0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
166 vues24 pages

Escalier

Ceci est un document décrivant les différentes parties d'un escalier en béton, notamment les marches, contremarches, limons et leur mise en oeuvre. Le document contient de nombreux détails techniques.

Transféré par

eloualiikbal
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
166 vues24 pages

Escalier

Ceci est un document décrivant les différentes parties d'un escalier en béton, notamment les marches, contremarches, limons et leur mise en oeuvre. Le document contient de nombreux détails techniques.

Transféré par

eloualiikbal
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Les escaliers en béton

1. Définition :
Ouvrage permettant de se déplacer à pied d’un niveau à un autre d’une habitation
Les différentes parties d’une marche
La marche est la surface horizontale sur laquelle on met le
pied. Les marches d’une même volée ont toujours la même
dénivellation.

Les contremarches sont les parties verticales, ou


légèrement obliques, entre les marches. Leurs rôles sont
multiples :
- transmettent les effort d’une marche l’autre
(→ structure)
- finition pour la paillasse en béton
(ex: tôle métallique)
- sécurité contre le feu ou la chute d’objet
- pour isoler du froid, du bruit, ou du regard
(→ confort).
 Le nez de marche est la partie de la marche qui surplombe la
marche inférieure (donc qui surplombe la contremarche pour un
escalier « fermé »).
→ Il sert juste à élargir la surface de marche.

 Le recouvrement ou
la saillie est la valeur de
l’avancement du nez de
la marche, variant de 40
à 60 mm.

La pièce moulurée en-


dessous du nez et contre
la contremarche des escaliers en bois est appelé le listel.
La marche de départ est la marche inférieure de l’escalier
ou d’une volée.
Elle peut être exécutée dans d’autres matériaux que l’escalier
lui-même, souvent plus résistants car cette marche est plus
sollicitée que les autres par le pivotement des pieds, par le
nettoyage du sol…
( Par exemple, on voit souvent une marche de départ en
pierre pour les escaliers en bois.)

La marche palière (ou plaque d’arrivée pour les


escaliers en bois) est le dernier élément de l’escalier qui le relie
au palier, et qui doit être situé exactement au même niveau
que celui-ci.
Le palier est l’espace de repos situé entre deux volées. Il
permet de
- casser le rythme lorsque le nombre de marche est
trop important (>17 marches)
- changer de direction
- donner un accès à une porte.

Une volée d’escalier est une suite ininterrompue de


marches faisant partie d’un escalier et située entre deux
paliers consécutifs.
G GIRON
Distance comprise entre deux nez de marche successifs ou largeur de la
marche s’il n’y a pas de nez.
H HAUTEUR :
Distance verticale comprise entre deux marches consécutives.
DIMENSIONS DES MARCHES :

on dimensionnera les marches en utilisant la formule ci-dessous appelée relation de Blonde1

pour un escalier courant desservant les étages d’une habitation, les valeurs moyennes (en cm) de H et de G sont
L’expérience prouve qu’un escalier est agréable mais également sûr si les valeurs de hauteur de marche (h) et de giron
(g), c’est-à-dire la profondeur de la marche correspondent à la formule suivante : 59 <2h + g < 66 (relation de blondel).
Ces 2h + g correspondent à l’amplitude moyenne du pas humain.

Le choix de dimension en fonction de la condition d’utilisateur et de destination de l’ouvrage ; pratiquement on doit remplir les
conditions suivantes :
- Pour passer d’un étage à l’autre facilement, on prend « h »entre 14 et 20cm :
14cm ≤ h ≤ 20cm
Et « g »entre le 22 cm et 33cm : 22cm ≤ g ≤ 33cm

Pour vérifier que la condition convient, on utilise la formule empirique de « BLONDEL » : g+2h=m
Avec : 59cm≤ m ≤ 66cm
Dans notre cas nous avons :
14 cm ≤ h= 17 cm ≤ 20cm
22 cm ≤ g = 30 cm ≤ 33cm
59 cm ≤ g+2h = 64cm ≤ 66cm
Donc on adopte : h = 17 cm
g = 30 cm
Nombre de contre marches et de marchés :
• C.m =H/2h H : hauteur libre d’étage
C.m = 3/217 = 9 contre marches

• m = C.m -1 = 8 marches.

La longueur de la volée :
Lv= mg= 8 30 = 240 cm

L’angle d’inclinaison :
tgα = H/L = 300/240 = 1,25
α = cotg (1,25) = 51,34
Escaliers à marches balancées :
Ces escaliers sont constitués de marches différentes les unes des autres mais qui
possèdent toutes le même giron mesure sur la ligne de foulée.
La représentation sur les dessins est identique à celle des escaliers droits
Autres types d’escaliers :

ESCALIERS HELICOIDAUX OU A VIS :


Les marches sont fixées sur un noyau central (ou fût) et se développent en spirale.
Exemple : escalier à cage circulaire (figure 1), à cage carrée (figure 2).

ESCALIERS INCURVES :
exemples : escalier incurvé suivant un arc de cercle (figure 3), suivant une anse de panier (figure
4)
Les limons
Ce sont des structures, généralement des poutres

Elles supportent les charges infligées aux marches

Il en existe de différents types, deux sortes sont vraiment


connues:
- les limons à la française
- les limons à crémaillère
Limons à la française

Les marches sont


fixées
latéralement aux
limons de telle
sorte que leurs
extrémités sont
cachées.
Les limons à l’anglaise
Les marches
sont posées sur
le limon

La structure est
telle que les
marches restent
visibles
Les limons centraux, même principe que ceux à
l’anglaise, mais au milieu de la marche.
La mise en œuvre
La mise en œuvre d’un escalier en béton armé coulé sur place exige différentes
étapes :
le tracé de l’escalier contre les murs latéraux ou les plaques de coffrages
latérales.
la mise en place des coffrages des parties latérales, de la paillasse, des
marches (après le ferraillage) et des ouvrages coulés simultanément (poutres,
planchers, garde-corps…) ;
la mise en place des armatures et des ancrages aux murs et planchers
existants ;
le coulage du béton ;
Tracé du profil de l’escalier au mur :
Pour les escaliers en béton armé coulé sur place : le profil de l’escalier fini sera
tracé en vrai grandeur sur le mur et/ou sur les panneaux de coffrages latéraux.

Pour les escaliers tournants ou balancés, il faut des tracés différents de part et
d’autre de la volée.
Pour le coté jour

 Assurer les fixation des


panneaux par des chevrons

 Placer un étaiement
suffisamment résistant aux
poussées latérales
Avant le coulage

Prévoir le nettoyage et
l’arrosage du fond du coffrage
et vérifier le coffrage et les
étais

Le mélange effectué lors de la


préparation du béton est très
important
Coulée sur place
l’escalier en béton armé
peut également s’appuyer
sur les paliers des
planchers (et donc être
coulé en continu avec les
paliers et les planchers)
mais peut également
reposer partiellement ou
totalement sur les murs
latéraux.
Viscosité du béton
Un béton trop sec laisse des espaces vides et n’enrobe
pas bien les armatures.

Un béton trop liquide va couler vers le bas selon le


principe des vases communiquants, et va déborder
des marches inférieures.

! Il faut couler la volée d’escalier en une


seule étape, sans faire de reprise pour que l’ouvrage
soit bien résistant.
De plus :
Vibrer le béton pour assurer un bon enrobage des
armatures, particulièrement sous la paillasse!

Lisser le béton frais permet une pose aisée du revêtement


de sol (carrelages,…)

Comme pour tout ouvrage en béton armé, laisser sécher 10


jours avant de retirer les coffrages latéraux, et 28 jours pour
les coffrages verticaux.

N.B.: Selon la météo, un temps plus long pourrait être


nécessaire avant décoffrage.

Vous aimerez peut-être aussi