École Nationale d'Électronique et de Télécommunications de Sfax
AU : 2018-2019
Cours
CAPTEURS D’humidité
Dr. Sami GOMRI
Classes : 3ème année Génie Informatique Industrielle
1-Définitions :
Pression partielle de la vapeur d’eau
L’humidité est simplement de l’eau en phase gazeuse, désignée par le terme de
vapeur d’eau. La vapeur d’eau étant un gaz, la loi de Dalton sur les pressions
partielles, selon laquelle la pression totale d’un gaz est égale à la somme des
pressions partielles des gaz composant le mélange :
Ptotale = P1 + P2 + P3…
Définition de la pression de vapeur d’eau
La pression de vapeur d’eau (Pv) est la pression exercée par la vapeur d’eau
présente dans l’air ou dans un gaz.
Pression de vapeur saturante Pvs(T), la valeur maximale que peut atteindre la
pression partielle PV de la vapeur d’eau à la température T , et à partir de la quelle
une partie de cette vapeur commence à se condenser (apparition d‘eau liquide).
si T augmente alors Pvs augmente
Définition de la pression de vapeur d’eau
Si la pression de vapeur saturante est atteinte dans l’air ou dans un mélange gazeux,
l’introduction de vapeur d’eau supplémentaire provoque une condensation d’une
quantité égale sous forme liquide ou solide. Un diagramme psychrométrique
représente la relation entre la pression de vapeur saturante et la température.
Appareil :
Vaisala HUMICAP© HM70.
Diagramme psychrométrique
Effet de la pression sur l’humidité
Selon la loi de Dalton, Ptotale = P1 + P2 + P3…, tout changement dans la pression
totale d’un gaz a un effet sur les pressions partielles de tous les gaz le composant,
y compris la vapeur d’eau.
Si la pression augmente dans un réservoir sans changer la température,
alors lorsque Pv atteignant Pvs, de l’eau se condense en liquide et doit
finalement être drainée hors du réservoir
Humidité relative
L’humidité relative (HR) est définit par le rapport de la pression partielle de vapeur
d’eau (Pv) et de la pression de vapeur saturante d’eau (Pvs) à une température
donnée :
Dépend de la température
Température du point de rosée
La température du point de rosée (Td) est la température à laquelle la vapeur d’eau
commence à se condenser en phase liquide lorsque l’on refroidit le gaz à pression constante .
A 100% HR, la température ambiante est la même que la température de rosée. Plus le point
de rosée est inférieur à la température ambiante, plus le risque de condensation est faible et
plus l’air est sec. Le point de rosée est directement lié à la pression de vapeur saturante (Pvs).
La pression partielle de vapeur d’eau associée à n’importe quel point de rosée se calcule
facilement. Contrairement à l’humidité relative, le point de rosée ne dépend pas de la
température mais de la pression.
Notion de température de Rosée (ou Point de Rosée)
:
Supposons qu'à une température de 25°C on ait une humidité
relative de 80% (point A sur le diagramme). Si l'on abaisse la
température jusqu'à 20°C, le taux d'humidité relative va
augmenter et atteindre la limite de saturation, c'est à dire 100%
d'humidité. (POINT B dit point de rosée) Notons qu’entre A et
B seule l’humidité relative varie, l’humidité absolue, c’est à dire
la quantité massique de vapeur d’eau dans l’air, ne change
pas. Si la température diminue encore, le phénomène de
condensation apparaît: l'humidité relative reste à 100% et c'est
l'humidité absolue qui alors diminue. (Variation de B vers C)
Température du point de givre :
Si la température du point de rosée est inférieure à celle à laquelle se produit la
condensation sous forme liquide – ce qui est le cas dans les applications à air sec – le terme
de point de givre (Tf) est parfois utilisé pour affirmer explicitement que la phase de
condensation est la glace. Le point de givre est toujours légèrement plus élevé que le point
de rosée sous 0 °C parce que la pression de vapeur saturante de la glace est différente de
celle de l’eau liquide. Par abus de langage, on parle souvent de point de rosée pour des
valeurs inférieures à zéro, bien qu’il s’agisse du point de givre.
Parties par million :
L’unité partie par million (ppm) est parfois utilisée pour les bas niveaux d’humidité. Elle
représente le rapport de la vapeur d’eau au gaz sec ou au gaz (humide) total et s’exprime
soit en volume/volume (ppmvol ) soit en masse/ poids (ppmv). La valeur ppm (ppmvol ) se
calcule comme suit :
ppmvol = [Pv /(P - Pvs)] × 106
Le paramètre ppm s’utilise communément pour déterminer le contenu de vapeur d’eau
des gaz sous pression et des gaz purs.
Rapport des mélanges :
Le rapport des mélanges (x) est le rapport de la masse de vapeur d’eau à celle du gaz sec.
Grandeur sans dimension, il s’exprime en gramme par kilogramme d’air sec. Il est
principalement utilisée dans les process de séchage et les applications de ventilation
contrôlée pour le calcul du contenu en eau quand le débit massique de l’air est connu.
Température au thermomètre mouillé :
Traditionnellement, la température au thermomètre mouillé (Tw) est la température indiquée
par un thermomètre enveloppé dans un linge de coton humide. La température au
thermomètre mouillé et la température ambiante peuvent être utilisées ensemble pour
calculer l’humidité relative ou le point de rosée. Par exemple, la température au thermomètre
mouillé sert dans les applications de climatisation, où elle est comparée à la température au
thermomètre sec pour déterminer la capacité de refroidissement des refroidisseurs par
évaporation.
Humidité absolue :
L’humidité absolue (Ha) fait référence à la masse d’eau dans un volume d’air humide à une
température et une pression donnée. Elle s’exprime généralement en grammes par mètre
cube d’air. L’humidité absolue est un paramètre caractéristique des applications de
contrôle-commande de process et de séchage
Activité de l’eau :
L’activité de l’eau correspond à l’humidité relative à l’équilibre et s’exprime selon une
échelle de 0 à 1, au lieu de 0 à 100 %.
Enthalpie :
L’enthalpie est la quantité d’énergie requise pour amener un gaz à son état actuel à partir du
gaz sec à 0 °C. Elle est utilisée dans les calculs de climatisation.
3-Capteurs d’humidité
a-capteur psychrométrique (psychromètre)
La Psychrométrie est l'art de calculer l'Humidité Relative de l'air, à partir de deux thermomètres. Placés côte-
à-côte, de façon à être dans le même air, ils mesurent deux températures : la température normale, dite
"sèche", et l'autre température, dite "humide", du bulbe entouré d'une gaze humidifiée en permanence par une
mèche qui trempe dans un récipient d’eau, distillée de préférence.
Un psychromètre est un instrument de mesure destiné à connaître
des caractéristiques énergétiques de l'air humide; Il est constitué de
deux thermomètres mesurant au même moment et au même
endroit la température de l'air (dite température sèche) et sa
température humide. Pour mesurer la température humide (ou
température du thermomètre mouillé), il faut techniquement que le
deuxième thermomètre soit entouré d'une mèche imbibée d'eau
liquide et que l'air humide en contact avec ce thermomètre s'écoule
autour de celui-ci avec une vitesse suffisante. Ainsi, en
régime permanent, le séchage de la mèche humide provoque une
baisse de température isenthalpique jusqu‘à saturation de l'air en
contact immédiat avec le thermomètre.
La différence entre ces deux températures données par le
psychromètre permet d'accéder à l'ensemble des données
énergétiques de l'air humide et en particulier son humidité relative.
L'utilisation d'un abaque ou d'une "table psychrométrique vu
precèdemment permet de connaître l'humidité relative. La différence
de température peut atteindre plusieurs degrés Celsius.
a-Psychromètre : exemple d’utilisation
On relève, en premier, la température "sèche", c'est-à-
dire celle du thermomètre nu, ensuite, en second
celle du thermomètre « mouillé » On soustrait la
seconde (toujours inférieure – ou égale) de la première.
Prenons un exemple:T sèche : 22,5 °C, T mouillée : 15,4
°C alors Delta : 7,1
On relève la pression barométrique du lieu. Exemple
1029 Hpa, On divise cette pression par 1000. On obtient
la valeur de 1,029 qui devient notre coefficient de
correction : 7,1 x 1,029 = 7,3059 arrondi à 7,3 Delta
corrigé. C'est cette différence corrigée qui va nous servir
à déterminer notre Humidité Relative. Dans notre table,
nous allons chercher en abscisses la valeur du
thermomètre sec (22,5°) et en ordonnées le Delta corrigé
(7,3). Notre table étant graduée en abscisses en degrés et
en ordonnées en demi-degré, on interpolera
pour évaluer la valeur la plus proche de la réalité.
Exemple : Pour 22 et 23 avec un delta de 7,0 on obtient
47 et 48 et avec un delta de 7,5 on obtient 44 et 45. Le
bon sens fera choisir 46 comme représentant le
pourcentage d'humidité.
ISECS Capteurs & Actionneurs 10
3-Capteurs d’humidité
b-Capteur Hygrométrique(Hygromètre)
Ce principe est historiquement le premier utilisé pour évaluer le taux d’humidité. La
transduction repose sur la déformation d’un solide : membrane, cheveu,…après absorption de
l’humidité. Dans le cas du cheveu, l’absorption de l’humidité provoque un effet de
gonflement suivit d’une variation de la longueur. Un hygromètre (parfois appelé
« humidimètre ») est un appareil qui sert à mesurer l'hygrométrie (ou humidité relative de l'
air).
i.Hygromètre à cheveu
L'hygromètre le plus simple est l'hygromètre à
cheveu, qui utilise la propriété du crin de cheval ou
du cheveu humain de s'allonger ou se raccourcir
lorsque l'hygrométrie varie. L'allongement du cheveu
est de l'ordre de 2% lorsque l'humidité (relative) varie
de 0 à 100%. L'hygromètre à cheveux est peu fiable
étant donné qu'il est aussi fortement sensible à la
température.
ii.Hygromètre à condensation
a.hygromètre à point de rosée
Pour mesurer l’humidité relative on peut aussi en pratique procéder à la mesure de la température de
rosée avec un hygromètre dit à point de rosée dont le schéma de principe est figuré ci-dessous.
Il s’agit en fait de prélever un échantillon de l’air à mesurer et de l’amener au contact d’un miroir que
l’on refroidit et dont on mesure la température. Lorsque celle-ci atteint le point de rosée l’eau se
condense et le faisceau lumineux n’est plus réfléchi par le miroir, la mesure de la températureà l’instant
d’interruption du faisceau permet de connaître la température de rosée et par suite l’humidité relative
de l’air.
ii.Hygromètre à condensation
b.Hygromètre résistif
Par mesure de la résistance, on peut connaître le taux d'humidité de l'objet étudié et mesurer ainsi
l'humidité du matériau (ex. le plâtre, le béton, papier, cuir, tabac, coton, houblon, bois, …)
Celle-ci dépendra donc à la fois de la teneur en eau et de la température.
Ex: Capteur H104C de Toshiba
Matériau céramique ZrCrO4 matériau poreux à base de
vanadium
• Avantage: rapidité
• Inconvénient: Hystérisis, dérive en température
• EM: 5% à 95% d'humidité pour des températures
comprises entre -10°C et 50°C.
ii.Hygromètre à condensation
b.Hygromètre capacitif
• Le principe de ce type de capteur est basé sur la variation de la capacité d'un
condensateur par l'intermédiaire de sa constante diélectrique.
• Sa capacité est alors donnée par la formule:
S = Surface en regard des plaques du capteur
d = Distance entre les plaques
Ea = Constante diélectrique de l'eau
E0 = Constante diélectrique du matériau sec
P = Pourcentage d'humidité du matériau.
b.Hygromètre capacitif : technologie
Les séries H5000 et H6000 de Michell sont des capteurs d’humidité
capacitifs fournissant une mesure rapide et précise de l'humidité
relative dans l'air, les gaz et autres environnements.
La clé de la performance du capteur est la
conception et la structure du matériau polymère
hygroscopique super fin, qui forme le diélectrique
du capteur, pris en sandwich entre deux
électrodes métalliques conductrices. L'électrode
externe est conçue pour avoir une perméabilité
spécifique à la vapeur d'eau et s'adapte ainsi très
rapidement et de façon réversible à l'humidité qui
prévaut, ce qui lui confère une réponse de grande Couches du capteur d’humidité capacitif
capacité et donc une grande sensibilité . développé par la société française Coreci S.A.
iii.Difficulté d'emploi des hygromètres : la condensation
Le principal intérêt des hygromètres à variation d'impédance, qu'ils soient résistifs ou
capacitifs, réside dans le fait que leur mise en oeuvre peut se faire à partir d'une électronique
simple (pont de Wheastone ou oscillateur). Mais ils possèdent cependant quelques
inconvénients:
· Il est souvent difficile d'obtenir des caractéristiques parfaitement reproductibles. Si l'on
veut avoir une bonne précision, il est nécessaire d'étalonner individuellement chaque capteur.
· Les caractéristiques du matériau hygroscopique évoluent avec le temps.
· leur utilisation en milieu pollué provoque rapidement un encrassement du capteur,
impliquant non seulement une augmentation du temps de réponse mais aussi parfois des
mesures totalement erronées.
· Enfin, s'il est relativement facile de passer d'un taux d'humidité faible à un taux élevé,
l'inverse n'est pas toujours vrai. Le capteur doit en effet évacuer l'excédent d'humidité qu'il a
emmagasiné. Selon les cas, le "temps de purge" peut varier de quelques minutes à quelques
heures!!!
4-L’humidité dans le sol
Un horaire d'arrosage adéquat et une durée appropriée sont essentiels
pour la production de plantes de qualité. ces facteurs permettent aussi
d'économiser de l'eau, de l'engrais et de l'énergie.
Importance d'une bonne gestion de l'irrigation : surveiller l'humidité
du sol pour améliorer les décisions d'irrigation
Pour éviter ces problèmes, des Capteurs d'humidité volumétrique peuvent
être utilisés pour connaître le moment propice à l'arrosage
4-L’humidité dans le sol
a) Comprendre les niveaux d'humidité du sol : définitions
L'humidité volumétrique : est le ratio du volume d'eau dans le substrat divisé par le
volume total du contenant.
Capacité de rétention : Quantité d'eau retenue dans un sol deux ou trois jours après qu'il a été saturé par
l’eau. À ce stade, l'écoulement par gravité est devenu très faible, tout comme la succion attribuable à
l'action capillaire.
Point de flétrissement permanent : quantité d'eau qui reste dans le sol quand le végétal se
flétrit dans une atmosphère humide. L'eau qui reste dans le sol est fortement retenue par
les particules du sol et ne peut être absorbée par les racines.
Eau disponible : Quantité d'eau dans le sol se situant entre la capacité de rétention et le point de
flétrissement permanent. En général, l'irrigation par aspersion devrait commencer avant que la
teneur en eau du sol ne tombe à 50 % de l'eau disponible dans le sol. L'irrigation goutte à
goutte devrait commencer avant que la teneur en eau du sol ne tombe à 80 % de l'eau
disponible dans le sol.
Biodisponibilité
de l'eau dans le sol :
b) Méthodes pour mesurer les niveaux d'humidité dans le sol
❑ Méthode gravimétrique:
Cette méthode consiste à sécher (passer dans un four à 105 °C) un échantillon de sol et connaître
ensuite par pesée finale (ramenée à la pesée initiale) le poids d’eau contenu par l’échantillon.
Méthode de référence, mais longue, coûteuse et destructive.
❑ Méthode par sonde à neutrons:
Cette méthode reste particulièrement efficace mais chère et désormais beaucoup trop réglementée
(caractère radioactif du principe de l’appareil) pour être utilisée simplement par un opérateur.
❑ Méthode par mesure de la conductivité électrique:
Cette méthode très économique est malheureusement très peu précise, et reste fortement
influencée par la nature du sol et la salinité des sols.
❑ Méthode capacimétrique:
Méthode électromagnétique (mesure de la permittivité diélectrique) économique, mais au volume
d’influence limité (1 à 2 cm autour des pointes du capteur) et influencée par le type de sol, la
température et la salinité. Bien adaptée aux petits volumes de sol et avec un bon rapport
prix/performance.
❑ Méthode TDR (réflectométrie à dimension temporelle):
Le principe de cette mesure est basé sur la détermination du temps de propagation d’un pulse
électromagnétique le long d’une électrode introduite dans le sol. Le temps de propagation de ce
pulse dépend étroitement de l’humidité du sol (mesure de permittivité diélectrique).
b) Instruments pour mesurer les niveaux d'humidité dans le sol
Capteur TDR (Réflectomètre à dimension temporel )
Le capteur TDR se compose de deux ou trois tiges parallèles (sondes), d'un
émetteur d'impulsions, d'un analyseur de signaux et d'un câble fixé à
l'enregistreur de données. Une impulsion électrique est appliquée aux tiges;
cette impulsion parcourt la longueur de la tige puis revient à l'instrument. Le
temps pris par l'impulsion électrique pour parcourir cette distance dépendra
de la constante diélectrique du substrat. Lorsque la constante diélectrique
est élevée, l'impulsion électrique prend plus de temps à parcourir la
distance, ce qui signifie que le substrat est mouillé.
b) Instruments pour mesurer les niveaux d'humidité dans le sol
Capteur à capacitance
Le capteur de capacitance se compose d'une paire de tiges (condensateurs)
séparées par un matériau qui n'est pas conducteur d'électricité ou un matériau
diélectrique, d'un oscillateur, d'un analyseur de signaux et d'un câble fixé à
l'enregistreur de données. L'oscillateur applique une fréquence aux tiges;
l'humidité volumétrique du substrat influencera la constante diélectrique du
sol, affectant la capacitance. Finalement, l'amplitude de la fréquence obtenue
par l'oscillateur est ensuite corrélée à l'humidité volumétrique du sol. Plus
l'amplitude de la fréquence est élevée, plus l'humidité volumétrique est basse
2)Pédohygromètres (dont la sonde d'appellation commerciale Watermark)
Ce sont des sondes mesurant la tension de l'eau en centibars, comme les tensiomètres.
Watermark est l'une des appellations commerciales de ce type de sonde.
Le Watermark mesure la résistance électrique du courant passant entre
des électrodes enfoncées dans une matière semblable à du sable fin
entourée d'un matériel synthétique poreux.
5. les caractéristiques d’un bon capteur d’humidité
Temps de réponse rapide
Il correspond à la vitesse à laquelle celu-ici répond au changement d’humidité auquel il se trouve
soumis. Ce temps de réponse est influencé aussi par des facteurs tels que la température, le flux
d’air et le type de filtre. Un filtre bouché donnera par exemple une réponse plus lente.
Plage de mesure optimale
Le choix d’un capteur d’humidité dépend de l’application et de la température de
fonctionnement, tout particulièrement aux valeurs d’humidité extrêmes
Bonne tolérance chimique
Les produits chimiques agressifs peuvent endommager ou contaminer les capteurs. Le fabricant
de l’instrument doit connaître les effets de divers produits chimiques sur leurs capteurs et être
en mesure de renseigner le client sur les concentrations chimiques acceptables
Haute précision
Pour juger la précision d’un capteur d’humidité, les facteurs suivants doivent être pris en
compte :
• Linéarité sur la plage de travail
• Hystérésis et répétabilité
• Stabilité sur une période de temps donnée
• Sensibilité du capteur à la température
6. Comparaison entre les différentes méthodes de
mesure d l’humidité
Exercice 1
On désire mesurer le taux d'humidité d'un musée. Pour cela on utilise un élément sensible à l'humidité HUMICOR 6100,
dont les caractéristiques sont données ci-après :
1. Donner la capacité en pF de l'Humicor pour 0 % de HR.
2. Donner la capacité en pF de l'Humicor pour 100 % de HR.
3. Pour fournir une tension dont la période est proportionnelle au taux d'humidité, on utilise un circuit intégré NE555,
comme indiqué ci-dessous :
a) Donner la valeur de Ra + 2Rb en kOhms. La fréquence maximale de Vm doit être 300 kHz.
b) Pour obtenir une tension fonction du taux d'humidité, on utilise un convertisseur fréquence/tension LM331A.
La fréquence d'entrée devant être inférieure à 10 kHz, on divise la fréquence du signal Vm par 32. Ce composant
fournit une tension qui vérifie : V(v) = f(Hz)/1000, avec f fréquence du signal Vm. Donner V(0 % de HR) et V(100
% de HR).
Correction :
1. Donner la capacité en pF de l'Humicor pour 0 % de HR
On a C = 500 + (HR-76)*0.8
Cmin = 500 + (0-76)*0.8 = 439.2 pF
2. Donner la capacité en pF de l'Humicor pour 100 % de HR
Cmax = 500 + (100-76)*0.8 = 519.2 pF
3)
a) Donner la valeur de Ra + 2Rb en kOhms. La fréquence maximale de Vm doit être 300 kHz
T = 1/F = 1 / 300 000 =
F max obtenue pour C mini, donc C = 439.2 pF
Or T = 0.7*(Ra + 2Rb )*C donc Ra + 2Rb = T/(0.7*cmin)= 10842 Ohms
b) Vs
f
f/32 f/1000
HR = 0% donc c = 439.2 pF donc f =300 KHz alors : Vs = (300000/32)/1000 = 9.375 V
HR = 100%, V est inversement proportionnel à la capacité de
l'HUMICOR : V(100) = V(0)* 439.2 / 519.2 = 7.930 V
Exercice 2
Un transducteur est composé d’un capteur résistif d’humidité « HOS201 » dont la résistance est R, installé en parallèle
avec une résistance R’ (voir figure). La valeur de la resistance du capteur d’humidite HOS 201 a pour équation (pour h ≥
50%) :
Remarque : 50 % d'humidité correspond à h = 0,50.
1. En quelles unités doit on exprimer A ?
2. Quelle est l'expression de la résistance R1, obtenue par la mise en
parallèle de la résistance R' et du capteur d'humidité HOS 201 ?
3. La résistance R1 est maintenant mise dans un Pont de Wheatstone
(Voir figure ci-dessous). Les résistances R2 et R4 sont égales et valent
10 KW.
Exprimer la sortie S ?
4. Quelle est la condition d'équilibre de ce pont en fonction des quatre résistances ?
5. Quelle est la résistance du capteur, notée R50 à 50 % d'humidité ?