Finance internationale
- 3 LCPT -
Mme S. BENTHABET SNOUSSI
1 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
Plan du Cours
1. Chapitre I : L’environnement financier
international
2. Chapitre II : Le fonctionnement du marché des
changes
3. Chapitre III : Le marché des changes au
comptant (Spot)
4. Chapitre IV : Le marché des changes à terme
(Forword)
5. Chapitre V : La gestion du risque de change
6. Chapitre VI: Les techniques de couverture du
risque de change
2 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
Chapitre I: L’environnement
financier international
3 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
• Le phénomène de la globalisation qui implique la libre
circulation des capitaux et la levée de plusieurs types de
contraintes
• Une hausse considérable au niveau des échanges à l’échelle
internationale
4 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCP T-
La mondialisation de la finance peut être présentée comme la
résultante de 3 autres évolutions majeures des 30 dernières années :
• La libéralisation des échanges économiques de pays à pays, et de
zone à zone, et l’avènement de sociétés multinationales aux besoins
financiers à l’échelle mondiale,
• La révolution des technologies de l’information, avec en
particulier le réseau Internet qui mondialise la disponibilité de
l’information à chaque seconde,
• L’explosion de l’ingénierie financière alimentée par les avancées
mathématiques de Black et Scholes, « pères » de tous les produits
dérivés et optionnels modernes.
5
Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
BCE
BRI
FMI
Institutions
financières
Banque internationales
Mondiale
G 20
FSB
6 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
• BRI: La Banque des Règlements Internationaux (BRI) a pour
fonctions d'assister les banques centrales dans leur poursuite de la
stabilité monétaire et financière, d'accueillir la coopération
internationale dans ces domaines et d'agir en tant que banque des
banques centrales.
• FMI : Le Fonds monétaire international (FMI) est une institution
internationale regroupant 188 pays, dont le rôle est de
« promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir
la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de
contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et
de faire reculer la pauvreté».
7 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
• Banque Mondiale :
La Banque mondiale (BM) regroupe la Banque Internationale pour
la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association
Internationale de Développement (AID, ou IDA), créées pour lutter
contre la pauvreté en apportant des aides, des financements et des
conseils aux Etats en difficulté, la Société Financière Internationale
(IFC), l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements
(MIGA) et le Centre International pour le Règlement des Différends
Relatifs aux investissements (CIRDI).
Elle fait partie des institutions spécialisées du système de
l’Organisation des Nations Unis (ONU).
8 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
• FSB : Le Conseil de stabilité financière (en anglais Financial
Stability Board ou FSB), est un groupement économique
international créé lors de la réunion du G20 à Londres en avril
2009.
Il regroupe 26 autorités financières nationales (banques centrales,
ministères des finances, ...), plusieurs organisations
internationales et groupements élaborant des normes dans le
domaine de la stabilité financière.
9 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
• G20 : Le Groupe des vingt (G20) est un groupe composé de dix-
neuf pays et de l'Union européenne dont les ministres, les chefs
des banques centrales et les chefs d'États se réunissent
régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises
financières dans les années 1990.
Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le
principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique
croissant pris par un certain nombre de pays.
10 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
• BCE : La Banque centrale européenne (BCE) est l'institution
monétaire de l’Union européenne. Elle est chargée d'émettre
l'euro comme une monnaie commune et unique, de définir les
grandes orientations de la politique monétaire de la zone euro et
de prendre les décisions nécessaires à sa mise en œuvre : c'est-
à-dire de maintenir le pouvoir d'achat de l'euro et donc la
stabilité des prix dans la zone euro.
Cette zone comprend actuellement les 17 pays de l'Union
européenne qui ont introduit l'euro depuis 1999.
11 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
Section 1: Le système monétaire international
Le Système Monétaire International (SMI) représente le cadre
institutionnel des échanges internationaux. L’objectif du SMI est
d’assurer le développement équilibré des échanges internationaux
de biens, de services et de capitaux et donc de favoriser la
croissance des économies nationales.
Il est constitué par l’ensemble des règles et des mécanismes qui
visent à l’émission, à la gestion et au contrôle de la monnaie
internationale.
Il a pour rôle de fournir les liquidités nécessaires au développement
du commerce international, en facilitant les mouvements des biens
et services, ainsi qu’à un bon ajustement international de l’épargne
et de l’investissement, en facilitant les mouvements de capitaux.
12 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
1- Evolution du Système Monétaire International
A- Le Système de l’étalon-or ou Gold Standard (1870 -
1914)
Le Système du Gold Standard, qui a fonctionné en Europe et
en Amérique du Nord jusqu’en 1914, reposait sur un certain
nombre de principes qui sont sensés pouvoir instaurer sur le
marché international une indispensable confiance.
L’étalon-or est un système monétaire dans lequel l’unité
monétaire est définie en référence à un poids fixe d’Or,
chaque monnaie nationale est librement convertible en or.
Les règlements entre pays sont effectués en or. Comme
chaque monnaie nationale est fixée en poids d’or, le taux de
change entre deux monnaies est fixe, et égal au rapport entre
les poids d’or respectifs.
13 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 CPT -
B- Le SMI de 1918 à 1944
La guerre de 1914-1918 diminua considérablement les
relations commerciales entre les pays. Les exportations d’or
diminuèrent et des restrictions aux mouvements de capitaux
furent introduites et amenèrent la fin du système Gold
Standard.
Un nouveau système international voit le jour. Il constituait un
aménagement du système Gold Standard.
Dans ce système de « Gold Exchange Standard », les réserves
des banques centrales sont constituées en or et en monnaie de
réserves convertibles en or.
Ses caractéristiques: 2 monnaies sont définies par rapport à
l’or ; Le $ =1,670g d’or et La £ = 8,130g d’or
Les autres monnaies sont définies par rapport au $ ou à la
£.
14 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
Fonctionnement
En fait ce système n’a jamais fonctionné, les monnaies ayant
perdu de leur valeur et redevenant inconvertible (la £ en
1931).
La coopération internationale devient impossible. Les pays se
livrent à une guerre commerciale pour empêcher l’or de sortir.
Création de zones monétaires ( zone Franc, zone sterling…)
15 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
C- Le SMI de Bretton Woods de 1944 à 1971
Ce sont les enseignements des années 30 qui ont conduit à la
conception du système de Bretton Woods. Les restrictions au
commerce et aux paiements durant l'entre-deux-guerres ainsi que la
politique de change s'étaient traduites par une contraction désastreuse
du commerce et de la production dans le monde.
En juillet 1944, 44 pays se rencontrent à Bretton Woods afin de
définir les principes d’un nouveau système monétaire international.
L’or conserve un rôle important, et comme les États-Unis disposent
alors des trois quarts du stock mondial d’or, le dollar devient le
centre du système.
La conférence de Bretton Woods débouche sur la mise en place d’un
système de changes fixes, dans lequel chaque monnaie est
convertible en dollar avec une marge de fluctuation de ± 1%.
Le dollar est lui-même convertible en or, au taux de 35 $ pour une
once.
16 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
Deux institutions furent créées lors de cette réunion :
Le Fonds Monétaire International (FMI) chargé de
surveiller le système monétaire international et de favoriser
à la fois l'élimination des restrictions de change applicables
au commerce des biens et des services et la stabilité des
taux de change.
La Banque Internationale pour la Reconstruction et le
Développement, communément appelée Banque mondiale,
chargée de fiancer la reconstruction des économies détruites
par la guerre.
17 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
D- Effondrement du système de Bretton Woods
La stabilité du système de Bretton Woods supposait que la balance
commerciale américaine ne soit pas déficitaire. Or, elle le devient à
partir des années soixante, du fait de la baisse des importations
européennes.
Le déficit de la balance des paiements américaine est réglé par
l'émission de dollars.
Les banques centrales non américaines réclament la convertibilité en or,
de ces dollars accumulés. La convertibilité du dollar en or est supprimée
en août 1971.
Après une dévaluation du dollar par rapport à l’or et un élargissement
des marges de fluctuation , les monnaies flottent progressivement avant
que les accords de la Jamaïque, en 1976, ne décrètent officiellement que
l’or n’est plus liquidité internationale.
Depuis 1973, le système monétaire international peut être décrit comme
un non système. Les pays peuvent choisir pratiquement toute politique
de change qu’ils souhaitent. Il existe donc tout un spectre de régimes de
change, allant des changes fixes aux changes purement flottants.
18 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
Mais au cours des années 1970, de très fortes tensions sur les
marchés et les divergences économiques et politiques font que la
plupart des membres ne parviennent pas à défendre leur taux de
change et entraîne en seulement quelques années la disparation du
serpent monétaire.
Après l'échec du serpent monétaire européen, le système monétaire
européen est créé en 1979. L'idée est la même, mais le système est
plus souple avec l'introduction d'une nouvelle unité de compte,
l'ECU (European Currency Unit), définie comme un panier moyen
pondéré des différentes monnaies européennes et servant de cours
pivot de référence.
L'Union Économique et Monétaire (UEM) s'est réalisée de manière
progressive et La troisième et dernière phase se place sous le signe
de l'introduction de l'Euro (janvier 1999)
19 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
Depuis l’effondrement du système de Bretton Woods, le système
monétaire international est devenu instable, malgré les efforts de
gestion concertée des parités cherchant à limiter les trop fortes
fluctuations des cours du dollar (accords du Plaza et du Louvre en
1985 et 1987).
Le dollar reste toujours le moyen de paiement international le plus
utilisé. Il est néanmoins concurrencé par le yen et l’euro, qui
s’impose progressivement comme une monnaie forte, du fait de la
politique monétaire restrictive de la BCE.
20 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
2- Les régimes de change
Le régime de change se définit comme l’ensemble des règles
qui déterminent l’intervention des autorités monétaires sur le
marché des changes, et donc le comportement du taux de
change. Le choix d'un régime de change revêt une grande
importance puisqu'il met en cause la politique économique
d'un pays, ses marges de manouvre et ses différents
ajustements macro-économique.
21 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
La littérature récente insiste sur l'importance des facteurs
politiques dans le processus du choix d’un régime de change.
L’accent est mis aussi sur la "peur de flottement" qui oriente les
pays à choisir un régime fixe de facto.
Plusieurs études récentes ont mis l'accent sur l'importance des
variables politiques dans le processus du choix d'un régime de
change.
La démocratie et le nombre de révolutions c'est à dire le transfert
du pouvoir régulier d'une partie à une autre, ainsi que le nombre du
changement des gouvernements sont déterminants et influencent
parfaitement les décisions du choix du régime de change.
22 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
Régime de change Fixe : Les autorité monétaires fixe le
taux de change en rattachant la monnaie nationale à une
devise ou à un panier de devises avec une parité fixe.
Inconvénients
Avantages
• Nécessité pour les BC de disposer de
• des
réserves de change importantes
échanges
internationaux
manque de liquidité sur le marché
des changes
• Maitriser les
fondamentaux
• Politique monétaire inefficace
économiques
• Les taux de change peuvent être
maintenus à des niveaux incompatibles
23 avec les fondamentaux économiques
Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
Les régimes de change fixes comprennent :
L’union monétaire est le régime de change le plus strict dans
lequel le taux de change des pays membres est fixé de
manière irrévocable. Plusieurs pays adoptent une monnaie
commune ainsi qu’une banque centrale qui met en œuvre la
politique monétaire commune et gère les réserves de change
de l’Union. La zone UEMOA constitue un exemple d’union
monétaire. L’UEM est une union monétaire.
• La dollarisation est un système dans lequel, un pays adopte
la monnaie d’un autre comme sa propre monnaie. Le
principal objectif et d’importer la crédibilité du pays émetteur
de la monnaie étrangère. C’est l’exemple du Panama et de
l’Equateur qui ont choisi la dollarisation.
24 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
La caisse d’émission ou « currency board » est un régime de
change basé sur un engagement explicite de la banque centrale
à convertir la monnaie domestique contre une devise
particulière à un taux fixe. La base monétaire est entièrement
gagée sur les réserves de change dans la monnaie de
rattachement, ce qui implique une perte d’autonomie de la
politique monétaire. Un exemple de caisse d’émission est
l’Argentine de 1991 à 2001.
Autres régime conventionnel de parités fixes. Le pays rattache
sa monnaie à un taux fixe à une grande monnaie ou un panier
de monnaies, mais autorise une bande de fluctuations de + ou –
1% par rapport à ce cours de référence.
25 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
Régime de change Flottant : Le taux de change est
déterminé librement sur le marché des changes par le jeu de
l’offre et de la demande des devises . Flottement pur ou
libre
Flottement impur ou géré
Avantages
• Pas d’obligation de détenir Inconvénients
d’importantes réserves en • Les cours de
devises change enregistrent
• Les politiques monétaires une forte volatilité
sont plus autonomes • L’incertitude
• Les mouvements du taux • Le coût des
de change ramènent la opérations de
balance des paiements à couverture
l’équilibre
26
Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
- Le régime de change flexible
Dans un régime de change flexible, le cours de la monnaie est
déterminé librement sur le marché des changes, par l’offre et la
demande de devises. Ce système est connu sous le nom de «
flottement pur ».
Les Banques Centrales n’interviennent pas et laissent le marché
s’équilibrer librement selon la loi de l’offre et de la demande
indiquent que les modifications du niveau relatif des prix
aboutissent à une modification parallèle des taux de change. La
politique monétaire retrouve alors son autonomie, mais la
Banque Centrale abandonne le contrôle sur l’évolution du cours
de change nominal.
27 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
- Régime de change intermédiaire
Entre les deux régimes extrêmes, on trouve les régimes intermédiaires,
qui se distinguent selon les fluctuations que la Banque Centrale autorise
au tour de la parité de référence et selon la fréquence de réalignements de
cette parité. On présentera deux régimes :
La parité glissante: le taux de change est ajusté périodiquement, à un taux
fixe annoncé au préalable ou en réponse aux changements de certaines
variables indicatrices, comme le différentiel d’inflation avec le pays
d’ancrage afin de maintenir la compétitivité- prix. Exemple (Bolivie,
Costa Rica …)
Le régime de flottement administré: les taux de change sont flottants,
mais des interventions ponctuelles ou coordonnées des Banques
Centrales informent les marchés sur la parité considérée comme
souhaitable. Il s’agit d’un « flottement impur ». Cette approche permet
aux autorités monétaires d’influencer les mouvements du taux de change
à travers une intervention active, sans spécifier ou pré-annoncer une
trajectoire pour le taux de change, la Banque Centrale ne s’engageant pas
sur un taux de change ciblé.
28 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
La balance des paiements: un document statistique
qui comptabilise toutes les opérations commerciales, financières
et monétaires entre les résidents d’un pays et ceux du reste du
monde.
La balance des transactions La balance des
courantes : regroupe les échanges capitaux: regroupe les
de marchandises, de services,
capitaux de long terme et de
les flux de revenus et les transferts
court terme du secteur privé
courants entre un pays et le reste du
non bancaire.
monde. -Solde excédentaire
déficit de la balance des
transactions courantes
Balance
La balance - Solde négatif le pays a
commerciale
des invisibles beaucoup investi à l’étranger
(M - X)
29
Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
30 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
31 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
32 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
1- La balance des transactions courantes:
Recense toutes les opérations définitives d’un pays c’est-à-dire les
opérations qui ne donnent pas lieu ultérieurement à des flux en sens
inverse.
Le solde des transactions courantes permet de savoir si une
économie vit ou non au dessus de ses moyens.
- Un déficit des transactions courantes correspond à un excédent au
niveau des mouvements de capitaux. Cela signifie que le pays
doit s’endetter à l’extérieur, accepter des investissements
étrangers sur son sol ou encore réduire ses créances sur
l’extérieur.
- Un pays présentant un solde créditeur dégage une capacité
d’épargne excédentaire: il produit plus qu’il ne consomme.
Cette balance est la résultante de deux balances: la balance
commerciale et la balance des invisibles.
33 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
• La balance commerciale:
Compare les exportations et les importations. Elle permet de
mesurer de mesurer la compétitivité d’un pays face à ses
concurrents. Elle fournit aussi le taux de couverture du
commerce extérieur, c’est-à-dire le rapport des exportations aux
importations (X/M).
Un déficit de la balance commerciale impose de trouver des
devises pour régler les exportateurs étrangers.
• La balance des invisibles:
Représente les échanges qui ne donnent pas lieu à des
mouvements de marchandises (frais de transport et d’assurance,
tourisme, dividendes des investissements effectués à l’étranger)
et des mouvements sans contre partie (transferts unilatéraux: le
rapatriement des revenus des travailleurs immigrés constitue un
poste important de ces transferts).
34
Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
2- La balance des capitaux
Regroupe les capitaux de long terme et de court terme du
secteur privé non bancaire.
- Un solde excédentaire correspond à un déficit de la balance
des transactions courantes. Ce déséquilibre est financé à
l’aide de ressources étrangères qu’il faudra rembourser
ultérieurement. Un pays empruntant beaucoup améliore de
ce fait sa balance des capitaux.
- Un solde négatif de cette balance peut indiquer que le pays a
beaucoup investi à l’étranger, cette exportation de capitaux
est porteuse de revenus futurs.
35 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
3- L’intérêt de la balance des paiements dans la prévision de
l’évolution des cours de change:
La balance des paiements permet de prévoir l’évolution des
cours de change. Des déficits durables ont généralement des
effets défavorables sur la valeur de la monnaie du pays.
• Dans un système de taux de change fixe, les déficits
persistants de la BP entrainent des dévaluations de la
monnaie du pays et inversement, les excédents persistants
entrainent des réévaluations. Dans un tel système, les
autorités monétaires interviennent afin de maintenir la
balance en équilibre.
36 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -
• Dans un système de taux de change flottant, les autorités
monétaires n’ont pas à intervenir:
En cas de déficit de la BP, la monnaie nationale est offerte sur
le marché des changes. Sa valeur aura tendance à diminuer. On
s’attend alors à une dépréciation de la monnaie nationale.
En cas d’excédent de la BP, la monnaie nationale est demandée
sur le marché des changes. Sa valeur aura tendance à
augmenter. On s’attend alors à une appréciation de la monnaie
nationale
37 Mme S. BENTHABET SNOUSSI - 3 LCPT -