DEFINITION- CLASSIFICATION
DU DIABETE SUCRE
Dr Moussaoui Amel
Medecin specialiste en
endocrinoloie –diabetologie
Activite libérale
Le diabete sucre se définit par une hyperglycemie
chronique
Il est compris dans les troubles de la tolérance au
glucose
C’ est une pathologie lourde de par ces
complications chroniques dégénératives
et sa morbimortalite cardiovasculaire
Diagnostic de diabète
Glycémie à jeun ≥ 7,0 mmol/L (1.26 g/l) ( aucun
apport calorique depuis au moins 8 heures
Taux d’HbA1 c ≥ 6,5 % (chez les adultes) Mesuré à
l’aide d’un test normalisé et validé, en l’absence de facteurs compromettant
la fiabilité du taux d’HbA1c et non en cas de diabète de type 1 soupçonné
Glycémie 2 heures après l’ingestion de 75 g de
glucose ≥ 11,1 mmol/L (2g/l )(HGPO)
Glycémie aléatoire ≥ 11,1 mmol/L plus symptome
cliniques
CLASSIFICATION BIOLOGIQUE
Statut Glycémie à Jeûn Glycémie 2h
Normal < 110 mg/dl < 140 mg/dl
Diabète ≥ 126 mg/dl ≥ 200 mg/dl
intolérance au ≥ 110 et < 126 ≥ 140 et < 200
glucose
__________________________________________________________________________
Hyperglycémi ≥ 110 et < 126 <140
modéree
à jeûn
Diagnostic du prediabete
Anomalie de la glycémie à jeun (6,1 à 6,9
mmol/L).
Intolérance au glucose (glycémie 2 heures après
l’ingestion de 75 g de glucose de 7,8 à 11,0
mmol/L lors d’une épreuve d’HGPO).
Taux d’HbA1c compris entre 6,0 % et 6,4 %
( adultes en l’absence de facteurs compromettant la fiabilité
du taux d’HbA1c, et non en cas de diabète de type 1
soupçonné)
Classification du diabète sucré
Diabète de type 1 : destruction des cellules ß
- type 1a : origine autoimmune
(rapide / enfant - lent / adulte / LADA)
- type 1b : idiopathique
Diabète de type 2 : association variable
- d’une insulinorésistance
- et d’un défaut de l’insulinosécrétion
Autres types spécifiques
Diabète gestationnel
1- Diabète de type 1
Type1a :
1/Physiopathologie
› Destruction par un processus auto immun des cellules
β de Langherans conduisant à une carence complète
en insuline
› Activités des Anticorps:
-Ac anti-cellules d’îlots (ICA)
+ 70 % D1
Difficultés de dosage, absence de standardisation
-Ac anti-protéine tyrosine phosphatase IA-2
55-75% D1 ( < 2,5% témoins)
Persistent 1 an après Dg et diminuent
- Ac anti-glutamate décarboxylase ( GAD)
50 – 80% D1 ( <2% témoins)
Persistent plusieurs années après le diagnostic
› Facteurs de risques
-Terrain génétiquement predispose :
HLA de type II :HLA DR3 ,HLA DR4
Fratrie D1 = risque de développer D1 x 15
-Facteurs environnementaux :
Albumine bovine chez nv-né au lait artificiel
Viandes fumées ( nitrosamines)
Virus ?
Diabète de type 1
Histoire naturelle
Ilot sain
Masse
cellules ß Susceptibilité génétique
100 (%) Autoimmunité
Signes
Insulite cliniques
20
Pré-diabetes Diabetes
Évènement(s) déclenchant(s)
(virus ? Alimentation ? Stress ?)
2/ Clinique
Patient jeune ( 80 % < 40 ans)
-Sd cardinal
-Association possibles avec autres maladies auto-
immunes ( PEAI 2) :
Maladie d’Addison ,Dysthyroïdies ,Biermer ,Vitiligo,
Connectivite ( LED, SGS, myasthénie, PR)
-Risque de décompensation acido –cétosique
3/Biologie
Hyperglycemie
Acetonurie
Ac anti GAD ,anti AA2, anti ICA ( +)
Test au glucagon –propranolol (-)
LADA = Latent Auto-immune Diabete of the Adult
(forme clinique )
-plus de 30ans
- 1O% du DT2
- Présence de marqueurs immunogénétiques spécifiques de
D1 chez des patients initialement considérés comme D2:
Caractéristiques spécifiques de D2 ( insulinoR)
Patients + jeunes et BMI + faibles que D2
Révélation des LADA est moins brutale que D1
Anti-diabétiques oraux donnent de bons résultats dans
les 1ères années d’évolution
D1 idiopathique
destruction des cellules β de Langherans sans étiologie
connue
Patients insulinopéniques sujets à l’acidocétose
Origine africaine ou asiatique
Forte composante héréditaire
Pas d’haplotype HLA caractéristique
Déficience en insuline severe brutal et transitoire
Besoins en insulinothérapie sont variables dans le
temps, l’acidocétose peut n’être qu’épisodique
Mecanisme physiopathologique encore inconnu
( hypothese de la glucotoxicite et de la lipotoxicite
2/Le diabete de type 2
Une véritable épidémie :
- Dans le monde :382 millions en 2015 dont 46 %
non diagnostiquer
-en Algérie la prévalence est de 12% de la population
générale
Forme la + fréquente :+ 80 % de l’ensemble des
diabètes
Le DT2 débute classiquement après 40 ans. Mais
devient de plus en plus précoce, pouvant intéresser
les adolescents et les enfants atteints d’obésité .
Le DT2 est souvent précédé d’un syndrome
métabolique évoluant depuis plusieurs
années.
Peut évoluer bas bruit d’où un retard au
diagnostic de 7 ans
50% des patients récemment diagnostiqués
présentent déjà des complications micro ou
macro vasculaires
La recherche des complications dégénératives
est donc nécessaire dès la découverte d’un DT2.
Complications CV: >70% des décès
Morbidité et mortalité CV × 2 à 3
Risque d’amputation de membre × 10
1ère cause de dialyse
Rétinopathie: 30 à 50% aprés 20 ans d’évolution.
1/Physiopathologie :
2 fact métaboliques
Insulino-déficience :
-Réduction de la masse des cellules β
-Disparition du pic précoce d’insulinosécrétion
-Diminution de l’insulinémie à jeûn lorsqu’elle est
rapportée à la glycémie
-Se dégrade avec le temps
Insulino-résistance :
-Baisse d’efficacité de l’insuline comme facteur
d’utilisation du glucose avec hyperinsulinisme
compensatoire
- Stable dans le temps
Malgré une sécrétion résiduelle, l’insuline ne peut
agir donc :
Dans le foie : captation du glucose et
néoglucogénèse
Dans le tissu adipeux : captation du glucose et
lipolyse
Dans le muscle strié : captation du glucose et de
la glycogénèse
Facteurs génétiques :
Forte influence génétique (polygenique) :
ATCD de DT2 dans la famille chez > 50 % des patients
Jumeaux homozygotes = concordance à 90 %
Facteurs environnementaux :
Déséquilibre nutritionnel
Activité physique insuffisante
Obésité surtout androïde
Diabète de type 2 :
l’association d’une insulinorésistance et d’une dégradation
de la fonction ß-cellulaire pancréatique(1,2,3)
Schéma d’après (1,2)
1) Turner NC, Clapham JC. Insulin resistance, impaired glucose tolerance and non-insulin-dependant diabetes, pathologic mechanisms and treatment : Current status
and therapeutic possibilities. Prog Drug Res 1998;51:33-94. 2) Beck-Nielsen H, Groop LC. Metabolic and genetic characterization of prediabetic states. J Clin Invest
1994;94:1714-21. 3) DeFronzo R et al. Pathogenesis of NIDDM. A balanced overview. Diabetes Care 1992;15(3):318-68.
1/Clinique
-asymptomatique le plus souvent d’où le retard
diagnostic
-Syndrome cardinal modérée
-Infection à répétition (vulvite ,balanite)
-Complication
2/Para-clinique
-Hyperglycémie avec glycosurie sans cétonurie
-Test au Glucagon /Peptide C positif
CLASSIFICATION DES DIABETES
Type 1 Type 2 LADA
Age de début (ans)
Range 0-35 30-90 35 - 70
Prédominance <20 >40 35 - 50
% 10% 70% 10-20%
Présence de GAD, ICA, IA-2, % OUI (64) NON OUI (35)
Risque augmenté d’endocrinopathies OUI
OUI NON
autoimmunes
Progression vers insulino Insulinodépendant 8 (6-10) 4 (2-6)
requérance (années) Dès le diagnostic
Prévalence des complications basse Très élevée élevée
vasculaires
Schernthaner G, et al. Exp Clin Endocrinol Diabetes. 2001;109(suppl 2):S94-S108.
3/Autres types de diabètes spécifiques
A . Défauts génétiques de la fonction des cellules β
B . Défauts génétiques de l’action de l’insuline
C. Diabètes pancréatiques
D. Endocrinopathies
E .Diabètes induits par des médicaments ou des
toxiques
F. Infections
G. Formes rares de diabètes liées à une pathologie
du système immunitaire
H. Autres sd génétiques s’accompagnant parfois
d’un diabète
A) Défauts génétiques de la fonction des cellules β
MODY = Maturity Onset Diabete of the Young
Formes héréditaires Monogenique du diabète sucré
transmise sur mode Autosomique dominant( diabete
chez les parents grands ,parents et les enfants)
Gravité variable selon le type 1,2,3,4 ou5
développement chez enfant et adulte jeune
Capacité sécrétoire en insuline est quantitativement
insuffisante mais sans insulinoR
MODY 2 :
La forme la plus fréquente
De transmission autosomique dominante :ch7
Déficience en glucokinase ⇒ conversion insuffisante de
glucose en G6P ⇒ défaut stimulation des cellules β
Hyperglycémie modérée, complications peu sévères
B) Défauts génétiques de l’action de l’insuline
Insulinorésistance de type A:
rare , se transmet sur le mode autosomal dominant.
Hyperinsulinisme, acanthosis nigricans et signes
d'hyperandrogénie chez la femme, en l'absence de surpoids
ou de lipodystrophie. TRT :ADO
Lépréchaunisme
Ensemble de malformations : nanisme ,hirsutisme,
dénutrition, tr. de déglutition, lipodystrophie avec
insulinoR,
Caryotype Normal, Mort en qq semaines ou mois
Sd d’Alström
Transmission AR,
association d’obésité, cécité, surdité, diabète et
hypogonadisme
Diabète lipodystrophique: très rare , acanthosis nigricans
C) Diabètes pancréatiques
Pancréatites
PCC : début vers 40 ans, favorisée par obésité et OH
Traumatisme/ pancréatectomie
Cancer du pancréas
Mucoviscidose
Hémochromatose
Destruction des cellules β par surcharge ferrique
Diabète survient après atteinte hépatique et cardiaque
Pancréatite fibrocalculeuse
Pays tropicaux, dénutrition
D) Endocrinopathies
› Plusieurs hormones interviennent dans la régulation
de la glycémie
› Le diabète peut compliquer toutes les pathologies de
ces glandes
› Le Dg de maladie endocrine précède souvent celui du
diabète
Acromégalie
Action de GH s’oppose à celle de l’insuline
Traitement de l’acromégalie ± insulinothérapie fortes doses
( insulinoR)
Sd de Cushing
Prévalence : 50% si absence de tumeur pituitaire, 20% si tumeur
présente, 10% en cas de tumeur paranéo
néoglucogénèse à partir AA issus du catabolisme protidique,
essentiellement musculaire et osseux
Action anti-insuline des stéroïdes surrénaliens
Hyperthyroïdies
Diabète dans 3-4 %
Plusieurs facteurs :
absorption glucidique et glycogénolyse hépatique
utilisation périphérique du glucose
stock glycogène hépatique et sécrétion insuline
Dg : sd cardinal
Phéochromocytome
Intolérance au glucose dans 40 % des cas
Glycogénolyse imp. et blocage sécrétion insulinique sous l’effet
des catécholamines
Glucagonome
Tumeur pancréatique sécrétant du glucagon
Manifestations : érythème migrateur, nécrose cutanée, glossite,
amaigrissement, anémie normochrome
Diabète avec taux élevé de glucagon
Somatostinome
Manifestations : amaigrissement, lithiase vésiculaire,
hypochlorhydrie, stéatorrhée
Trt chirurgical
Sd de Conn
Tumeur carcinoides
Autres types de diabètes spécifiques
E) Diabètes induits par des médicaments ou des
toxiques
Oestro-progestatifs
Dvt intolérance au glucose avec parfois qq diabètes
Dépistage avant prescription
Pentamidine
Acide nicotinique
Glucocorticoïdes
Action comme le cortisol au cours du Sd de Cushing
Voie générale, infiltration intra-articulaire
Arrêt des produits ne permet pas toujours de recouvrer intégrité
du pancréas endocrine
Autres types de diabètes spécifiques
Hormones thyroïdiennes
Diurétiques thiazidiques
Rôle de la déplétion K ?
Propanolol
Bloque sécrétion d’insuline
Diazoxide
Agonistes β adrénergiques
IFNα
Diphényldantoïnes
Autres types de diabètes spécifiques
F) Infections
Rubéole congénitale
Cytomégalovirus
G) Formes rares de diabètes liées à une
pathologie su système immunitaire
Stiff-man syndrome (« sd de l’homme raide »)
Ac dirigés contre le R de l’insuline
H ) Autres syndromes génétiques s’accompagnant
parfois d’un diabète
Sd de Down
Sd de Klinefelter
Sd de Turner
Sd de Wolfram
Ataxie de Friedreich
Chorée de Huntington
Sd de Laurence-Moon-Biedl
Dystrophies myotoniques (Steiner)
Porphyries
Sd de Prader-Willi-Labhart
Diabète gestationnel
Définition : Trouble de la tolérance au glucose ou
d’hyperglycémie franche observé au cours de la grossesse
(24 -28 semaine d’aménorrhée) quelque soit sont évolution
dans le post partum
Il expose à un risque accru chez l ’enfant :
mort néonatale,macrosomie, trauma obstétrical,
détresse respiratoire, hypoglycémie…
Il expose à un risque accru chez la mère :
diabète permanent, obésité,HTA,Eclampsie
Il doit être de dépistage systématique (universel) car
30 à 50% des femmes atteintes n ’ont pas de facteurs
de risque
Quand dépister?
Si pas de facteurs de risque:
visite prénatale du 6e mois (24-28 SA)
Si facteurs de risque:
dès la 1ère visite et si négatif, à 24-28 puis 30-32 SA
FACTEURS DE RISQUES
ATCD familiaux de 1er degre diabète
Avortements à répétition et / ou MFIU
Grossesses antérieures avec diabète et / ou
macrosomie
Malformation congénitale ou prématurité
inexpliquée
Age > ou = 35 ans
Obésité (BMI > ou = 25)
Prise de poids excessive
Clinique et / ou échographie : Macrosomie,
Hydramnios
Facteurs de risques
NOUVELLES RECOMMANDATIONS
lInternational Association of Diabetes Pregnancy Study Group
(IADPSG)
seuil pour le diagnostic de DG la valeur de 0,92 g/l
(5,1 mmol/l) de glycémie à jeun en début de grossesse
comme critères diagnostiques entre 24 et 28 SA :
-glycémie à jeun ≥ 0,92 g/l (5,1 mmol/l)
et/ou glycémie 1 heure après uneHGPO de 75 g de
glucose ≥ 1,80 g/l (10,0 mmol/l) et/ou glycémie 2
heures ≥ 1,53 g/l (8,5 mmol/l).
Le syndrome métabolique
Le syndrome Métabolique ou syndrome X a
été individualiser par début des années 80 ,
Il associe des anomalies cliniques et une
altération du métabolisme glucido-lipidique
Il est responsables d’une athérosclérose sévère et
précoce
avec un risque cardiovasculaire élevé
Prédispose :
Au diabète de type 2 RR × 10
À une sur-motalité cardio-vasculaire RR × 2 à 4
Prédispose :
Au diabète de type 2 RR × 10
À une sur-motalité cardio-vasculaire
RR × 2 à 4
Def du syndrome metabolique IDF 2005
OBESITE CENTRAL:
Tour de taille 94 cm (homme ); 80 cm (femme)
Plus deux des facteurs suivants:
• Taux TG : 150 mg/dL (1.7 mmol/L) or sous traitment
• Diminution HDL-C: <40 mg/dL (1.03 mmol/L)
hommes et <50 mg/dL (1.29 mmol/L) femme .
• HTA: 130/85 mmHg
• Glycemie a jeun 100 mg/dL
(5.6 mmol/L) ou diabete de type 2
IDF Consensus Worldwide Definition of the Metabolic Syndrome 2005. [Link].
DEPISTAGE DU DIABETE DE TYPE
2
Dépistage :Effectué pour rechercher les sujets
asymptomatiques susceptibles de souffrir de
diabète ou de pré-diabète
Méthodes de Dépistage
• La GAJ et l’HGPO sont toutes deux appropriées
• La GAJ est recommandée comme test initial chez les
adultes (en l'absence de grossesse) parce qu'elle est :
› Plus facile pour les patients
› Plus reproductible
– Moins coûteuse
• HGPO : – Plus facile à administrer
› Permet de détecter l'intolérance au glucose
› Peut être envisagée chez les patients qui présentent une
anomalie de la glycémie à jeun pour mieux déterminer la
présence de diabète
American Diabetes Association. Diabetes Care 2007;30(Suppl. 1):S4-S41.
Critères de Dépistage du Diabète de Type
2 (patients < 45 ans)
• Envisager un dépistage chez les sujets âgés de moins de 45 ans, en
cas de surpoids et présentant un autre facteur de risque de diabète,
tel que :
› Sédentarité opiniâtre
› Diabète chez des parents du premier degré
› Avoir donné naissance à un bébé de plus de 4 kg ou avoir fait un
diabète gestationnel
› Hyperlipidémie HDL-ch bas et/ou TG élevé
› hypertension artérielle
• Si le test est normal, le répéter tous les trois ans
American Diabetes Association. Diabetes Care 2007;30(Suppl. 1):S4-S41.
Critères de Dépistage du Diabète
de Type 2 (patients ≥ 45 ans)
• Envisager un dépistage chez tous les sujets de ≥45 ans et plus,
particulièrement :
› En présence d'un IMC ≥ 25 kg/m2 (cet IMC pourrait ne pas
s'appliquer à tous les groupes ethniques)
• Si le test est normal, le répéter tous les trois ans
American Diabetes Association. Diabetes Care 2007;30(Suppl. 1):S4-S41.
Conclusion
Classification fondée sur l’origine du diabète et
non la thérapeutique
Important polymorphisme d’où difficulté du
typage
Variabilité de la présentation clinique
Diabète de type 2 : nouvelle pandémie
Intérêt de la prévention et du dépistage +++