CANCER COLORECTAL
• Madame P, âgée de 57 ans, va aux urgences pour troubles digestifs.
• Elle n'a pas d’antécédents personnels médicaux ou chirurgicaux, son père est diabétique et sa mère a eu un cancer de l’estomac à
l’âge de 52 ans.
Elle est fumeuse depuis 20 ans, environ 15 cigarettes par jour, et consomme de l’alcool de manière festive.
• Elle a depuis environ un mois des douleurs abdominales au niveau de la fosse iliaque gauche, avec des troubles du transit à type de
diarrhée. Elle se sent plus fatiguée mais arrive à maintenir son activité professionnelle. Elle n’a pas perdu de poids. Elle a consulté
son médecin traitant qui lui a donné un traitement symptomatique par phloroglucinol, paracétamol et Smecta. Depuis 48 heures, les
douleurs abdominales se sont intensifiées avec apparition de nausées, et le transit s’est nettement ralenti (dernière selle il y a
24 heures).
• La patiente a des douleurs abdominales diffuses, à point de départ de la fosse iliaque gauche, l’abdomen est tendu mais sans défense
ni contracture, les bruits hydroaériques ne sont pas audibles ; présence de nausées sans vomissements. Le toucher rectal est
indolore, pas de selles dans l’ampoule rectale. Les examens cardiovasculaire, respiratoire et neurologique sont sans particularités.
Madame P, âgée de 57 ans, va aux urgences pour troubles digestifs.
Elle n'a pas d’antécédents personnels médicaux ou chirurgicaux, son père est diabétique et sa mère a eu un cancer de l’estomac à l’âge de 52 ans.
Elle est fumeuse depuis 20 ans, environ 15 cigarettes par jour, et consomme de l’alcool de manière festive. Elle se nourrit essentiellement de viande rouge et charcuterie.
Elle a depuis environ un mois des douleurs abdominales au niveau de la fosse iliaque gauche, avec des troubles du transit à type de diarrhée. Elle se sent plus fatiguée mais arrive à maintenir son activité professionnelle. Elle n’a pas perdu de poids. Elle a consulté son médecin traitant qui lui a donné un traitement symptomatique par phloroglucinol, paracétamol et Smecta. Depuis 48 heures, les douleurs abdominales se sont intensifiées avec
apparition de nausées, et le transit s’est nettement ralenti (dernière selle il y a 24 heures).
La patiente a des douleurs abdominales diffuses, à point de départ de la fosse iliaque gauche, l’abdomen est tendu mais sans défense ni contracture, les bruits hydroaériques ne sont pas audibles ; présence de nausées sans vomissements. Le toucher rectal est indolore, pas de selles dans l’ampoule rectale. Les examens cardiovasculaire, respiratoire et neurologique sont sans particularités.
• Q1 : Parmi les diagnostics suivants, le(s)quel(s) peu(ven)t
correspondre au tableau clinique de la patiente ?
A. Pyélonéphrite aigue droite
B. Ischémie mésentérique
C. Colite aigue comme mode d’entrée dans une MICI
D. Obstruction digestive basse
E. Diverticulite sigmoïdienne
• Q1 : Parmi les diagnostics suivants, le(s)quel(s) peu(ven)t correspondre
au tableau clinique de la patiente ?
A. Pyélonéphrite aigue droite
B. Ischémie mésentérique
C. Colite aigue comme mode d’entrée dans une MICI
D. Diverticulite sigmoïdienne
E. Obstruction digestive basse
A : douleur localisée à gauche + apyrétique ( bien qu’une pyélo sans fièvre existe ce n’est pas un diagnostique privilégié )
B: La chronologie ne correspond pas à un tableau d’ischémie et la douleur serait beaucoup plus importante
CD : l’inflammation abdominale depuis un mois peut entraîner un iléus réactionnel même sans obstacle digestif
Madame P, âgée de 57 ans, va aux urgences pour troubles digestifs.
Elle n'a pas d’antécédents personnels médicaux ou chirurgicaux, son père est diabétique et sa mère a eu un cancer de l’estomac à l’âge de 52 ans.
Elle est fumeuse depuis 20 ans, environ 15 cigarettes par jour, et consomme de l’alcool de manière festive. Elle se nourrit essentiellement de viande rouge et charcuterie.
Elle a depuis environ un mois des douleurs abdominales au niveau de la fosse iliaque gauche, avec des troubles du transit à type de diarrhée. Elle se sent plus fatiguée mais
arrive à maintenir son activité professionnelle. Elle n’a pas perdu de poids. Elle a consulté son médecin traitant qui lui a donné un traitement symptomatique par phloroglucinol,
paracétamol et Smecta. Depuis 48 heures, les douleurs abdominales se sont intensifiées avec apparition de nausées, et le transit s’est nettement ralenti (dernière selle il y a
24 heures).
La patiente a des douleurs abdominales diffuses, à point de départ de la fosse iliaque gauche, l’abdomen est tendu mais sans défense ni contracture, les bruits hydroaériques ne
sont pas audibles ; présence de nausées sans vomissements. Elle est apyrétique. Le toucher rectal est indolore, pas de selles dans l’ampoule rectale. Les examens
cardiovasculaire, respiratoire et neurologique sont sans particularités.
• Q2 : Dans le cadre d’un cancer colorectal quels seraient les facteurs de risques de
madame P?
A. Intoxication éthylo-tabagique
B. ATCD de cancer de l’estomac au 1er degré chez la mère
C. L’âge
D. Diabète chez son père
E. Son alimentation
• Q2 : Dans le cadre d’un cancer colorectal quels seraient ces facteurs de risques ?
A. Intoxication étylo-tabagique
B. ATCD de cancer de l’estomac au 1er degré chez la mère
C. L’âge
D. Diabète chez son père
E. Son alimentation
Dépistage organisé / individuelle
Madame P, âgée de 57 ans, va aux urgences pour troubles digestifs.
Elle n'a pas d’antécédents personnels médicaux ou chirurgicaux, son père est diabétique et sa mère a eu un cancer de l’estomac à l’âge de 52 ans.
Elle est fumeuse depuis 20 ans, environ 15 cigarettes par jour, et consomme de l’alcool de manière festive. Elle se nourrit essentiellement de viande rouge et charcuterie.
Elle a depuis environ un mois des douleurs abdominales au niveau de la fosse iliaque gauche, avec des troubles du transit à type de diarrhée. Elle se sent plus fatiguée mais arrive à
maintenir son activité professionnelle. Elle n’a pas perdu de poids. Elle a consulté son médecin traitant qui lui a donné un traitement symptomatique par phloroglucinol,
paracétamol et Smecta. Depuis 48 heures, les douleurs abdominales se sont intensifiées avec apparition de nausées, et le transit s’est nettement ralenti (dernière selle il y a
24 heures).
La patiente a des douleurs abdominales diffuses, à point de départ de la fosse iliaque gauche, l’abdomen est tendu mais sans défense ni contracture, les bruits hydroaériques ne sont
pas audibles ; présence de nausées sans vomissements. Le toucher rectal est indolore, pas de selles dans l’ampoule rectale. Les examens cardiovasculaire, respiratoire et
neurologique sont sans particularités.
• Q3 : Quel bilan complémentaire allez-vous pratiquer aux urgences afin d’orienter
votre diagnostic ?
A. Bilan biologique (NFS- plaquettes, CRP…)
B. Fibroscopie œso-gastro-duodénale (FOGD)
C. Coloscopie
D. Colo-scanner
E. Sérologie des virus de l’hépatite B (VHB), de l’hépatite C (VHC) et de l’immunodéficience humaine (VIH)
• Q3 : Quel bilan complémentaire allez-vous pratiquer aux urgences afin d’orienter
votre diagnostic ?
A. Bilan biologique (NFS- plaquettes, CRP…)
B. Fibroscopie œso-gastro-duodénale (FOGD)
C. Coloscopie
D. Colo-scanner
E. Sérologie des virus de l’hépatite B (VHB), de l’hépatite C (VHC) et de l’immunodéficience humaine (VIH)
• A : Bilan systématique devant une douleur abdominale intense, avec bilan hépatique, numération formule sanguine (NFS), bilan inflammatoire (CRP), bilan préopératoire
• B : La FOGD ne serait indiquée en urgence qu’en présence d’une hémorragie digestive de type hématémèse ou méléna avec retentissement hémodynamique et/ou
biologique.
• C : Contre-indiquée ici devant la probable présence d’une occlusion digestive.
• D : Devant l’absence de gaz et de selles, on suspecte fortement une occlusion digestive, le scanner est donc indiqué pour confirmer le diagnostic.
• E : Pas d’intérêt dans ce contexte.
Diagnostic
Le bilan biologique réalisé aux urgences retrouve : hémoglobine 9,8 g/dL ; volume globulaire moyen (VGM) = 77 fL ; leucocytes = 11 G/L ;
polynucléaires neutrophiles = 9 700/mm3 ; plaquettes = 457 G/L ;
Pas de troubles ioniques;
créatinine = 62 µmol/L ;
Bilan hépatique non perturbé,
protéine C réactive (CRP) = 32 mg/L.
On réalise également un coloscanner. Le compte-rendu du radiologue indique : occlusion du côlon gauche en regard d’une masse mesurant
37 x 42 mm d’allure nécrotique, mal délimitée, associée à de multiples adénomégalies satellites. Pas de signes de souffrance digestive.
Distension des anses en amont de la masse.
• Q4 : Parmi les propositions suivantes, indiquez la (les) mesure(s) que
vous allez entreprendre pour cette patiente :
A. Mise à jeun
B. Mise en place d’une sonde nasogastrique d’alimentation
C. Perfusion avec hydratation intraveineuse
D. Chirurgie en urgence immédiate
E. Hospitalisation en réanimation
• Q4 : Parmi les propositions suivantes, indiquez la (les) mesure(s) que vous allez
entreprendre pour cette patiente :
A. Mise à jeun
B. Mise en place d’une sonde nasogastrique d’alimentation
C. Perfusion avec hydratation intraveineuse
D. Chirurgie en urgence immédiate
E. Hospitalisation en réanimation
• A: Patiente strictement à jeun devant la présence d’une occlusion. L’alimentation majorerait la symptomatologie et la souffrance digestive.
• B : Pas d’alimentation entérale non plus, mais sonde nasogastrique d’aspiration pour aspirer le contenu gastrique et des premières anses digestives.
• C : Traitement médical avec hydratation, sonde nasogastrique en aspiration, et réévaluation précoce.
• D : Pas d’indication à une chirurgie en urgence : pas de signe de souffrance digestive, pas de signe de gravité hémodynamique, pas de signe de péritonite.
• E : Hospitalisation oui, mais pas de défaillance d’organe nécessitant un passage en réanimation.
La patiente est hospitalisée en chirurgie digestive, une sonde nasogastrique d’aspiration est mise en place. Après réévaluation clinique, et
devant la forte suspicion de cancer, la patiente est opérée le surlendemain après bilan préopératoire complet.
Le chirurgien pratique une colostomie en amont de l’occlusion, et réalise des biopsies de la masse du côlon gauche.
Le résultat histologique retrouve la présence d’un adénocarcinome lieberkühnien colique.
• Q5 : Parmi les propositions suivantes, indiquez l’(les) examen(s) que vous devez
faire pratiquer pour compléter le bilan d’extension
A. Scanner TAP
B. Imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale
C. Tomographie par émission de positons-tomodensitométrie (TEP-TDM)
D. Scintigraphie osseuse
E. Dosage de l’antigène carcino-embryonnaire (ACE)
• Q5 : Parmi les propositions suivantes, indiquez l’(les) examen(s) que vous
devez faire pratiquer pour compléter le bilan d’extension
A. Scanner TAP
B. Imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale
C. Tomographie par émission de positons-tomodensitométrie (TEP-TDM)
D. Scintigraphie osseuse
E. Dosage de l’antigène carcino-embryonnaire (ACE)
• A : examen de référence +++++
• E : Pas un examen diagnostique. Valeur pronostique et intérêt pour le suivi.
Le bilan d’extension ne retrouve pas de lésions à distance, notamment pas de lésions pulmonaires ou hépatiques.
La patiente est opérée de nouveau à 15 jours de la première chirurgie, avec exérèse de la tumeur, curage ganglionnaire et rétablissement de
continuité avec anastomose colorectale.
L’analyse histologique retrouve le carcinome colique avec envahissement de la sous-séreuse sans envahissement du péritoine viscéral. Le
curage ganglionnaire retrouve 5 ganglions atteints sur 22 prélevés. Le statut des microsatellites est stable.
• Q6 : Parmi les propositions suivantes, indiquez laquelle (lesquelles)
vous allez réaliser pour la suite de la prise en charge :
A. Surveillance sans traitement complémentaire
B. Chimiothérapie palliative
C. Résection chirurgicale + chimiothérapie adjuvante
D. Radiothérapie adjuvante
E. Consultation d’oncogénétique
• Q6 : Parmi les propositions suivantes, indiquez laquelle (lesquelles) vous allez
réaliser pour la suite de la prise en charge :
A. Surveillance sans traitement complémentaire
B. Chimiothérapie palliative
C. Résection chirurgicale + chimiothérapie adjuvante
D. Radiothérapie adjuvante
E. Consultation d’oncogénétique
• A : Il s’agit d’un stade avec atteinte ganglionnaire donc stade III = un traitement adjuvant est indiqué.
• B : Pas métastatique
• D : Jamais de radiothérapie colique, le côlon est un organe radio-résistant.
• E : Non car la patiente a plus de 40 ans et pas d’antécédent de cancer colorectal dans la même branche familiale
Bilan d’extension et traitement
Bilan d’extension et traitement
• Q7 : Quelle serait sa surveillance après son traitement à visée curative
d’un CCR ?
A. Consultation avec examen clinique tous les 3 mois pedant 3 ans puis tous les 6 mois pendant 2 ans
B. Scan AP tous les 3 à 6 mois pendant 3 ans puis tous les 6 mois pendant 2 ans
C. Scanner thoracique annuel
D. Réaliser une coloscopie dans les 6 mois post-opératoires
• Q7 : Quelle serait sa surveillance après son traitement à visée curative
d’un CCR ?
A. Consultation avec examen clinique tous les 3 mois pendant 3 ans puis tous les 6 mois pendant 2 ans
B. Scan AP tous les 3 à 6 mois pendant 3 ans puis tous les 6 mois pendant 2 ans
C. Scanner thoracique annuel
D. Réaliser une coloscopie dans les 6 mois post-opératoires
• + dosage de l’ACE ( non consuel )
• D : Si la coloscopie initiale est complète = contrôle à 2 ou 3 trois ans puis tous les 5 ans si normale. Et arrêt de la surveillance après 75 ou 80
ans si la coloscopie est normale