Imagerie par Résonance
Magnétique Nucléaire
Historique
• Brièvement, l’histoire de la Résonance Magnétique Nucléaire (RMN)
commence avec la description du phénomène de résonance par
Bloch et Purcell en 1946.
• Au cours des premières décades (depuis les années 50 jusqu’aux
années 70), la RMN est avant tout développée en tant qu’outil
analytique par des physiciens, chimistes et biologistes. C’est une
technique de spectroscopie, et non d’imagerie.
• Dans les années 70, l’intérêt pour les applications médicales va
croissant. La technique d’imagerie proprement dite se développe, et
la première image d’un être humain est enregistrée.
• Dans les années 80, des progrès importants sont réalisés en matière
de résolution temporelle et spatiale, et l’usage de l’Imagerie par
Résonance Magnétique (IRM) devient prépondérant pour les
examens cliniques.
• Enfin, dans les années 90, l’IRM fonctionnelle se développe pour la
détection de l’activité neuronale, et donc l’étude du fonctionnement
du cerveau.
• Trois éléments principaux interviennent dans le phénomène de
résonance magnétique :
• 1. Tout d’abord, il y a le champ magnétique statique, très intense,
généralement dénommé B0.
• 2. Le second élément est un champ électromagnétique B1, avec une
longueur d’onde de l’ordre des radio-fréquences (un peu comme les
ondes radio FM, aux environ des 100 MHz). L’application de ce champ
radio-fréquence B1 est brève (quelques ms) et est souvent appelée
« impulsion RF ».
• 3. Troisièmement, il faut savoir que les noyaux des atomes qui
composent les tissus vivants étudiés ont eux-mêmes des propriétés
magnétiques, et vont interagir avec le champ statique B0 et le champ
RF B1.
Propriétés magnétiques des noyaux
• Nous parlerons tout d’abord des propriétés magnétiques des noyaux.
• Ici, le terme « nucléaire » ne signifie pas « radioactif » comme en
« Physique Nucléaire », mais signifie que les particules impliquées dans
le phénomène RMN sont des noyaux d’atomes.
• Les noyaux sont caractérisés par un « spin », qui est – sans entrer dans
les détails !! – une propriété intrinsèque et fondamentale, liée à la
mécanique quantique.
• Le spin est défini par un nombre de spin I. Les noyaux pour lesquels I
0 se comportent comme de petits aimants. Cela peut être comparé à
l’aiguille d’une boussole qui s’aligne sur le champ magnétique terrestre.
• Les noyaux d’intérêt en IRM sont les noyaux d’Hydrogène, c’est-à-dire
les protons. En effet, ceux-ci sont les plus abondants dans les tissus
vivants : environ ⅔ des atomes !!
• Nous allons à présent voir ce qui arrive
lorsqu’un noyau est soumis à un champ
magnétique statique B0 : c’est l’état
d’équilibre; et à un champ électromagnétique
B1 (impusion RF) qui va perturber l’état
d’équilibre.
Interaction avec B0
• Lorsqu’ils sont placés dans un champ magnétique B 0, les spins (représentés par
une petite boule – le noyau – munie d’une petite flèche donnant l’orientation
du spin) s’alignent dans la direction du champ B 0. Certains sont parallèles (on
les appelle « spin up ») et d’autres sont anti-parallèles (on parle de « spin
down »).
• En général, la direction du champ magnétique B0 est l’axe z.
• Lorsqu’aucun champ magnétique n’est appliqué, l’orientation des spins est
complètement aléatoire.
Interaction avec B0
Les deux orientations (« spin up » et « spin down ») correspondent à deux
états d’énergie différents. L’orientation « spin up », parallèle au champ B0,
correspond au niveau d’énergie le plus bas E1 et l’orientation « spin down »,
antiparallèle à B0, correspond au niveau d’énergie le plus haut E2.
La différence DE est proportionnelle à la force du champ B0.
Le nombre de spins sur le niveau E1 est légèrement supérieur au nombre de
spins sur le niveau E2 de sorte que la différence de population des deux
niveaux entraîne l’apparition d’une aimantation macroscopique résultante Mz
parallèle au champ magnétique B0.
Interaction avec B0
• En réalité, les spins ne sont pas simplement
alignés sur B0 : ils tournent ou « précessent »
autour de l’axe de B0, un peu comme des
toupies, avec une fréquence bien spécifique,
proportionnelle à la force du champ B0 et
appelée « fréquence de Larmor ».
wo = gBo
wo = Larmor frequency
g = gyromagnetic ratio
Interaction avec B0
y
• Ce mouvement de précession est
complètement désordonné , et il n’y a donc
aucune magnétization macroscopique
transverse résultante à l’état d’équilibre.
Interaction avec B0
Pour résumer la situation, considérons un petit volume
contenant des spins à l’état d’équilibre (c’est-à-dire en
interaction avec un champ statique B0). Les spins sont
répartis en deux populations : une population dite « spin
up », parallèle à B0 et une population dite « spin down »,
antiparallèle à B0. La première est légèrement plus
importante que la seconde, donnant naissance à une
magnétisation macroscopique résultante longitudinale
(parallèle à B0).
Les spins précessent autour de l’axe z de manière
désordonnée, de sorte qu’il n’en résulte aucune
magnétisation transverse macroscopique…
Interaction avec B1
• Nous allons à présent considérer ce qui arrive lorsque les spins à l’équilibre sont
soumis à un champ électromagnétique B 1.
• Deux processus différents interviennent :
• - Premièrement, lorsque une impulsion RF de fréquence appropriée est appliquée à
un spin se trouvant dans l’état d’énergie le plus bas, le spin absorbe l’énergie de
l’impulsion et « saute » sur le niveau supérieur. La première conséquence d’une
impulsion RF est donc la transition d’un spin de l’état « spin up » vers l’état « spin
down » . La magnétisation longitudinale M z va donc être réduite.
TRANSITIONS
Transitions E1 E2 Mz
diminue
Interaction avec B1
• - Deuxièmement, lorsque une impulsion RF est appliquée, tous les spins sont
« rephasés » : ils se mettent tous à précesser en phase. Par conséquent, une
aimantation transverse résultante apparaît et précesse autour de l’axe z avec la
même fréquence de Larmor w0 que tous les spins… Cette aimantation
transverse est la grandeur qui est mesurée au cours d’un enregistrement IRM.
• !!!! Très important : tout cela ne peut arriver qu’à une et une seule condition :
il faut que la fréquence de l’impulsion RF soit égale à la fréquence de Larmor
des spins !!!! C’est ce qu’on appelle la « condition de résonance ».
REPHASAGE
Phase coherence augmente
M augmente
Interaction avec B1
L’animation suivante permet d’illustrer le
phénomène d’un point de vue macroscopique.
Tout d’abord, l’impulsion RF fournit de
l’énergie aux spins de telle sorte que plus de
spins se retrouvent antiparallèles.
L’aimantation longitudinale décroît donc.
Deuxièmement, cette même impulsion RF
rephase les spins, de sorte qu’une aimantation
transverse apparaît et précesse autour de l’axe
z.
L’exemple illustré ici est celui d’une impulsion
de 90° : l’effet macroscopique de cette
impulsion RF est de basculer le vecteur
d’aimantation depuis la direction z vers le plan
transverse xy.
Relaxation: retour à l’équilibre
• Maintenant, après avoir décrit l’état d’équilibre et prix en TRANSITIONS
considération l’effet d’une impulsion RF, nous allons voir
comment le système perturbé retourne à l’état
d’équilibre.
• Deux processus interviennent à nouveau :
• Premièrement, il y a transition depuis le niveau
supérieur vers le niveau inférieur, avec ré-émission de
l’énergie absorbée lors de la transition inverse. Dans le
cas d’une impulsion RF de 90°, l’aimantation
longitudinale va donc réapparaître et croître depuis zero
à sa valeur d’équilibre. C’est la relaxation longitudinale.
Ce processus est décrit par une constante de temps T1,
caractéristique de chaque tissus. Par exemple, dans le
cerveau, la valeur de T1 pour la matière blanche est plus Transitions E2 E1
courte que la valeur de T1 pour la matière grise. Ces
Mz increases
différences seront utilisées pour créer des images de
différents contrastes. T1 relaxation
Relaxation: retour à l’équilibre
• Le second processus est la perte de
DEPHASING
cohérence dans la précession des
spins. En raison des petites
hétérogénéités de champ
magnétique, les spins ne précessent
pas exactement à la même
fréquence, et leur précession va
redevenir désordonnée. La
magnétisation transverse disparaît
progressivement, avec une
constante de temps T2 qui est
également différente pour chaque
tissus, donnant lieu à d’autres types
de contrastes dans les images.
Dephasing
Mxy decreases
T2 relaxation
Relaxation: retour à l’équilibre
• D’un point de vue macroscopique, les deux
processus donnent lieu respectivement à (1)
la réapparition de la magnetisation
longitudinale Mz, et (2) la décroissance de la
composante transverse Mxy. Vu que la
composante transverse précesse autour de
l’axe z, elle peut être mesurée grâce à une
antenne : le courant induit dans cette
antenne est un signal oscillant et décroissant
appelé « signal d’induction libre ». Ce signal
contient des informations au sujet du volume
étudié et permettra de reconstruire les
images.
Localisation du signal
• Comment faire pour localiser précisément l’origine du signal et reconstruire une image ?
• Supposons que nous voulons obtenir une image d’une coupe du cerveau.
• Jusqu’ici, aucun moyen de discrimination spatiale n’a été introduit. Le signal d’induction
libre ne contient aucune information spatiale. Il nous est impossible de déterminer
l’origine précise des composantes de ce signal.
• C’est ici qu’interviennent les gradients de champ magnétique. Un gradient est un petit
champ magnétique qui va varier d’un point à l’autre de l’espace, généralement de
manière progressive et même linéaire. Cela va permettre de coder le signal dans
l’espace.
• Afin de faire cet encodage, il faut un gradient pour chaque direction de l’espace x, y et z.
On procède ensuite en trois étapes :
• On applique d’abord un gradient pour sélectionner la coupe, dans la direction z. Une fois
sélectionnée la coupe, il nous faut distinguer les différents pixels qui la composent. On
applique donc un gradient d’encodage en fréquence dans la direction x pour encoder les
colonnes, et un gradient d’encodage en phase, pour différencier les lignes de la matrice.
Localisation du signal: gradient la sélection
du coupe
• La sélection de coupe est basée sur la condition
de résonance : si une impulsion RF de
fréquence wRF= wo est appliquée, tous les spins
qui précessent à la fréquence de Larmor wo,
vont entrer en résonance et être basculés vers
le plan transverse xy.
• En appliquant un gradient de sélection de
coupe, les spins d’un plan à l’autre vont être
soumis à un champ magnétique différent, qui
va dépendre de leur position en z. La fréquence
de Larmor devient donc dépendante de la
position en z, et lorsque l’impulsion RF est
appliquée, seuls les spins précessant à la
fréquence wo= wRF vont entrer en résonance, et
le plan xy correspondant sera le seul affecté.
Localisation du signal: gradient de codage
en fréquence
• Une fois sélectionnée la coupe, comment différencier les pixels
qui la composent ?
• Pour obtenir une information spatiale dans la direction x, on
applique un second gradient, appelé gradient de codage en
fréquence Gx, dans la direction x. Par conséquent, chaque
colonne va ressentir un champ magnétique différent,
dépendant de sa position en x, et va précesser avec la
fréquence de Larmor correspondant : les colonnes de droite
vont précesser à une fréquence légèrement plus élevée que les
colonnes de gauche.
• Le gradient a provoqué une discrimination basée sur les
fréquences de Larmor, d’où son nom de gradient de codage en
fréquence.
• En utilisant la transformée de Fourier – sans entrer dans les
détails : il s’agit d’un outil mathématique permettant de
décomposer un signal en ses différentes composantes
fréquentielles, comme un accord de guitare dont on chanterait
séparément les différentes notes – il est possible de
différencier les colonnes de la coupe sélectionnée.
Localisation du signal: gradient de codage
en phase
• Il nous reste à distinguer les différentes
lignes de pixels de la matrice.
• On applique donc un troisième
gradient dans la direction y. Pendant
l’application de ce gradient Gy, les spins
sont encore une fois soumis à
différentes intensités de champ
magnétique d’une ligne à l’autre, et
vont précesser à différentes
fréquences de Larmor.
• Cela va induire un décalage en phase
entre les lignes, décalage qui va
subsister une fois coupé le gradient Gy.
Ce décalage en phase permet de
distinguer les lignes de la matrice entre
elles.
Le contraste en IRM
Les images enregistrées en IRM sont
des images en niveaux de gris, et
l’intensité d’un voxel (voxel = volume
element, par analogie à pixel = picture
element) dépend de l’intensité du
signal qui en provient.
Le contraste en IRM
• Nous avons vu que, suite à une impulsion RF de 90°, l’aimantation
longitudinale Mz revient à sa valeur initiale avec une constante de temps
T1, tandis que l’aimantation transverse Mxy disparaît progressivement,
avec une constante de temps T2. Ces constantes sont propres à chaque
tissus, comme indiqué dans le tableau : par exemple, le liquide céphalo-
rachidien (LCR ou CSF en anglais) a un T1 plus long que la matière blanche
ou grise (WM ou GM).
• Un autre paramètre influençant l’intensité du signal est la densité de
proton r. Ce paramètre responsable de la valeur maximale observée pour
les différents tissus.
• Les valeurs de ces trois paramètres varient donc d’un tissus à l’autre. Ils
sont donc responsables du contraste observé entre différents tissus, mais
aussi entre tissus sains et tissus malades comme c’est le cas pour les
tumeurs.
Le contraste en IRM
T1 (ms) T2 (ms) proton density r
WM 500 75 0.65
GM 750 90 0.8
CSF 3000 200 1.0
• Comment peut-on obtenir différents contrastes ?
• En choisissant différents timings pour l’acquisition
des données. Le temps de répétition (TR) est
l’intervalle qui sépare deux impulsions RF
successives. Le temps d’écho (TE) corresponds à
l’instant, après une impulsion RF, où les données
sont enregistrées.
• Ces paramètres peuvent être choisis par le
médecin qui réalise l’examen, et influenceront le
contraste de l’image.
• Nous allons voir l’effet d’une variation du TR : avec un TR court,
l’aimantation longitudinale Mz n’a pas le temps de revenir à son
état d’équilibre, et l’aimantation disponible lors de l’application de
l’impulsion RF suivante est plus petite. Si le TR est suffisamment
long, toutes les composantes ont retrouvé leur état d’équilibre lors
de l’impulsion suivante, et l’aimantation disponible est maximale.
Contraste en IRM:
T R long- TE long
Lorsque le contraste est déterminé par
les différences en T2 d’un tissus à
l’autre, on parle de contraste « pondéré
en T2 ».
Avec un (relativement) long TR
(quelques secondes), l’aimantation
initiale après le second pulse est plus
ou moins identique pour chaque tissus.
Avec un (relativement) long TE
(quelques centaines de millisecondes),
les différences d’intensité entre les
courbes correspondant à chaque tissus
sont liées aux différences de T2.
On voit que le liquide céphalo-rachidien
sera plus intense que la matière grise,
elle-même plus intense que la matière
blanche.
Exemple: image pondérée en T2
• Pour illustrer, voici une image pondérée en T2. Le liquide céphalo-
rachidien apparaît en blanc, ce qui correspond au signal le plus intense.
La matière grise (GM) dans le cortex (à la périphérie) apparaît gris clair,
et la matière blanche (WM) apparaît gris foncé.
• Le tissus possédant la plus petite valeur de T2 apparaît donc le plus
sombre.
TR = 3370 ms
TE = 112 ms
CSF
GM
WM
Contraste en IRM:
T R court- TE court
• Pour obtenir une image dite pondérée en T1, c’est-à-dire dont le contraste est déterminé par les différentes
valeurs de T1, il faut utiliser un TR et un TE tous deux courts.
• Le signal le plus intense proviendra du tissus qui possède le T1 le plus petit, c’est-à-dire la matière blanche.
• La matière blanche apparaîtra donc plus intense que la matière grise – en gris – et que le LCR – sombre.
Exemple: image pondérée en T1
• Ceci est une image pondérée en T1. Le LCR apparaît
sombre, la matière grise apparaît grise, et la matière
blanche apparaît blanche (gris plus clair). Vu la
correspondance matière grise-gris et matière blanche-
blanc, on parle souvent de contraste anatomique.
TR ~ 500 ms
TE ~ 10 ms
WM
GM
CSF
• Séquence pondérée en densité de p+:
• - Un TR long pour minimiser le contraste
en T1 ➙dépondération en T1
• - Un TE court pour minimiser le contraste
en T2 ➙dépondération en T2
• Dans ce cas, l’aimantation longitudinale de chaque tissu
• repousse entièrement jusqu’à sa valeur d’équilibre initiale:
• - Si il n’y a pas de ≠ en densité protonique entre les
• tissus ➙ pas de ≠ en signal
• - Si les ≠ en densité protonique entraînent des ≠
• entre les vecteurs Mz0 à l’équilibre ➙ ≠ de signal
• ✔ Le contraste obtenu exprime alors des ≠ en densité
protonique
• ✔ Ce contraste est tjs faible car les ≠ en densité de p+ entre
les tissus mous biologiques sont faibles
Teneur en eau de différents tissus biologiques permettant
d’évaluer leur différence en densité de p+
Séquence d’inversion récupération:
• permet d’augmenter le contraste en T1
• - comporte une impulsion initiale de 180° (inversion)
• - on laisse repousser l’aimantation longitudinale
• - pour pouvoir mesurer l’aimantation on bascule au tps
• TI (tps d’inversion) dans le plan transversal (impulsion
de 90°)
• - le signal est mesuré au tps TE lors d’un écho après
une
• impulsion supplémentaire de 180° (inversion
récupération-spin écho)
• Modification de contraste, suppression de
• graisse et de liquide
• - Tous les tissus passent par 0 lors de la repousse
• - La courbe du signal de la graisse s’annule au tps
• d’annulation = 0,69 T1, en choisissant TI = 0,69 T1, on
• annule sur l’image le signal de la graisse (séq. STIR)
• - Le même principe est utilisé pour annuler le signal
de
• l’eau (séq. FLAIR)
STIR (Short Inversion Time (TI) Inversion Recovery)
FLAIR (Fluid Attenuated Inversion Recovery)
Produits de contraste:
• Ils raccourcissent les temps de relaxation
• T1 et T2 des tissus
• - Gadolinium
• - À faible concentration son effet est principalement T1
• entraînant ainsi une augmentation du signal des tissus
en contact avec celui-ci
• - À forte concentration, l’effet T2 devient prédominant,
• ce qui a pour conséquence une diminution du signal
Merci pour votre
attention