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Systèmes logiques combinatoires et décodeurs

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Généralité

Le fonctionnement d’un système logique combinatoire est décrit:


- Littéralement: par une ou plusieurs propositions logiques.
- Numériquement: par sa table de vérité (état de la sortie pour toute les combinaisons des variables d’entrées).
- Algébriquement: par une fonction logique (en associant les variables par les opérateurs ET, OU et NON.
- Par une table de fonctionnement: décomposition en plusieurs blocs fonctionnels. I
I- Fonctions logiques décrites par une table de vérité:
1/ Fonction complètement définie:
Il s’agit de fonctions dont la valeur est connue pour toutes les combinaisons des variables.
 Exemples: La fonction « Majorité de 3 variables »: MAJ(A,B,C)
La fonction MAJ vaut 1 si la majorité (2 ou 3) des variables sont à l’état 1.
- Table de vérité:
2/ Fonction incomplètement définie:
Une fonction est dite incomplètement définie quand sa valeur est indifférente (ne change pas le résultat)
ou non spécifiée (n’existent pas) pour certaines combinaisons de variables. Elles peuvent être
physiquement impossible. On utilise le symbole X ou  pour la valeur non spécifiée de la fonction.
 Exemple: Soit un clavier qui comporte 3 boutons poussoirs P1,P2 et P3 qui commandent une machine
et qui possèdent un verrouillage mécanique telque 2 boutons adjacents ne peuvent pas être enfoncés
simultanément.
Clavier
3/ Recherche d’une fonction logique à partir de sa table de
vérité:
Prenons comme exemple la fonction MAJ précédente.
La fonction MAJ = 1 si on a: (C3) OU (C5) OU (C6) OU (C7) soit:
(A=0,B=C=1) OU (B=0,A=C=1) OU (C=0,A=B=1) OU (A=B=C=1)
Si Pi représente une fonction logique qui identifie une
combinaison i, alors:
MAJ = P3 + P5 + P6 + P7 - Recherche de Pi: P3 = 1 si (A=0) ET
(B=1) ET (C=1)
Or un produit ne vaut 1 que si tous les termes du produit sont
dans l’état 1.
D’où:
II- Simplification des fonctions logiques:
Après la recherche de l’expression algébrique de la fonction, l’étape suivante consiste à minimiser le nombre de termes afin
d’obtenir une réalisation matérielle plus simple donc plus facile à construire et à dépanner, en plus moins coûteuse.
Deux méthodes de simplification sont utilisées:
- La réduction algébrique –
- Les tableaux de KARNAUGH (diagramme de KARNAUGH).
1/ La réduction algébrique:
Il s’agit d’appliquer les théorèmes et les propriétés de l’algèbre de Boole pour obtenir une expression plus simple de la fonction.
Exemple: Simplification de la fonction Majorité « MAJ »
MAJ = A .B.C+A.B.C+A.B.C+A.B.C  X on a: X+X = X et X. A +X.A = X (voir propriétés) Soit: X = A.B.C
MAJ =A .B.C+A.B.C+A.B.C+A.B.C+A.B.C+A.B.C
=B.C.(A+A )+A.C.(B+B)+A.B.(C+C) =B.C+A.C+A.B

2/ Le tableau de KARNAUGH (T.K.):


La méthode de KARNAUGH permet de visualiser une fonction et d’en tirer intuitivement une fonction simplifier. L’élément de
base de cette méthode est la table de KARNAUGH qui représente, sous forme de tableau, toutes les combinaisons d’états
possibles pour un nombre de variable donné.
 Théorème d’adjacence : deux mots binaires sont dit adjacents s’ils ne diffèrent que par la complémentarité d’une, et une
seule, variable. Si deux mots sont adjacents sont sommés, ils peuvent être fusionnés et la variable qui diffère est éliminée. Par
exemple, les mots ABC et ABC sont adjacents puisqu’ils ne diffèrent que par la complémentarité de la variable C. le théorème
stipule donc que ABC +ABC=AB.
Construction du tableau:
La table de KARNAUGH a été construite de façon à faire ressortir l’adjacence logique de façon visuelle.
- chaque case représente une combinaison de variables,
- la table de vérité est transposée dans le tableau en mettant dans chaque case la valeur de la fonction correspondante.
 La fonction représentée par un T.K. s’écrit comme la somme des produits associés aux différentes cases contenant la valeur 1.

 Règle à suivre pour un problème à n variables: (n>2) Le T.K. comporte donc 2n cases ou combinaisons, l’ordre des variables n’est
pas important mais il faut respecter la règle suivante:
« Les monômes repérant les lignes et les colonnes sont attribués de telle manière que 2 monômes consécutifs ne diffèrent que
de l’état d’une variable, il en résulte que 2 cases consécutives en ligne ou en colonne repèrent des combinaisons adjacentes ». on
utilise donc le code GRAY.
Exemple de remplissage du T.K. à partir de la table de vérité:
3/ Simplification des expressions logiques à l’aide du T.K.:
a- Regroupement des cases adjacentes:  2 cases:

- Exemple: « Fonction MAJ: majorité de 3 variables »

Règle: « La réunion de 2 cases adjacentes contenant ‘1’ élimine la variable qui change d’état
quand on passe d’une case à l’autre ».

Exercice: Chercher les expressions des 3 fonctions F1, F2 et F3


Règle: « 2 variables disparaissent quand on regroupe 4 cases adjacentes, on peut alors remplacer la
somme des 4 cases par un seul terme produit qui ne comporte que les variables inchangées sur
l’ensemble des 4 cases ».

 8 cases:
- Exemple:

Règle: « 3 variables disparaissent quand on regroupe 8 cases adjacentes, on peut alors remplacer la somme des
8 cases par un seul terme produit qui ne comporte que les variables inchangées sur l’ensemble des 8 cases ». *
Remarques: - On ne peut regrouper que 2n cases: 2, 4, 8, 16, ..
- On se limitera à des tableaux de 4 variables, pour résoudre par exemple un problème à 5 variables, on le
décompose en 2 problèmes à 4 variables.

b- Traitement d’un problème de 5 variables:


AB
Pour résoudre ce problème, il faut le décomposer en 2 problèmes à 4 variables en appliquant le théorème
d’expansion de SHANNON:
F(A,B,C,D,E) = E.F(A,B,C,D,0) + E.F(A,B,C,D,1)
c- Les valeurs indifférentes ou non spécifiées: Le symbole  peut prendre indifféremment la valeur 0 ou 1; on
remplace donc par 1 uniquement ceux qui permettent de simplifier une expression par regroupement. 

 Exemple:

III- Résumé: (de la synthèse d’un système combinatoire)


* Différents aspects d’une fonction logique:
III- Résumé: (de la synthèse d’un système combinatoire)
* Différents aspects d’une fonction logique:

• Passage T.V. ==> T.K. ==> E.A.:


• - Etape n°1: construire le tableau en repérant les lignes et les colonnes par les
valeurs des combinaisons de variables.
• - Etape n°2: transcrire les valeurs de la fonction dans les cases correspondantes. -
Etape n°3: chercher à effectuer des regroupements du plus grand nombre de ‘1’
qui ont au moins un ‘1’ qui n’a pas déjà été regroupé: 16 puis 8 puis 4 puis 2. -
Etape n°4: effectuer la somme logique de tous les termes produits des divers
regroupements
II- Les circuits intégrés décodeurs:
1/ Définition:
Un décodeur « 1 parmi 2n » (une sortie parmi n entrées), est un circuit logique à n entrées et
2n sorties, qui fournissent tous les produits Pi qui identifient toutes les combinaisons de n
variables d’entrée.
Les sorties sont actives à l’état 0 (vraies au niveau bas). On a donc une seule sortie à l’état 0,
celle qui décode la combinaison présente sur les entrées; toutes les autres sont à l’état 1.

Décodeur 1 parmis 4

Les circuits intégrés décodeurs (ainsi que d’autres circuits intégrés) possèdent généralement
une ou plusieurs entrées de validation:
- Entrées de validation inactives => les sorties sont au niveau haut  le code d’entrée - Entrées
de validation actives => fonctionnement normal du circuit.

- Entrées de validation inactives => les sorties sont au niveau


haut quelque soit le code d’entrée
2/ Les décodeurs intégrés TTL:
a- Le décodeur 1/8 « 74LS138 »: * Table de vérité:
 Remarque: On peut réaliser des décodeurs de taille quelconque par combinaisons des précédents en utilisant les
entrées de validation.
Exemple: un circuit de décodage des combinaisons de 5 variables: 1 parmi 32, en utilisant 4 décodeurs 1 parmi 8 ou
bien 2 décodeurs 1 parmi 16.

b- Les décodeurs DCB-décimal: « exemple: 74-42 »


Chaque sortie passe au niveau BAS quand son entrée DCB correspondante est appliquée. Dans le cas des codes qui
ne sont pas des représentations DCB, aucune des sorties n’est mise à son niveau VRAI.

c- Les décodeurs DCB-7segments: « exemple: 74-47 »


Un décodeur DCB-7segments accepte en entrée les 4 bits DCB et rend actives les sorties qui permettent d’allumer
les segments représentant le chiffre correspondant.
=> Les anodes des diodes sont toutes réunies à Vcc (+5V). Leurs cathodes sont connectées au travers de résistances
limitatrices de courant aux sorties.
3/ Application des décodeurs:
La réalisation d’une fonction écrite sous forme « somme de produit » est évidente avec un décodeur (pas de
simplification).

a- Réalisation d’une fonction avec un décodeur 1/8 et un opérateur NAND à 4 entrées:

b- Exercice: i)Réaliser un décodeur 1 parmi 32 en utilisant 4 décodeurs 74LS138 et un


inverseur. Un code d’entrée de 5 bits A4A3A2A1A0 ne valide qu’une seule sortie parmi les 32
pour chacune des 32 représentations d’entrées possibles. ii) Qu’elle est la sortie active si
A4A3A2A1A0 = 11001 ?
III- Les circuits intégrés Multiplexeurs ou sélecteurs de données (MUX):
1/ Définition:

C’est un circuit logique qui permet de sélectionner une information logique parmi N informations:
- Les informations sont connectées à N entrées appelées entrées de données ».
- - Le choix de l’entrée se fait à partir d’un nombre P de variables appelées « variables de sélection ».
- - Chaque combinaison des variables de sélection adresse l’une des entrées d’où: N=2P.

2/ Multiplexeur à 2 entrées: « N=2 et P=1 »


Il permet d’aiguiller vers la sortie Y, une voie d’information parmi 2 (E0,E1) suivant l’état d’une variable
de sélection notée A0.
* Table de fonctionnement: *Symbole logique: *Table de vérité:
3/ Multiplexeur à 4 entrées: « N=4 et P=2 »
Il permet d’aiguiller vers la sortie Y, une voie d’information parmi 4 (E0,E1,E2,E3) suivant l’état de 2
variables de sélection A0A1.

* Table de fonctionnement: *Symbole logique: *Table de vérité:

4/ Multiplexeurs à 8 et 16 voies d’entrées: (P=3 et P=4)


* Exemple: « le circuit 74LS151 à 8 entrées » - Table de fonctionnement / Schéma logique / Table de
vérité: voir annexe. - Equation:
Y=A 2.A 1.A 0.E0+A 2.A 1.A0.E1+A 2.A1.A 0.E2+A 2.A1.A0.E3+A2.A 1.A 0.E4+A2. A 1.A0.E5+A2.A1.A
0.E6+A2.A1.A0.E7

* Exemple de multiplexeur à 16 entrées:74LS150


5/ Exercices:
a- Réaliser les schémas logiques des multiplexeurs à 2 entrées et à 4 entrées.
b- Réaliser de 2 manières différentes un multiplexeur à 16 entrées en utilisant des multiplexeurs à 8 entrées.
IV- Les circuits démultiplexeurs:
1/ Définition:
Un circuit démultiplexeur permet d’aiguiller la donnée présentée sur son entrée vers une seule destination parmi N
connectées sur les N sorties du circuit. Le choix se fait à partir de P variables de sélection d’où: N=2P. ==> C’est
l’opération inverse du multiplexage.
2/ Réalisation:
Le démultiplexage d’informations de « 1 bit » est réalisé pratiquement par les circuits décodeurs => appellation «
décodeur/démultiplexeur »: - L’entrée du donnée du démultiplexeur est l’entrée de validation du circuit. - Les entrées
de sélection du démultiplexeur sont les entrées de données du circuit.

V- Autres types de circuits combinatoires:


Les circuits Additionneur, Multiplicateur et Comparateur ==> Voir document de l’exposé.

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