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Massif Central

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Le Massif Central

Quelle est l’histoire géologique mouvementée du Massif Central ? Comment le sait-on ?

SOMMAIRE:

 Introduction

I. La rupture d’un continent.


II. Faille de la Limagne.
III. Fusion du gneiss.
IV. Chaine des Puy.

 Conclusion
Introduction
Le Massif central est un massif montagneux essentiellement hercynien qui occupe le centre de la moitié sud de la France
métropolitaine, c'est le massif le plus vaste du pays. Ce massif est d'altitude moyenne et ses reliefs sont souvent arrondis
par l'érosion. Dans l'ensemble, il s'est formé il y a 500 millions d'années, bien que les causses et surtout les reliefs
volcaniques soient plus récents, ces derniers étant consécutifs à la formation des Alpes et des Pyrénées. Le Massif central
abrite en effet l'essentiel des volcans français de métropole.
C’est pourquoi il serait intéressant de reconstituer l’histoire
géologique du massif centrale.
Dans un 1er temps nous verrons la rupture du massif central
Dans un 2nd temps nous étudierons les différents éléments qui
permettent cette reconstitution .
I. La rupture d’un continent.

Il y a -350 MA 2 continents entrent en collision pour en former plus qu’un.


Sauf que de forte intempéries provoquent l’usure des montagnes (érosion).
C’est alors plus tard lorsque la rencontre des plaques africaines et européenne crée la chaine des Alpes.
La croute terrestre s’étire et se fissure a plusieurs endroit.
En Auvergne, c’est la croute terrestre qui se fracture et s’effondre formant la faille de la Limagne.
Son histoire géologique commence au Précambrien ( - 640 Ma) et se termine à l'Holocène, il y a 1000 ans.
II. Faille de la
Limagne
La Limagne est un bassin d'effondrement qui date du tertiaire.
La faille de Limagne, élément géologique majeur du site, elle est venue fracturer le socle continental ancien il y a environ 35
MA. Tout une partie du continent s’est alors effondrée sur près de 3 km de profondeur et le fossé ainsi formé s’est rempli de
sédiments. Cette partie effondrée, c’est la plaine de Limagne où se situe Clermont-Ferrand. Le plateau des Dômes est la partie
de ce socle continental ancien qui est restée en place.
Ce phénomène est le contrecoup de la formation des Alpes, la croûte terrestre s’est amincie, provoquant alors une vaste série
de fissurations et d’effondrements tout autour de l’Arc Alpin (du Massif Central jusqu’à la Bohème, en République Tchèque) et
à laquelle la faille de Limagne appartient. C’est ce que l’on appelle le rift ouest-européen. C’est le début de la rupture d’un
continent.
Si l’extension ne s’était pas stoppée, la partie supérieure de la croûte se serait totalement déchirée, le continent européen se
serait progressivement coupé en deux et un océan serait né à la place de l’actuelle plaine de la Limagne.
Ouverture du rift avec un mouvement de divergence.
Aucun élément permet de dater mais nous pouvons dire que celle-ci s’est forme en même temps que les Alpes (-40Ma a -
20Ma).
III. Fusion du
Gneiss.
Durant des millions d’années, le fossé se remplit de faible quantité d’eau et de sédiments.
C’est alors que la fusion des roches du manteau terrestre crée a son tour du magma qui remonte par les failles
existantes.
Le plancher océanique s’enfonce sous la plaque européenne (subduction) entraînant avec lui des fragments de
continent africain. Reliques dispersées au sein de roches très métamorphisées Gneiss et Micaschistes accompagnés
de granites déformés : Gneiss issus du métamorphisme d’anciens sédiments, reliques de croute océanique,
éclogites et des amphibolites/leptynites.
L’empilement conduit à un épaississement considérable de la croute. Cet épaississement a deux conséquences : La
fusion qui provoque la remontée de magmas granitiques qui cristallisent vers 3 à 5 km de profondeur pour donner
lieu à des granites (2ème génération). La croute ainsi surchargée devient instable et alors de grandes failles
apparaissent qui favorisent l’étalement du relief.
Le maximum d’une croûte continentale ne recoupent pas le solidus du granite pour une profondeur de 30 km c’est-à-dire
pour une épaisseur moyenne de croûte continentale. La fusion partielle n’est possible qu’à partir d’environ 38 à 50 km de
profondeur c’est-à-dire pour une croûte continentale épaissie.
La formation de granite n’est donc possible que dans une croûte continentale épaissie et les granites sont des indices d’un
épaississement de la croûte continentale.

La collision entre deux plaques portant des continents amène des fragments de croûte continentale à des profondeurs de
l’ordre de 50 à 70 km où elles subissent des conditions de pression et de température particulières. Les roches d’origine se
transforment et deviennent des roches métamorphiques comme les gneiss qui peuvent fondre partiellement et être à
l’origine de granites. Cet enfouissement est lié au raccourcissement et à l’épaississement de la croûte continentale qui
forme une racine en profondeur avec des reliefs en surface. Les granites sont donc des roches qui témoignent d’un
épaississement lié au raccourcissement d’une croûte continentale dans une chaîne de collision et les migmatites sont des
témoins de la formation de ces granites.
IV. La chaine des Puy
En contrecoup de la formation des Alpes, la croûte terrestre s'est amincie créant ainsi de vastes fissures sous l’Auvergne.
Les roches ont alors fondues par endroit et ont formé du magma. Et c’est par ces fissures qu’il est remonté à la surface,
créant ainsi des volcans.
Une fois, le magma remonté à la surface par une des fissures, créant un volcan, il se refroidi dans la cheminée bouchant
ainsi le conduit vers la surface. Le magma remonte alors ailleurs, par une autre fissure, créant un autre volcan. Et ainsi de
suite, jusqu’à former les 80 volcans qui composent la Chaîne des Puys.
Le magma est conditionné par sa teneur en silice. Ainsi, plus il est riche en silice plus il sera visqueux, et au contraire, plus
il est pauvre en silice plus il sera fluide. Ces magmas se comportent aussi différemment selon le taux de gaz contenu dans
la chambre magmatique qui favorise leurs ascensions.
Ainsi, si le taux de gaz est important et le magma fluide, ce dernier remonte très vite à la surface en projetant des
morceaux de lave appelée « scories ». Celles-ci s’accumulent alors pour former un cône. Ce type de volcans, dits
« volcans rouges », émettent des coulées de lave qui peuvent parfois s’étendre sur plusieurs kilomètres.
Au contraire, si le magma est visqueux, il empêche la formation de bulles de gaz. Il s’accumule alors à la sortie de la
bouche éruptive formant ainsi un dôme. Mais, à l’intérieur, des gaz piégés augmentent la pression jusqu’à ce que le
volcan explose provoquant un nuage de blocs et de cendres brûlants qu’on appelle « nuée ardente ». On parle alors de
« volcans gris » et ceux-ci sont très redoutables en raison de la vitesse à laquelle la nuée ardente dévale les pentes du
volcan en détruisant tout sur son passage.
Et enfin, lorsqu’en remontant à la surface, le magma rencontre une nappe phréatique (nappe d’eau souterraine) celle-ci
s’évapore immédiatement augmentant la pression et provocant une terrible explosion. Un immense cratère est formé,
appelé « maar » et, s’il est alimenté par la nappe phréatique, se remplit d’eau et forme un lac.
Fossiles stratigraphiques
Un fossile stratigraphique est un fossile caractéristique d'une époque
géologique délimitée dans le temps. En stratigraphie de terrain, il permet la
datation relative de la ou les couches dans lesquelles il se trouve, grâce à
une existence courte à l'échelle géologique mais une aire d'expansion
étendue.
Les fossiles que nous avons observé durant notre stage de géologie
indiquent que la roches a été formé sous l’eau a faible profondeur avec des
bactéries photosynthétiques.
Aujourd’hui, avec les connaissances actuelles, nous pouvons conclure que
ces fossiles sont du Jurassique inférieur.
Grâce à l'utilisation des fossiles stratigraphiques, les scientifiques ont pu
créer une superposition d'intervalles de temps et former une échelle
chronostratigraphique. Cette échelle représente un empilement de couches
géologiques.
Volcan de Lemptégy
Durant le stage de géologie nous avons pu avoir la chance
de visiter la volcan de lemptégy. Lors de la visite de ce site,
l’étude des différents produits volcaniques ainsi que leur
disposition nous permet de reconstruire l’histoire de
Lemptégy ainsi que des volcans voisins.

Tout d’abord, nous pouvons remarquer des produits


volcaniques dont la composition se situe entre celle d’un
basalte et celle d’un trachybasalte. Ce volcanisme est
typiquement strombolien. Il s’agit du premier cône de
scories : Lemptégy 1. L’emplacement de sa cheminée est
matérialisé par un culot très résistant composé de laves
ainsi que de scories soudées culminé par deux bombes
volcaniques très volumineuses.
Ce volcan, Lemptégy 1, a été dernièrement daté à 30 000
ans environ par la méthode de thermoluminescence des
quartz au sein des enclaves du socle qui abondent dans ses
scories. Cet âge correspond également à celui du Puy des
Gouttes.
Le second cône de scorie, Lemptégy 2, a été daté à 29 600 ans avec la même méthode de thermoluminescence. Les âges
de Lemptégy 1 et de Lemptégy 2 sont donc très peu différents. Il est à noter que seule l’utilisation de cette méthode de
datation ne nous permet pas de savoir quel volcan est antérieur.
Lemptégy 2 est issu d’une éruption volcanique de type effusif. L’évolution de son magma est plus prononcée que pour
Lemptégy 1. Il est question ici de trachyandésite. La cheminée de ce volcan est aussi visible. Nous remarquons des fuites de
lave liquide depuis cette cheminée ayant ainsi donné des filons qui se sont interposés dans les scories. On appelle ces
derniers des dykes. Vu du dessus, nous pouvons constater ces filons sortir radialement autour de la cheminée

Plus tard, le volcan de Lemptégy fut recouvert par des dépôts de projections issues des volcans voisins. Il est remarqué des
lapillis scoriacés ainsi que des cendres finement litées venant du Puy de Cômes (âgé d’environ 16 000 ans). Cela forme sur
le cône de Lemptégy 2 un dépôt d’une épaisseur variable de quelques décimètres à quelques mètres.
Sol actuel

Aiguille de Chopine

Paléosol

Pyu de Come

Lemptégy 2

Puy des gouttes

Lemptégy 1
Le lac de servieres
Le lac de servieres est un maar formé dans le cratère d’un ancien volcan entre les Puys d’Augère et de Combe-Perret.
Il a une profondeur de 26m et une superficie de 15 hectares. Le type de volcan susceptible d’accueillir un lac ne doit pas
être constitué de produits volcaniques fragmentés donc perméables. Les maars sont les seuls volcans répondant a ce
critère.
Le lac de servieres est le résultat d’une explosion de nappe phréatique car celui-ci est circulaire sans relief autour.
On peut donc dire qu’il provient d’une éruption magmatique phréatique.
Conclusion
Les Alpes sont une chaîne de collision qui résulte de l’affrontement de 2 plaques lithosphériques : la plaque Apulienne
(=Africaine) et la plaque Européenne. Cette collision génère une racine lithosphérique par plongement forcé de la plaque
Européenne sous la plaque Apulienne. Mais ce plongement engendre en arrière de la chaîne Alpine, à cause de
mouvements de convection dans le manteau asthénosphérique, des mouvements d’extension en surface vers 30 Ma. Ce
sont ces mouvements qui expliquent le fonctionnement de failles normales dans le Massif Central et le remplissage du
fossé d’effondrement par des sédiments (issus de l’érosion des reliefs).
La datation relative ordonne les évènements suivant du plus vieux au plus récent :
- Un socle granitique, Puis une fracturation (faille normale, divergence), Une sédimentation rift, un volcanisme à
dominante trachy-basaltique et explosif (pyroclastique). Le socle granitique sera le point de départ de notre histoire car
il est daté du -350 Ma (Carbonifère ère primaire)
La collision, engendre une racine lithosphérique, les mouvements de l‘asthénosphère s’apparente à une subduction (vers la
racine), entraine une extension de la plaque plongeante (une divergence qui peut engendrer des fractures et un fossé
d’effondrement) .
Un socle daté de 351 Ma, puis une période d’extension avec subduction d’un plancher océanique imposant une
fracturation du socle (faille de la Limagne) entre -100 Ma et -30 Ma, une érosion avec une sédimentation s’effectue
pendant la formation des Alpes (-30 à – 20 Ma), enfin un volcanisme en deux périodes terminent l’histoire du Massif
Central.

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