Economie pour Managers-PGE 1
2023 Semestre 1
1
INTRODUCTION
PRÉSENTATION GÉNÉRALE
Présentation générale du cours
Sujet : Analyse économique des décisions des individus et des
relations entre les agrégats économiques.
Objectifs : Comprendre l’environnement économique de
l’entreprise ainsi que l’intervention publique.
*Méthode : * Cours, exercices, analyses de textes
Organisation : 8 séances de 3h00
Évaluation :
– Contrôle continu 50%
• 1 mid-term (1/2 de la note de contrôle continu)
• 1 exposé en groupes (1/2 de la note de contrôle continu)
• 1 Bonus/Malus de 2 points sur la participation en classe/comportement
– Examen final 50%
Bibliographie et webographie
Ouvrage de référence (disponible sur Cyberlibris)
– Principes fondamentaux de l’économie générale, Kulemann S., (2016)
– Principes de l’économie, Mankiw G., 2017
– Economie du Bien Commun, Jean Tirole, PUF, 2016
Presse
– The Economist, Financial Times, Wall Street Journal
– Le Monde, Le Figaro, Les Echos
Sites Internet (données et recherche économiques)
– The World Bank, International Monetary Fund, OECD
– www.bsi-economics.org, INSEE, …
Podcasts
Podcasts Anglais actualités
– Surveillance (Bloomberg)
– FT News Briefing (Financial Times)
– WSJ What's news (Wall Street Journal)
Podcasts Anglais générale
– Freakanomics Radio
– Econ talk
– Capitalisn't
– Odd Lots
Podcasts en français
– Le debat économique (France Inter)
– Le journal de l'économie (Radio Classique)
– Entendez-vous l'éco? (radio France)
Exposés
Exposé par groupes de 2 étudiants
– Durée : 15 minutes+ 5 minutes de questions
– 15 points de note collective / 5 points de note individuelle
Un point sur la méthodologie
Le plagiat
– Copie de l’œuvre d’autrui sans identifier expressément les sources
(Urkund)
– Sanction: 0/20, Conseil de Discipline, pas de diplôme (mémoire M2)
Les sources
– Articles non scientifiques d’une part (presse) et articles scientifiques et
ouvrages d’autre part. Pour trouver ces derniers :
– Google scholar : http://scholar.google.fr/
– Outils Extranet
– EBSCO
– Science Direct
– Cyberlibris
– Bibliographie des articles
– Bibliothèques : http://www.sudoc.abes.fr/
Un point sur la méthodologie
Citations:
– Dans le corps du texte rédigé Tout ce qui vient de la littérature doit
être suivi de l’indication de la source.
• Exemple:
– Selon Jondeau (2001), l’effet d’une prime de risque est variable dans le temps.
– Ou : L’effet d’une prime de risque est variable dans le temps (Jondeau, 2001)
– Reprendre partiellement ou complètement une phrase ou un
paragraphe → citer la source impérativement + guillemets
– Reprendre un tableau, un graphique, un schéma → citer la source
impérativement
Un point sur la méthodologie
– Dans la bibliographie
• Un article
– Jondeau E., 2001, «Volatilité et mis-alignement sur les marchés financiers »,
Bulletin de la Banque de France, 95, 67-76.
• Un ouvrage
– Bordes C., 2007, La politique monétaire, Repères, Paris.
– Tous les travaux cités et sources utilisées doivent apparaître dans la
bibliographie, par ordre alphabétique et selon une forme commune.
– Source Web : le nom du site, la date de consultation et/ou
d’actualisation du site
Plan du cours dans son ensemble
– Introduction générale
– Micro 1 : le consommateur et le producteur
– Micro 2 : équilibre et structures de marché
– Macro 1 : politiques économiques et conjoncture
– Macro 2 : emploi et chômage
INTRODUCTION À LA SCIENCE
ÉCONOMIQUE
1. Qu’est-ce que la science économique ?
Les activités humaines selon une grille de lecture particulière
– Acheter le pain chez le boulanger,
– Aller au restaurant,
– Poursuivre ses études au lieu d’aller travailler en entreprise,
– Faire un placement sur un livret de caisse d’épargne plutôt que
d’acheter une voiture,
– Adopter une monnaie commune entre plusieurs pays…, etc.
1. Qu’est-ce que la science économique ?
Les notions de satisfaction des besoins, de rareté et de richesse
sont essentielles à l’analyse économique :
« L’économique recherche comment les hommes décident, en
faisant ou non usage de la monnaie, d’affecter des ressources
productives rares à la production, à travers le temps, de
marchandises et services variés, et de répartir ceux-ci à des fins
de consommation présentes et futures entre les différents
individus et les collectivités constituant la société. » Samuelson P.
(1977), L’Economique
1. Qu’est-ce que la science économique ?
Principe de l’homo-oeconomicus :
– La rationalité : le comportement des agents est motivé par la
réalisation des objectifs qu’ils se fixent
– L’optimalité : un choix est optimal s’il est le meilleur parmi l’ensemble
des choix possibles
2. Les différentes approches économiques
– L’approche positive décrit l’économie telle qu’elle est
• Explication et prévision
• Jugement de fait
– L’approche normative décrit l’économie telle qu’elle devrait être
• Recommandation pour la politique économique
• Jugement de valeur
Les approches positive et normative peuvent être distinctes ou
imbriquées
3. Les angles de l’analyse économique
Analyse microéconomique (individualisme méthodologique)
– analyse des choix des individus
– Analyse des décisions privées et publiques
– Allocation des ressources
– Fonctionnement des marchés
Analyse macroéconomique (holisme méthodologique)
– analyse des relations de groupes
– Équilibre emplois-ressources
– Détermination et évolution des agrégats
– Relation entre les agrégats
4. La démarche hypothético-déductive
Figure 1: Schémaes des étapes de la démarche scientifique
5. Panorama des différents courants de pensée
Figure 2: Les courants de pensée économique
5. Panorama des différents courants de pensée
Figure 3: Les courants de pensée économique
5. Panorama des différents courants de pensée
Figure 4: Les courants de pensée économique
2
MICROÉCONOMIE I
Plan du cours
Microéconomie I: Consommateur et Producteur
1. La notion de Consommateur
2. La notion de producteur
1. LA NOTION DE
CONSOMMATEUR
La notion de consommateur
Définitions
– La consommation est l’opération économique consistant à l’utilisation
immédiate de biens ou de services.
– La consommation se fait en fonction des goûts et du budget du
consommateur et du prix des biens.
– Le consommateur achète des biens et services parce qu'ils lui
apportent une certaine satisfaction ou utilité.
– La fonction d’utilité associe un niveau de satisfaction aux diverses
quantités de biens consommées.
La notion de consommateur: Les utilités
– L’utilité U est la satisfaction d’un consommateur liée à la
consommation d’unité(s) d’un bien
• Exemple: L’utilité retirée de la consommation de 10 carreaux de chocolat
L’utilité marginale Um est l’utilité additionnelle d’un consommateur
provenant de la consommation d’une unité supplémentaire d’un bien
– Avec la variation de l’utilité et la variation de la consommation
• Exemple: L’utilité retirée de la consommation du 5ème carreau de
chocolat
La notion de consommateur – Exercice 1
N. de 0 1 2 3 4 5 6 8
cocktail
s
U 0 5 9 12 15 14 12 6
Um
Table 1: Utilités totale et marginale pour des cocktails. Léon passe la soirée chez des
amis et boit des cocktails. Le tableau ci-dessus indique l’utilité qu’il retire en
consommant ces cocktails:
La notion de consommateur – Exercice 1
1. Déterminer les utilités marginales Um pour chaque cocktail bu
2. Tracer sur un même graphique les courbes d’utilité totale et d’utilité
marginale.
3. Que constatez-vous ?
Les courbes d’indifférence
Figure 5: Courbe d’indifférence : ensemble des combinaisons de biens permettant
d’obtenir le même niveau d’utilité
Les courbes d'indifférence
Figure 6: Points A et B: Structure de consommation différente mais même niveau
d'utilité.
Les courbes d'indifférence
Figure 7: U1 > U2 > U3
La droite de budget
– La droite de budget : ensemble des combinaisons qu’un
consommateur peut obtenir en fonction de son revenu (et du prix du
bien).
– Contrainte budgétaire : pour un individu donné, la valeur de la
consommation ne peut dépasser ses ressources.
– L’équation de la droite de budget est alors :
La droite de budget
Figure 8: Ensemble du budget
Équilibre du consommateur
– L’équilibre du consommateur correspond aux combinaisons de biens
et services que le consommateur va choisir de consommer
– détermination de la structure optimale de consommation.
– Détermination de manière rationnelle = maximisation sous
contraintes.
• Objectif : obtenir de l’utilité
• Contrainte : pour un individu donné, la valeur de la consommation ne
peut dépasser ses ressources
– contrainte budgétaire
Équilibre du consommateur
Figure 9: Le consommateur cherche à maximiser son utilité sous sa contrainte
budgétaire. Équilibre est une combinaison unique (x,y).
La notion de consommateur: Exercice 1
– Le budget d’un consommateur pour un poste spécifique est de 50€ et
doit déterminer sa consommation entre deux biens: x et y. Le prix du
bien x est fixé à 4€ et celui du bien y est fixé à 2€.
1. Représentez graphiquement la droite de budget dans le plan (x;y)
2. Le budget alloué a maintenant augmenté de 30€. Représentez
graphiquement la nouvelle droite de budget. Que remarquez-vous?
3. Le prix du bien x diminue maintenant de 50%. Le budget du
consommateur est toujours égal à 80 euros. Représentez graphiquement
la nouvelle droite de budget. Que remarquez-vous?
4. Placez sur le graphique les points B (15; 5) et A (5; 30). Tracez à main levée
la courbe d’indifférence passant par ces deux points.
5. Tracez maintenant la courbe d’indifférence qui procure l’utilité maximum
au consommateur sous contrainte de son budget et des prix des biens de
la question 3
Arbitrage travail-loisir
– Le consommateur est également offreur de travail (c’est-à-dire
demandeur d’emploi). L’offre de travail est la quantité de travail offerte
par un consommateur.
– Il répartit son temps total disponible (T) entre le travail (L – Labor en
anglais) et le loisir (l)
– Le travail procure une désutilité mais rapporte un revenu : le salaire
– Le loisir est un coût : le consommateur y dépense son salaire
Arbitrage entre le travail et le loisir influence la contrainte
budgétaire et le niveau d’utilité.
2. LA NOTION DE PRODUCTEUR
Définitions
La production est une activité économique qui permet
l’obtention de biens et de services destinés à la satisfaction
directe ou indirecte des besoins par la transformation de biens
intermédiaires au moyen d’un certain nombre de ressources.
Objectif d’une firme : maximiser le profit
– Combien produire ?
– A quels coûts ?
– Quel prix proposer ?
– Pour quel bénéfice ?
Facteurs de production
– Facteur de production : ressources, matérielles ou non, utilisées dans
le processus de production de biens et de services:
• Le facteur travail : ensemble des activités intellectuelles et manuelles
nécessaires pour la production des biens et services. Ces activités font
l’objet d’une rémunération (salaire).
• Le facteur capital : ensemble des biens et services nécessaires à la
production. Le capital fait aussi l’objet d’une rémunération (intérêts et
dividendes versés)
L'efficacité productive
Trois indicateurs peuvent être mobilisés :
– La productivité moyenne PM est la production totale Q par unité de
facteur de production (travail L ou capital K). La productivité moyenne
du travail est
– La productivité marginale Pm est la production additionnelle
provenant de l’utilisation d’une unité supplémentaire d’un facteur de
production (travail L ou capital K).
– Où est la variation de la production et est la variation du facteur
travail
– Le taux marginal de substitution technique (TMST). Il mesure
l’efficacité relative des facteurs pour produire un niveau donné de
produit.
La notion de producteur: Exercice 1
1. Une entreprise produit 5000 tonnes de blé par an. Elle emploie 20
salariés qui travaillent chacun 1250h/an. Quelle est la productivité
moyenne par salarié et la productivité moyenne par heure de travail
d’un salarié ?
2. L’entreprise agricole embauche deux salariés de plus. La production
agricole passe à 5050 tonnes. Quelle est maintenant la productivité
moyenne par salarié ? La productivité marginale par salarié? La
productivité marginale par heure de travail d’un salarié?
3. Commentez vos résultats
Les coûts de production
– Le coût total CT est l’ensemble des coûts correspondant à un volume
de production donné. Le CT comprend :
– Les coûts fixes CF indépendants du volume de production
– Les coûts variables CV reliés à la quantité de bien produite
Les coûts de production
Le coût moyen CM représente le coût unitaire c’est-à-dire le coût
par unité produite.
– Exemple pour Q=5 : CM(5) = CT(5)/5
Le coût marginal Cm est le coût additionnel provenant de la
production d’unité supplémentaire
– Exemple pour Q=5 : Cm(5) = [CT(5)-CT(4)]/[5-4]
Le coût fixe moyen CFM
Le coût variable moyen
Les coûts de production
Figure 10: Les coûts de production
Économie d’échelle et optimum technique
– Une entreprise bénéficie d’économies d’échelle si le coût moyen
diminue lorsque le niveau de production augmente.
– L’optimum technique est le niveau de production pour lequel le coût
moyen est minimum.
Économie d’échelle et optimum technique
Figure 11: Economie d'échelle et optimum téchnique
La notion de producteur - Exercice 2
Quantité CF CV CT CFM CVM CM Cm
0 150 -
1 150 100
2 150 160
3 150 210
4 150 280
Table 2: Complétez le tableau ci-dessus
La notion de producteur: Les recettes et le profit
– Les recettes totales RT représentent ce que l’entreprise retire de la
vente de tous ses biens sur une période de temps donné.
– La recette moyenne RM est la recette par bien vendu.
– La recette marginale Rm est la recette additionnelle provenant de la
vente d’un bien supplémentaire.
– Le profit p est la différence entre les recettes totales RT et les coûts
totaux CT
La notion de producteur: Seuils de rentabilité, optimum
et technique
– Les seuils de rentabilité sont les volumes de production entre lesquels
le profit est positif
– L’optimum économique est le niveau de production qui maximise le
profit
– L’optimum technique est le niveau de production jusqu’auquel
l’entreprise réalise des économies d’échelle
Economies d’échelle = CM décroissant Optimum technique = min
du coût moyen
La notion de producteur – Exercice 3
Figure 12: Exercice: Retrouvez les seuils de rentabilité, l’optimum économique et
l’optimum technique
La notion de producteur: Principes de management
Optimum technique et optimum économique sont différents
A l’optimum économique (profit maximum) :
– et croissants
3
MICROÉCONOMIE II
Plan du cours
Micro II : Equilibre et structures de marché
1. La demande
2. L’offre
3. L’équilibre
4. Structures de marché
1. LA DEMANDE
La fonction de demande
– Le marché est le lieu où s’échangent les biens.
– La fonction de demande associe la quantité de biens demandée au
prix de ce bien.
La fonction de demande
Figure 13: La fonction de demande associe la quantité de biens demandée au prix de
ce bien.
L'élasticité de la demande
– Quelle est la sensibilité de la demande aux variations du prix?
• => calcul de l’élasticité
– élasticité mesure la variation de demand causé par la variation du prix
– On utilise le pourcentage de changement pour faciliter l'interprétation
– Rappelle: Pour calculer la variation en pourcentage d'un variable:
• = valeur finale de x - valeur initiale de x divisé par valeur initiale de x
L'élasticité de prix directe
– Elasticité prix directe : rapport entre la variation en % de la quantité
demandée d’un bien et la variation en % du prix de ce même bien.
– selon élasticité de prix directe
• bien strictement élastique :
• bien faiblement élastique :
• bien fortement élastique :
L'élasticité de prix croisée
– Elasticité prix croisée : rapport entre la variation en % de la quantité
demandée du bien i et la variation en % du prix du bien j.
– selon élasticité prix croisée
• biens substituables :
• biens complémentaires :
L'élasticité de revenue
– Elasticité revenu : rapport entre la variation en % de la quantité
demandée d’un bien et la variation en % du revenu .
– selon élasticité de revenue
• biens normaux :
• biens inférieurs :
• biens supérieurs :
La demande: Exercice
2013 2014 Évolution (%) Élasticité de
revenue
Alimentation 152,7 151,9
Alcool et tabac 39,8 40,8
Logement et 304 305,2
chauffage
Loisirs 93,1 94,4
Santé 48,4 48,7
Communicatio 29,1 29,1
n
Éducation 10 10,2
Consommation 1126,4 1139
des ménages
Revenu 1327,6 1342,3
disponible
Table 3: Compléter le tableau et interpréter chacun des résultats (chiffres en milliards
d’euros, INSEE base 2010)
2. L'OFFRE
L'offre
– La quantité offerte d’un bien ou d’un service correspond à la quantité
que les vendeurs sont disposés à mettre en marché.
– La relation entre le prix et la quantité offerte correspond à la loi de
l’offre :
• toutes choses étant égales par ailleurs, lorsque le prix d’un bien
augmente, la quantité offerte augmente, et lorsque le prix diminue, la
quantité offerte diminue.
– La fonction d’offre associe la quantité de biens offerte au prix de ce
bien
La fonction d'offre
Figure 14: La fonction d’offre associe la quantité de biens offerte au prix de ce bien
L'élasticité d'offre
Quelle est la sensibilité de l’offre aux variations du prix ?
– Elasticité offre : rapport entre la variation en % de la quantité produite
d’un bien et la variation en % du prix de ce même bien
– Calcul de l’élasticité
3. L'ÉQUILIBRE DE MARCHÉ
Définition
Notion de l'équilibre
– Quantités demandées = Quantités offertes => Quantité et prix
d’équilibre
– Equilibre partiel (marché isolé)
– Equilibre général (tous les marchés simultanément)
Définition
Figure 15: A l’équilibre de marché, les intérêts conflictuels des consommateurs et des
producteurs se compensent parfaitement.
Impact des chocs exogènes
Figure 16: Effet d’un choc positif de la demande
Impact des chocs exogènes
Figure 17: Effet d’un choc negatif de l'offre
L'équilibre de marché- Exercice 2
Sur le marché des yaourts à boire, la demande est :
avec les quantités demandées et le prix de vente. Avec les
quantités offertes, l’offre de yaourts à boire est :
1. Tracer les fonctions de demande et d’offre dans le plan (quantités;
prix).
2. Déterminer, graphiquement et analytiquement, le prix d’équilibre et
les quantités échangées.
3. Une baisse des impôts sur le revenu entraîne une hausse de la
demande des yaourts à boire. La nouvelle fonction de demande est .
Quel est le nouvel équilibre? Interpréter
Illustration sur le marché du travail
Dans le marché de travail
– Le consommateur offre du travail. L’offre est croissante avec le salaire
w
– Le producteur demande du travail. La demande est décroissante avec
le salaire.
Que se passe t-il si l’Etat décide de fixer un salaire minimum (w
min) supérieur au salaire d’équilibre (w*) ?
Illustration sur le marché du travail
Figure 18: Que se passe t-il si l’Etat décide de fixer un salaire minimum (w min)
supérieur au salaire d’équilibre (w*) ?
4. STRUCTURE DE MARCHÉ
Présentation
Demand \ Offre Grand nombre Petit nombre Unicité
Grand nombre Concurrence pure Oligopole Monopole
et parfaite
Petit nombre Oligopsone Oligopole bilatéral Monopole
Contrarié
Unicité Monopsone Monopsone Monopole
Contrarié Bilatérale
Table 4: Structures de marché. D'après Von Stackelberg (1934)
Le marché concurrentiel
Conditions
– Atomicité des acteurs Price taker
– Transparence
– Homogénéité du produit
– Libre entrée et libre sortie du marché
Conséquences
– Demande fortement élastique au prix
– Tarification au coût marginal
– Profit faible
– Intéressant pour le consommateur
Le marché monopolistique
Conditions
– Un seul acteur Price maker
– Spécificité du produit
– Entrée du marché protégée (coûts fixes, légal)
Économie
Conséquences
– Demande peu élastique au prix
– Tarification au-dessus coût marginal
– Profit élevé
– Intéressant pour le producteur
Le marché oligopolistique
Conditions
– Quelques acteurs
– Ouverture d’un marché préalablement protégé
– Coût fixes élevés
Conséquences
– Des ententes (prix, quantité, qualité)
– Un marché à surveiller
4
MACROÉCONOMIE I
Plan du cours
Macroéconomie I: Politique economique et conjoncture
1. La conjoncture économique
2. La consommation
3. L’investissement
4. Les politiques économiques
1. LA CONJONCTURE
ECONOMIQUE
Les cycles économiques
Figure 19: cycles économiques
Les cycles économiques
– Cycles longs de Kondratiev (assis sur les innovations)
– Cycles courts de Juglar (assis sur la distribution de crédit)
– En bas de cycle politique économique
Le circuit économique
Un agrégat est une grandeur synthétique mesurant le résultat
d’une activité économique.
– Le Circuit économique est une représentation schématisée de la
circulation de flux de richesses entre les agents économiques
• Flux réels (en bleu)
• Flux monétaires (en vert)
– Les agents économiques sont des centres de décision économique
autonomes et sont regroupées en 6 secteurs institutionnels :
1. Ménages (y compris Entrepreneurs individuels)
2. Sociétés non financières
3. Sociétés financières
4. Administrations publiques
5. ISBLSM (Institution Sans Butte Lucrative au Service de Ménages)
6. Reste du monde
Le circuit économique
Figure 20: Modèle de flux circulaire
Les mesures du produit intérieur brut
Le produit intérieur brut (PIB) est le principal agrégat
macroéconomique publié par la comptabilité nationale:
– « c’est le résultat final de l’activité de production des unités
productrices résidentes ».
– Indicateur de l’activité économique.
– Richesse créée dans un pays en une année.
Mais ne prend pas en compte:
– Les services non marchands
– L’économie souterraine
– Le bien être
– Les externalités
A Noter:
– Le PIB est un flux et non un stock
– Le PIB mesure la valeur de la richesse additionnelle créée en un an
Les mesures du produit intérieur brut
Trois méthodes pour mesurer le PIB:
– Trois méthodes car Produit National = Revenu National = Dépenses
Nationales
• Optique de produit
• Optique de demande
• Optique de revenue
– Les différentes méthodes de calcul du Produit Intérieur Brut ne
donnent pas forcément les mêmes résultats en pratique
PIB Optique de produit
Optique produit : somme de la valeur des biens et services
produits dans l’économie
– Avec VA = Q - CI
– et
• : Valeurs ajoutées
• : Impôt sur les produits (TVA)
• : Subvention à la Production
• : valeur de la production
• : Consommations intermédiaires
Exemple:
– Pour un automobile
– valeur de la production : 100 milliards d euros
– consommation intermédiaire : 20 milliards d euros
– valeur ajoutée : 100-20=80 milliards d euros
PIB Optique de la demande
Optique demande : somme des dépenses nécessaires pour
acheter la production nationale.
– avec : Demande intérieure
– et Demande extérieure
– avec
• : Consommation
• : Investissement
• : Dépenses publiques
• : Variation des stock
• : eXportation
• : iMportation
PIB Optique de revenue
Optique revenu : somme de tous les revenus perçus par les
agents résidents
– avec
• : Revenus salariaux
• : Excèdent Brut d’Exploitation (Profit de l’activité hors charges financières
exceptionnelles et amortissement)
• : Revenu Mixte (revenu des entrepreneurs individuels)
• : impoT sur le revenu
• : Subvention au revenu
Les mesures du PIB: Exercice 1
Pour un pays donné, les comptables nationaux vous donnent les
informations suivantes (mds €):
– Consommation=1420; Consommation intermédiaire=1040; EBE=655;
Investissement privé=390; Dépenses publiques=165; Impôts sur les
produits=200; Impôts sur les revenus=290 Importation=480;
Production=2760; Revenus des salariés=855; Revenus mixte=150;
Subventions aux produits=15; Subventions=45; Exportation=440;
Variation des stocks=-30
Déterminez le PIB selon les 3 optiques
Les mesures du PIB: Les Indices
Problème de comparaison entre plusieurs années
– Isoler l’effet de la hausse des prix pour mesurer la véritable progression
de l’activité
2 types de mesure pour les agrégats:
– En valeur : au prix de l’année en question = à prix courants;
– En volume : au prix d’une année de base (année de référence) à prix
constants
Calcul de l’indice des prix
– On choisit une année comme base et on affecte à la variable la valeur
100.
– Ensuite, on calcule les valeurs des autres années en proportion de cette
valeur 100.
– => hausse de 40%
– => baisse de 20%
Exercices 2: Calcul d’indice et du PIB en valeur et en
volume
2007Q1 2007Q2 2007Q3 2007Q4
3047.00 3069.91 3098.93 3161.55
Table 5: Calculez l’indice du prix de l’immobilier (au m², en €) pour chaque trimestre
en prenant. Q1 pour référence
Exercices 2: Calcul d’indice et du PIB en valeur et en
volume
2009 2010
PIB en milliards d'euros 1 889,2 1 932,8
courants
indice des prix base 100 en 106,93 108,79
2005
PIB en volume milliards ? ?
d'euros de 2005
Croissance annuelle PIB en ? ?
valeur
Croissance annuelle PIB en ? ?
volume
Taux d’inflation annuel ? ?
Table 6: Calcul d’indice et du PIB en valeur et en volume; Volume = (Valeurs/Indice de
prix)*100
Les mesures du produit intérieur brut
Figure 21: PIB des pays en 2021 (source World Bank)
Les mesures du produit intérieur brut
Figure 22: L'evolution de PIB de France en Volume et en Valeur
Les mesures du produit intérieur brut
– En France la croissance du PIB est plus importante en valeur qu'en
volume
– C est toujours le cas si l inflation est positive
– En 75 et en 93 le PIB en volume a baisse et pourtant en valeur il a
augmenter
– l'impact de l inflation peut être trompeur
Les composantes du produit intérieur brut (source :
Insee 2022)
Figure 23: Les composantes du produit intérieur brut (source : Insee 2022)
Répartition de la valeur ajoutée
La répartition de la valeur ajoutée s'opère entre :
– A/ Les différents facteurs de production
• Les rémunérations salariales = rémunération du facteur travail
• L’excédent brut d’exploitation = rémunération du facteur capital
• Le revenu mixte des entreprises individuelles (mélange la rémunération
du facteur capital et celle du facteur travail)
– B/ L'état avec les impôts à la production
2. LA CONSOMMATION
La consommation: Définitions
– Le revenu disponible d'un ménage comprend les revenus d'activité,
les
revenus du patrimoine, les transferts en provenance d'autres
ménages et les prestations sociales, nets des impôts directs.
– L’agent économique choisit de répartir son revenu disponible entre la
consommation et l’ épargne.
– Consommation est l’ensemble des dépenses des ménages en biens et
services destinées à la satisfaction de besoins personnels et non à des
fins productives ≈ 60% du PIB en France.
– L’ épargne est la part du revenu qui n’est pas utilisée pour la
consommation. L’épargne est donc une renonciation à la
consommation.
La loi psychologique fondamentale
«Les agents tendent à accroître leur consommation quand leur
revenu disponible augmente, mais cet accroissement de la
consommation est plus faible que l’accroissement de revenu
disponible. »
– John Maynard Keynes, [1936], Théorie Générale, chap. VIII.
La loi psychologique fondamentale
Cette hypothèse est double :
– La consommation augmente avec le revenu disponible réel
– L’accroissement de la consommation est inférieur à l’accroissement de
revenu qui l’a déclenché :
• les ménages consomment plus, dès que leur revenu disponible réel
s’accroît,
• mais il ne consomment pas la totalité du supplément de revenu :
– ils en épargnent une partie
La fonction de consommation keynésienne
– = Consommation des ménages
– = Revenu disponible
– = consommation incompressible
– = Propension marginale à consommer (PmC)
– La propension moyenne à consommer (PMC) est la part de la
consommation dans le revenu disponible
– La loi psychologique fondamentale de Keynes nous renseigne que
– diminue lorsque augmente
La fonction de consommation keynésienne
Formulation :
– avec on a
Propension moyenne à épargner :
Propension marginale à épargner :
La fonction de consommation: Exercice 4
Pour une économie donnée, la fonction de consommation est
où le revenu national est le revenu disponible .
1. Retrouvez les propensions marginales à consommer et à épargner.
2. Calculez la propension moyenne à consommer et à épargner lorsque Y
prend les valeurs 2000 et 4000. Interprétez.
Consommation keynésienne versus vision classique et
néo-classique
– Chez Keynes
• Les individus consomment selon leur richesse
• L’épargne est le résidu de la consommation
– Chez les Classiques
• Les individus épargnent selon le taux d’intérêt
• La consommation est le résidu de l’épargne
Consommation keynésienne versus vision classique et
néo-classique
Selon Milton Friedman (1957), les ménages déterminent leur
consommation en fonction, non de leur revenu disponible
courant, mais de leurs prévisions quant à leurs revenus futurs.
avec
– : une composante permanente correspondant au revenu anticipé en
moyenne.
– : une composante transitoire égale à l’écart entre revenu observé et
revenu moyen anticipé. Par définition, les composantes transitoires
s’annulent.
La fonction de consommation selon Friedman :
– avec
Consommation keynésienne versus vision classique et
néo-classique
Figure 24: Selon Friedman, Revenue permanente et transitoire
Consommation: Exercice 5
Année 1 2 3 4 5
Revenu 1000 1200 1300 1400 600
observé
(mds€)
RP
RT
C
Table 7: La série statistique de revenu (R) observée dans un pays donné, sur une
période de 5 ans est donnée dans le tableau ci-dessus:
Consommation: Exercice 5
1. En supposant que le revenu permanent est déterminé par les agents
en prenant la moyenne arithmétique du revenu de l’année courante et
des trois dernières années, calculez celui-ci pour les années 4 et 5.
2. Calculez pour ces années le revenu transitoire
3. La consommation est fonction de leur revenu permanent: Calculez la
consommation des ménages pour les années 4 et 5.
4. Que constatez-vous par rapport au niveau de revenu observé?
3. L'INVESTISSEMENT
L’investissement: Définitions
Investissement : l’ensemble des biens et services achetés, par
des agents économiques, au cours d’une période donnée, pour
maintenir ou accroître leur capacité de production de biens et
services.
Caractéristique de l’investissement est sa double nature: – C’est
une composante de la demande globale; – C’est un déterminant
de l’offre future des biens et services.
L’investissement: Définitions
En comptabilité nationale, l’investissement correspond à la
Formation brute de capital fixe (FBCF) définie comme la valeur
des biens durables acquis par les unités de production pour être
utilisés pendant au moins un an dans leur processus de
production.
– FBCF des ménages = acquisition ou production pour leur
propre compte de logements – FBCF des entreprises =
investissement productif
La FBCF n'inclut ni les investissements financiers, ni les
acquisitions de terrains, ni les dépenses de R&D.
Les déterminants de l’investissement
L'investissement agrégé est une fonction de:
– La demande agrégée
– Le taux d’intérêt : coût de l’emprunt ou coût d’opportunité
– Les coûts des facteurs de production (capital, travail, énergie)
– Le profit : conditions de financement
Les déterminants de l’investissement
L’investissement (I) est une fonction décroissante du taux
d’intérêt (r).
Arbitrage entre le coût d’un financement externe et le
placement financier
– Si l'entreprise est emprunteuse, le niveau d'intérêt réel réduit
la profitabilité des projets : taux d'intérêt = charge financière
pour l'entreprise – Le taux d'intérêt est la rémunération de
placements financiers. Leur niveau élevé incite à préférer des
placements financiers à l'investissement productif
Les déterminants de l’investissement
Notion de profitabilité :
– écart entre le rendement du capital dans l'entreprise (rentabilité
économique ou financière) et le rendement moyen d'un placement
financier (mesuré par le taux d'intérêt réel à long terme) .
Le profit est source d’autofinancement
– Selon Helmut Schmidt "Les profits d’aujourd’hui sont les
investissements de demain et les emplois d’après-demain".
Les déterminants de l’investissement
Figure 25: Corrélation entre taux de marge, autofinancement et investissement pour
les Sociétés non financières
4. LES POLITIQUES
ÉCONOMIQUES
Les politiques économiques: Définitions
– Un ensemble de politiques économiques sont à la disposition des
gouvernements pour augmenter le taux de croissance d’un pays.
– Les politiques économiques recouvrent toutes les mesures mises en
place par l’Etat et les autres administrations publiques pour agir sur la
demande globale et sur l’offre globale (politiques orientées vers le
marché ou interventionnistes).
– 2 catégories:
• Politiques structurelles
• Politiques conjoncturelles
Politiques structurelles
A/ Politiques structurelles: effets à moyen et long terme
– Exemple : Le Grand plan d'investissement 2018-2022, projet porté par
Edouard Philippe Le Gouvernement s'est engagé dans un Grand plan
d'investissement (GPI) de 57 milliards d'euros, mené tout au long du
quinquennat, afin d'accompagner les réformes structurelles et
répondre à quatre défis majeurs de la France : la neutralité carbone
(accélérer la transition écologique pour 20 milliards d’euros), l’accès à
l’emploi (édifier une société de compétences pour 15 milliards
d’euros), la compétitivité par l’innovation (ancrer la compétitivité sur
l’innovation pour 13 milliards d’euros) et l’État numérique (pour 9
milliards d’euros).
Politiques conjoncturelles
B/ Politiques conjoncturelles : effets à court terme
– Quels exemples?
– Les politiques économiques contribuant à une croissance forte et
stable sont diverses :
• Politique industrielle
• Politique sectorielle
• Politique budgétaire
• Politique monétaire (cours EMI PGE 2)
La politique industrielle
La politique industrielle
– Vise à créer un cadre favorable pour les entreprises.
– Elle cherche à améliorer leurs performances pour que le pays soit
compétitif. Elle agit sur le dynamisme des industries dans le pays.
Aujourd’hui, l’industrie vit une double révolution autour de la
transformation numérique et de la transition écologique.
– Soutien aux industries de haute technologie (chimie)
– Favoriser l’innovation (R&D)
– Développer l’offre et la diffusion des TIC (cf Volet numérique du GPI)
Exemples :
– création de l’Agence pour l’Innovation Industrielle en 2005, mise en
place de
Pôles de compétitivité (nanotechnologies à Grenoble,
aéronautique à Toulouse, santé à Lyon,…)
La politique sectorielle
La politique sectorielle
– Cible un secteur en particulier (santé, agriculture,…)
– Exemple 1 : les mesures en faveur de l’automobile (Objectif :
croissance verte)
• Prime à la conversion : pour en bénéficier, il faut remplacer un ancien
véhicule diesel par un véhicule neuf ou d'occasion peu polluant (max 2500
euros)
• Bonus écologique : il vise à récompenser, via une aide financière à l’achat
ou à la location de longue durée (2 ans et plus), les acquéreurs de voitures
ou camionnettes neuves émettant de 0 à 20 grammes de CO2 par
kilomètre (max 6000 euros)
• Le bonus vélo : aide attribuée à toute personne qui acquiert, au plus tard
le 31 janvier 2018, un vélo à assistance électrique neuf,. Le montant de
l’aide est fixé à 20% du coût d’acquisition, hors options, toutes taxes
comprises, sans être supérieur à 200 €.
La politique sectorielle- exemples
Exemple 2 : les mesures en faveur du logement :
– « 1% » logement (rebaptisé "Action Logement") est une participation des
entreprises, appelé aussi Participation des employeurs à l'effort de
construction (PEEC), versée avant le 31 décembre de chaque année. Elle
concerne les entreprises de 20 salariés et plus, appartenant au secteur privé
non agricole. Elle représente 0,45% de la masse salariale de l'année
précédente. Tous les salariés des entreprises du secteur privé non agricole de
10 salariés et plus peuvent bénéficier du 1% logement, ainsi que les individus
de moins de 30 ans en recherche d'emploi, y compris les étudiants salariés et
les étudiants boursiers.
– PTZ (prêt à taux zéro) : c’est un prêt aidé par l'État. Il permet d'acheter un
logement (si vous n'avez pas été propriétaire de votre résidence principale au
cours des 2 dernières années précédant l'émission de l'offre de prêt). Le PTZ
ne peut pas financer la totalité de l'opération et doit donc être complété par
un ou plusieurs prêts.
– CITE (crédit d’impôt transition énergétique) : il concerne les contribuables,
domiciliés en France qui réalisent, dans leur habitation principale, certaines
dépenses d'équipements en faveur de la transition énergétique
La politique budgétaire
La politique budgétaire agit principalement sur le niveau de
demande globale en jouant avec
– les dépenses (G) ,et
– les recettes (T) de l’Etat.
Analyse en termes de circuit keynésien
La politique budgétaire et le multiplicateur
Principe: une variation de la dépense publique provoquera une
variation plus élevée de la demande agrégée du fait d'une
réaction positive de l'investissement à l'augmentation de la
demande.
investissement hausse de la production hausse des revenus
hausse de la consommation production et investissement
– L’investissement initial a ainsi permis l’augmentation de la production
supérieure à l’investissement initial.
– La variation de la production () est proportionnel à la variation de
l’investissement ()
– Où est le multiplicateur Keynésien
– Où c est la propension marginale à consommer
Exercice 6
Dans une économie hypothétique
– ,et
– l’investissement initial est de 10 000 euros.
– Quelle est la valeur du coefficient multiplicateur?
– De combien a augmenté la production?
La politique budgétaire : le multiplicateur
L'effet multiplicateur repose sur plusieurs hypothèses qui
viennent réduire son impact
– exportation de la relance:
• si une partie de la hausse de la demande se porte sur des biens importés
cela réduit l'effet multiplicateur.
• Cet effet modérateur est d'autant plus important que l'économie est
ouverte.
– Effet d'éviction
• la demande ajoutée peut venir en substitution, plutôt qu'en complément,
de la demande normale l’investissement public peut réduire
l’investissement privé
– importance de la confiance accordée
• si les agents économiques ne croient pas à la politique menée, ils vont
anticiper son échec et agir en conséquence, c'est à dire épargner effet
Ricardien
La politique budgétaire
Figure 26: Évolution de la dette publique (France, source : Insee 2022)
5
MACROÉCONOMIE II
Plan du cours
Macroéconomie II: Emploi et Chômage
1. L’emploi
2. L’activité
3. Le chômage
4. Photographie du marché du travail français
5. Le halo du chômage
1. L'EMPLOI
L’emploi
Selon l’INSEE, en 2014 en France métropolitaine , on recense
25,800,000 individus en emploi.
– Ils représentent la population active occupée. On définit :
L’emploi
La population en emploi se divise entre les salariés (88,5%) et les
non salariés.
– Ces emplois salariés peuvent être classés selon leur statut
• CDI : 76,4 % des personnes en emploi
• CDD : 8,6 % des personnes en emploi
• Intérimaires : 2,1 % des personnes en emploi
• Apprentis : 1,4 % des personnes en emploi
L’emploi
Figure 27: Taux d’emploi à l’échelle européenne
2. L’ACTIVITÉ
L'activité
Les actifs représentent à la fois la population en emploi et
également les chômeurs.
On définit :
L'activité
Figure 28: taux d'activité en europe
3. LE CHÔMAGE
Le chômage
Figure 29: taux de chômage en europe
Le chômage
Figure 30: taux de chômage en europe (2022); source: Eurostat
Le chômage
Selon l’INSEE, 1er trimestre 2022, en France métropolitaine, on
recense 2 300 000 individus au chômage.
Le chômage est la situation d'une personne qui souhaite
travailler mais ne trouve pas d’emploi.
Le chômage: Les mesures
En France, le chômage est mesuré de deux manières différentes :
– Enquêtes mensuelles de Pôle Emploi avec 5 catégories de chômeurs
(de A à E, voir slide suivant)
– Enquête "Emploi" de l'Insee, donnant des évaluations trimestrielles du
chômage au sens du BIT (Bureau International du Travail)
Un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler
(15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions :
1. être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu'une
heure, durant une semaine de référence
2. être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours
3. chercher activement un emploi
Le chômage: Les mesures
Enquêtes mensuelles de Pôle Emploi avec 5 catégories de
chômeurs:
– catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de
recherche d'emploi, sans emploi ;
– catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de
recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78
heures ou moins au cours du mois) ;
– catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de
recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus
de 78 heures au cours du mois) ;
– cont…
Le chômage: Les mesures
… Enquêtes mensuelles de Pôle Emploi avec 5 catégories de
chômeurs:
– catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes
positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation,
d'une maladie…), y compris les demandeurs d'emploi en convention
de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition
professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation
professionnelle ;
– catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire de actes positifs
de recherche d'emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de
contrats aidés).
Le chômage: Les mesures
La catégorie A, la plus médiatisée :
– Il s’agit des demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de
recherche d'emploi, sans emploi : ils sont 2 944 700 au 2ème trimestre
2022.
– Les autres catégories (B à E), regroupent des demandeurs d’emploi qui
ont exercé une activité réduite plus ou moins longue ou qui sont en
formation ou en stage ou qui sont en contrats aidés et non tenus de
faire des actes positifs de recherche d’emploi.
Au total, l’ensemble des demandeurs d’emploi de Pole emploi
représente 5,152,100 au 2ème trimestre 2022.
Le chômage: La différence selon le sexe
Figure 31: Les differences selon le sexe; Discrimination ?
Le chômage: La différence selon l'âge
Figure 32: Les chômeurs en France métropolitaine (cat. A) selon l'âge (source: Pôle
emploi- ajousté)
Le chômage: les formes du chômage
– Le chômage frictionnel est dû au fait que de nouveaux demandeurs
d'emploi arrivent continuellement sur le marché et qu'il y a toujours
un temps de battement entre le début de la recherche de l'emploi et
l'entrée dans un nouvel emploi => un taux de chômage nul ne peut
donc être atteint
– Le chômage technique, au sein d'une entreprise, découle de
l'impossibilité pour d'autres secteurs d'activité ou d'autres entreprises
de lui fournir les éléments nécessaires à la fabrication de ses produits.
– Le chômage partiel peut être provoqué par une baisse d'activité
anormale de l'entreprise qui est obligée de réduire les horaires de
travail.
Le chômage: les formes du chômage
– L’État est amené à mettre régulièrement en place des politiques
conjoncturelles et structurelles pour lutter contre le chômage.
– Renégociation par les partenaires sociaux des règles de l’assurance
chômage. Idée : réintroduire la dégressivité des allocations chômage
en cas de refus d’un demandeur d’emploi de plusieurs propositions de
postes
– Actuellement :
• 2,7 millions de chômeurs sont indemnisés en 2014
• Durée : de 4 mois à 2 ans (jusqu'à 3 ans pour les + de 50 ans)
• Montant : 1100 euros mensuels pour 50% des chômeurs indemnisés
(variable de 870 à 7200 euros environ par mois).
Le chômage: La thèse néo-classique
Dans le modèle néo-classique, le chômage est décrit comme
«volontaire»:
– L’individu fait un arbitrage entre les avantages et les désavantages
d’un travail
– L’individu peut décider de rester volontairement au chômage si
l’emploi est insuffisamment payé
Selon les néo-classiques, le jeu de la concurrence fait varier les
salaires à la hausse ou à la baisse
– Tout individu offrant du travail (demandant un emploi) trouve une
entreprise pour l’embaucher à une juste rémunération.
– Ajustement automatique
Le chômage: La thèse néo-classique
Illustration graphique au tableau
Le chômage: La thèse keynésienne
– Les entreprises embauchent conséquemment à leurs anticipations de
débouchés. C’est donc la demande anticipée qui détermine le niveau
de la production. Ce même niveau de production fixe le niveau de
l’emploi.
– Il peut donc exister un équilibre de sous-emploi c’est-à-dire une
situation où la demande correspond à un niveau de production
inférieur à celui qui permettrait le plein emploi. Une baisse du salaire
réel n’aurait que pour effet d’accroître le chômage, par suite d’une
baisse de la demande.
– L’économie peut rester durablement en situation de sous-emploi sans
qu’aucun mécanisme automatique ne corrige ce déséquilibre.
– L’intervention de l’État peut lutter contre le chômage et le sous-
emploi.
• → Stimuler la demande (et non baisser les salaires) en agissant sur le
niveau des dépenses publiques (G) ou de l’investissement (I).
Le chômage – Exercice 1
Pop. active Chômeurs Inactifs Pop. en âge de
occupée travailler
Effectif 25 764 000 2 813 000 22 047 000 ?
Table 8: répondre aux question ci-desous
Voici pour 2013 en France métropolitaine la répartition de la
population en âge de travailler (15 ans ou plus, INSEE).
– a. Quelle est la population en âge de travailler en 2013 ?
– b. Quel était le taux de chômage des 15 ans ou plus en 2013 ?
– c. Quel était le taux d’emploi des 15 ans ou plus en 2013 ?
– d. Quel était le taux d’activité des 15 ans ou plus en 2013 ?
– e. Part au chômage?
4. PHOTOGRAPHIE DU MARCHÉ
DU TRAVAIL FRANÇAIS
Temps partiel et sous-emploi en 2021
Figure 33: Lecture : en 2021, 28,0 % des femmes en emploi travaillent à temps partiel ;
4,3 % des hommes en emploi sont en situation de sous-emploi. Champ : France hors
Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire, en emploi. Source : INSEE, enquête
Emploi 2021. (en %)
Photographie du marché du travail français
Figure 34: Statut d'emploi en France selon le type de contrat; (Source: INSEE 2020)
5. LE HALO DU CHÔMAGE
Le halo du chômage
Le halo du chômage
Figure 35: Le halo de chômage. Les frontières entre emploi, chômage et inactivité ne
sont pas toujours facilement identifiables
Le halo du chômage
Les frontières entre emploi, chômage et inactivité ne sont pas
toujours facilement identifiables
Il existe des interactions qui forment le halo du chômage.
L’INSEE recense environ 800 000 personnes dans le halo du
chômage
Le halo du chômage - Exercice 2
Comment classeriez-vous
– Un étudiant qui travaille 10h par semaine?
– Un salarié en congé maladie?
– Un pré-retraité?