ENDOMÉTRIOSE
Année universitaire 2023 - 2024
Dr ZEGHMATI Chahinaz
Maitre Assistante en gynécologie obstétrique
EPH IBN ZIRI
DEFINITION :
- c’est une définition histologique : présence du tissus endométrial : glandes et/ou
de stroma endométrial en situation ectopique .
- C’est une maladie multifactorielle :
facteurs génétiques
environnementaux
de facteurs liés aux menstruations.
• Endométriose interne : adénomyose , c’est la présence de cellules
endométriales à l’intérieur du myomètre
DEFINITION :
• Endométriose externe : c’est la présence de cellules endométriales totalement en-dehors de l’utérus
(péritoine, trompes, ovaires, tube digestif, coupoles diaphragmatiques, poumons, seins, paroi abdominale)
DEFINITION :
Macroscopiquement endométriose externe on décrit:
- Superficielle péritonéale implants d’endomètre superficielle ; elles se limitent au péritoine et sont non infiltrantes:
ovarienne, tube digestif, péritoine viscéral et pariétal
- endométriome ovarien : kyste endometriosique de l’ovaire
- Profonde sous péritonéale : infiltration du rétro péritoine , les viscères
localisation :
INTERET :
- Problème de santé publique touche 5-10% des femmes en âge de procréer
- Le risque de développer une endométriose pour les apparentées au premier degré
est cinq fois plus enlevé́ que dans la population générale
- Incriminée dans 40% des infertilités
- Le retard diagnostic conduit à une symptomatologie plus sévère
- Conséquences : algies pelviennes chroniques
stérilité
EPIDEMIOLOGIE :
Fréquence :
- 5 % de la population générale, tous âges confondus
- 30 à 40 % femmes suivies pour stérilité
Facteurs de risque :
- génétique : ATCD d’apparenté au premier degré : risque multiplié fois 5
IMC faible , petit poids de naissance
- hyper oestrogénie : :
- première régles précoce
- cycle court
- facteurs favorisant le reflux menstruel rétrograde :
malformation utéro vaginale à l’origine d’une obstruction du flux menstruel
ménorragie
- traumatique : traumatisme utérin : césarienne , HSC OP , curetage , myomectomie
physiopathologie :
L'étiologie exacte de l'endométriose n'est pas connue.
plusieurs théories ont enté proposées :
- Théorie du reflux menstruel
- Théorie des restes embryonnaires
- Théorie de la métaplasie cœlomique
physiopathologie :
Théorie du reflux menstruel
La dissémination par voie tubaire des cellules endométriales viables dans le
liquide menstruel et leur greffe secondaire expliquerait la majorité des
endométrioses externes localisées au niveau du pelvis (théorie de la
transplantation de Sampson).
La dissémination peut se faire par d'autres voies :
- la voie lymphatique permet d'expliquer les endométrioses ombilicales ou
ganglionnaires
- les voies vasculaires sont responsables des localisations pulmonaires,
vertébrales, musculaires, cutanées, etc.
- la dissémination iatrogénique explique les localisations de l'endométriose au
niveau des cicatrices d'interventions gynécologiques ou obstétricales
(cicatrice abdominale, cicatrice d'épisiotomie par exemple).
physiopathologie : L'endomètre ectopique est hormonodépendant
- la rythmicité de la symptomatologie en fonction du cycle
- apparition des lésions sous traitement oestrogénique
-l'involution des implants après la ménopause
- leur réactivation par le traitement hormonal substitutif de la ménopause.
Diagnostic :
- signes fonctionnels
Diagnostic :
signes fonctionnels :
- 15 -30 % frome latente et asymptomatique
- Femme en période d'activité génitale
- Douleurs pelviennes :
l’intensité est sans aucune corrélation avec la sévérité des lésions, généralement
elles évoluent en s’aggravant ; cette douleur peut être de type : dysménorrhées
secondaires qui sont les plus évocatrices, douleurs abdominales, dyspareunies,
douleur pelvienne chronique, douleur à la défécation, dysurie.
- Infertilité
Diagnostic :
signes fonctionnels :
- L’endométriose n’a pas systématiquement de conséquences pathologiques et peut être observée chez des femmes
indolores et fertiles
Diagnostic :
Interrogatoire : doit etre minutieux , à la recherche des signes évocateurs :
Signes spécifiques : Signe non spécifique :
1 Dysménorrhée 3 Signes digestives
2 Dyspareunies profonde 4 Signes urinaires
5 Dlrs scapulaire basithoracique
6 Hémothorax cataméniale
I7 nfertilitée
Signes spécifiques :
1 Dysménorrhée : intense , avec absentéisme fréquent , résistante aux antalgique niveau 1
secondaire , tardive .
2 Dyspareunies profonde : au niveau du CDS POST , signe une atteinte des US , retenti sue la sexualité du couple
Signe non spécifique:
3 Signes digestives : dlrs à al défécation à caractère cyclique , constipation …
4 Signes urinaires : dlrs vésicale , pollakiurie ….
5 Dlrs scapulaire basithoracique : endométriose de l’hémicoupole diaphragmatique
6 Hémothorax cataméniale
I7 fertilité : 1/3 des patiente qui consulte pour infertilité ont une endométriose
Diagnostic :
EXAMEN CLINIQUE : doit se faire en période menstruelle
- palpation abdominale : pauvre
- examen gynécologique :
sous spéculum : - douloureux , mais le plus souvent il est normal
- peut objectiver des nodules endométriosique bleuté
Toucher vaginal : il est important dans le cadre de l’endométriose profonde
CDS post sensible , nodule fibreux au niveau des US / cds post
Toucher rectal : apprécie l’infiltration de la cloison recto vaginale
Diagnostic :
EXAMEN PARA CLINIQUE :
Échographie pelvienne :
kystes ovarien
Contenu: finement échogéne liquidien
Uni ou bilatéral
Souvent rétro utérin
Taille variable
Diagnostic :
EXAMEN PARA CLINIQUE :
Hystérosalpingographie Adhérences péritonéales
Rétroversion utérine
Imperméabilité tubaire
Adénomyose :
tuba erecta
Diverticules branchés à angle droit sur la limite
interne de la cavité ( aspect chevelu )
Diagnostic :
EXAMEN PARA CLINIQUE :
IRM pelvienne
Est un examen de deuxième intention
L’IRM pelvienne est plus sensible et moins spécifique que
l’échographie endovaginale pour le diagnostic de l’atteinte des
ligaments utérosacrés, du vagin, et de la cloison recto vaginale
L’IRM permet la détection de localisations spécifiques, comme
l’atteinte des paramètres ou bien des localisations digestives
extra-pelviennes
Cartographie des lésions sous péritonéales profondes
Diagnostic :
EXAMEN PARA CLINIQUE :
•Écho endorectale: préopératoire
nodule de cloison recto-vaginale : infiltration de la musculeuse rectale
• UroIRM : lésion volumineuse
Classification Le score AFSR de l'endométriose
(Score de l'American Fertility Society, révisé en 1985)
Stade de l’endométriose degré de sévérité Score AFS
Stade I endométriose minime 1–5
Stade II endométriose modérée 6 – 15
Stade III endométriose moyenne 16 – 40
Stade IV endométriose sévère > 41
Classification de la gravité des endométrioses.
Elle repose sur un score qui additionne les points donnés pour les implants péritonéaux d’endométriose,
superficiels ou profonds, leur surface, les adhérences, fines ou denses, les kystes ovariens.
Coelioscopie :
voir les lésions et d'apporter la preuve histologique grâce aux biopsies des foyers péritonéaux.
examiner minutieusement toute la cavité pelvienne, surtout le cul-de-sac vésico-utérin, et le cul-
de-sac de Douglas ; les fossettes ovariennes
divers aspects :
- l'aspect classique de granulations de 0,2 à 1 mm de diamètre, de couleur bleu noirâtre
- des lésions rouges évolutives
- des taches blanches cicatricielles liées à une fibrose de forme stellaire centrée sur la lésion
Diagnostic Différentiel:
- Douleur pelvienne chronique
- Autres causes d’infertilité
Complications :
- Algies pelviennes chroniques
- Infertilité : Tubaire , ovarienne, péritonéale
- GEU
- Tableau de Douleur pelvienne aigue: Torsion / rupture d’un kyste endométriosque
Évolution:
Le long de la vie génitale
Adénomyose : très rebelle au TRT
Endométriose externe : améliortaion pendant la ménopause et la grossesse et reprise évolutive après
Traitement
Médical : bloquer l’activité cyclique de cet endométre ectopique
PROGESTATIFS: macroprogestatifs en continue 6-12 mois
Danasol antigonadotrope puissant pendant 6 mois
Analogues LH-RH : durée de 6 mois
Traitement
Chirurgical :
- Echec du traitement médical
- Si symptomatologie sévére
- infertilité
La coelioscopie est le traitement de choix pour les kystes endométriosiques et les adhésiolyses
Laparotomie: si CI à lacoelioscopie
geste étendu ( réséction digestive et vésicale )
Hystéréctomie voie basse si adénomyose
- Pathologie fréquente
I- nvalidante
- Évolution à bas bruit
- Prise en charge lourde
Je vous remercie pour votre écoute
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