HYPOTHERMIE –HYPERTHERMIE
Dr LAMARA
Rappel Physiologique
• Thermorégulation = mécanismes permettant à l’Homme de
maintenir une température centrale proche de 37 °C.
Température corporelle est comprise entre 36,1 et 37,8°C
indépendamment de la température externe ou de la
quantité de chaleur produite par l’organisme.
• La thermorégulation nécessite des thermorécepteurs, des
centres régulateurs, des mécanismes effecteurs et des voies
de conduction afférentes et efférentes les reliant entre eux.
Les informations transmises à partir des récepteurs sensibles
à la baisse ou à la hausse de température cheminent par les
fibres A pour la sensibilité au froid et les fibres C
amyéliniques pour la sensibilité au chaud jusqu'aux centres
thermorégulateurs hypothalamiques..
• Ceux-ci sont situés dans l'hypothalamus antérieur et
postérieur:
L'hypothalamus antérieur est le centre des commandes
s'opposant au réchauffement, alors que l'hypothalamus
postérieur est le siège des réponses au froid
• La production de chaleur est essentiellement d'origine
chimique et résulte du métabolisme cellulaire.
Chez l'adulte, elle est en moyenne au repos de 100 kcal · h-1,
mais peut augmenter de façon importante grâce au frisson.
• La température corporelle est un équilibre résultant de la
production et de la dissipation thermique.
hypothermies
• Définition
L’hypothermie se définie comme la diminution de la
température centrale en-dessous de 34°C
On distingue selon la profondeur de l’hypothermie
hypoth légère de 34 à32 °C
hypoth modérées entre 32 et 28 °C
hypoth profondes entre28 et 20°C
hypoth sévères en dessous de 20°C
Physiopathologie
Les étiologies sont dues à deux grand mécanisme
hypoth liées à une perturbation des centres
thermorégulateurs
comas toxique: neuroleptique, barbiturique,
tranquillisant, CO, alcool
pathologies endocriniennes ( myxœdème)
hypoth par dépassement des capacités de
réchauffement
les alpinistes de haute montagne
accident dans une avalanche
résultent d’un déséquilibre entre thermogenèse (centres
régulateur hypothalamique postérieur) et thermolyse
( hypothalamus antérieur)
Les hypothermies accidentelles résultent d’un déséquilibre entre
thermogénèses et thermolyses
a partir de récepteur cutanés et des voies respiratoires, les centres
régulateur hypothalamiques postérieures déclenchent une
vasoconstriction par voie sympathique, et des frissons
l’hypothalamus antérieur, siège des commandes s’opposant au
réchauffement est mis en veille
la thermogenèse augmente à partir de sa production basale qui
résulte d’une production chimique basée sur le métabolisme
cellulaire, en particulier des muscles et de certaines zones de
stockage des lipides
la chaleur est véhiculée du noyau central de l’organisme, ver la
périphérie par le sang artériel
La déperdition de la chaleur se fait par
convection: transfert de la chaleur par contact
physique direct
conduction : transfert de la chaleur par un fluide
(eau, air)
évaporation : transformation de liquide en vapeur
d’eau
radiation : transfert par ondes
électromagnétiques
Conséquence physiopathologiques
• Baisse du métabolisme de base
• Baisse activité cérébrale
• Baisse du débit cardiaque par baisse de la FC
et de la contractilité myocardique, des trouble
du rythme et de la conduction sont possible
• Hypoventilation alvéolaire, baisse de la
réponse ventilatoire à l’hypoxémie et à
l’hypercapnie avec risque d’apnée
Signes cliniques
• Phase de lutte entre 35 – 33°C
des frissons plus en moins importants
Une peau froide et marbrée
Une horripilation
Une tachycardie avec TA normale
Une réduction de la diurèse
Phase d’abandon : en dessous de 33°C
régression des frissons t°< 30°C
un état de rigidité progressive
des troubles de la conscience < 26°C coma
profond
Abolition des réflexes pupillaires et cornéens
EEG: de l’amplitude et de la fréquence des ondes
à 17°C disparition de toute activité électrique
diminution puis disparition des reflexe
ostéotendineux
myosis progressivement remplacé par une
mydriase
Bradypnée puis apnée
Chute de la PA avec bradycardie
ECG apparition de l’onde d’OSBORN
l’état hémodynamique évolue en deux phase:
- de 33 à 30°C :
débit cardiaque de 50% en raison de la
bradycardie
RVP sont
la TA peut diminuée
- au dessous de 30°C
débit cardiaque
les RVP
apparition d’une incompétence myocardique
Perturbation biologiques
• Diminution de la consommation d’O2
• Une acidose métabolique
• Hypercapnie secondaire
hypoventilation alvéolaire
Augmentation de la solubilité de CO2 dans le plasma
• Hypokaliémie
• Hyperglycémie
• Thrombopénie avec CIVD
• hyperamylasémie
Evolution
• Apnée et mort par arrêt circulatoire
• Lors du réchauffement :
Défaillance cardiaque avec état de choc
Bronchopneumopathies nosocomiales
Complication vasculaire(cérébrale, pancréatique)
Hypoglycémie sévères
insuffisance rénale aigue
Traitements
• Sur les lieux de l’accident
mise en condition
Voie veineuse périphérique
oxygénothérapie
Assistance cardiaque
• Traitement symptomatique
t > 32°C :réchauffement externe passif
28<t< 32°C réchauffement externe actif
t<28°C réchauffement interne
Hyperthermie
• Définition
L’hyperthermie se définie comme l’élévation de la
température au dessus de 38°C
Entre 38 et 40°C la thermorégulation est
généralement facile
Au dessus de 40°C la thermorégulation est perturbe
avec des troubles viscéraux
Au dessus de 42°C le pronostic vitale est mis en jeu
Physiopathologie
La régulation thermique est sous le contrôle du
centre diencéphalique :
• La thermolyse : évaporation, radiation et
convection beaucoup moins la conduction
• La thermogénèse
On distingue deux type d’hyperthermie
• L’hyperthermie fébrile
Pyrogènes par le biais de leurs constituants ou de
leurs toxines: bactériens, viraux, parasitaires
Hyperthermie avec débordement des mécanismes
de thermorégulation
• Liée a des facteurs exogènes :
coup de chaleur caractérisé par
Trouble de la conscience sévères
atteinte hépatique
CIVD
• Liée a des causes endogènes :
Secondaires à un effort physique
Troubles endocriniens thyréotoxicose ,libération
des catécholamines
Intoxication par des excitants
• par diminution de la thermolyse
Par vasoconstriction cutanée
État de déshydratation, diminution de la
sudation : mucoviscidose, anticholinergique
• par dérèglement des centre thermorégulateur
soit par lésion organique ou fonctionnelle des
centres : traumatisme crânien, hémorragie
cérébrale, coma post-anoxique
Clinique
• Sur le plan neurologique :torpeur, prostration
ou agitation liées a un œdème cérébrale, une
HIC, coma, convulsion fréquente chez l’enfant
• Sur le plan circulatoire: tachycardie, chute de
la TA, état de choc
• Sur le plan respiratoire : tachypnée
Signes biologiques
• Déshydratation avec hémoconcentration
• Hyperazotémie
• Acidose métabolique
• troubles de la crasse sanguine : CIVD
• Cytolyse hépatique :TGO,TGP, LDH :
• CPK :
Traitement
• Diminuer la thermogenèse
calmer l’agitation par les sédatifs
(benzodiazépine, barbiturique)
Dans l’hyperthermie maligne :Dantroléne, agit
sur le muscle striée en inhibant la libération
du calcium par le réticulum sarcoplasmique,
dose 1mg/kg/min avec une dose max de 10
mg/ kg
•Agir sur thermostat centrale
Dans les hyperthermie fébrile : aspirine,
paracétamol par voie injectable
au cours des hyperthermies menaçantes :
cocktails médicamenteux dits(lytique)
Phenergan, Dolosal, Largactil :
Poïkilotherme
• Augmenter la thermolyse
Application de couvertures froides
En améliorant la circulation sanguine
En créant une vasodilatation, en réhydratant
le malade, en normalisant un état de choc
En mettant le malade dans une ambiance
froide
Une dialyse péritonéale avec des solutés
froids