Macroéconomie
support de cours
Pr Selma SIDKI
mécanisme du multiplicateur
le multiplicateur des dépenses publiques
Le multiplicateur au cœur de la
compréhension des politiques économiques.
« La Politique économique consiste dans la
manipulation délibérée d’un certain nombre
de moyens mis en œuvre pour atteindre
certains fins » Tinbergen
Distinction entre les objectifs et les moyens
est au cœur de la problématique des
politiques publiques.
le multiplicateur des dépenses publiques
Objectif: toute variable économique à
laquelle les pouvoirs publics assignent
une valeur souhaitable.
Instruments: toute économique que les
pouvoirs publics peuvent influencer pour
atteindre tel ou tel objectif.
le multiplicateur des dépenses publiques
Le mécanisme du multiplicateur:
politique budgétaire (politique menée au
moyen du budget de l’Etat).
le multiplicateur des dépenses
publiques
Le multiplicateur: traduit l’effet d’une variation d’un
élément autonome de la demande, sur le revenu.
Les dépenses publiques: biens et services achetés par
les pouvoirs publics nationaux et locaux.
Les dépenses publiques sont l’une des composantes de
la dépense globale. Si elles augmentent, la dépense
prévue croit pour tout niveau donné de revenu.
Le concept du multiplicateur: remontant à Kahn (1931),
revêt plus d’importance avec l’économie keynésienne.
Une augmentation des dépenses publiques induit une
augmentation plus importante du revenu.
Le multiplicateur des dépenses
publiques
Les dépenses publiques G représentant une composante
de la dépense globale. Si G augmente, la dépense
prévue croit pour tout niveau donné de revenu Y.
Une augmentation de ces dépenses induit un
accroissement plus que proportionnel du revenu: DY est
plus important que DG. Le rapport DY/DG est le
multiplicateur des dépenses publiques.
.
Le multiplicateur des dépenses
publiques
DY/DG: indique combien augmente le revenu
en réaction à une augmentation d’une unité
de dépenses publiques (1dh).
L’équilibre keynésien: le multiplicateur des
dépenses publiques est supérieur à 1.
pourquoi la politique budgétaire a-t-elle cet
effet sur le revenu?
On a : C=C(Y-T) et Y=C+I+G
avec toute hausse du revenu Y, C augmente
aussi.
Le multiplicateur des dépenses
publiques
l’accroissement des dépenses publiques
induit un accroissement du Revenu et par
conséquent celui de la
consommation………cette dernière accroit
le revenu et donc la consommation…….il y
a donc une multiplication du l’effet de la
première hausse des dépenses publiques.
Le multiplicateur des dépenses
publiques
Départ : hausse des dépenses publiques DG
Hausse équivalente du Revenu DY
Hausse de la consommation égale PmC x DG
PmC: propension marginale à consommer
Le multiplicateur des dépenses
publiques
Hausse de la consommation égale PMC x DG
Hausse de la dépense et du Revenu
Hausse du revenu= PMCXDG
Nouvel accroissement de la consommation = PMC(PMCXDG)
Nouvel accroissement de la dépense et du revenu et ainsi de
suite………..
Le multiplicateur des dépenses
publiques
Boucle « consommation-revenu-consommation »: se
poursuit indéfiniment.
L’impact est:
variation initiale des dépenses publiques: DG
Première variation de la consommation: PMCXDG
Deuxième variation de la consommation:
(PMC)²DG
et ainsi de suite
DY= (1+PMC+PMC²+……)DG
Le multiplicateur des dépenses
publiques
Lemultiplicateur des dépenses publiques:
DY/DG=(1+PMC+PMC²+…..)
DY/DG= 1/(1-PMC)
Le multiplicateur fiscal
Récession
Baisse des impôts (T) par l’Etat Comme: C= C(Y-T)
Hausse de la consommation
Avec, l =investissement, G=dépenses
Revenu : Y=C+I+G
publiques
Hausse du revenu Y induisant une deuxième hausse de la
consommation induisant elle-même une autre hausse du revenu et
ainsi de suite.
Le multiplicateur fiscal
On a Y = C(Y-T)+I+G
DY= C(d Y- d T) avec I et G constants.
DY/DT= -c/1-c avec c la propension marginale à
consommer (PMC).
Donc le multiplicateur fiscal s’écrit :
DY/DT= -PMC/1-PMC
Il est très important de noter que l’effet du
multiplicateur fiscal est moins important que celui des
dépenses publiques, en d’autres termes, il est plus aisé
de stimuler la demande par la voie de l’augmentation
des dépenses publiques que par celle de la baisse des
impôts.