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Les Concepts de Base Du Service Sociale AS FV

Ce document traite des concepts de base du travail social. Il définit des termes clés comme l'assistance, l'assistanat, l'assistante sociale et le travail social. Le document présente également les origines historiques du travail social ainsi que ses valeurs, principes et modèles d'organisation.

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Les Concepts de Base Du Service Sociale AS FV

Ce document traite des concepts de base du travail social. Il définit des termes clés comme l'assistance, l'assistanat, l'assistante sociale et le travail social. Le document présente également les origines historiques du travail social ainsi que ses valeurs, principes et modèles d'organisation.

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les Concepts de base du service

sociale
Facilité par : Mlle. Tamraoui Naziha
Filière : Assistance médico-sociale
Option : Assistant social
Semestre : S3
Année universitaire:2022/2023
Plan :

Introduction :
1er Chapitre :concepts de base :
I. Les concepts de base :
II. Aperçu historique du service social.
III. Missions du service social.
IV. Principes de base pour la mise en place d’un service social.
V. Modèles d’organisation du service social.
Introduction:

• La profession d'assistant(e) social(e) relève d'un grand sens de l'humanisme.


• C'est un métier relationnel où il faut vraiment s'engager dans la société, un
métier d'aide avant tout.
• C'est une profession avec des contraintes et des satisfactions.
• Deux grandes qualités requises entre autres pour devenir assistante sociale
sont :
• L’écoute et une grande disponibilité
• Ses actions portent sur :
• la protection de l'enfance
• L'éducation et les relations familiales
• Le soutien administratif
• L’assistance et orientation pour accès aux droits
• Elle aura aussi pour rôle de signaler et d'alerter les services compétents, si
nécessaire, sur les difficultés sociales repérées.
• L'assistante sociale est à la disposition de toute la population et pour tous les
types de difficultés, elle agit dans un secteur professionnel et géographique
défini. Son travail est un travail d'équipe.
Origines :

• Le travail social est né dans la douleur à travers la charité et les associations


de bienfaisance .
• En Europe les Eglises ont joué un rôle déterminant dans le développement du
travail social en (Autriche, Belgique, Finlande, France, Allemagne, Pays-Bas,
Norvège, Suède), l’Italie, le Portugal et l’Espagne, ainsi que dans la fondation
des écoles de travail social.
• Le travail social a toujours évolué grâce à quelques pionniers qui se sont
sacrifiés pour aider les personnes en souffrance et qui ont ensuite participé à la
construction d’une activité, qui va servir de pont entre les exclus et les inclus .
Pourquoi le travail social?

• Le travail social est issu d’idéaux humanitaires et démocratiques, et ses


valeurs sont basées sur le respect de l’égalité, de la valeur, et de la dignité de
tous.
• Depuis son émergence il y a plus d’un siècle, la pratique du travail social s’est
concentrée sur les besoins de l’être humain ainsi que sur le développement de
son potentiel.
• Les droits de l’homme et la justice sociale constituent à la fois sa motivation et
sa légitimation.
• La profession vise au soulagement de la misère et à la libération de personnes
vulnérables, exclues et opprimées afin de renforcer leur capacité d’agir et leur
participation à la vie de la société.
La pratique :

• Le travail social aborde les barrières, les inégalités et les injustices existantes
dans la société.
• Il cherche à répondre aux crises et urgences ainsi qu’aux problèmes
individuels et sociaux de tous les jours.
• L’objectif et le contenu du travail social sont universels et, mais les priorités
de la pratique du travail social peuvent varier selon les contextes et les
périodes en fonction des conditions culturelles, historiques et socio-
économiques en vigueur.
Valeurs et principes:

• Dans leur pratique quotidienne, les travailleurs sociaux s’inspirent de valeurs


et de principes qui encadrent et définissent leur profession. Ces valeurs sont
les suivantes :
• le respect de la dignité de tout être humain;
• la croyance en la capacité humaine d’évoluer et de se développer
• La reconnaissance de la nécessité de percevoir et de comprendre l’être humain
en tant qu’élément de système interdépendant et potentiellement porteur de
changement;
• le respect des droits des personnes, des groupes et des collectivités;
• le respect du principe d’autonomie de la personne et du principe
d’autodétermination;
• la reconnaissance du droit de tout individu en danger de recevoir assistance et
protection selon ses besoins;
• la promotion des principes de justice sociale.
(Référentiel canadien de compétences des travailleuses sociales et des
travailleurs sociaux, 2006, p. 15)
l’arbre des valeurs:
La formation:

• Au Maroc la formation des assistants sociaux et assistantes sociales est


assurée par:
• le ministère de la santé...
• Des assistantes sociales se forment aussi au niveau des FAR,
• Et à Tanger il y a un institut de formation des professions sociales.
• Nombre de facultés des Lettres et Sciences Humaines relevant des Universités
marocaines ont ouvert des parcours de formation en Métier de travailleurs
sociaux (licences professionnelles…)
• Qui est ce donc l’assistante sociale, quelles sont ses attributions, ?
Exercice:

1. En vous basant sur vos acquis théoriques que vous avez développé au
cours des deux semestres) Donnez une définition adéquate:
• l’assistante sociale
• Service / travail social
• Assistance
• Assistanat
2. Définir et délimiter les champs d’action de l’assistante sociale au Maroc
(structures et activités)
3. Relever les opportunités, les conditions et les barrières de l’exercice de la
profession sociale au Maroc. (Conditions de travail, le règlement, les
grands changements sociétaux,…)
1er Chapitre :concepts de base :
I. Les concepts de base :

l'assistanat:
• Fonction d'assistant dans l'enseignement supérieur et dans les industries du
spectacle.
• Fait d'être assisté, d'être secouru par des organismes publics ou privés.
Larousse 2017
Assistance:
• Action d'assister à quelque chose, d'être présent en un lieu : L'assistance aux
cours est obligatoire.
• Ensemble des personnes présentes à une réunion, à une cérémonie, etc. : Une
assistance nombreuse. (audience)
• Technique:
• Dispositif permettant, par un apport extérieur d'énergie, d'amplifier, de réguler
ou de répartir l'effort exercé par l'utilisateur d'une machine, d'une installation
ou d'une automobile (direction, freinage).
L’assistante sociale :
• « L’assistante sociale est une professionnelle œuvrant au sein d’un groupe de
travail, au moyen d’une méthodologie précise, à analyser des situations
particulières et à identifier le moyen de venir en aide à la demande et en
fonction de la personne en difficulté .Elle veille à faire participer le client à
la recherche des solutions et à assurer son indépendance du service social.
Par là même, elle veille à l’éducation des personnes et accomplit une tache
d’orientation et de prévention, par ailleurs, sa connaissance de problèmes
sociaux permet d’apporter des solutions d’urgence ou d’aide par groupe,
au sein de l’équipe à laquelle elle est intégrée pour concrétiser ou réaliser
l’action sociale. »
OMS
Le Travail social:
• En 1959, les Nation Unies définissent le travail social comme étant « une
activité visant à aider à l’adaptation réciproque des individus et de leur milieu
social, cet objectif est atteint par l’utilisation de techniques et de méthodes
destinées à permettre aux individus, aux groupes, aux collectivités de faire
face à leurs besoins, de résoudre les problèmes que pose leur adaptation à une
société en évolution, grâce à une action coopérative, d’améliorer les
conditions économiques et sociales . »
Nations Unies
• « Le travail social a pour vocation première d’aider à ce qu’une personne, une
famille ou un groupe de personnes ait accès aux droits que la société lui confère,
et crée ou recrée des liens sociaux ».
Selon le Conseil économique et social (France, 2000
Les Composantes du travail social:

1. Les savoirs
• Comme tout métier, le travail social est fondé sur des formations. Leur diversité et
leur positionnement dans les filières d’enseignement et d’apprentissage
maintiennent sa spécificité.
• Michel Autès note dans le travail social une «... Le travail social ne construit pas ses
savoirs, il les importe, en même temps qu'il développe une quête irréelle d'une
théorie du travail social… »
• Michel Autès poursuit son analyse sur la spécificité des savoirs du métier social, en
disant : «... Les techniques du travail social sont des outils, des «supports à la
relation», et c'est ce qui fait du reste des méthodes utilisées (« tout est bon »), mais
aussi la difficulté à construire de véritables méthodologies du social. Non pas qu'il y
ait absence de méthodes et de techniques, il y a plutôt abondance ».
• L’expertise dans les métiers du travail social est cependant large et couvre selon
François Aballéa :
• des savoirs théoriques : la psychologie des individus, la sociologie des modes de
vie des familles qui (…) renseignent sur le réel ;
• des savoirs procéduraux qui permettent de décliner les règles à respecter pour
pouvoir conduire l’action : comment réaliser un entretien clinique, comment
construire un projet, comment engager et conduire une procédure d’évaluation ;
• des savoirs pratiques qui déterminent la capacité à tenir compte d’une conjoncture
spécifique, de l’effet d’un rapport de force favorable ou défavorable sur la
perception d’une situation par exemple, ou de l’effet combiné d’un cumul des
handicaps, et qui résulte essentiellement de l’expérience de la réalité
• des savoir-faire enfin qui s’apparentent à ce que l’on peut appeler les trucs du
métier, les mots pour le dire, l’art d’écrire, l’art de contourner les difficultés, l’art
de plaider un dossier.
2. Les règles morales
• « à titre d’exemple, les travailleurs sociaux sont incontestablement des agents
de l’ordre social. Mais en même temps, ils ont une conscience critique
extrêmement vive des mécanismes qui excluent les uns et normalisent les
autres. ». François Dubet
• A distinguer, un «travail social gestionnaire» constitué de fonctionnaires de
l'administration sociale et de notables siégeant dans les conseils
d'administration des établissements et des services., d’un «travail social
d'intervention» (constitué des différentes professions sociales)
• « Il ne s’agit pas seulement de réparer des publics abîmés, mais d’écouter
leurs demandes et de prendre en compte leurs particularités. L’efficacité
symbolique du travail social, c’est aussi cette faculté qu’il a de recréer les
conditions d’une appartenance des individus à la société. » Michel Autès
• ABALLEA François, dans son œuvre « Crise du travail social, malaise des
travailleurs sociaux » définit l’éthique du travailleur social autour de certains
principes d’intervention: La participation démocratique, le refus des
discriminations, le désintéressement, l’a priori favorable vis-à-vis de la demande,
le respect de l’intimité des individus et des groupes sont des éléments clés de
l’action du travailleur social.
• Le travail social est donc inscrit dans une logique qui se réfère à des normes, à des
principes de justice sociale reposant sur l’investissement personnel du travailleur
social.
3. L’identité
• les travailleurs sociaux ont la labellisation professionnelle, la légitimation à
intervenir, bref une certaine autonomie professionnelle.». Jean-Noël Chopart
4. L’apprentissage par la pratique
• «…On peut s'inspirer de ce que d'autres ont fait, se référer à des modèles
d'action, mais on ne peut jamais faire l'économie de l'implication personnelle
et locale dans chaque situation. Bien sûr il y a des astuces, des choses qui
marchent parce qu'elles ont été expérimentées, mais qui ne fonctionnent
qu'investis et, en quelque sorte, réinventés par ceux qui les utilisent ».
Michel Autès
• le travail social « vit sous le rythme de l'éternel retour, de l'innovation
permanente et du recommencement incessant », parce que « le travail social
est indéfini comme l'analyse, selon Freud, est interminable.». Michel Autès,
( Le travail social indéfini ),
• Les frontières entre les trois professions fondamentales à savoir celle d’éducateur,
d’animateur et d’assistant social. Trois niveaux différents s’y manifestent à savoir
les fonctions d’accueil local et de réponse aux besoins immédiats, de gestion
(de dossiers, notamment) et d’ingénierie (en matière de développement urbain,
notamment).
• « Crise du travail social, malaise des travailleurs sociaux », «l’image d’un travail
social à deux vitesses, l’un de terrain confronté au quotidien, à faire face à
l’urgence, cherchant à trouver des solutions rapides, développant un actif travail
de soutien personnalisé, l’autre, situé en deçà du terrain, dans des fonctions de
diagnostic, d’orientation, d’accompagnement de projet et d’évaluation, prend le
recul nécessaire et renvoie sur le premier la gestion des cas ».
• Définition du BIT (Bureau international du Travail).
• L’assistant de service social « donne des conseils sur les questions sociales et connexes
pour aider les personnes à trouver et à exploiter au mieux les ressources qui leur
permettront de surmonter les difficultés et d’atteindre un objectif particulier ».
• Définition du Code du Travail. (France)
• l'article L4631-1 2008 " un service social du travail est organisé dans tout
établissement employant habituellement deux cent cinquante salariés et plus".
• l'article L4631-2 stipule:
"Le service social agit sur les lieux mêmes du travail pour suivre et faciliter la vie
personnelle des travailleurs. Il collabore étroitement avec le service de santé au travail. Il se
tient en liaison constante avec les organismes de prévoyance, d'assistance et de placement en
vue de faciliter aux travailleurs l'exercice des droits que leur confère la législation sociale".
II. Apercu histourique :

L'histoire du travail social remonte à la charité et à la bienfaisance. L'action d'aider


se transformera vite en une profession et avec la guerre, nombre d'infirmières
sociales verront le jour. Face aux évolutions, la profession d'assistant social naîtra.
Toutefois, même si l'action d'aider a toujours été présente, la profession reste assez
jeune et ne cesse d'évoluer. Le Canada, en l'occurrence, est le berceau de bien des
réflexions au sujet de ce métier.
• Au Maroc : dans ce cadre nous allons étudier le service social au sein du ministère
de la santé depuis sa genèse jusqu’à nos jours.
• Pendant le protectorat
• en 1912 un service appelé « service de santé et d’assistance publique » fut crée
par (règlement 19 Avril ; Bulletin officiel 1912 page 138)
• le 19 avril 1913, un Dahir est mis en place pour réglementer et organiser l’activité
sanitaire.
• classement des malades en deux catégories : les civils solvables et les civils
indigents.
• Les indigents étaient pris en charge par le budget du protectorat ou par la
municipalité concernée.
• Ainsi des médecins et des infirmiers ont été nommés pour l’assistance médicale
indigène.
• 1920 a vu l’organisation et la nomination du « service de la santé et de l’hygiène
publique »
• le 16 Octobre 1923 Une circulaire relative à l’assistance médicale gratuite a vu le
jour, et réglemente dans le détail l’assistance médicale gratuite (AMG). Elle pose
comme principe que l’indigent est une personne qui ne dispose pas de ressources
suffisantes pour faire face à la maladie.
• Dans chaque ville une commission d’assistance était instituée pour dresser la liste
des personnes résidant depuis au moins une année et pouvant prétendre à
l’A.M.G.
• Cette commission établissait une liste au mois de janvier révisable chaque
trimestre.
• Elle était composée du médecin directeur du bureau municipal d’hygiène, du
receveur municipal, du membre de la commission municipale, d’un fonctionnaire
municipal secrétaire et d’une assistante sociale.
• Une allocation mensuelle pour les visites à domicile effectuées par les assistantes
sociales a été fixée par arrêté présidentiel du 17 Août 1940.
• Le statut des assistantes sociales de la direction de la santé publique et de la
famille a été défini par arrêté ministériel du 05 Juillet 1952
• 1954 a vu la création de « L’union Marocaine de la protection de l’enfance » par
arrêté ministériel du 28 Avril.
Après l’indépendance :
• Le 1er Mai 1958 Une note de service pour la réorganisation du service de
l’assistance en division de l’assistance et de l’aide sociale a vu le jour.
• En 1962 apparut un Dahir N° 1-61-203 du 30juin concernant la prise en
charge des frais d’hospitalisation des malades indigents étrangers
• 1976 : le service d’assistance est mis sous la direction des affaires générales
• 1982 Réorganisation des asiles des vieillards
• 1984 La mise en application d’une circulaire concernant les enquêtes sociales
• 1986 L’apparition d’une circulaire concernant l’appareillage des personnes
handicapées indigentes
• 2003 La généralisation de formation des assistantes sociales au niveau de
quatre IFCS (Rabat, Fès, Marrakech et Agadir)
L’action sociale
Elle se structure sur trois bases:
1. L’assistance (solidarité)
2. La protection (universelle)
3. La mutualisation des couvertures sociales ( notion de droit social )
Axes du travail social
• La personne,
• ses proches,
• son environnement
• ont été et sont toujours, selon les valeurs du service social, des partenaires de
premier plan dans la recherche du bien-être et de la santé.
III.Les 3fonctions (missions) :

Trois missions relèvent de sa compétence:


1. l'AS évalue la situation des intéressés (clients). Elle les reçoit à sa
permanence ou sur rendez-vous, et effectue des visites à domicile des
familles suivies. Elle établit un diagnostic et élabore des actions à mener
pour surmonter les difficultés rencontrées
2. Par ailleurs, elle conseille et oriente les personnes en difficulté vers des lieux
d'accueil spécialisés. Elle fait le lien entre les individus et les organismes
susceptibles de leur apporter une réponse, jouant ainsi un rôle de médiation.
3. Enfin, elle participe au développement social : dans ce cadre, elle peut être
amenée à concevoir et à participer à la mise en œuvre de projets socio-
éducatifs et à des actions de prévention contre les maux de la société
( l'alcoolisme, la drogue, la maltraitance...)
1. Les Compétences requisses:

• Savoir rendre le patient, son entourage autonomes et acteurs de leurs propre


changement en tenant compte de leurs potentialités.
• Savoir synthétiser et analyser les situations sociales.
• Savoir adapter les missions du service social aux missions institutionnelles
• Savoir travailler en équipe pluri-professionnelle
• Savoir travailler en réseau et en partenariat
• Savoir produire un rapport d’activité.
• avoir l’esprit d’équipe et le sens de l’implication professionnelle
2. Profil de l’assistant(e) Social(e):

Elle doit :
• Être accueillante
• Être de bonne humeur
• Comprendre l’usager
• Savoir écouter
• Être diplomate
• Être précise
• Savoir prendre notes
• Avoir de grandes connaissances
• Être sûre de ce qu’elle dit
• Être coopérante
Ne doit pas être :
• Trop parler
• Trop Interrompre la personne écoutée
• Être égoïste
• Décevoir
• Donner de faux espoirs
• Être prolixe (monopoliser la parole)
• Être trop sympathique;…
a) Aptitudes :

• Esprit d’analyse et d’observation


• Esprit d’équipe
• Le tact (geste et mot adéquats au bon moment)
• Organisation des tâches
• Faculté d’expression et de rédaction
• Détecter les causes profondes des choses
• Capacité d’animer
Le secret professionnelle :
• L'article L411-3 du code de l'action sociale et des familles français stipule que
"Les assistants de service social et les étudiants des écoles se préparant à
l'exercice de cette profession sont tenus au secret professionnel dans les
conditions et sous les réserves énoncées aux articles 226-13 et 226-14 du code
pénal."
TD.Parole de professionnelle
Fanna, assistante sociale:
« Quand on aide une personne, il faut admettre que chacun arrive avec sa propre
histoire. C’est donc toujours du sur-mesure. Mais quelle joie quand les choses
aboutissent ! Nous avons alors vraiment l’impression d’avoir servi à quelque chose.
Cependant, nous sommes très limités et ne pouvons répondre à toutes les demandes.
Il faut alors être prêt à gérer la situation. Néanmoins, dans la très grande majorité
des cas, on parvient à trouver le bon interlocuteur, à orienter vers la bonne structure,
à actionner le bon levier. La collaboration avec les personnels de l’hôpital est très
enrichissante et le dialogue avec eux réconfortant, face à certains cas. »
IV. Modèles d’organisation des services sociaux
TD. Atelier de réflexion

Produire une réflexion sur l’organisation des services sociaux de:


1. Un hôpital
2. Une entreprise
3. Un ONG
4. Une prison
Consignes :
• Décrire l’organisation du service(hiérarchie, …)
• Expliquer le fonctionnement du service (ressources humaines, horaires du
travail, …)
• Enumérer les tâches du service
• Citer les populations cibles et natures des problèmes traités
1. Service social hospitalier

Article17. Communication et relation Sociales (RIH)


• Le service communication et relations sociales de l’hôpital est chargé de la
communication interne et externe de l’hôpital. Il a également pour mission de
faciliter les conditions de séjour des malades à l’hôpital, de rechercher et de
proposer les actions nécessaires à l’accès aux soins et de trouver les solutions
adaptées aux problèmes administratifs ou autres rencontrés par les malades au
cours de leur séjour. Il organise et facilite l’admission des malades vers des
structures sanitaires ou sociales adaptées à leur situation particulière.
• Ce service est géré par une assistante sociale relevant du Directeur de
l’hôpital. (Projet du règlement intérieur des hôpitaux page 16 )
A. Organisation du service social hospitalier

• Article 35 du Règlement Intérieur des Hôpitaux (2011):


Service d’accueil et d’admission
• Le service d’accueil et d’admission est chargé des activités suivantes :
Gérer l’accueil et l’orientation des patients ;
Organiser les admissions et les sorties des malades ainsi que la gestion des rendez
vous ;
Gérer les effectifs des patients et leurs mouvements à l’intérieur de l’hôpital −
Enregistrer les actes médicaux légaux et assurer la gestion de la morgue hospitalière
Etablir les statistiques et gérer l’information hospitalière ;
Etablir la facturation des prestations et services rendus par l’hôpital sur la base
de la classification des maladies, des nomenclatures des actes et des tarifs en
vigueur ;
Organiser la communication interne et externe de l’hôpital;
Assurer l’assistance sociale aux patients;
Organiser et gérer les archives médicales et les dossiers des patients de
l’établissement.
2. Service social d’une entreprise

• Le service social d’entreprise fournit un soutien aux employé-e-s d’une entreprise


lors de la recherche de solutions à divers problèmes, liés à leur vie professionnelle
ou extraprofessionnelle.
• Le service social d’entreprise s’inscrit dans l’engagement social de l’entreprise
A. Service social dans une entreprise :

• Veiller au bien être des salariés


• Entreprendre les procédures et démarches administratives au profit des ouvriers
• Etudier et résoudre les problèmes engendrés par l’embauche de la main d’œuvre jeune,
féminine...
• Promouvoir les réalisations à caractère social menées par l’entrepreneur
• Occuper le poste du conseiller du patron pour les affaires à caractère social.
• Participer à la vitalité et au bon fonctionnement de l’entreprise
• Contacter et coordonner avec les différents intervenants dans le fonctionnement de
l’entreprise (comité ou conseil d’administration, médecin du travail, délégués syndicaux,
…)
B. Les missions du service social d’entreprises :

• Accompagnement social individuel des salaries (résolution de problématiques


personnelles et professionnelles), Gestion de dossier à forte implication sociale en
complémentarité́ du service RH, Action collective d’information et de prévention
(santé au travail, départ à la retraite…),
• Pilotage de projet social (ex : intégration de salaries reconnus handicapes, plans
sociaux…).
• Domaines d’intervention:
La santé au travail : Accident de travail, maladie professionnelle, inaptitude,
maladie…
• Le logement : Accès à un logement, expulsion, hébergement d’urgence…
• Le budget : Gestion, endettement, aide financière…
• La famille : Séparation/divorce, garde d’enfant, maladie d’un proche, décès…
• Le handicap : Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé,
compensation du handicap…
• La plus value pour l’entreprise :
• Une réponse à l’obligation légale des entreprises d’au moins 250 salariés,
• Prévention de l’absentéisme,
• Amélioration du climat social au sein de l’entreprise.
• En favorisant un lien constructif avec les salariés,
le service social du travail contribue activement à la réussite de l'entreprise.
C’es une source de motivation qui assure les performances au travail.
• Le service social d’entreprise s’adresse en général:
• aux employé-e-s de tous les échelons hiérarchiques de l’entreprise
• ainsi qu’à leurs subordonné-e-s
• aux supérieur-e-s hiérarchiques
• aux retraité-e-s
3. Service social d’une ONG

• ONG veut dire Organisation Non Gouvernementale.


• Une ONG est: autonome et indépendante des gouvernements.
• Elle peut recevoir des soutiens publics mais c’est elle qui définit ses stratégies
et approches de manière indépendante.
• Elle est issue de la société civile et ne poursuit pas de but lucratif.
• Une ONG peut avoir un ou plusieurs objectifs et activités différentes :
• la lutte contre la pauvreté et contre les inégalités dans les pays du Sud •
• la protection de l’environnement
• la sensibilisation et éducation des populations
• Les actions humanitaires dans des situations d’urgence
• la défense des Droits de l’Homme
• les ONG sont donc des organisations:
- à but non lucratif,
- à intérêt public,
- qui ne relèvent pas d'une institution ou d'un état
- et surtout sont indépendantes.
- Elles interviennent dans le champ national ou international.
- Certaines travaillent en harmonie avec l'ONU, dans le but d'aider les pays en voie
de développement à sortir de certaines crises ou d'améliorer leur contexte social.
- Exemples:
• Médecins sans frontières, Croix Rouge, Greenpeace, Amnesty International, …
Association ou ONG!!?
• Le terme d’(ONG) a été créé par l’ONU en 1945 pour permettre à des
organisations internationales indépendantes des gouvernements de siéger en
qualité d’observateurs dans certaines de ses réunions.
• Ce terme a été utilisé pour différencier ces organisations de l’ONU, qui est elle-
même une organisation intergouvernementale.
• Les moyens, la taille et le domaine d’intervention sont des critères importants
dans l’utilisation du terme Association ou ONG.
A. Service social d’une ONG
exemple d’un centre de prise en charge des PESH et de rééducation

L’assistante sociale est adjointe du directeur du centre ; elle a comme tâches principales :
• Etablir et organiser les dossiers des usagers du centre
• Assurer l’accueil et le suivi de tous les cas qui contactent le centre (Rendez- vous,
consultations, correspondances, …)
• Coordonner les activités au sein et en dehors des ateliers
• Détient l’initiative d’organiser les compagnes de diagnostic et de dépistage des
infirmités
• Assurer la prise en charge des personnes handicapées en matière de consultation
médicales spécialisées
• Accompagner et assister les personnes handicapées pour l’appareillage.
• Organiser des séances d’éducation et de sensibilisation au profit des handicapés et
leurs familles
• Animer les rencontres et réunions avec les différents partenaires du centre
• Contribuer à la recherche et à la persuasion des bailleurs de fonds pour le centre
• Participer à l’élaboration et à la conception des projets lancés par le centre.
• Représenter le centre auprès des instances et partenaires pendant les séminaires et
les rencontres
• Elaborer les rapports périodiques des activités du centre…
• Au Maroc les prisons relèvent de:
• Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR)
‫• المندوبية العامة إلدارة السجون وإعادة اإلدماج‬
• Dahir n° 1-99-200 du 13 joumada I 1420 portant promulgation de la loi n° 23-98
relative à l'organisation et au fonctionnement des établissements pénitentiaires. (B.O
du 16 septembre 1999)
• Loi n° 23-98 relative à l'organisation et au fonctionnement des établissements
pénitentiaires
• Article Premier : Au sens de la présente loi, on entend par " détenu ", toute personne
faisant l'objet d'une mesure privative de liberté et placée dans un établissement
pénitentiaire.
• Est qualifié de détenu soumis à la détention préventive, tout détenu " prévenu ", "
inculpé " ou " accusé ", n'ayant pas fait l'objet d'une décision de condamnation
irrévocable.
• Est qualifié de " condamné ", tout détenu ayant fait l'objet d'une décision de
condamnation irrévocable privative délibéré.
• Est qualifiée de " contraignable ", toute personne qui fait l'objet d'une contrainte
par corps.
• Chapitre Premier : Des Etablissements Pénitentiaires
• Article 2 : Les établissements pénitentiaires reçoivent les personnes faisant l'objet
d'une mesure judiciaire privative de liberté.
• Chapitre VI : Des relations des détenus avec l'extérieur
• Article 74 : En vue de faciliter la réinsertion familiale des détenus à leur libération, une
attention particulière doit être portée au maintien et à l'amélioration de leurs relations
familiales, pour autant que celles-ci paraissent souhaitables dans l'intérêt des uns et
autres.
• Section Première : Des visites
• Article 75 : Les détenus ont le droit de recevoir les membres de leur famille et leurs
tuteurs.
• Les visites sont organisées par le directeur de l'établissement, sauf si les détenus font
l'objet d'une mise à l'isolement ordonnée par le magistrat chargé de l'instruction.
• Toute autre personne peut être autorisée à rendre visite à un détenu, dans la mesure où
cela ne nuit pas à la sécurité et au bon ordre de l'établissement, et apparaît favorable au
traitement du détenu.
• Le directeur de l'établissement peut déterminer, pour un détenu, la fréquence des
visites ainsi que le nombre des visiteurs.
• Sous réserve de garantie suffisante de sécurité, les directeurs des établissements
pénitentiaires peuvent autoriser les visites dans un local spécial, en leur présence
ou en présence d'un agent désigné par eux.
• Chapitre VIII : Du service sanitaire
• Section première : Dispositions générales
• Article 123 : Chaque établissement pénitentiaire dispose, outre le personnel
paramédical, d'au moins un médecin qui lui est affecté à plein temps ou pour des
prestations régulières.
• D'autres médecins spécialistes ou auxiliaires médicaux sont appelés, sur proposition
du médecin de l'établissement, à prêter leur concours à l'examen et au traitement des
détenus.
• Article 124 : Les établissements pénitentiaires sont soumis au contrôle du médecin-
chef de la province ou de la préfecture, et à l'inspection du service médical relevant
de l'administration pénitentiaire.
• Article 125 : Une infirmerie est installée dans chaque établissement pénitentiaire.
• Selon l'importance et la spécialisation de l'établissement, cette infirmerie est
pourvue d'un équipement équivalent à celui d'un dispensaire du secteur public,
permettant de donner les soins et le traitement convenables aux malades, de
fournir un régime adapté aux besoins des infirmes et des malades chroniques et
d'isoler les malades contagieux.
• Des locaux sont également aménagés en cabinet de consultation médicale et en
pharmacie.
• Dans les établissements ou les quartiers réservés aux femmes, le personnel
sanitaire doit être féminin. Si cette condition ne peut être remplie, les examens et
les soins ne peuvent être dispensés qu'en présence d'une surveillante.
• Article 126 : Les détenus malades bénéficient, selon les prescriptions médicales,
des conditions de détention appropriées et du régime alimentaire nécessité par leur
état.
• Article 127 : Toutes les mesures nécessaires pour prévenir ou combattre les
épidémies et les maladies contagieuses sont prises par le directeur de
l'établissement en accord avec le médecin et, le cas échéant, avec les autorités
administratives locales, notamment en ce qui concerne l'hospitalisation des
malades, la mise en quarantaine, la désinfection des locaux, des effets et de la
literie.
4. Service Social d’un établissement pénitencier

• Une unité jouant le rôle du service social est installée dans chaque prison.
• Gérée par un ou plusieurs agents qualifiés
• ( formation de base accentuée par des modules d’action sociale: formation à
l’éducation, à l’accès aux droits et dans le soutien moral et psychologique des
détenus; )
A. Intervenions

• Le service social intervient auprès des détenus:


• Pour l’organisation des visites
• Correspondances
• Insertion familiales
• Organisation des activités de loisirs, culturelles , sportives,
• traitement des dossiers de demandes diverses
5. Service Social d’un établissement pénitencier:
Guide du détenu
Admission à l'Etablissement
1. Lors de leur admission à l'établissement, les détenus sont avisés des
dispositions relatives à leurs droits et obligations. Ils reçoivent également
des informations utiles à leur séjour en détention.
2. Le détenu doit être mis immédiatement en mesure d'informer sa famille de
son incarcération.

3. Tout détenu a la faculté d'indiquer lors de son admission dans un


établissement pénitentiaire, le nom, la qualité et l'adresse de la personne à
contacter en cas de nécessité ou d'imprévu. Lorsqu'il s'agit d'un mineur, le
nom, l'adresse et le numéro de téléphone de ses parents, son tuteur ou de la
personne assurant sa kafala sont inscrits sur la fiche de renseignements le
concernant.
4. Les sommes dont les détenus sont porteurs à leur entrée sont immédiatement
inscrites à leur compte nominatif contre récépissé.
5. Pour ses besoins personnels à l'intérieur de l'établissement, le détenu ne peut
disposer de son compte nominatif que dans les limites fixées par
l'Administration pénitentiaire. Lorsqu'il s'agit d'un prévenu, la gestion de ses
fonds et leur transfert à l'extérieur de l'établissement sont soumis à
l'autorisation de l'autorité judiciaire saisie de l'affaire.
6. Il n'est laissé à la disposition des détenus ni argent, ni bijoux ni objets de
valeurs. Il en est de même pour tout objet prohibé.
renseignements sur la situation pénale

7. L'incarcération de toute personne ne peut s'effectuer qu'en vertu d'un ordre


de détention émanant d'une autorité judiciaire compétente.
8. La confusion et le cumul des peines sont soumis à des règles précises. Les
détenus intéressés peuvent s'adresser pour tous renseignements au greffe
judiciaire de l'établissement. Ils peuvent, au besoin, saisir l'autorité judiciaire
compétente.
9. Les détenus faisant l'objet d'une décision judiciaire révocable sont mis en
mesure d'exercer les voies de recours auprès du greffe judiciaire de
l'établissement qui assurera leur transmission à la juridiction compétente.

10. Les détenus qui se sont distingués par leur bon comportement et ayant manifesté
des signes favorisant leur réinsertion peuvent être proposés à bénéficier de la
grâce et de la libération conditionnelle.
• Orientation et transfert

11. L'orientation et la répartition des condamnés dans les établissements relèvent de


l'Administration centrale.

12. Les condamnés sont transférés sur d'autres établissements compte tenu,
notamment de l'âge du détenu, de son sexe, de sa situation pénale, de ses
antécédents, de son état de santé physique et mentale, de ses aptitudes, du lieu
de résidence de sa famille, de sa personnalité ainsi que du régime pénitentiaire
auquel il est soumis en vue de sa réinsertion sociale ou pour raison de sécurité
ou encore par suite de l'encombrement de l'établissement.
• ACTION SANITAIRE ET HYGIENE
13. L'action sanitaire s'étend au domaine des soins, des traitements, de l'acquisition
des médicaments et à celui de la prophylaxie.
14. Il est interdit de soumettre les détenus à des expérimentations médicales ou
scientifiques.
15. Les détenus ne peuvent faire don de leur sang qu'à l'intérieur de l'établissement
pénitentiaire, après approbation du directeur de l'Administration pénitentiaire.
16. Le détenu peut être mis à l'isolement par mesure sanitaire comme par mesure de
sécurité. Cette mise à l'isolement n'est pas une mesure disciplinaire.

17. Le détenu est tenu de prendre une douche une fois par semaine au moins.

18. Les vêtements et le linge des détenus doivent être propres. A cet effet, des
produits de nettoyage et d'hygiène sont remis aux détenus par les soins de
l'établissement.
19. Dans le cadre de l'entretien des détenus, ceux-ci sont soumis à des règles strictes d'hygiène
corporelle et vestimentaire. Ils sont tenus également de maintenir en état de propreté et
d'ordre les articles de literies et les locaux à usage collectif tels que les dortoirs, cuisine,
douches, infirmerie etc… en évitant d'accumuler dans les locaux de séjour le surplus des
produits et autres biens susceptibles de réduire la capacité d'hébergement.

20. Au terme de sa grossesse, la femme détenue est transférée à une formation sanitaire pour
accouchement. Si la naissance survient dans un établissement pénitentiaire, l'acte de
naissance du nouveau-né n'en fera pas mention. Si la femme détenue est sur le point
d'accoucher, elle peut bénéficier d'une permission exceptionnelle de sortie.

21. Les enfants en bas âge peuvent être laissés avec leur mère détenue jusqu'à l'âge de trois ans.
Cette limite peut être prolongée jusqu'à l'âge de cinq ans à la demande de la mère et sur
autorisation du Ministre de la justice.
Plaintes et doléances

22. Les détenus peuvent présenter leurs doléances verbalement ou par écrit, au
directeur de l'Administration pénitentiaire, aux autorités judiciaires ou à la
commission provinciale de surveillance. Ils ont également la faculté de remettre
au directeur de l'établissement des lettres closes adressées au Ministre de la
justice et aux mêmes autorités.

41. Par mesure disciplinaire, le détenu peut être privé de ces prestations de services
pendant une période ne dépassant pas 45 jours.

la discipline
42. Les détenus doivent obéissance aux directives des fonctionnaires ayant autorité
dans l'établissement en tout ce qui concerne l'exécution des dispositions
relatives à l'organisation des établissements pénitentiaires.
43. Il est interdit aux détenus de détenir toute substance et tout objet présentant un
risque pour la sécurité des personnes et de l'établissement.

44. out tapage, toute réunion ou groupement et tout acte individuel ou collectif de
nature à troubler le bon ordre dans l'établissement sont interdits.

45. out agissement suspect, paris et toutes communications clandestines ou en


termes conventionnels sont interdits entre détenus.

46. Les sommes trouvées en possession des détenus au cours de la détention sont
saisies et versées au Trésor.
23. Les détenus peuvent demander à être entendus par les autorités administratives
et judiciaires à l'occasion des visites ou inspections.

24. Il est interdit aux détenus de se concerter pour présenter des réclamations
collectives sous peine de mesures disciplinaires.
correspondance et communication

25. Les détenus ont droit d'envoyer et de recevoir des lettres.


26. Les lettres sont lues aux fins de contrôle tant à l'arrivée qu'au départ. Les lettres
qui ne satisfont pas
aux prescriptions réglementaires peuvent être retenues lorsqu'elles constituent
notamment des menaces précises contre la sécurité des personnes ou celle des
établissements pénitentiaires. Toutefois, la correspondance échangée entre le
détenu et son avocat n'est pas soumise au contrôle.
27. Les détenus qui mettraient à profit leur droit à la correspondance pour formuler
des injures, des outrages, des dénonciations calomnieuses, des humiliations ou
des menaces encourent une mesure disciplinaire sans préjudice des sanctions
pénales éventuelles.

28. L'entrée et la sortie de correspondance, des sommes d'argent ou de téléphones


portables ou d'objets quelconques effectuées en violation des règlements sont
interdites
29. L'usage du téléphone fixe de l'établissement est exceptionnellement autorisé par
le directeur de l'établissement suivant la réglementation en vigueur au profit du
détenu qui s'est distingué par une bonne conduite..
Les visites :
30- Les détenus ont le droit de recevoir les membres de leurs familles et leurs
tuteurs. Le directeur de l'établissement peut autoriser toute autre personne à rendre
visite à un détenu dans la mesure où cela ne nuit pas à la sécurité et au bon ordre de
l'établissement et apparaît favorable au traitement du détenu.

31- Le directeur de l'établissement organise les visites et détermine leur fréquence et


le nombre des visiteurs.
32- Les visites se déroulent dans une salle sans dispositif de séparation ou, en cas
d'impossibilité, dans un local avec dispositif de séparation. Elles peuvent aussi avoir
lieu avec dispositif de séparation par mesure disciplinaire ou de sécurité.

33- Le droit de communiquer avec l'avocat ne peut être ni supprimé ni restreint.


34. Les détenus de nationalité étrangère ont la faculté de recevoir la visite d'un
membre de la mission diplomatique ou consulaire de leur pays ou de celle qui en
représente les intérêts.
35.
L'accès au parloir implique la fouille des détenus avant et après la visite.

36. La visite intime ne constitue nullement un droit prévu par les textes législatifs et
réglementaires. Elle est considérée dans le processus de la réinsertion comme
une simple mesure d'encouragement accordée au détenu marié qui s'est
distingué par une bonne conduite. Des pièces justifiant le mariage doivent être
présentées.
Alimentation et colis de vivres

37. Les détenus peuvent être autorisés à recevoir en supplément de l'alimentation


fournie par l'établissement, des colis ou paniers de vivres selon les modalités
fixées par le règlement intérieur et sous les conditions réglementaires relatives
au maintien de la sécurité. Ils ne doivent pas accumuler des denrées par mesure
d'hygiène et en considération du cubage d'air et de la surface d'hébergement.

38. Les vivres fournis aux détenus par leur famille ne doivent pas contenir des
denrées nécessitant la cuisson.

39. La cuisson est interdite dans les cellules et les dortoirs.

40. Les familles, peuvent alimenter un compte nominatif permettant au détenu


l'achat, dans les limites autorisées, des denrées et objets de nécessité. A cette fin,
l'établissement met à la disposition de tous les détenus intéressés ces produits au
prix courant du marché.
5. Service social d’un établissement pénitentiaire (suite)

Droits familiaux
• Mariage d'une personne détenue
Le mariage d'une personne détenue peut être célébré en prison sur réquisition (autorisation) du
procureur de la République . Le futur conjoint et les témoins doivent être titulaires d'un
permis de visite.
• Pour cela, le détenu doit obtenir une permission de sortir auprès du juge.
• Ce droit n'est ouvert qu'aux détenus :
• condamné à une peine définitive,
• ayant déjà exécuté la moitié de leur peine,
• et n'ayant plus qu'à subir un temps de détention inférieur à 3 ans.
• Si le détenu est en centre de détention (réservé aux condamnations les moins lourdes), il
peut bénéficier d'une permission s'il a effectué au moins un tiers de sa peine.
• Les personnes en détention provisoire ne peuvent pas bénéficier de ce droit.

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