Ecole Supérieure des Sciences de Gestion –ANNABA-
SPÉCIALITÉ : MANAGEMENT ET
CONTRÔLE DE GESTION
2ème Année Master
2022-2023
Animation et Contrôle Budgétaire
Par: Dr Meriem Nait attia
MCA 1
COURS 8 : BUDGÉTISATION DES
INVESTISSEMENTS
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PLAN DE COURS :
1. Investissement et financement : le
choix
2. Investissement et financement :
planification, budgétisation et
contrôle
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PRINCIPES
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Le plan stratégique de l’entreprise et la nécessité de renouvellement
d’immobilisations lui imposent de programmer des investissements. La
décision d’investir implique deux choix.
– Le choix de l’investissement : parmi les projets qui répondent aux besoins de
l’entreprise, quel est l’investissement le plus rentable ?
– Parmi les moyens de financement accessibles, quel est le moins coûteux ?
Quel est celui qui s’accorde au mieux avec les possibilités de la trésorerie de
l’entreprise ?
• La décision dépend, outre le coût de l’immobilisation et du financement,
– de l’échelonnement des flux dans le temps,
– des critères retenus par l’entreprise liés à l’importance donnée à la
dépréciation dans le temps.
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MÉTHODE
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LE CHOIX DE
L’INVESTISSEMENT
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Le choix de l’investissement se fait en dehors de tout choix de financement.
L’hypothèse est donc qu’il est financé sur les fonds propres (autofinancement,
capitaux propres) de l’entreprise. Ou bien des sources extérieures.
Le choix de l’investissement
Les flux nets
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Investir génère, pendant la durée de vie de l’immobilisation, un
ensemble de flux de trésorerie dont on détermine la valeur nette
exercice par exercice. On peut recenser :
– les flux liés à l’acquisition de l’investissement (acquisition,
revente),
– les flux générés par son exploitation (capacité supplémentaire
d’autofinancement, besoin en fonds de roulement).
On suppose en général que le flux d’acquisition de
l’immobilisation a lieu en début d’exercice et que l’ensemble des
flux liés à l’exploitation de l’immobilisation est généré en fin
d’exercice.
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LES CRITÈRES DE
CHOIX
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Différentes méthodes permettent la décision d’investir ou le choix entre projets
concurrents par la comparaison des flux nets générés pendant la vie de
l’immobilisation. Le tableau suivant en présente une synthèse accompagnée d’une
illustration simple, à partir de l’exemple précédent.
Méthodes Principes Avantages/inconvénients
Le délai de récupération Le délai est le temps Avantages :
du capital investi nécessaire pour récupérer le Minimise les risques.
capital investi. Évite le choix du taux
Méthode sans actualisation. d’actualisation.
L’entreprise sélectionne nconvénients :
l’investissement qui offre le Privilégie les investissements
délai le plus court. rapidement récupérables au
détriment d’une politique à
plus long terme.
Ne prends pas en compte les
flux nets au-delà du délai de13
Les flux nets Les flux sont actualisés année par Avantages :
Prend en compte la totalité des flux.
actualisés année. Introduit, par le taux d’actualisation,
L’investissement retenu est celui qui la dépréciation liée au temps.
offre la valeur actuelle nette la plus Inconvénients :
Le choix du taux d’actualisation n’est
élevée pas neutre vis-à-vis du choix de
l’investissement.
L’indice Ip = Outre les avantages et inconvénients
de profitabilité liés au critère de la valeur actuelle
nette, il permet de comparer des
investissements de valeurs
différentes.
Le taux interne de le TIR est le taux d’actualisation tel que la somme
des flux nets actualisés est égale à l’investissement
Exprime la rentabilité économique de
l’investissement.
rentabilité (TIR) (la valeur actuelle nette est nulle). Évite le choix du taux d’actualisation.
L’entreprise retient l’investissement qui présente le Prend en compte la totalité des flux.
TIR le plus élevé.
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LE CHOIX DU
FINANCEMENT
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• L’entreprise procède, pour un investissement donné, à une étude
comparative du coût des financements accessibles, selon la même méthode
: calcul des flux nets de trésorerie, application d’un critère de comparaison.
• L’analyse, au lieu de faire apparaître l’ensemble des flux liés à l’exploitation
et au financement de l’investissement, peut se limiter à une analyse marginale
qui ne s’intéresse qu’aux flux affectés par les modes de financement.
Fonds propres
autofinancement, capitaux Emprunt Crédit-bail
propres
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INVESTISSEMENT ET
FINANCEMENT :
PLANIFICATION,
BUDGÉTISATION ET
CONTRÔLE
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Tout investissement est un pari (notion de risque) sur l’avenir. L’affectation de
ressources financières sur un investissement se fera toujours dans l’espoir d’en
retirer des gains dans le futur.
C’est pourquoi, le risque demande :
De vérifier la validité du projet dans les domaines (technique, commercial,
juridique, organisationnel, humain) Justification des demandes
d’investissements.
De vérifier la validité financière du projet Choix des investissements.
De s’assurer de la cohérence du projet avec les plans stratégique et opérationnel.
De planifier dans le temps l’investissement Budget des investissements.
De suivre les ressources financières engagées dans l’investissement (contrôle
budgétaire).
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LA PROGRAMMATION DES
INVESTISSEMENTS
Dès qu’un projet devient complexe par la multiplication des travaux, acquisitions et
intervenants, ceux-ci étant liés par des contraintes d’antériorité, l’entreprise recourt à des
outils d’ordonnancement : réseau PERT, méthode des potentiels METRA (MPM).
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LE PLAN DE FINANCEMENT
• Le plan de financement permet, à moyen terme, de dégager, exercice par
exercice, les emplois et les ressources liés aux investissements de l’entreprise.
• C’est un document global, pluriannuel, établi en général en deux temps :
– recensement des emplois et des ressources prévisionnels;
– recherche d’équilibre, année par année, en dégageant les ressources
complémentaires ou en révisant le plan d’investissements.
• C’est un document-support de négociation avec les tiers (associés, banques).
• La partie Application présente l’élaboration et la structure du plan.
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Le plan de financement est un état financier prévisionnel des emplois et des ressources de
l’entreprise à moyen terme ou à long terme. C’est un instrument de gestion prévisionnelle qui
traduit la stratégie de l’entreprise et qui quantifie ses projets de développement et leurs
financements. Aucun modèle n’est prescrit.
En général, les rubriques sont les suivantes dans les emplois:
Dividendes à verser ;
Acquisitions d’immobilisations ;
Remboursements de dettes financières ;
Augmentation du besoin en fonds de roulement.
Et dans les ressources :
Capacité d’autofinancement ;
Cessions d’immobilisations ;
Augmentation de capital
Subventions d’investissement reçues ;
Augmentation des dettes financières ; 21
Plan de financements Année 1 Année 2 Année n
I. Ressources
- Fonds propres.
- capacité d’autofinancement -
Crédit à long et moyen termes.
- Subventions
- Autres ressources ….
Total des ressources
II- Emplois
- Investissements.
- variation de BFR
- remboursements des emprunt
- Autres besoins.
- …..
Total des besoins
Excédent (+) ou insuffisance (-)
annuel des ressources stables
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LE BUDGET DES
Le budget
INVESTISSEMENTS
annuel des dépenses d’investissement, ne retient que les
conséquences financières d’un plan de financement pour l'année
budgétée, il faudra bâtir le budget des ressources nécessaires, ce qui
consiste essentiellement à coordonner les financements possibles
(autofinancement, emprunt bancaire…), les dates de mise à
disposition des fonds et leurs coûts (frais financiers répercutés sur le
budget des dépenses d’exploitation).
Budgéter les investissements ou le projet d’investissement revient à
établir une répartition dans le temps des investissements et du
financement correspondant. Les opérations possibles pour un ou
plusieurs investissements
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Un planning indiquera les dates prévues de réalisation des différentes parties de chaque
investissement (bâtiment, machine, agencement). Un investissement peut être saisie
budgétairement de trois manières différentes : Par la date d’engagement, par la ou les
dates de règlement et par la ou les dates de réceptions.
• Les dates d’engagement :
Ces dates peuvent donner lieu à un versement d’acompte, donc ce sont les dates à
partir desquelles il n'est plus possible de revenir sur les décisions d'investissement
• Les dates de règlement :
Ces dates s’étagent, suivant les conventions passées, sur toute la durée de réalisation du
projet. Ce sont les différents moments où il faut régler les travaux engagés. Outre leurs
conséquences en matière de trésorerie, il est important de vérifier la cohérence entre les
montants facturés et ceux budgétés.
• Les dates de réception :
Ces dates marquent les étapes d’un accord réalisé avec le fournisseur sur la livraison de
l’investissement considéré (bâtiment, matériel…), elles conditionnent le démarrage25des
activités et donc la rentabilité des projets envisagés.
Lorsque les investissements sont nombreux, il faut regrouper ces différents éléments dans un
budget de la forme suivante :
Année N+1 Engagements Réceptions Règlements
Pér 1 P Pér N Pér 1 Pé Pér N Pér Pér Pér N
é r 1 2
r 2
Investissement
1
Investissement
2
Investissement
N
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Total
Dans le cadre de la procédure budgétaire, seuls les décaissements de l’année étudiée seront
intégrés au budget global de trésorerie.
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