique en
pathologie tumorale osseuse
Pathologie tumorale osseuse: diagnostic
anatomo radio clinique

= confrontation données cliniques, imagerie,


macroscopie et histologie

64
III-LESIONS TUMORALES
III-1 Approche diagnostique histologique en pathologie
tumorale osseuse
III-1-1 Age de survenue et sexe

-10 à 20 ans +++ : Tumeur osseuse bénigne( 90%),


Tumeurs osseuses malignes rares: ostéosarcome
sarcome d’Ewing

-50 à 60 ans: chondrosarcome, métastases osseuse ,


plasmocytome/myélome

-sexe masculin > sexe féminin


65
III-LESIONS TUMORALES
III-1-2 Symptomatologie clinique
-Douleur ,
-Tuméfaction

- Fractures pathologiques

66
III-LESIONS TUMORALES
III-1-3 Données d’imagerie

L’imagerie :
toujours accompagner le bulletin
d’examen anatomopathologique++++

67
III-LESIONS TUMORALES
III-1-4 Classification

• Basée sur la nature du tissu (histogenèse):

- osseuse,

- cartilagineuse,

- fibreuse,

- ostéoclastique

- vasculaire, histiocytaire, graisseuse. …

68
III-LESIONS TUMORALES
III-2 Tumeurs bénignes
-Tumeurs bénignes à caractères cartilagineux
- Tumeurs bénignes à caractère ostéoformateur
-Tumeurs bénignes à caractère ostéolytique
-Tumeurs bénignes d’origine vasculaire,
nerveuse, mésenchymateuse
-Tumeurs bénignes dysembryoplasiques

69
III-2Tumeurs bénignes
III-2-1 Tumeurs bénignes à caractères cartilagineux

Ostéochondrome
Tumeur bénigne à caractère cartilagineux
Ostéochondrome solitaire
siège: os longs+++ ,région métaphysaire
tibia
fémur
péroné

70
III-2-1 Tumeurs bénignes à caractères cartilagineux
ostéochondrome

Macroscopie+ Radiologie

-Excroissance
pédiculée ou sessile inférieure à 2 cm
communiquant avec l’os spongieux

- De taille variable

71
III-2-1 Tumeurs bénignes à caractères cartilagineux
ostéochondrome

Histologie
Aspect simple avec les divers composants cités plus
haut:
-fibrose périphérique en continuité avec le
périoste

-coiffe cartilagineuse parfois très cellulaire

-travées osseuses matures

72
ostéochondrome

73
III-2-2 Tumeurs bénignes à caractères ostéoformateur
Ostéome

Tumeur rare

Siège: -sinus de la face (sinus frontal ou ethmoidal

-surface du maxillaire

74
III-2-2 Tumeurs bénignes à caractères ostéoformateur
Ostéome

Aspects radiologiques
-Masses saillantes dans un sinus de la face ou sur l’os
maxillaire

-Parfois multiples et associées à des lésions extra-


osseuses
polyposes digestives+++
syndrome de Gardner, de Peutz-Jeghers.

75
III-2-2 Tumeurs bénignes à caractères ostéoformateur
a) Ostéome

Macroscopiquement et Histologiquement

tissu osseux lamellaire adulte de type haversien


en travées anarchiques.

76
III-2-2 Tumeurs bénignes à caractères ostéoformateur
b) ostéome osteoide

Fréquence: lésion bénigne fréquente


Terrain: enfant, adolescent, adulte jeune

Siège: diaphyse des os long


intra-cortical+++
intra-medullaire
sous périosté
intra-articulaire
mais tous sites décrits sauf sternum
77
III-2-2 Tumeurs bénignes à caractères ostéoformateur
b) ostéome osteoide

 radiologie:
Nidus radiologique: lacune osseuse de petite taille (clarté dans la
corticale inférieure à 1 cm) avec petite calcification en son centre.
Le nidus est entouré d’une large ostéocondensation réactionnelle
périphérique.

 Macroscopie
Nidus de l’ostéome osteide
-lésion bien circonscrite
-la taille n’excède pas 1,5cm,
-rougeatre, granuleux intra-cortical.
78
79
III-2-2 Tumeurs bénignes à caractères ostéoformateur
ostéome osteoide

 Microscopie

-os immature (travées ostéoides) à disposition


anarchique, bordées d’ostéoblastes réguliers et de
quelques ostéoclastes
-tissu conjonctif lâche et richement vascularisé
-ostéosclérose périphérique.

80
Ostéome ostéoide

81
III-2-3 Tumeurs bénignes à caractère ostéolytique
Tumeurs à cellules géantes

Tumeurs à cellules géantes


4 à 5% des tumeurs osseuses
 Terrain
20-45 ans
rarement sur os immature
 Localisation
épiphyse os longs
os plats: 5%
os mains et pieds 2 à 3%
82
III-2-3 Tumeurs bénignes à caractère ostéolytique

Tumeurs à cellules géantes

Tumeur agressive, bénigne, mais avec extension locale


impressionnante . Les récidives sont possibles

83
III-2-3 Tumeurs bénignes à caractère ostéolytique
Tumeurs à cellules géantes

Macroscopie
Cavité épiphysaire
tantôt bien limitée latéralement (corticale
soufflée)
tantôt corticale franchie (cas rare)

Jamais de propagation intra-articulaire car cartilage


articulaire= barrière très efficace.

84
III-2-3 Tumeurs bénignes à caractère ostéolytique
Tumeurs à cellules géantes

Macroscopie:
Le tissu tumoral est charnu, friable, rose ou rouge
avec des remaniements fréquents:
kystisation
nécrose
xanthélasmisation (amas de macrophages
chargés de lipides)
fibrose
jamais de production osseuse ou
cartilagineuse
85
III-2-3 Tumeurs bénignes à caractère ostéolytique
Tumeurs à cellules géantes

Histologie:
Topographie souvent moins limitée, beaucoup
plus infiltrante

Erosion de la corticale, voir franchissement de


celle-ci

Extension dans les parties molles

86
III-2-3 Tumeurs bénignes à caractère ostéolytique
Tumeurs à cellules géantes

Histologie:
Le tissu tumoral est formé
-cellules géantes
-Ostéoclastes nombreux jusqu’à 100µ de diamètre
contenant 40 à 100 noyaux
-Cellules régulièrement réparties dans la tumeur

87
III-2-3 Tumeurs bénignes à caractère ostéolytique
Tumeurs à cellules géantes

Le tissu tumoral est formé


-cellules mononuclées ou stromales

de taille moyenne, ovoïde

cytoplasme peu abondant

noyau d’aspect plus ou moins régulier sans atypies


mitoses+++

88
III-2-3 Tumeurs bénignes à caractère ostéolytique
Tumeurs à cellules géantes

Le tissu tumoral est formé


-des vaisseaux nombreux
Avec ou sans parois propres à type de lacs sanguins
bordés directement/cellules

Avec souvent hémorragique interstitielles et dépôts


d’hémosidérine.

89
III-2-3 Tumeurs bénignes à caractère ostéolytique
Tumeurs à cellules géantes

Pronostic

Tumeurs agressives sans être des sarcomes


Récidives fréquentes si exérèse incomplète

NB: la transformation sarcomateuse est possible

90
III-2-3 Tumeurs bénignes à caractère ostéolytique

Tumeurs bénignes mésenchymateuse d’origine


vasculaire, nerveuse…
Angiomes

Neurofibromes

Fibromes non ostéogéniques

Fibroxanthomes
91
III-2-3 Tumeurs bénignes à caractère ostéolytique

Tumeurs bénignes dysembryoplasiques


Chordomes

Kystes épidermoides

Adamantinomes

92
III-LESIONS TUMORALES
III-3 Tumeurs malignes osseuses

III-3-1 Tumeurs malignes osseuses


primitives

III-3-2 Tumeurs malignes secondaires

93
III-3-1 Tumeurs malignes primitives
a) ostéosarcome ou sarcome ostéoide
Définition
Tumeur maligne dont les cellules élaborent
de l’os tumoral ou de l’ostéoïde (substance
osseuse immature)

94
III-3-1 Tumeurs malignes primitives
a) ostéosarcome ou sarcome ostéoide
Epidémiologie
-30% des tumeurs malignes des os.
-Age de survenue et sexe;
*Adolescent-adulte jeune: 10 à 25 ans dans
30% des cas
*50-60 ans sur maladie de Paget des os
*sexe masculin> sexe féminin
-Etiologie inconnue, existence des formes familiales

95
III-3-1 Tumeurs malignes primitives
a) ostéosarcome ou sarcome ostéogénique
Epidémiologie
Facteurs favorisants
Irradiation
Maladie de Paget
Dysplasie fibreuse
Matériel prothétique

96
III-3-1 Tumeurs malignes primitives
ostéosarcome
 Classification (OMS 2002)
Ostéosarcome haut grade de malignité
-ostéosarcome conventionnel++
-ostéosarcome télengiectasique
-ostéosarcome à petite cellule
-ostéosarcome de surface de haut grade

Ostéosarcome de grade intermédiaire


Ostéosarcome de bas grade de malignité
97
III-3-1 Tumeurs malignes primitives
ostéosarcome de forme conventionnelle
Localisation
-Métaphyse os longs chez les sujets jeunes+++
Femur distal, humérus proximale, diaphyse
L’adage " près du genou, loin du coude"
reste valable.
-Sujets plus de 60 ans, os plats
-os distaux; siège inhabituel

98
III-3-1 Tumeurs malignes primitives
ostéosarcome de forme conventionnelle

Imagerie
-ostéolyse pure ou ostéocondensation

- image en « feu d’herbe »: envahissement des


parties molles à limites irrégulières et floues.

-Envahissement périosté se traduit par le


triangle de CODMAN.
99
III-3-1 Tumeurs malignes primitives
ostéosarcomes de forme conventionnelle

 Macroscopie
Volumineuse tumeur, de plus de 10 cm
Envahit toutes les parties molles si la corticale est rompue
Aspect polymorphe associant:
-plages blanchâtres , molles, encéphaloïdes
-secteurs hypervascularisés
-secteurs fermes, élastiques ou chondroïde
-zone de consistance osseuse, dure
-parfois des plages nécrotiques (jaunâtres) et de
kystisation.
100
III-3-1 Tumeurs malignes primitives
ostéosarcomes de forme conventionnelle

Microscopie
Les ostéoblastes atypiques
Pléomorphisme des ostéoblastes:
épithéliodes (fusiforme) ou plasmocytoide
(arrondi)
Noyaux très irréguliers, Hyperchromatique,
et volumineux.

101
ostéosarcome habituel
III-3-1 Tumeurs malignes primitives
ostéosarcomes de forme conventionnelle

 Microscopie
 Ostéogénèse tumorale
Prolifération de cellules fusiformes ou polygonales
élaborant de l’os lamellaire ou de l’ostéoide sous forme
de fin lacis, de filigrane, de fines travées anastomotiques
dessinant un réseau en « dentelle ».
Nombreuses atypies et mitoses
Les vaisseaux sont très nombreux.
Zones chondroblastiques, fibroblastiques ou
pseudoépithéliales +/-
103
III-3-1 Tumeurs malignes primitives
ostéosarcomes de forme conventionnelle

 Microscopie
Matrice extracellulaire est mixte avec parfois un aspect
prédominant
-ostéosarcome ostéoblastiques: 75%
l’osteide est la matrice prédominante
-ostéosarcome chondroblastique 15%
matrice cartilagineuse prédominante
Diagnostic différentiel avec chondrosarcome
-ostéosarcome fibroblastique 10%
cellules fusiformes, aspect rappelant un fibrosarcome
104
Ostéosarcome conventionnelle
coloration HE, grossissementx100

105
ostéosarcome habituel
III-3-1 Tumeurs malignes primitives
ostéosarcomes de forme conventionnelle

Evolution

sévère avec 10 à 20 % de survie à 5 ans.

Métastases rapides: Pulmonaires +++ ,


rarement ganglionnaires

107
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

b) Chondrosarcome
Définition:
C’est une tumeur maligne possédant une
différenciation cartilagineuse plus ou moins
achevée mais sans production directe d’os
ou d’ostéoïde par les cellules tumorales.

108
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

b) Chondrosarcome
Epidémiologie:
2ème tumeur osseuse la plus fréquente
15 à 20% des tumeurs osseuses
Tumeur de l’adulte 50-70 ans

109
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

b) Chondrosarcome
Les états précancéreux :
- l’enchondromatose (chondromes
multiples) ,

- les maladies exostosantes (ostéo-


chondromes),

- les lésions de radiation ionisante.


110
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

b) Chondrosarcome
Localisation:
-60% des cas au niveau du tronc (bassin, rachis,
omoplates, cotes, sternum)
-40 % des cas au niveau des os longs (zone
métaphyso-diaphysaire des membres)

111
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

b) Chondrosarcome
Imagerie:

Calcification de type cartilagineuse, en arc , en


anneau ou floconneuses

112
Chondrosarcome
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

b) Chondrosarcome
Macroscopie:
-Tumeur volumineuse, de taille moyenne, de plus de 10 cm, mal limitée
- On observe une masse et des nodules satellites.
- la tumeur a un aspect hétérogène associant:
*- zones chondroïdes bleutées, élastiques, lobulées,
- plages nécrotico-hémorragiques et kystiques,
- zones blanchâtres, ferme,
- secteurs calcifiés,
- foyers mucoïdes ou myxoïdes.

114
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

b) Chondrosarcome
Microscopie:
-On observe des lobules cartilagineux incomplets séparés
par des travées conjonctives fibreuses.
-Ces lobules sont faits d’une substance fondamentale
lâche colorée par le bleu alcian.
-Les chondrocytes s’y dispersent 2 par 2 dans leurs
logettes.
-Les cellules ont les caractères de malignité.
115
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

b) Chondrosarcome
Evolution :
lente avec 65 à 70% de survie à 5 ans.
Trois degrés de malignité croissante
Grade de O’Neal et Ackerman

G1: bien différencié ressemblant à un chondrome bénin


G2: Moyennement différencié manifestement maligne

G3: indifférencié tumeur peu différenciée


116
Chondrosarcome.
Histologie. Coloration HE. Grossissementx40

117
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

c) Tumeur de la trame médullaire


C-1 Sarcome d’Ewing
-Fréquent
-Premier cancer osseux avant 5 ans (5-15 ans)

-Siège: os longs (diaphyse) ou os plats.


- infiltration diffuse de la moelle osseuse détruisant
progressivement l’os, perforant le périoste et envahissant les
parties molles

-Forme extra-squelettique: 25% des cas


118
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

C-1 Sarcome d’Ewing


-Histologie:
-prolifération de cellules petites , rondes
monomorphes chromatine fine, nucléoles petits
ou absent
-Cytoplasme riche en glycogène PAS + .
-Immunohistochimie : CD 99 + (membranaire,
100 % des cellules)
-Biologie moléculaire: t(11;22)
119
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

C-2 Myélome
-c’est une tumeur maligne faite d’une prolifération de
plasmocytes malins
-Age: 60-70 ans
-Plus fréquente des tumeurs malignes primitives (40% des
cas).
- 2 formes
*Forme localisée ou plasmocytome solitaire
*Forme diffuse habituelle ou plasmocytome disséminé
ou myélome multiple des os ou maladie de KAHLER

120
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

C-2 Myélome
-Macroscopie:
Deux aspects:
-Tumeur lacunaire (volumineuses géodes)
sans réaction de voisinage.
- Aspect ferme, charnu: aspect chair de
poisson.

121
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

C-2 Myélome
-Microscopie:

Plages de plasmocytes plus ou moins bien


différenciées.

-Evolution
Guérison possible dans les formes solitaires

Pronostic sévère dans les formes multiples.


122
Myélome
III-3-1 Tumeurs malignes primitives

d) Autres tumeurs malignes primitives


Léiomyosarcome
Rhabdomyosarcome
Angiosarcomes
Fibrosarcome
Chordome
Histiocyto-fibrome malin

124
III-3-2 Tumeurs malignes secondaires

++ fréquentes

Surtout adultes supérieure à 50 ans

25% cancers/métastases osseuses

Révélatrices tumeurs malignes latentes

125
III-3-2 Tumeurs malignes secondaires

Exemples de tumeurs malignes ostéophiles+++

Envahissement d’une tumeur du voisinnage


Localisation secondaire d’une hémopathie
Métastase osseuse d’une tumeur ostéophyle:
thyroïde, sein, rein, prostate, broncho-pulmonaire, tube
digestif

Localisation: rachis, ceinture, sternum, crane, os des


membres la généralisation est possible à tout le squelette.
126
III-3-2 Tumeurs malignes secondaires
a) aspects macroscopiques et radiographiques

Formes ostéolytique
Macroscopie
plus fréquentes
caractérisées par des ilots blanchâtres
effaçant progressivement lamelles osseuses
tissu friable
Foyers de nécrose et hémorragies
consécutives à des fractures laissant séquestres
osseux
127
III-3-2 Tumeurs malignes secondaires
a) aspects macroscopiques et radiographiques

Formes condensantes
Macroscopie et radiologie
Silhouette osseuse persistante
Travées ostéo-médullaires densifiées
Os cortical épaissi avec uniformisation de
l’architecture osseuse prenant un aspect marbré

128
III-3-2 Tumeurs malignes secondaires
a) aspects macroscopiques et radiographiques

Formes mixtes
Plus fréquentes que formes condensantes pures
Moins fréquentes que formes ostéolytiques
pures.
Macroscopie: association sur même partie du
squelette des deux aspects décrits ci-dessus

129
III-3-2 Tumeurs malignes secondaires
a) aspects macroscopiques et radiographiques

Formes mixtes
Aspects radiologiques:
Plages ostéolytiques géodiques voisines avec
des aspects d’ostéocondensation

130
III-3-2 Tumeurs malignes secondaires

b) Aspects microscopiques

2 aspects à considérer:
-tissu tumoral métastatique
-modifications de la moelle osseuse

131
III-3-2 Tumeurs malignes secondaires

b) Aspects microscopiques
 Tissu tumoral métastatique
carcinome le plus souvent, sarcome rare
difficultés diagnostiques fonction des cas

132
III-3-2 Tumeurs malignes secondaires
b) aspects microscopiques

-Cas où les cellules cancéreuses reproduisent assez


fidèlement la tumeur primitive
Exemple: cancer du sein, de l’estomac, de la thyroïde
Le caractère métastatique est certain
Parfois l’origine primitive est connue
-Si localisation tumeur primitive est en question:
Le pathologiste précise les caractéristiques immuno-
histochimiques de la métastase pour une orientation dans
la recherche de tumeur primitive
133
III-3-2 Tumeurs malignes secondaires
b) aspects microscopiques

Marqueur immunohistochimique
Periodic acid shift; origine digestive
Bleu alcian; origine digestive
TTF1; origine broncho-pulmonaire
RO, RP; sein
PSA, prostate
Thyroglobuline; thyroide
C7, CK20; carcinome
Gata3, PAX 8: tumeurs neuro-endocrines
134
III-3-2 Tumeurs malignes secondaires
b) aspects microscopiques

 Les modifications de la moelle


2 ordres de modifications
-au voisinage des métastases, moelle
osseuse fibreuse, atrophique
-à distance de la métastase, moelle
osseuse hyperplasique
= syndrome d’irritation de la moelle.

135
CONCLUSION
• Le tissu osseux est un tissu conjonctif spécialisé
dont la MEC est imprégnée de sels minéraux
cristallisés
• Malgré son apparence rigide et imperméable ,
le tissu osseux est parfaitement vivant et en
perpétuel remaniement et peut être le siège de
processus pathologiques
• Le diagnostic anapath de ces lésions nécessite
une connaissance de la clinique et de l’imagerie.
136

Vous aimerez peut-être aussi