Cancer de sein
Définition
• Le cancer du sein prend naissance dans les cellules du
sein.
• La tumeur cancéreuse (maligne) est un groupe de
cellules cancéreuses qui peuvent envahir les tissus
voisins et les détruire.
• Elle peut également se propager (métastases) à d’autres
parties du corps.
• Les cellules du sein subissent parfois des
changements qui rendent leur mode de croissance ou
leur comportement anormal.
• Ces changements peuvent engendrer des affections
non cancéreuses (bénignes) du sein, comme
l’hyperplasie atypique et des kystes. Ils peuvent
aussi entraîner la formation de tumeurs non
cancéreuses, dont les papillomes intracanalaires.
• Dans certains cas, cependant, des modifications dans les
cellules mammaires peuvent causer un cancer du sein.
• Le cancer du sein apparaît le plus souvent dans les cellules
tapissant les canaux, qui sont des tubes qui transportent le
lait des glandes au mamelon. Ce type de cancer du sein est
appelé carcinome canalaire.
• Le cancer peut aussi se former dans les cellules des lobules,
qui sont les groupes de glandes productrices de lait. Ce
type de cancer porte le nom de carcinome lobulaire
• . Le carcinome canalaire et le carcinome
lobulaire peuvent être in situ, c’est-à-dire que
le cancer reste dans son emplacement
d’origine et qu’il n’a pas envahi les tissus
voisins.
• Ils peuvent également être infiltrant, ou
invasifs, c’est-à-dire qu’ils ont envahi les
tissus voisins.
• Des types de cancer du sein moins fréquents
peuvent aussi se manifester. Le cancer
inflammatoire du sein, la maladie de Paget
du sein et le cancer du sein triple négatif en
sont des exemples.
• Des types rares de cancer du sein sont entre
autres le lymphome non hodgkinien et le
sarcome des tissus mous.
ANATOMIE DU SEIN
• Chaque sein contient une glande mammaire composée de 15
à 20 compartiments séparés par du tissu graisseux.
• Chacun de ces compartiments est constitué de « lobules » et
de « canaux ».
• Le rôle des lobules est de produire le lait en période
d’allaitement, les canaux transportent ensuite le lait vers le
mamelon.
• La glande mammaire est entourée d’un tissu de soutien
composé de fibres, de graisse et de vaisseaux sanguins et
LES DIFFÉRENTS TYPES DE CANCER DU SEIN
• Les cancers du sein les plus fréquents (95 % des cas) sont des
adénocarcinomes. Ils se développent :
• le plus souvent à partir des cellules des canaux, on parle
de cancer canalaire ;
• ou plus rarement à partir des cellules des lobules, on parle
de cancer lobulaire.
• Il existe d’autres types de cancers du sein beaucoup plus rares.
• Selon le stade d’évolution, on distingue :
• le cancer du sein non infiltrant ou in situ ; les cellules
cancéreuses sont confinées aux canaux et aux lobules ;
• le cancer du sein infiltrant aussi appelé carcinome
infiltrant ; les cellules cancéreuses envahissent le tissu
mammaire et peuvent s’étendre et affecter les tissus
avoisinants. Elles peuvent aussi atteindre d’autres
parties du corps pour former des métastases
LES FACTEURS DE RISQUE DU CANCER DU SEIN
• Le cancer du sein est une maladie multifactorielle.
• Plusieurs facteurs de risque jouant un rôle dans son développement ont été identifiés.
• L'âge et le sexe : principaux facteurs de risque de cancers du sein
- Près de 80% des cancers du sein se développent après 50 ans.
- 99 % des cancers du sein surviennent chez la femme.
- La durée d'exposition aux hormones féminines, avec en particulier la prise de
certains traitements hormonaux substitutifs de la ménopause, semble être un facteur
de risque.
- D'autres facteurs de risque sont débattus : règles précoces (avant 12 ans), ménopause
tardive (après 50 ans), absence de grossesse ou grossesse tardive (après 35 ans),
absence d’allaitement.
• Les antécédents familiaux et personnels qui augmentent le
risque de cancer du sein
• Les facteurs familiaux
• Le risque augmente si une parente du premier degré (mère,
sœur,…) a déjà eu un cancer du sein et plus particulièrement
avant la ménopause
• Les prédispositions génétiques au cancer du sein
• Dans 5 à 10 % des cancers du sein, une altération génétique
des gènes BRCA1 ou BRCA2 est retrouvée, cette forme de
cancer du sein est héréditaire.
• Les antécédents personnels
• Si vous avez une hyperplasie atypique du sein ou si vous avez
déjà eu un cancer du sein, vous avez plus de risque de
développer un autre cancer du sein (du même côté ou du côté
opposé).
• Si vous avez subi une irradiation du thorax : par exemple
radiothérapie pour un autre cancer…
• Habitudes de vie et comportements en cause dans la
survenue du cancer du sein
• L’alcool : une consommation régulière augmente les risques
de cancer du sein.
• Le surpoids et l'obésité : le cancer du sein peut notamment
toucher les femmes ménopausées qui souffrent de surpoids ou
d’obésité.
• Le tabac : on estime à 2 600 cas de cancer du sein attribuables
au tabagisme chez les femmes de 30 ans et plus.
• Une alimentation déséquilibrée (faible consommation en fruits, légumes,
fibres alimentaires et produits laitiers ainsi qu'une consommation élevée en
viandes rouges et en viandes transformées) représente un risque de cancer
du sein. On estime à 2 500 cas en 2018 attribuables à une alimentation
déséquilibrée.
• Le manque d'activité physique est également en cause. 2 500 nouveaux cas
de cancer du sein dont 1 700 chez des femmes ménopausées. À l'opposé, l'
activité physique diminue le risque de cancer du sein après la ménopause.
• Ces facteurs de risque sont évitables grâce à des changement d'habitude de
vie.
LES SYMPTÔMES ET LA DÉTECTION DU CANCER DU SEIN
• Très souvent, le cancer du sein est suspecté devant des résultats anormaux
d’une mammographie de dépistage organisé ou de dépistage individuel
proposé par le médecin dans le cadre d’un suivi personnalisé.
• Dans d’autres cas, une tuméfaction est découverte par le médecin lors de la
palpation des seins et/ou des creux axillaires au cours d’un examen
gynécologique systématique ou réalisé pour un autre motif.
• Parfois, le cancer du sein est responsable de symptômes, qui alertent la
patiente :
• grosseur au niveau d'un sein, non douloureuse perçue lors de l'autopalpation
déformation du sein apparue récemment ;
• rétraction ou déviation du mamelon ;
• rougeur, œdème et chaleur d'une zone du sein ;
• aspect de peau d’orange d'une partie d'un sein ;
• douleur mammaire localisée ;
• ganglions palpables au niveau des aisselles ;
• écoulement mammaire verdâtre ou coloré de sang.
• Les signes et symptômes tardifs se manifestent quand la masse cancéreuse grossit ou se
propage à d'autres parties du corps, dont d'autres organes : Les symptômes tardifs du cancer
du sein comprennent les suivants :
• douleur osseuse;
• perte de poids;
• nausées;
• perte d'appétit;
• jaunisse;
• essoufflement;
• toux;
• maux de tête;
• vision double;
• faiblesse musculaire.
LE DIAGNOSTIC DU CANCER DU SEIN
• Il est réalisé en plusieurs étapes.
• L'examen clinique des seins
• Le médecin, au cours de son entretien avec la patiente,
l'interroge sur son passé médical personnel et sur les
facteurs de risque, en particulier familiaux. Il procède à
une examen minutieux des seins et des creux axillaires à
la recherche de ganglions sous les aisselles.
• Des examens radiologiques des seins
• Le médecin a besoin des examens suivants :
• une mammographie des deux seins ;
• fréquemment, une échographie des deux seins et des
ganglions : À la différence de la radiographie,
l’échographie n’utilise pas de rayons X mais un faisceau
d’ultrasons pour former une image. L'échographie mammaire
est totalement indolore et ne nécessite pas de préparation ;
• parfois une IRM mammaire.
• La biopsie mammaire et l'analyse anatomopathologique
• S'il existe une lésion suspecte du sein, un prélèvement par biopsie au niveau de
cette lésion est nécessaire car elle permet de réaliser un examen
anatomopathologique. C’est l’examen qui permet de déterminer de façon certaine
s’il s’agit d’une lésion cancéreuse ou non.
• Le prélèvement est réalisé au niveau de la lésion du sein par biopsie à travers la
peau (biopsie percutanée).
• Cet examen est effectué sous anesthésie locale. Après désinfection de la peau, une
petite incision cutanée permet d’introduire une aiguille dans le sein. Selon le
diamètre de l'aiguille utilisée, on parle de micro ou de macrobiopsie percutanée.
Le médecin guide l’aiguille jusqu'à l'anomalie grâce à un repérage échographique
ou radiologique. Plusieurs prélèvements successifs sont effectués.
• Les tissus prélevés sont préparés, découpés et appliqués sur des lames de verre, puis
colorés. Le médecin anatomopathologiste les étudie pour déterminer la nature et les
caractéristiques de l’anomalie :
• le type de cancer ;
• l'étendue des anomalies (contribuant à définir le stade) ;
• les caractéristiques des cellules ;
• la présence de récepteurs hormonaux (œstrogènes et progestérone) sur les cellules
cancéreuses ;
• la présence des récepteurs HER2 (« human epidermal growth factor receptor 2 » ou
récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain) impliqués dans la
régulation de la prolifération cellulaire. Les cellules (surexprimant HER2) dites
HER2 positives ont une croissance plus rapide et se multiplient plus vite, rendant le
cancer plus agressif.Ces facteurs prédictifs de réponse aux traitements et critères
• Ainsi, on différencie :
• les cancers avec récepteurs hormonaux sensibles à l’hormonothérapie,
• les cancers HER2 positifs, pouvant bénéficier d'une thérapie ciblée
(trastuzumab commercialisé sous le nom d'Herceptin®),
• les cancers triple-négatifs représentant 10 % à 20 % des cancers du sein : ils
se caractérisent par l’absence de récepteurs hormonaux et de surexpression
de HER2. Aucune thérapie ciblée n'est pas efficace à ce jour sur ces cancers.
• Parfois le prélèvement de l’anomalie à travers la peau est impossible
(tumeur difficilement accessible par biopsie, faible épaisseur du sein une
fois comprimé) ; il est alors nécessaire d’enlever une partie ou la totalité de
l’anomalie au cours d’une intervention chirurgicale pour permettre l'analyse
anatomopathologique.
• Le bilan complémentaire lorsque le diagnostic de cancer du sein
est posé
• Il comporte divers examens adaptés à chaque cas : bilan d'extension de
la tumeur (échographie abdominopelvienne, scanner, scintigraphie
osseuse...), bilan cardiaque et bilan sanguin avant mise en route du
traitement...
• Lorsque tous les bilans sont achevés, l'équipe médicale connaît le type
exact de cancer et son étendue : taille, diffusion ou non au tissu
mammaire, atteinte ou non des ganglions et existence ou non de
métastases (le plus souvent au niveau du foie, des os ou des poumons).
Elle peut ainsi proposer le traitement le plus adapté à chaque cas.
Traitement
• LE CHOIX DU TRAITEMENT
• Le choix du traitement dépend :
• du type de cancer du sein et de ses caractéristiques définies par son analyse
anatomopathologique ;
• de l'existence ou non de récepteurs hormonaux aux œstrogènes et à la progestérone au
niveau des cellules cancéreuses ;
• de la présence de HER2 (« human epidermal growth factor receptor 2 » ou récepteur
2 du facteur de croissance épidermique humain) : cette protéine se trouve à la surface
des cellules mammaires et stimule leur croissance. S’il y a une quantité excessive de
protéine HER2, on dit que la tumeur est HER 2 positive. Dans ce cas, elle nécessite
un traitement particulier, ciblant spécifiquement cette protéine ;
• de la localisation de la tumeur au niveau du sein ;
• de sa taille, de l'existence ou non d'une atteinte des ganglions lymphatiques
ou de métastases ;
• de l'état de santé de la patiente.
• Une proposition de traitement est établie par des médecins d'au moins trois
spécialités différentes (chirurgien, oncologue médical, radiothérapeute,
anatomopathologiste...) dans le cadre d'une réunion de concertation
pluridisciplinaire. La proposition de traitement est expliquée à la patiente
qui peut alors donner ses préférences thérapeutiques. Après son accord,
l'équipe médicale définit le programme personnalisé de soins. Ce
programme peut associer divers traitements, selon chaque cas.
• LA CHIRURGIE DU CANCER DU SEIN
• Le traitement du cancer du sein repose principalement sur la
chirurgie complétée, selon les cas, par d'autres méthodes thérapeutiques
(radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie, thérapie ciblée).
• En fonction du stade d’évolution du cancer du sein, il existe deux
possibilités chirurgicales :
• une tumorectomie ou mastectomie partielle qui consiste à enlever la
tumeur et une petite partie du tissu qui l'entoure ; le sein est conservé
dans sa grande partie ;
• une mastectomie totale qui consiste à ôter tout le sein, y compris le
mamelon.
• Dans certains cas de cancers du sein, le premier ganglion (parfois
deux ganglions) qui draine le sein malade est enlevé et analysé. S’il
n’est pas cancéreux, les autres ganglions sont conservés. C’est la
technique dite du « ganglion sentinelle » qui permet de préserver la
chaîne ganglionnaire. Si des cellules cancéreuses sont présentes dans
le ganglion sentinelle, les ganglions axillaires sont enlevés : c'est le
curage ganglionnaire, qui a lieu d'emblée ou dans un deuxième
temps.
• Les tissus mammaire et/ou ganglionnaire enlevés au cours de
l'intervention sont confiés au laboratoire pour analyse
anatomopathologique.
• Quels sont les effets indésirables de la chirurgie du cancer du sein ?
• Pour éviter une phlébite, voire une embolie pulmonaire, comme après toute
intervention chirurgicale, un médicament anticoagulant est prescrit et le lever
précoce après l'intervention est souhaitable.
• L’intervention chirurgicale peut provoquer des douleurs, une raideur et un
gonflement de l'épaule, un hématome, une infection au niveau de la zone opérée, un
retard de cicatrisation.
• En cas de curage ganglionnaire, le drainage de la lymphe à travers le réseau
lymphatique (vaisseaux lymphatiques et ganglions) est ralenti, ce qui peut entraîner
la survenue d'un lymphœdème : gros bras avec engourdissement, sensation de brûlure
persistante, limitation des mouvements du bras.
• Il ne faut pas hésiter à parler de ces effets secondaires au médecin, car il existe des
traitements pour les prévenir ou les limiter.
• LA RADIOTHÉRAPIE EN CAS DE CANCER DU SEIN
• Il s’agit le plus souvent d’une radiothérapie externe par rayons X de haute énergie destinés à
détruire les cellules cancéreuses. Les zones traitées par radiothérapie diffèrent selon chaque cas de
cancer du sein et peuvent concerner :
• le sein avec une dose plus importante dans la région du sein où se trouvait la tumeur,
• les ganglions,
• la paroi du thorax.
• Avant de commencer le traitement par radiothérapie externe, des petites marques ressemblant à des
tatouages sont faites sur la peau du sein malade. Celles-ci permettent de diriger les rayons toujours
au bon endroit à chacune des séances.
• Le programme des séances est établi à l’avance. Le plus souvent : 1 séance par jour, 5 jours par
semaine, durant 3 à 6 semaines. Chaque séance ne dure, en général, que quelques minutes et la
personne peut retourner à son domicile après la séance.
• À noter : la curiethérapie est parfois utilisée en complément dans certaines formes de cancer du
sein. Elle consiste en la mise en place d'un radio-isotope sous forme de billes ou de petits fils
• Les effets indésirables de la radiothérapie du sein
• Lors de la radiothérapie externe, une rougeur de la peau un peu comme après un coup
de soleil, voire boursouflure et une desquamation de la peau dans le sillon sous le sein
sont possibles après quelques jours de traitement. L'utilisation de savon surgras et
l'application de crème hydratante après la séance permettent d'atténuer les rougeurs.
• Un gonflement du sein et des douleurs sont parfois observés.
• Après quelques séances de radiothérapie, la fatigue est souvent présente.
• Les effets indésirables de la radiothérapie disparaissent normalement dans les semaines
ou les mois qui suivent la fin du traitement.
• LA CHIMIOTHÉRAPIE EN CAS DE CANCER DU SEIN
• Selon les formes de cancer du sein, une chimiothérapie (médicaments visant à tuer les
cellules cancéreuses) peut être prescrite avant et/ou après un traitement par chirurgie ou
radiothérapie.
• Avant la chirurgie, le but est de diminuer la taille de la tumeur pour faciliter
l’intervention chirurgicale.
• Après la chirurgie, l’objectif principal est d’empêcher la multiplication des cellules
cancéreuses, localement, ou à distance (métastases).
• Le plus souvent, la chimiothérapie est administrée par injection dans une veine, mais
parfois par la bouche. Chaque séance de perfusion veineuse est suivie d'une période de
repos qui permet au corps de récupérer.
• La fréquence et la durée du traitement dépendent du type de cancer, des médicaments
utilisés, des protocoles de traitement et de la façon dont la patiente supporte la
chimiothérapie. Le traitement s'échelonne souvent sur une période de 3 à 6 mois.
• Les effets secondaires de la chimiothérapie
• Les effets secondaires immédiats sont fréquents lors de la chimiothérapie, mais ils ne durent que le temps du
traitement :
• nausées et parfois vommissements que'lques heures après la perfusion du médicament,
• inflammation buccale et aphtes,
• diarrhée,
• chute des cheveux (alopécie) deux à trois semaines après le début du traitement. Les cheveux repoussent 6 à 8
semaines après son arrêt,
• fatigue,
• perturbation du cycle menstruel (règles irrégulières ou absentes),
• fourmillements dans les mains et les pieds,
• troubles cutanés (peau rouge, sèche...) et des ongles (ongles cassants...),
• anomalies sanguines avec baisse des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes.
• D’importants progrès ont été réalisés afin d’éviter ou minimiser ces effets secondaires. Parlez-en à votre médecin.
• À long terme, certaines chimiothérapies peuvent avoir un retentissement sur la fonction cardiaque, surveillée par
échodoppler cardiaque.
• THÉRAPIES CIBLÉES ET CANCER DU SEIN
• Dans certains cas de cancer du sein, un traitement par thérapie ciblée peut être proposé.
• Ces nouveaux traitements sont appelés « les thérapies ciblées », parce qu’ils ciblent
précisément certaines molécules, qui ont un rôle important dans le développement du
cancer. Ils sont utilisés en complément de la chimiothérapie.
• On dispose de plusieurs médicaments de biothérapie : par exemple, le
trastuzumab, anticorps monoclonal, est utilisé dans les cancers du sein dont les cellules
présentent une quantité très importante de protéines HER2 (12 à 20 % des cas). Le
trastuzumab (Herceptin®), utilisé en perfusions, bloque la protéine HER2 qui a la propriété
de favoriser la croissance des cellules et empêche ainsi le développement des cellules
cancéreuses.
• D'autres médicaments sont utilisés en thérapie ciblée : ils bloquent d'autres facteurs de
croissance et de développement des cellules cancéreuses.
• Non dirigés vers les cellules saines, ces médicaments entraînent souvent moins d’effets
• L'HORMONOTHÉRAPIE EN CAS DE CANCER DU SEIN
• L’hormonothérapie est un traitement par médicament, préconisé uniquement chez les femmes qui
souffrent d’un cancer du sein dit « à récepteurs hormonaux positifs » ou cancer du sein
hormonodépendant. Un cancer du sein est dit hormonodépendant lorsqu’au moins 10% des cellules de la
tumeur possèdent des récepteurs hormonaux aux œstrogènes et/ou à la progestérone.
• Les hormones féminines, naturellement présentes dans le corps, ont tendance à stimuler la croissance des
cellules cancéreuses. Le traitement par hormonothérapie consiste à neutraliser l’effet des œstrogènes et
donc à les empêcher de stimuler la croissance des cellules cancéreuses.
• Les médicaments utilisés sont :
• Chez la femme non ménopausée :
– le tamoxifène en comprimés, anti-œstrogène qui empêche les œstrogènes de stimuler les cellules cancéreuses en
prenant leur place au niveau des récepteurs hormonaux des cellules ou en abîmant ces récepteurs.
– les analogues de la LH-RH qui suppriment la production des hormones féminines par les ovaires.
• Chez la femme ménopausée : les inhibiteurs de l'aromatase qui empêchent la fabrication des œstrogènes
(Arimidex® en comprimés...)
• L'hormonothérapie est généralement prescrite pour une durée de 5 ans.
• Les effets indésirables de l'hormonothérapie
• Les bouffées de chaleur et l'irrégularité des cycles menstruels sont des effets
secondaires fréquents du traitement.
• Il existe un risque thrombo-embolique, lors de l'hormonothérapie : phlébite
pouvant se compliquer d'embolie pulmonaire.
• Des douleurs articulaires sont possibles lors de la prise d'inhibiteurs de
l'aromatase.
• À long terme, l'hormonothérapie chez la femme jeune peut être responsable de
perturbations du bilan lipidique et d'ostéoporose.