Cours Prci
Cours Prci
industriels
Chap 1 : Généralités
1.1. Définitions
1.1.1. Qu’est ce qu’un réseau?
On appelle réseau local, un réseau qui couvre une zone géographique limitée.
On distingue deux types : réseau local d’entreprise et réseau local industriel.
Un RLI est un réseau local reliant entre eux des ordinateurs et différents
types d’équipements d’automatismes pour les faire communiquer et ce
afin d’assurer la commande, le contrôle, la supervision, et le suivi de la
production.
Exemple de réseau local industriel reliant des automates programmables et des
ordinateurs pour commander un processus industriel
Qu’est ce qu’un équipement d’automatismes ? Rappel
Automates programmables
Exemples :
Exemple 1 : Les raffineries de pétrole
Le raffinage du pétrole
Exemple 2 : fabrication de papier
La fabrication du papier
b) Les industries manufacturières de fabrication discrète de produits
Exemples :
Exemple 1 : Les industries de fabrication de voitures
La fabrication de voitures
Exemple 2 : Les industries de fabrication de télévisions
La fabrication de télévisions
c) La gestion de bâtiments : La domotique et l’immotique
Ce type d’application couvre entre autres, la surveillance des bâtiments, le contrôle
d’accès, la climatisation, la gestion du chauffage, … etc.
Exemple en domotique : maison intelligente
Exemple en immotique : immeuble intelligent
Chauffage, Ventilation
et Air Climatisé
d) Les systèmes embarqués dans les véhicules
Le contrôle de la direction
La gestion des phares, des freins, ….. Etc.
Ces applications sont réparties sur plusieurs équipements qui sont reliés par un
réseau embarqué.
Exemple de systèmes embarqués avec lesquels est utilisé le réseau local industriel
appelé bus CAN
e) Le transport des personnes
Dans ce domaine on fait entre autres, et grâce aux RLI, la
gestion d’un réseau routier ou un réseau de chemin de fer, la
surveillance d’une autoroute … etc.
Avant :
Améliorer la productivité en
utilisant entre autres plusieurs API
Après :
Dans l’industrie de l’automobile
Avant ----
Réduction du câblage
Après ----
Bus
capteurs/actionneurs
Bus Bus de terrain
d’équipements
1.4.1. Les réseaux de terrain
Bus de terrain
Contrôle (FieldBus)
continu
Ils sont utilisés pour des communications de niveau bit, c’est-à-dire, pour un
contrôle basé sur de simples transactions, telles que faire « Marcher/Arrêter » un
dispositif, indiquer un état de « marche-arrêt » …..etc.
Les équipements utilisés avec ces réseaux sont constitués par exemple, de
variateurs de vitesse , de machines de commande de robots (machine cnc =
Computer Numerical control) , d’axes d’entrainement de chariot, de modules
d’E/S déportés, ... etc.
Réseau de
-Cellule-
capteurs/actionneurs
Réseau de
capteurs/actionneurs
Illustration
1.4.2. Les réseaux d’ateliers
Supervision Suivi de la
production
Réseau d’atelier
Capteur ou
actionneur
Ordinateur
de
supervision
Console de
l’opérateur
Dispositif de contrôle
local ou déporté type
nano-automate
1.4.4. Les réseaux d’usine
Réseau d’usine
API Suivi de la
coordinat production
passerelle ion des mainten
cellules ance
Réseau d’atelier
API API
commande commande
passerelle des machines des machines Autre
de fabrication de fabrication Réseau Réseau
de cellule de cellule
MO
CNC Autre machine
de fabrication
CNC
Réseau
E/S Variateur Axe Autre d’équipement
déportées de vitesse d’entraine équipement
ment de complexité
moyenne
Réseau de
capteurs/actionneurs
capteur actionneur actionneur
Exemple d’intégration de réseaux locaux industriels dans les
usines de fabrication en continu
Vers Internet
Administration Rou
De l’entreprise teur
Réseau informatique
de l’entreprise
passerelle GPAO
CFAO
Réseau d’usine
Suivi de la
passerelle production
supervision
Réseau de salle de
contrôle et de
supervision
API de
commande
Réseau de
capteurs/actionneurs
Capteur Actionneur
Intelligent intelligent Intelligents
1.6. Les principales topologies des réseaux industriels
La topologie d'un réseau décrit le schéma d'interconnexion entre les
différents équipements ou de manière générale entre les différents nœuds.
• Connexions en étoile
• Connexions en anneau
• Connexions sur un bus
Avantages de la topologie en bus :
- réseau homogène, un seul média.
- mise en œuvre facile.
- reconfiguration facile.
- moindre coût en ligne et en coupleurs.
Inconvénients:
- nombre de stations limité en fonction de la
longueur du support.
- conflits d’accès à la voie de transmission vont
entraîner des difficultés.
Chap 2 : La communication dans
les réseaux locaux industriels
2.1. Introduction
Note:
Dans ce qui suit nous allons nous intéresser aux
communications entre les équipements
d’automatismes.
2.2. La communication entre les machines
2 Liaison Construction des trames et détection des erreurs sur une liaison
Protocole de présentation
Présentation Présentation
Protocole de session
Session Session
Protocole de transport
Transport Transport
Interface : SAP
Protocole de réseau
Réseau Réseau
Protocole de liaison
Liaison Liaison
Physique Physique
Nœud A Légende :
Données A : Application
Pr : Presentation
AH Données AT S : Session
Transmission
Réception
T : Transport
Pr.H AH Données AT Pr.T N : Network
SH Pr.H AH Données AT Pr.T ST L : Link
Ph : Physical
TH SH Pr.H AH Données AT Pr.T ST TT H : Header
TH T : Trailer
NH TH SH Pr.H AH Données AT Pr.T ST TT NT
LH NH TH SH Pr.H AH Données AT Pr.T ST TT NT LT
Les informations contenues dans les en-têtes sont relatives aux protocoles
utilisés dans les couches car on peut avoir plusieurs types de protocoles qui
cohabitent dans une même couche .
Nœud B
Données
AH Données AT
Transmission
Réception
Pr.H AH Données AT Pr.T
Nœud A Nœud B
b) Modèle réduit pour les réseaux de terrain utilisant Internet
Nœud A Nœud B
c) Le modèle pour les réseaux informatiques
Nœud A Nœud B
Chapitre 3 :
3.1. La boucle de courant 4-20 ma
Caractéristiques :
• C’est un moyen de transmission permettant de
transmettre un signal analogique sur une grande
distance.
• Elle est utilisée depuis les années 50 et elle l’est
toujours pour transmettre des signaux analogiques
provenant de capteurs analogiques ou transducteurs
(par exemple : capteur de pression, température,
débit, niveau, vitesse etc…).
• Elle est utilisé dans les industries des procédés
continus (par exemple : agro-alimentaire,
pétrochimie, pharmaceutique etc..).
Principes de fonctionnement de la boucle de courant
L’idée quand à l’utilisation du courant dans la
boucle de courant est que tout courant présent au
début d'une boucle et contrairement à l'utilisation
d’une tension, atteint l'autre extrémité sans être
atténué.
Capteur Périphérique
Intelligent à d’acquisition
250 Ω à base de
base
d’Arduino Arduino
Comment choisir la source d'alimentation
Dans une boucle de courant, la source d'alimentation doit fournir une
tension égale ou supérieure à toutes les pertes de tension dans la boucle.
La technologie CAN est une technologie fiable : l’architecture CAN possède un
système d’erreur simple et efficace qui permet de l’utiliser dans plusieurs secteurs
industriels.
L’architecture CAN est une architecture temps réel : Toute transmission des
données à travers le réseau CAN est bornée.
Le réseau CAN trouve son application dans plusieurs domaines dont on peut
citer en plus de l’automobile et entre autres, l'agriculture, la marine, le matériel
médical, les machines textiles, etc.
3.2.2- Les couches du modèle OSI occupées par le bus CAN
Les communications dans le bus CAN sont limitées à deux couches qui
sont, de bas en haut :
La couche physique : elle est responsable du codage et de la transmission des bits.
La couche liaison avec ses deux sous-couches :
la sous-couche MAC (Medium Access Control ) : elle est responsable de la mise en
trame des bits à transmettre, l’arbitrage, l’acquittement, la détection des erreurs, la
signalisation des erreurs.
la sous-couche LLC (Logical Link Control ) : elle est responsable du filtrage des messages,
de la notification de surcharge (overload) et du recouvrement des erreurs (retransmission
de la trame défaillante après la fin de la signalisation de l’erreur).
3.2.3. Technique d’accès au support de communication (l’arbitrage)
De type non contrôlé (i.e : aléatoire) avec résolution des collisions avec forçage,
connue en pratique sous le sigle de CSMA/CR (Carrier Sense Multiple Access with
Collision Resolution ) ou CSMA/CA (Collision Avoidance).
Paire torsadée
Les deux extrémités du bus sont en pratique rebouclées par des résistances de
terminaison pour éviter les réflexions.
3.2.7. La longueur maximale du bus CAN
Les niveaux utilisés entre les deux lignes de la paire torsadée pour
le CAN « Low-speed » sont :
Niveau logique CANH /masse CANL/ masse CANH / CANL
L (ou 0) 4V 1V 3V
Les niveaux utilisés entre les deux lignes de la paire torsadée pour
le CAN « High-speed » sont :
H 2,5 V 2,5 V 0
L 3,5 V 1,5 V 2V
3.2.9. Encodage des bits
L'encodage utilisé est de type NRZ (non retour à 0) :
C’est un codage bipolaire dans lequel le signal n'est jamais nul. Par
conséquent, le récepteur peut toujours déterminer la présence ou non d'un
signal.
Exemple :
3.2.10. La connexion au bus CAN
Elle est réalisée à l'aide d'un transceiver CAN et d'un contrôleur CAN, le
contrôleur pouvant être intégré dans un microcontrôleur.
Capteur µC Actionneur
0 ou 1
logique
Contrôleur CAN
Gestionnaire
du protocole Interface
CAN de ligne
Tranceiver CAN
Niveaux Niveaux
dominants dominants
ou récessifs ou récessifs
La raison : dans les domaines où il est utilisé, le CAN est un bus de terrain,
soumis à des parasites importants. La transmission en mode différentielle permet
de s'affranchir de ces problèmes.
3.2.11. Le bit stuffing
Problème de fiabilité si un grand nombre de bits identiques se succèdent (perte
de synchronisation des horloges émission et réception).
Et pour y remédier on utilise la technique dite du bit de « stuffing ».
Le Bit de Stuffing est un bit qui impose au transmetteur d’ajouter
automatiquement un bit de valeur opposée lorsqu’il détecte 5 bits consécutifs de
même polarité dans les valeurs à transmettre (bit qui est ignoré par le récepteur).
Exemple :
3.2.12. Les différents types de trames du bus CAN
Délimiteur
Délimiteur
Slot ACK ACK
CRC
Description des différents champs
SOF ( START OF FRAME )
Constitué par un seul bit, de niveau dominant, indique aux nœuds le début de la trame. La
détection du front descendant du SOF par les nœuds va leur permettre de se synchroniser sur
la trame en cours de transmission.
CHAMP D'ARBITRAGE
C’est ce champ qui est utilisé pour l'attribution du bus dans le cas où deux nœuds ou plus émettent
simultanément leurs trames.
L'identificateur de longueur 11 bits permet d'attribuer une adresse spécifique à chaque message.
Le bit de poids fort de l'identificateur est transmis en premier.
Le bit RTR (Remote Transmission Request) quand il a un niveau dominant indique que c'est
une trame de données qui est en cours de transmission et quand il a un niveau récessif
indique que c'est une trame de requête (absence du champ de données) qui est en cours de
transmission. La trame de requête est envoyée par un nœud à un autre nœud pour lui
demander par exemple une donnée dont il a besoin pour continuer sa tâche.
Remarques :
Rq1 : l’ID d’une trame de requête est égal à celui de la trame de donnée correspondante.
Rq2 : Un trame de donnée est prioritaire sur une trame de requête en cas de simultanéité d’accès au bus car
son bit RTR est dominant.
Exemple de scénario de demande d’informations d’un nœud à un autre :
Constitué de 2 bits: ACK SLOT suivi d'un ACK délimiteur qui est récessif.
Quant au ACK SLOT, le nœud émetteur le met au niveau récessif (libération du bus pendant la
durée d'un bit) et c'est un des nœuds récepteurs qui doit le mettre au niveau dominant pour
acquitter la trame signifiant qu'elle a été bien reçue.
Le champ IDLE : qui veut dire bus inoccupé ou libre (niveau récessif)
3.2.14. format des trames d’erreur et de surcharge
a) Trame d’erreur
erreur active
Correspond à une trame qui est transmise par un contrôleur CAN qui se trouve
dans un état de fonctionnement appelé erreur-active.
Correspond à une trame qui est transmise par un contrôleur CAN qui se trouve
dans un état de fonctionnement appelé erreur-passive.
8 bits
6 bits récessifs
dominants
Les trames de données et les trames de requêtes sont séparées des trames
précédentes par un champ de bits appelé l’espace inter-trame.
a) L’inter-trame « erreur-active »
Durée variable.
Pendant ce temps
3 bits récessifs : n’importe quel nœud
Pendant ce temps aucun Figure .. : L’inter-trame « erreur- peut émettre.
nœud n’est autorisée à active »
démarrer la transmission
d’une trame de requête
ou de données.
b) L’inter-trame « erreur-passive »
Les échanges entre les nœuds sur le réseau CAN et contrairement à d'autres réseaux,
n’utilisent pas d'adressage de nœuds (adresses des nœuds sources et destinations), mais
les significations qu’ont les données transportées par les trames et qui sont indiquées par
les identificateurs contenus dans les entêtes des trames.
Par exemple :
L’identificateur 103 désigne un angle de volant d’automobile.
L’identificateur 107 désigne la température d’un moteur.
Et grâce à cet identificateur contenu dans une trame, les nœuds connectés au réseau, et
qui sont en permanence à l’écoute du bus, reconnaissent les données qui les intéressent et
donc les consomment et les traitent ou les rejettent.
Ceci dit, le concepteur d’une application destinée à tourner sur un bus CAN,
doit définir une table de correspondance entre les identificateurs et les
différentes significations des trames. C’est-à-dire , il doit faire un travail
d'allocation.
Exemple : Voir TD 2
3.2.19. Notions de masque et de filtre :
Ce qui implique :
pour le noeud1 le message passe.
pour le noeud2 le message ne passe pas.