Mucosite Péri implantaire
Approche Thérapeutique des
Pr Djafar N
Mucosite Péri implantaire
Pr DJAFAR NADIA
Introduction
• Parmi les complications inflammatoires des
thérapeutiques implantaires les plus
fréquentes La Mucosite Péri implantaire
• Cette complication qui a été définie par
comme une maladie inflammatoire réversible
affectant les tissus mous péri-implantaires en
l'absence de perte osseuse marginale continue.
Introduction
Représente un risque important pour l’avenir de
l’implant et on absence de traitement ;elle peut
aboutir à la désostéointégration complète et la perte
de l’implant
Objectif Principal : Déterminer les Approches
Thérapeutiques pour la prendre en charge
Principe du traitement
• Maitriser l’origine infectieuse de la lésion
Ce qui se traduit cliniquement par une
Amélioration de l’ état inflammatoire des
tissus mous avec réduction des saignements
et contrôle de la suppuration
L’objectif du traitement
1-Eliminer la flore bactérienne qui a colonisé la
surface implantaire
2-Favoriser la régénération osseuse péri-
implantaire
3-Reformation d’une attache épithéliale autour
de l’implant
Les moyens thérapeutiques
• Les thérapies proposées pour la prise en charge des maladies
péri-implantaires sont principalement basées sur les preuves
disponibles pour le traitement de la parodontite.
• Comme les maladies péri-implantaires sont initiées par des
micro-organismes, l'élimination de l'infection de la surface
de l'implant est l'objectif principal.
.
-Motivation à l’hygiène orale
-Les techniques de motivation à l’hygiène orale :
Utilisées en parodontologie peuvent, dans une large mesure, être exploitées en
implantologie.
-Contrôle de plaque par le patient :
• Au cours de ces séances de motivation à l’hygiène
• orale, le praticien pourra fournir au patient les instruments
• nécessaires au contrôle de plaque (brosse à dents, fil dentaire,
• brossettes inter-dentaires). La mise en évidence du biofilm, grâce au
• révélateur de plaque, permettra au patient de bien visualiser les
• endroits à nettoyer.
• -L’utilisation des brossettes inter-dentaires facilite l’élimination de la
• plaque bactérienne au niveau des faces proximales, à condition
• d’utiliser la brossette de taille appropriée (ni trop fine ni trop large).
• -Les brossettes portées par un fil de fer tressé sont à proscrire, car il
• existe un risque d’altération accidentelle de la surface de titane.
• L’idéal est d’utiliser une brossette à tige flexible en plastique.
• L’hydropulseur peut compléter ces mesures d’hygiène en favorisant
• l’élimination des débris alimentaires, mais il reste insuffisant à lui
• seul pour éliminer la plaque supra gingivale
Traitement non chirurgical
-Les traitements chimiques
-Les traitements mécaniques
-Traitements par laser
• Les traitements chimiques, en particulier les
Minocycline en application locale ou
l’antibiothérapie par voie
• systémique, permettent une réduction
significative du saignement
• au sondage et de la profondeur de poche
• La chlorhexidine, à 0,1 % à 0,5 %, reste l’antiseptique le plus
• efficace . Cependant, les traitements antiseptiques, à eux seuls, ne
• suffisent pas, même s’ils permettent une stabilisation des
• paramètres cliniques tels que le saignement au sondage ou la
• profondeur de poche.
• Il faut les associer à un traitement mécanique
• ou au laser pour qu’ils jouent pleinement leur rôle. L’association
• laser- eau oxygénée permet d’obtenir un antiseptique
• particulièrement puissant, en l’occurrence l’oxygène singulet
• Le traitement mécanique semble remporter la faveur des auteurs
qui le privilégient le plus souvent. Mais cette méthode de
décontamination de la surface implantaire doit impérativement
préserver l’intégrité de la surface implantaire.
L’utilisation des curettes, des pâtes abrasives et des poudres
d’aéropolissage ne doit pas abimer la couche d’oxyde de titane à la
surface de l’implant. Comme pour le traitement chimique, le
traitement mécanique ne suffit pas à lui seul. Il est associé à une
décontamination chimique, qu’elle soit antibiotique, antiseptique ou
simplement avec du sérum physiologique.
• Le laser montre des résultats encourageants, bien qu’il fasse
encore
• l’objet de controverses. En effet, les études montrent que le laser
• peut être utilisé avec succès sur des patients atteints de
périimplantites
• alors que dans une
• revue de littérature, Renvert et coll., 2008 rapportent que les
• données scientifiques sur la thérapeutique laser des
périimplantites
• est incomplète et n’apporte aucun bénéfice comparé
• au traitement mécanique.
• LE TRAITEMENT CHIRURGICAL
Introduction
• Les approches thérapeutiques engagées dans la
prise en charge des périimplantites comme le
traitement mécanique , l’adjonction
d’antiseptique ou
l’utilisation du laser sans chirurgie semble être
INSUFFISANT dans la prise en charge de cette
forme clinique qui représente une menace
permanente pour l’implant car elle présente
un effet limité sur les paramètres cliniques et
microbiologiques
L’objectif principal
Présenter le traitement de choix des
périimplantites
Le traitement de choix des péri-implantites est un
TRAITEMENT CHIRURGICAL, qui sera obligatoirement
être précédé, si nécessaire,
par une phase non chirurgicale globale
Objectifs:
- Permet de Réduire la charge bactérienne
• permettre
• -Permet d’envisager une réostéointégration autour
d’une surface implantaire préalablement contaminée
Les phases du traitement
Elimination chirurgicale des poches par repositionnement
apical du
Lambeau.
Elle consiste a déplacer apicalement le rebord gingival afin
de stopper l’evolution de la perte osseuse et d’amorcer
une reosteointegration par formation d’une nouvelle
masse au contact direct de la surface implantaire
préalablement décontaminée
Elimination chirurgicale des poches par
repositionnement apical du lambeau avec ostéoplastie
• Cette technique est destructrice, car en éliminant la
poche, elle accentue la perte osseuse
• Elle présente l’avantage de faciliter la maintenance dans le
cas d’une
• poche infra-osseuse
• L’osteoplastie est effectuée à l’aide d’une fraise a os sous
irrigation saline abondante (Serum
• physiologique). Il doit assurer une bonne coaptation entre
la gencive et le rebord osseux.
ROG
• Dans les cas de pertes osseuses circonferentielles, le
clinicien pourra obtenir une
• regeneration osseuse grace a la technique de R.O.G.
Parmi les techniques de R.O.G., la greffe
• d’os autogene associee a une membrane resorbable
enfouie semble etre la technique de choix.
• Cependant, aucune etude a long terme n’est
disponible pour confirmer la superiorite d’une
• technique par rapport a une autre.
ROG
• Principe repose :
• 1-Sur le concept de sélection cellulaire permettant la
formation d’un os néoformé.
2-L’isolement mécanique du défaut osseux à l’aide
d’une barrière physique permet une néoformation
osseuse à partir de la stabilisation d’un caillot
sanguin.
3-La différenciation des cellules souches de ce
caillot initial pour reconstituer le volume osseux est
alors possible
• Explantation
• L’explantation, la dépose de l’implant, peut être
indiquée en présence de pertes osseuses
• péri-implantaires sévères, c'est-a-dire exposant
plus de la moitie de la longueur de l’implant
• Elle est également pratiquée en présence d’un
implant mobile, d’une fracture
• implantaire, lorsque le rétablissement de la
fonction s’avére impossible ou lorsque les
• traitements se sont révèles inefficaces
Stratégies Thérapeutiques
• 1. Protocole A : le débridement mécanique (Mombelli et Lang 2000)
• Les implants oraux qui présentent (Lang et coll., 2000) :
• • De la plaque, ou des dépôts de tartre adjacents aux tissus peri-
implantaires
• légèrement enflammés ;
• • Une absence de suppuration ;
• • Une profondeur de sondage n’excédant pas 3 mm ;
• doivent être soumis à un débridement mécanique. Alors que les
spicules de tartre
• peuvent être éliminés à l’aide de curettes en fibres de carbone , la
plaque est
• nettoyée au moyen de cupules en caoutchouc et de pâte à polir
• .2. Protocole B :
• Le traitement antiseptique est employé dans des
• situations où la profondeur de sondage s’élève à 4-5 mm avec présence
• de plaque et de saignement au sondage. La présence de suppuration
peut être facultative. Le traitement antiseptique (Protocole B) est appliqué
• conjointement au traitement mécanique
• (protocole A). Le traitement antiseptique comprend l’application de
l’antiseptique
• le plus puissant , à savoir le digluconate de chlorhexidine, sous forme de
bain de
• bouche à 0,1 %, 0,12 % ou 0,2 % ou sous forme de gel à appliquer sur le
site
• désiré. Généralement, il faut 3 à 4 semaines d’administration régulière
pour obtenir des résultats positifs
• 3. Protocole C : Le traitement antibiotique
Quand la profondeur de sondage est de 6 mm et plus, on retrouve fréquemment
des dépôts de plaque ainsi qu’un saignement au sondage. En revanche, on ne
retrouve pas obligatoirement de signes de suppuration.
Une telle lésion péri-implantaire est mise en évidence à la radiographie, par la
présence d’une zone radioclaire en forme de cuvette, autour de l’implant. La
poche, mise en évidence, représente une niche écologique qui conduit à la
colonisation par des micro-organismes parodontopathogènes anaérobies à
Gram négatif
Le traitement antibactérien doit alors inclure des antibiotiques pour
éliminer, ou au moins réduire, ces agents pathogènes de l’écosystème sous
muqueux. Ceci permettra la guérison des tissus mous, comme l’ont démontré
Mombelli et Lang (1992
• .4. Protocole D : la thérapeutique résectrice ou
régénératrice
• Quand l’infection est maîtrisée et que
l’inflammation est réduite, on peut
• envisager d’appliquer des techniques de
chirurgie parodontale