Les Concepts de Base Du Service Sociale AS FV
Les Concepts de Base Du Service Sociale AS FV
sociale
Facilité par : Mlle. Tamraoui Naziha
Filière : Assistance médico-sociale
Option : Assistant social
Semestre : S3
Année universitaire:2022/2023
Plan :
Introduction :
1er Chapitre :concepts de base :
I. Les concepts de base :
II. Aperçu historique du service social.
III. Missions du service social.
IV. Principes de base pour la mise en place d’un service social.
V. Modèles d’organisation du service social.
Introduction:
• Le travail social aborde les barrières, les inégalités et les injustices existantes
dans la société.
• Il cherche à répondre aux crises et urgences ainsi qu’aux problèmes
individuels et sociaux de tous les jours.
• L’objectif et le contenu du travail social sont universels et, mais les priorités
de la pratique du travail social peuvent varier selon les contextes et les
périodes en fonction des conditions culturelles, historiques et socio-
économiques en vigueur.
Valeurs et principes:
1. En vous basant sur vos acquis théoriques que vous avez développé au
cours des deux semestres) Donnez une définition adéquate:
• l’assistante sociale
• Service / travail social
• Assistance
• Assistanat
2. Définir et délimiter les champs d’action de l’assistante sociale au Maroc
(structures et activités)
3. Relever les opportunités, les conditions et les barrières de l’exercice de la
profession sociale au Maroc. (Conditions de travail, le règlement, les
grands changements sociétaux,…)
1er Chapitre :concepts de base :
I. Les concepts de base :
l'assistanat:
• Fonction d'assistant dans l'enseignement supérieur et dans les industries du
spectacle.
• Fait d'être assisté, d'être secouru par des organismes publics ou privés.
Larousse 2017
Assistance:
• Action d'assister à quelque chose, d'être présent en un lieu : L'assistance aux
cours est obligatoire.
• Ensemble des personnes présentes à une réunion, à une cérémonie, etc. : Une
assistance nombreuse. (audience)
• Technique:
• Dispositif permettant, par un apport extérieur d'énergie, d'amplifier, de réguler
ou de répartir l'effort exercé par l'utilisateur d'une machine, d'une installation
ou d'une automobile (direction, freinage).
L’assistante sociale :
• « L’assistante sociale est une professionnelle œuvrant au sein d’un groupe de
travail, au moyen d’une méthodologie précise, à analyser des situations
particulières et à identifier le moyen de venir en aide à la demande et en
fonction de la personne en difficulté .Elle veille à faire participer le client à
la recherche des solutions et à assurer son indépendance du service social.
Par là même, elle veille à l’éducation des personnes et accomplit une tache
d’orientation et de prévention, par ailleurs, sa connaissance de problèmes
sociaux permet d’apporter des solutions d’urgence ou d’aide par groupe,
au sein de l’équipe à laquelle elle est intégrée pour concrétiser ou réaliser
l’action sociale. »
OMS
Le Travail social:
• En 1959, les Nation Unies définissent le travail social comme étant « une
activité visant à aider à l’adaptation réciproque des individus et de leur milieu
social, cet objectif est atteint par l’utilisation de techniques et de méthodes
destinées à permettre aux individus, aux groupes, aux collectivités de faire
face à leurs besoins, de résoudre les problèmes que pose leur adaptation à une
société en évolution, grâce à une action coopérative, d’améliorer les
conditions économiques et sociales . »
Nations Unies
• « Le travail social a pour vocation première d’aider à ce qu’une personne, une
famille ou un groupe de personnes ait accès aux droits que la société lui confère,
et crée ou recrée des liens sociaux ».
Selon le Conseil économique et social (France, 2000
Les Composantes du travail social:
1. Les savoirs
• Comme tout métier, le travail social est fondé sur des formations. Leur diversité et
leur positionnement dans les filières d’enseignement et d’apprentissage
maintiennent sa spécificité.
• Michel Autès note dans le travail social une «... Le travail social ne construit pas ses
savoirs, il les importe, en même temps qu'il développe une quête irréelle d'une
théorie du travail social… »
• Michel Autès poursuit son analyse sur la spécificité des savoirs du métier social, en
disant : «... Les techniques du travail social sont des outils, des «supports à la
relation», et c'est ce qui fait du reste des méthodes utilisées (« tout est bon »), mais
aussi la difficulté à construire de véritables méthodologies du social. Non pas qu'il y
ait absence de méthodes et de techniques, il y a plutôt abondance ».
• L’expertise dans les métiers du travail social est cependant large et couvre selon
François Aballéa :
• des savoirs théoriques : la psychologie des individus, la sociologie des modes de
vie des familles qui (…) renseignent sur le réel ;
• des savoirs procéduraux qui permettent de décliner les règles à respecter pour
pouvoir conduire l’action : comment réaliser un entretien clinique, comment
construire un projet, comment engager et conduire une procédure d’évaluation ;
• des savoirs pratiques qui déterminent la capacité à tenir compte d’une conjoncture
spécifique, de l’effet d’un rapport de force favorable ou défavorable sur la
perception d’une situation par exemple, ou de l’effet combiné d’un cumul des
handicaps, et qui résulte essentiellement de l’expérience de la réalité
• des savoir-faire enfin qui s’apparentent à ce que l’on peut appeler les trucs du
métier, les mots pour le dire, l’art d’écrire, l’art de contourner les difficultés, l’art
de plaider un dossier.
2. Les règles morales
• « à titre d’exemple, les travailleurs sociaux sont incontestablement des agents
de l’ordre social. Mais en même temps, ils ont une conscience critique
extrêmement vive des mécanismes qui excluent les uns et normalisent les
autres. ». François Dubet
• A distinguer, un «travail social gestionnaire» constitué de fonctionnaires de
l'administration sociale et de notables siégeant dans les conseils
d'administration des établissements et des services., d’un «travail social
d'intervention» (constitué des différentes professions sociales)
• « Il ne s’agit pas seulement de réparer des publics abîmés, mais d’écouter
leurs demandes et de prendre en compte leurs particularités. L’efficacité
symbolique du travail social, c’est aussi cette faculté qu’il a de recréer les
conditions d’une appartenance des individus à la société. » Michel Autès
• ABALLEA François, dans son œuvre « Crise du travail social, malaise des
travailleurs sociaux » définit l’éthique du travailleur social autour de certains
principes d’intervention: La participation démocratique, le refus des
discriminations, le désintéressement, l’a priori favorable vis-à-vis de la demande,
le respect de l’intimité des individus et des groupes sont des éléments clés de
l’action du travailleur social.
• Le travail social est donc inscrit dans une logique qui se réfère à des normes, à des
principes de justice sociale reposant sur l’investissement personnel du travailleur
social.
3. L’identité
• les travailleurs sociaux ont la labellisation professionnelle, la légitimation à
intervenir, bref une certaine autonomie professionnelle.». Jean-Noël Chopart
4. L’apprentissage par la pratique
• «…On peut s'inspirer de ce que d'autres ont fait, se référer à des modèles
d'action, mais on ne peut jamais faire l'économie de l'implication personnelle
et locale dans chaque situation. Bien sûr il y a des astuces, des choses qui
marchent parce qu'elles ont été expérimentées, mais qui ne fonctionnent
qu'investis et, en quelque sorte, réinventés par ceux qui les utilisent ».
Michel Autès
• le travail social « vit sous le rythme de l'éternel retour, de l'innovation
permanente et du recommencement incessant », parce que « le travail social
est indéfini comme l'analyse, selon Freud, est interminable.». Michel Autès,
( Le travail social indéfini ),
• Les frontières entre les trois professions fondamentales à savoir celle d’éducateur,
d’animateur et d’assistant social. Trois niveaux différents s’y manifestent à savoir
les fonctions d’accueil local et de réponse aux besoins immédiats, de gestion
(de dossiers, notamment) et d’ingénierie (en matière de développement urbain,
notamment).
• « Crise du travail social, malaise des travailleurs sociaux », «l’image d’un travail
social à deux vitesses, l’un de terrain confronté au quotidien, à faire face à
l’urgence, cherchant à trouver des solutions rapides, développant un actif travail
de soutien personnalisé, l’autre, situé en deçà du terrain, dans des fonctions de
diagnostic, d’orientation, d’accompagnement de projet et d’évaluation, prend le
recul nécessaire et renvoie sur le premier la gestion des cas ».
• Définition du BIT (Bureau international du Travail).
• L’assistant de service social « donne des conseils sur les questions sociales et connexes
pour aider les personnes à trouver et à exploiter au mieux les ressources qui leur
permettront de surmonter les difficultés et d’atteindre un objectif particulier ».
• Définition du Code du Travail. (France)
• l'article L4631-1 2008 " un service social du travail est organisé dans tout
établissement employant habituellement deux cent cinquante salariés et plus".
• l'article L4631-2 stipule:
"Le service social agit sur les lieux mêmes du travail pour suivre et faciliter la vie
personnelle des travailleurs. Il collabore étroitement avec le service de santé au travail. Il se
tient en liaison constante avec les organismes de prévoyance, d'assistance et de placement en
vue de faciliter aux travailleurs l'exercice des droits que leur confère la législation sociale".
II. Apercu histourique :
Elle doit :
• Être accueillante
• Être de bonne humeur
• Comprendre l’usager
• Savoir écouter
• Être diplomate
• Être précise
• Savoir prendre notes
• Avoir de grandes connaissances
• Être sûre de ce qu’elle dit
• Être coopérante
Ne doit pas être :
• Trop parler
• Trop Interrompre la personne écoutée
• Être égoïste
• Décevoir
• Donner de faux espoirs
• Être prolixe (monopoliser la parole)
• Être trop sympathique;…
a) Aptitudes :
L’assistante sociale est adjointe du directeur du centre ; elle a comme tâches principales :
• Etablir et organiser les dossiers des usagers du centre
• Assurer l’accueil et le suivi de tous les cas qui contactent le centre (Rendez- vous,
consultations, correspondances, …)
• Coordonner les activités au sein et en dehors des ateliers
• Détient l’initiative d’organiser les compagnes de diagnostic et de dépistage des
infirmités
• Assurer la prise en charge des personnes handicapées en matière de consultation
médicales spécialisées
• Accompagner et assister les personnes handicapées pour l’appareillage.
• Organiser des séances d’éducation et de sensibilisation au profit des handicapés et
leurs familles
• Animer les rencontres et réunions avec les différents partenaires du centre
• Contribuer à la recherche et à la persuasion des bailleurs de fonds pour le centre
• Participer à l’élaboration et à la conception des projets lancés par le centre.
• Représenter le centre auprès des instances et partenaires pendant les séminaires et
les rencontres
• Elaborer les rapports périodiques des activités du centre…
• Au Maroc les prisons relèvent de:
• Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR)
• المندوبية العامة إلدارة السجون وإعادة اإلدماج
• Dahir n° 1-99-200 du 13 joumada I 1420 portant promulgation de la loi n° 23-98
relative à l'organisation et au fonctionnement des établissements pénitentiaires. (B.O
du 16 septembre 1999)
• Loi n° 23-98 relative à l'organisation et au fonctionnement des établissements
pénitentiaires
• Article Premier : Au sens de la présente loi, on entend par " détenu ", toute personne
faisant l'objet d'une mesure privative de liberté et placée dans un établissement
pénitentiaire.
• Est qualifié de détenu soumis à la détention préventive, tout détenu " prévenu ", "
inculpé " ou " accusé ", n'ayant pas fait l'objet d'une décision de condamnation
irrévocable.
• Est qualifié de " condamné ", tout détenu ayant fait l'objet d'une décision de
condamnation irrévocable privative délibéré.
• Est qualifiée de " contraignable ", toute personne qui fait l'objet d'une contrainte
par corps.
• Chapitre Premier : Des Etablissements Pénitentiaires
• Article 2 : Les établissements pénitentiaires reçoivent les personnes faisant l'objet
d'une mesure judiciaire privative de liberté.
• Chapitre VI : Des relations des détenus avec l'extérieur
• Article 74 : En vue de faciliter la réinsertion familiale des détenus à leur libération, une
attention particulière doit être portée au maintien et à l'amélioration de leurs relations
familiales, pour autant que celles-ci paraissent souhaitables dans l'intérêt des uns et
autres.
• Section Première : Des visites
• Article 75 : Les détenus ont le droit de recevoir les membres de leur famille et leurs
tuteurs.
• Les visites sont organisées par le directeur de l'établissement, sauf si les détenus font
l'objet d'une mise à l'isolement ordonnée par le magistrat chargé de l'instruction.
• Toute autre personne peut être autorisée à rendre visite à un détenu, dans la mesure où
cela ne nuit pas à la sécurité et au bon ordre de l'établissement, et apparaît favorable au
traitement du détenu.
• Le directeur de l'établissement peut déterminer, pour un détenu, la fréquence des
visites ainsi que le nombre des visiteurs.
• Sous réserve de garantie suffisante de sécurité, les directeurs des établissements
pénitentiaires peuvent autoriser les visites dans un local spécial, en leur présence
ou en présence d'un agent désigné par eux.
• Chapitre VIII : Du service sanitaire
• Section première : Dispositions générales
• Article 123 : Chaque établissement pénitentiaire dispose, outre le personnel
paramédical, d'au moins un médecin qui lui est affecté à plein temps ou pour des
prestations régulières.
• D'autres médecins spécialistes ou auxiliaires médicaux sont appelés, sur proposition
du médecin de l'établissement, à prêter leur concours à l'examen et au traitement des
détenus.
• Article 124 : Les établissements pénitentiaires sont soumis au contrôle du médecin-
chef de la province ou de la préfecture, et à l'inspection du service médical relevant
de l'administration pénitentiaire.
• Article 125 : Une infirmerie est installée dans chaque établissement pénitentiaire.
• Selon l'importance et la spécialisation de l'établissement, cette infirmerie est
pourvue d'un équipement équivalent à celui d'un dispensaire du secteur public,
permettant de donner les soins et le traitement convenables aux malades, de
fournir un régime adapté aux besoins des infirmes et des malades chroniques et
d'isoler les malades contagieux.
• Des locaux sont également aménagés en cabinet de consultation médicale et en
pharmacie.
• Dans les établissements ou les quartiers réservés aux femmes, le personnel
sanitaire doit être féminin. Si cette condition ne peut être remplie, les examens et
les soins ne peuvent être dispensés qu'en présence d'une surveillante.
• Article 126 : Les détenus malades bénéficient, selon les prescriptions médicales,
des conditions de détention appropriées et du régime alimentaire nécessité par leur
état.
• Article 127 : Toutes les mesures nécessaires pour prévenir ou combattre les
épidémies et les maladies contagieuses sont prises par le directeur de
l'établissement en accord avec le médecin et, le cas échéant, avec les autorités
administratives locales, notamment en ce qui concerne l'hospitalisation des
malades, la mise en quarantaine, la désinfection des locaux, des effets et de la
literie.
4. Service Social d’un établissement pénitencier
• Une unité jouant le rôle du service social est installée dans chaque prison.
• Gérée par un ou plusieurs agents qualifiés
• ( formation de base accentuée par des modules d’action sociale: formation à
l’éducation, à l’accès aux droits et dans le soutien moral et psychologique des
détenus; )
A. Intervenions
10. Les détenus qui se sont distingués par leur bon comportement et ayant manifesté
des signes favorisant leur réinsertion peuvent être proposés à bénéficier de la
grâce et de la libération conditionnelle.
• Orientation et transfert
12. Les condamnés sont transférés sur d'autres établissements compte tenu,
notamment de l'âge du détenu, de son sexe, de sa situation pénale, de ses
antécédents, de son état de santé physique et mentale, de ses aptitudes, du lieu
de résidence de sa famille, de sa personnalité ainsi que du régime pénitentiaire
auquel il est soumis en vue de sa réinsertion sociale ou pour raison de sécurité
ou encore par suite de l'encombrement de l'établissement.
• ACTION SANITAIRE ET HYGIENE
13. L'action sanitaire s'étend au domaine des soins, des traitements, de l'acquisition
des médicaments et à celui de la prophylaxie.
14. Il est interdit de soumettre les détenus à des expérimentations médicales ou
scientifiques.
15. Les détenus ne peuvent faire don de leur sang qu'à l'intérieur de l'établissement
pénitentiaire, après approbation du directeur de l'Administration pénitentiaire.
16. Le détenu peut être mis à l'isolement par mesure sanitaire comme par mesure de
sécurité. Cette mise à l'isolement n'est pas une mesure disciplinaire.
17. Le détenu est tenu de prendre une douche une fois par semaine au moins.
18. Les vêtements et le linge des détenus doivent être propres. A cet effet, des
produits de nettoyage et d'hygiène sont remis aux détenus par les soins de
l'établissement.
19. Dans le cadre de l'entretien des détenus, ceux-ci sont soumis à des règles strictes d'hygiène
corporelle et vestimentaire. Ils sont tenus également de maintenir en état de propreté et
d'ordre les articles de literies et les locaux à usage collectif tels que les dortoirs, cuisine,
douches, infirmerie etc… en évitant d'accumuler dans les locaux de séjour le surplus des
produits et autres biens susceptibles de réduire la capacité d'hébergement.
20. Au terme de sa grossesse, la femme détenue est transférée à une formation sanitaire pour
accouchement. Si la naissance survient dans un établissement pénitentiaire, l'acte de
naissance du nouveau-né n'en fera pas mention. Si la femme détenue est sur le point
d'accoucher, elle peut bénéficier d'une permission exceptionnelle de sortie.
21. Les enfants en bas âge peuvent être laissés avec leur mère détenue jusqu'à l'âge de trois ans.
Cette limite peut être prolongée jusqu'à l'âge de cinq ans à la demande de la mère et sur
autorisation du Ministre de la justice.
Plaintes et doléances
22. Les détenus peuvent présenter leurs doléances verbalement ou par écrit, au
directeur de l'Administration pénitentiaire, aux autorités judiciaires ou à la
commission provinciale de surveillance. Ils ont également la faculté de remettre
au directeur de l'établissement des lettres closes adressées au Ministre de la
justice et aux mêmes autorités.
41. Par mesure disciplinaire, le détenu peut être privé de ces prestations de services
pendant une période ne dépassant pas 45 jours.
la discipline
42. Les détenus doivent obéissance aux directives des fonctionnaires ayant autorité
dans l'établissement en tout ce qui concerne l'exécution des dispositions
relatives à l'organisation des établissements pénitentiaires.
43. Il est interdit aux détenus de détenir toute substance et tout objet présentant un
risque pour la sécurité des personnes et de l'établissement.
44. out tapage, toute réunion ou groupement et tout acte individuel ou collectif de
nature à troubler le bon ordre dans l'établissement sont interdits.
46. Les sommes trouvées en possession des détenus au cours de la détention sont
saisies et versées au Trésor.
23. Les détenus peuvent demander à être entendus par les autorités administratives
et judiciaires à l'occasion des visites ou inspections.
24. Il est interdit aux détenus de se concerter pour présenter des réclamations
collectives sous peine de mesures disciplinaires.
correspondance et communication
36. La visite intime ne constitue nullement un droit prévu par les textes législatifs et
réglementaires. Elle est considérée dans le processus de la réinsertion comme
une simple mesure d'encouragement accordée au détenu marié qui s'est
distingué par une bonne conduite. Des pièces justifiant le mariage doivent être
présentées.
Alimentation et colis de vivres
38. Les vivres fournis aux détenus par leur famille ne doivent pas contenir des
denrées nécessitant la cuisson.
Droits familiaux
• Mariage d'une personne détenue
Le mariage d'une personne détenue peut être célébré en prison sur réquisition (autorisation) du
procureur de la République . Le futur conjoint et les témoins doivent être titulaires d'un
permis de visite.
• Pour cela, le détenu doit obtenir une permission de sortir auprès du juge.
• Ce droit n'est ouvert qu'aux détenus :
• condamné à une peine définitive,
• ayant déjà exécuté la moitié de leur peine,
• et n'ayant plus qu'à subir un temps de détention inférieur à 3 ans.
• Si le détenu est en centre de détention (réservé aux condamnations les moins lourdes), il
peut bénéficier d'une permission s'il a effectué au moins un tiers de sa peine.
• Les personnes en détention provisoire ne peuvent pas bénéficier de ce droit.