Les différents
statuts ESS
Loi ESS
Associations
Coopératives
Mutuelles
Fondations
Entreprises sociales
LA LOI 31 JUILLET 2014
L'article 1 de la loi du 31 juillet 2014 précise que font partie de l'économie sociale et
solidaire :
"les personnes morales de droit privé constituées sous forme de coopératives, de mutuelles,
de fondations, ou d'associations régies par la loi du 1er juillet 1901". C'est-à-dire les
entreprises de l'économie sociale.
Les entreprises de l’ESS
remplissent les conditions suivantes :
• Un but poursuivi autre que le seul partage des bénéfices
• Une gouvernance démocratique, prévoyant l’information et la participation, dont l’expression n’est pas
seulement liée à leur apport en capital, des associés, des salariés et des parties prenantes aux réalisations de
l’entreprise.
• Une gestion conforme aux principes suivants :
• Les bénéfices sont majoritairement consacrés à l’objectif de maintien ou de développement de l’activité de
l’entreprise ;
• Les réserves obligatoires constituées, impartageables, ne peuvent pas être distribuées ;
• En cas de liquidation ou, le cas échéant, en cas de dissolution, l’ensemble du « boni de liquidation » est redistribué
à une autre entreprise de l’économie sociale et solidaire
LA CRESS :
7 FAMILLES DE L’ESS
AU SEIN DE LA CRESS:
SPECIFICITES
TERRITORIALES COOPERATIVES
SYNDICAT MUTUELLES
EMPLOYEURS
FONDATIONS ASSOCIATIONS
ENTREPRISES
SOCIALES
LES
ASSOCIATION
S
Données
Cadre juridique
La création
Les exemples
LA LOI 1901 la liberté dans un cadre
la liberté
L'association de loi 1901 repose sur deux principes généraux :
• La liberté d’association
Chacun est libre de créer une association et de s’en
retirer.
• La liberté de contrat
Chaque association est libre d’organiser son
fonctionnement comme elle l’entend.
LE CADRE
Trois éléments constituent l'association :
• L'accord contractuel / les statuts
Un accord contractuel est élaboré. Il relève du droit civil. Il doit avoir une cause licite.
• La mise en commun / les apports
Tout comme dans le cadre du droit des sociétés, un apport est mis en commun. Dans le cas d’une
association, il s’agit d’un apport en connaissance et non en capital social.
• Le but désintéressé / non lucrativité
Il est interdit de partager les bénéfices d’une association. Le non-partage caractérise le but non
lucratif d’une association. S’il est interdit de redistribuer les bénéfices, il n’est néanmoins pas
interdit d’en générer.
Droit civil, droit social :
Le fait de déclarer l’association auprès de la préfecture et de demander une publication dans le
journal officiel lui permet de devenir une personne morale.
Elle peut ainsi :
• employer des salariés ;
• accepter des moyens pour financer son fonctionnement (cotisation des membres,
subventions, etc.) ;
• posséder un patrimoine ;
• signer des actes juridiques (compte bancaire,
assurance, prestation de service, etc.) ;
• agir en justice ;
• réaliser des actes de commerce.
Différents types d’associations
Il existe 3 grands types d’associations :
Les associations a finalité PRODUCTIVE / DE SERVICES / DE GESTION OU
COMMERCIALES
MILITANTES
DE MEMBRES
Concrètement :
Concrètement :
Les statuts :
Les statuts ce sont toutes les règles démocratiques qui régiront l’association
Les statuts ont force de loi pour les membres de l'association.
Même si légaement seuls trois éléments doivent impérativement figurer dans les
statuts : le nom de l’association, son objet et son adresse.
Au-delà, la rédaction du document est à la libre initiative des membres.
Afin que l’association puisse fonctionner, il est néanmoins préférable d’y apporter
d’autres précisions : fonctionnement de la gouvernance, définition de l’organisation,
modalités d’adhésion...
Statuts conseils
Les clauses obligatoires des statuts d’association
• Le nom de l’association (encore inutilisé et de moins de 250 caractères en alphabet latin)
• son objet social
• Sa durée
• l’adresse complète de son siège social
• Les conditions d’admission et de radiation de ses membres (aussi bien les personnes physiques
que morales)
• Ses modalités d’organisation et de fonctionnement (y compris la définition des pouvoirs accordés
à son équipe dirigeante)
• Les règles de modification des statuts
• Les conditions de dissolution de l’association
• Les modalités d’attribution des biens en cas de dissolution de l’association. Et ce, qu’elle soit
volontaire, statutaire, judiciaire ou prononcée par décret.
Avantages de cette forme juridique :
• Liberté de fonctionnement
• Simplicité de constitution
• S’appuie sur un collectif fort avec recours au bénévolat
• Permet d’associer des mineurs
• Peut recevoir, sous certaines conditions, des dons, legs subventions
• Compatibilité avec les financements publics
LA GOUVERNANCE
ASSOCIATIVE
Gouvernance démocratique ne veut pas dire RIC
LES
MUTUELLES
Données
Cadre juridique
La création
Les exemples
Les mutuelles
Les mutuelles sont des groupements de personnes morales de droit privé à but non lucratif, qui
offrent à leurs membres, les sociétaires, un système de prévoyance, d’entraide et de
solidarité, moyennant une cotisation
Elles ont comme objectif une couverture des risques (santé, assurance) partagée équitablement
par tous les sociétaires, sans but lucratif. Elles couvrent plus de 44 millions de personnes en
France.
Exemples : les mutuelles Maif, Maaf ou Macif, etc.
LES
COOPERATIVE
S
Données
Cadre juridique
La création
Les exemples
1336 jours de lutte
Les coopératives
Les coopératives
Les coopératives agricoles
Chiffres clés 2018
•2 400 coopératives
•190 000 salariés
•84,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires
Les 3/4 des agriculteurs adhèrent à une
coopérative agricole
Une coopérative agricole est une entreprise
créée par des agriculteurs pour valoriser et
vendre ensemble leurs produits agricoles.
Les coopératives commerciales
Chiffres clés 2018
•103 coopératives et groupements de commerçants
•156 milliards de chiffres d’affaire (+3,8% par rapport à
2016)
•559 740 salariés
Le Commerce Coopératif et Associé représente 30% du
commerce de détail en France.
Il est le fruit de la volonté de commerçants indépendants,
exerçant le même métier, de mutualiser leurs moyens,
leurs idées, leurs savoir-faire, pour construire ensemble un
groupement au sein duquel sont développés des outils et
savoir-faire communs : centrales d’achats, moyens
logistiques, concepts de vente et enseignes, services.
Propriétaires de leurs points de vente, mais également
« actionnaires » de leur groupement, ils en sont les acteurs
et les décideurs.
LES SCOP
Société commerciale sous forme SARL, SA ou SAS, qui applique les principes coopératifs
• Créée par des individus qui veulent mettre en commun leurs capacités professionnelles pour développer leur
propre outil de travail
• Les salariés sont associés majoritaires
• Applique le principe du pouvoir donné aux personnes et non au capital, selon la règle « une personne = une voix
»
LES SCOP
On distingue deux types d'associés :
• Les associés salariés de l'entreprise • Les associés extérieurs "investisseurs"
• 2 au minimum et 100 au maximum pour une SARL, • Personnes physiques ou personnes morales, qui ne travaillent
• 2 au minimum pour une SAS, pas dans l'entreprise et restent minoritaires, ils ont 35 % des
• 7 au minimum pour une SA. droits de vote au maximum et détiennent 49 % des parts
au maximum.
Les associés salariés détiennent au minimum :
•
• 65 % des voix,
Comme tout associé de Scop, ils peuvent aussi investir en
• 51 % des parts.
titres participatifs, qui ne leur donnent pas de droit de vote,
Aucun associé ne peut détenir plus de la moitié du capital. mais leur attribuent une rémunération plus forte,
composée d'une partie fixe et d'un complément variable
d'autant plus élevé que les résultats de l'entreprise sont bons.
LES CAE Cooperative d’activité et
d’emploi
Une coopérative d’activité et d’emploi - CAE accompagne des entrepreneur·es pour développer leur activité
dans un cadre sécurisé et coopératif
En leur offrant un hébergement juridique, comptable et fiscal reconnu par la loi ESS de 2014
Le statut d’entrepreneur·e-salarié·e spécifique aux CAE :
• Sous statut d’entrepreneur·e salarié·e, vous êtes autonome dans le développement de votre activité tout en
bénéficiant des avantages du salariat.
• Votre contrat d’entrepreneur·e salarié·e associé·e (CESA) ouvre l’accès aux mêmes droits qu’un salarié du
régime général : sécurité sociale, retraite, mutuelle d’entreprise, assurance chômage, etc. Ce statut vous
permet ainsi d’exercer et de construire une protection sociale durable et de qualité.
Un accompagnement individuel et collectif
Avantages de cette forme juridique :
la société coopérative est assujettie à la TVA et à l’IS. Toutefois, si les
bénéfices sont affectés pour moitié aux salariés et pour autre moitié mis
en réserve, alors elle est exonérée à la fois de cotisation foncière et d’impôt
sur les sociétés.
Les participations aux salariés sont non imposables à l’impôt sur le revenu, et
exemptées de charges sociales si elles sont bloquées pendant 5 ans. Les
associés peuvent quitter ou entrer dans la société aisément sans formalisme
excessif.
LES
FONDATIONS
Données
Cadre juridique
La création
Les exemples
LES FONDATIONS
Une fondation est un organisme de mécénat créé par un ou plusieurs
donateurs, issus du secteur privé, au service d'une cause d'intérêt
général et à but non lucratif.
Ainsi, la fondation agit pour des bénéficiaires en mettant à disposition des
biens, des droits et des ressources pour la réalisation d'un projet d'utilité
publique.
Il existe plusieurs types de fondations selon la mission visée, la nature du
fondateur et les moyens disponibles.
LES FONDATIONS
Les fondations reconnues d’utilité publique
Créées par des personnes physiques ou morales, elles sont soumises à une procédure complexe qui fait
intervenir le ministère de l’Intérieur ainsi que le Conseil d’État
La regle de reconnaissance par l’ Etat :
Le conseil d’administration est historiquement composé de trois collèges obligatoires
: le collège des fondateurs, le collège des pouvoirs publics et le collège d’experts, auxquels peuvent s’ajouter
des collèges facultatifs.
Pour être érigée, la fondation reconnue d’utilité publique requiert une dotation initiale de 1,5M d’euros.
Ces fondations peuvent recevoir des contributions financières publiques et des financements privés.
Les fondations d’entreprise
Réservées aux sociétés civiles ou commerciales, aux établissements publics à caractère industriel et
commercial, aux coopératives et mutuelles, les fondations d’entreprise sont des personnes morales à part
entière, créées pour une durée minimale de cinq ans.
Elles ne peuvent recevoir ni dons, ni legs
Ses ressources proviennent de fonds annuellement dédiés par l’entreprise, auxquels les
salariés peuvent participer (mécénats …). La fondation d’entreprise a une durée limitée et dispose de ce fait
d’un programme d’action pluriannuel pour la réalisation d’une œuvre d’intérêt général. En termes de
gouvernance, son conseil d’administration doit être composé de deux collèges obligatoires : un premier
collège des représentants des entreprises fondatrices et du personnel et un second collège de personnes
qualifiées extérieures.
Les fondations abritées
Elles sont abritées par une fondation abritante. Cette dernière assure toutes les démarches de création, de
gestion comptable, financière et juridique.
Pourquoi les entreprises créent des
fondations
• contribuer à l’intérêt général,
• exprimer, incarner les valeurs de l’entreprise,
• construire des relations avec les acteurs du territoire,
• valoriser l’image et la réputation des entreprises,
• développer de nouvelles relations avec ses partenaires
Les modes opératoires des fondations
Elles peuvent agir selon deux modes opératoires :
Les fondations dites « distributives » financent des activités, des projets, ou des personnes
physiques par le biais d’aides financières, de prix, de bourses. Parfois, elles assurent également une
démarche d’accompagnement auprès des projets soutenus, à travers du mécénat de compétence, de la
mise en réseau, d’aide opérationnelle ou stratégique…
Les fondations dites « opératrices » réalisent directement leurs propres actions en faveur de l’intérêt
général. Elles ont généralement une
équipe salariée en charge de mettre en œuvre leurs activités.
Les mecénats
Le mécénat est un don visant à soutenir une œuvre d’intérêt général, de la part d’une
entreprise ou d’un particulier.
Les modalités d’interventions sont propres à chaque mécène et peuvent prendre les formes suivantes :
le mécénat financier : contributions financières , apports en numéraire,
le mécénat en nature : remise de marchandises, prestations de services, mise à disposition de moyens
matériels, personnels ou techniques,
le mécénat de compétences et technologique : mise à disposition de salariés (accompagnement de projets,
appuis techniques...) et du savoir-faire de l’entreprise.
Comment solliciter une fondation
LES
ENTREPRISES
SOCIALES
Données
Cadre juridique
La création
Les exemples
LES ENTREPRISES SOCIALES
Entreprendre socialement, c’est conjuguer efficacité économique et utilité sociale.
La création d’une entreprise sociale induit
• la production de biens ou de services ;
• la création de richesse et d’emplois ;
• l’apport d’une réponse à un besoin ;
• la nécessité d’une indépendance financière vis-à-vis des pouvoirs publics.
AGREMENT ESUS
L’agrément ESUS est distribué par les services de l’Etat (la DREETS) sur critères.
C’est une entreprise avec des engagements supplémentaires et statutaires
CONDITIONS ESUS
Elle doit rechercher un but d’intérêt général ou d’utilité sociale
Elle doit disposer d’une gouvernance démocratique qui associe les parties prenantes
Elle doit réinvestir la majorité de ses bénéfices dans l’entreprise afin d’assurer sa
pérennité et son développement
CONDITIONS ESUS
• Poursuivre une utilité sociale en tant qu’objectif principal de l’entreprise, que ce soit en
faveur des publics vulnérables ou pour la préservation et le développement du lien social, de la
promotion culturelle, de l’éducation à la citoyenneté, du développement durable et de la transition
énergétique, de la solidarité internationale.
• Démontrer que leur recherche d’utilité sociale a un impact sur la rentabilité de l’entreprise ou
sur le compte de résultat.
• Les titres de capital de l’entreprise ne doivent pas être négociés sur un marché financier.
• Avoir une politique de rémunération qui respecte deux conditions :
• La moyenne des sommes versées en rémunération, primes comprises, aux 5 salariés et dirigeants les
mieux payés ne doit pas excéder un plafond annuel fixé à 7 fois le smic ;
• La rémunération versée au salarié le mieux payé ne doit pas excéder un plafond fixé à 10 fois le
smic.
AVANTAGES ESUS
Capacité de créer ou d'intégrer un Pôle Territorial de Coopération Économique (PTCE) ;
Accès élargi aux marchés publics par des clauses de faveur
=> marchés publics exclusivement sur les services de santé, sociaux ou culturels ;
Accès à des appels à projets proposés de manière volontaire par des acteurs publics et privés ;
Accès à des locaux municipaux proposés de manière volontaire par des collectivités ;
Éligibilité aux emplois aidés sur les « territoires zéro chômage de longue durée » expérimentaux.
Instruction par la DIRECCTE
Délai d’instruction
2 mois maximum à compter de la réception du dossier complet.
L’absence de réponse vaut acceptation.
Durée de validité de l’agrément
5 ans pour les entreprises de plus de 3 ans à la date de demande d’agrément.
2 ans pour les entreprises de moins de 3 ans à la date de demande d’agrément.
Renouvellement de l’agrément
Justifier du respect des conditions pendant toute la durée de l’agrément.