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5-Cours 2nd C

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MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRE ET SUPERIEUR

------------------------
DIRECTION REGIONALE DE L'EST
------------------------
INSPECTION DE SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
-------------------------
LYCEE PRIVE YENTEMA DE FADA

COURS DE SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE

CLASSE DE 2nd C

Hervé KANTCHÉDÉ
Professeur des lycées et collège
CHAPITRE I : GENERALITES

Introduction
L’observation d’une carte mondiale de la végétation permet de noter une
répartition des végétaux en fonction de la latitude. Les cartes établies par, les
zoologues permettent également de déceler une répartition <<ordonnée>> de la
faune similaire à celle de la flore.
La comparaison des cartes obtenues par le botaniste et par le zoologue permet
parfois de déceler des corrélations entre zones floristiques et territoire animaux.
Quelles sont les causes responsables de la répartition des êtres vivants?
Pour répondre à cette question, nous devons étudier l’habitat des êtres vivants,
leurs conditions d’existence. Une telle étude est l’objet de l’écologie.
I- Quelques définitions
1. Ecologie

Les premiers concepts écologiques ont été énoncés depuis près de deux
siècles par LAMARCK puis VON HUMBOLDT, mais c’est au célèbre biologiste allemand
HAECKEL que revient en 1866, la création du terme ECOLOGIE, qui signifie
étymologiquement « science de l’habitat ». Le terme écologie vient de deux mots
grecs OIKOS= habitat, LOGOS= science ou discours. L’écologie est donc la science des
conditions d’existence et d’interaction entre les êtres vivants et leurs environnements
naturels.
Si l’on considère deux espèces A et B et leurs milieux on aura les relations suivantes :
_ L’action : qui caractérise l’effet des organismes sur les organismes vivants.
_ La réaction : c’est l’effet des organismes sur le milieu
_ La coaction : c’est l’effet de l’organisme A sur l’organisme B et vice versa.
(HAECKEL Ernst, 1866.)
2. L’environnement

L’environnement correspond à la totalité des facteurs organiques (le monde animal


et végétal) et inorganiques (éléments physiques et chimiques) qui entourent un
individu particulier ou un groupe d’individu. L’environnement est donc constitué
d’eau, d’atmosphère et de sol ou toute combinaison de l’un ou l’autre ou d’une
manière générale le milieu ambiant avec lequel les êtres vivants entretiennent des
relations dynamiques.
3. Auto-écologie
L’autoécologie c’est l’étude des actions des facteurs écologiques sur les êtres
vivants et les réactions de ceux-ci. L’autoécologie est centrée sur une espèce
dans ses rapports avec le milieu vivant (facteurs biotiques) ou non vivant
(facteurs abiotiques) dans une population locale.
4. La niche écologique
C’est l’endroit où tout organisme peut trouver les conditions optimales à son
épanouissement. Au sein de la biosphère chaque espèce occupe une place et
une fonction définies. La niche écologique résulte donc des adaptations
morphologiques, physiologiques et comportementales de l’espèce à son
environnement.
5. la synécologie
La synécologie étudie les relations entre une communauté d'individus
d'espèces différentes et l'environnement.
6. L’écosystème
L’écosystème est un ensemble d’éléments en interactions les uns avec les autres
formant un tout cohérent et ordonné.
C’est en effet une unité fonctionnelle et autonome dans laquelle se produisent des
échanges de matières et d’énergies entre les organismes et leurs environnements. Le biotope
et la biocénose constituent l’essentiel de l’écosystème.
La biosphère: c’est la région superficielle de la planète terre dans laquelle la vie est possible
en permanence et qui renferme l’ensemble des êtres vivants.
Le biotope : c’est une étendue plus ou moins bien délimitée renfermant des ressources
supplémentaire pour assurer le maintien de la vie et qui peut être inorganique ou organique.
La biocénose : c’est l’ensemble des êtres vivants qui peuplent un milieu bien délimité
comme un étang ou une forêt. C’est encore l’ensemble des êtres vivants présent dans le
biotope.
1. La connaissance du milieu

La connaissance du milieu est le point de départ d’une étude écologique qui permettra de mieux
caractériser les composantes du milieu et d’étudier leurs dispositions. Les résultats, quantitatifs et qualitatifs, que
nous recueillons seront alors les bases de notre réflexion nous conduisant à une bonne compréhension du milieu
choisi.
Les composantes du milieu et leurs caractéristiques sont :
Le milieu inorganique ou abiotique : il est constitué par des éléments physiques et chimiques.
Le milieu organique ou biotique : il désigne les organismes (monde animal et végétal) qui gravitent autour d’autres
individus.

L’écologie, en expliquant les mécanismes complexes de la nature, peut permettre de trouver des solutions pour
contrer les menaces qui pèsent sur les écosystèmes. C’est en effet en comprenant les relations de dépendance
entre les êtres vivants que l’homme peut espérer éviter des catastrophes irréparables, comme la disparition de
certaines espèces. C’est sans doute là le rôle principal de l’écologie : aider les hommes à préserver la nature, et
donc aider les hommes à se préserver eux-mêmes
1. La préservation et protection du milieu
La connaissance de l’évolution de l’effectif d’une population peut permettre de
prendre des mesures pour la préservation des richesses naturelles non
renouvelable, la préservation des sols et des espèces vivantes.

a) Restauration du milieu
Un milieu est un système de production pour lequel on doit tenir compte des
pertes, des gains et du remplacement. L’écologie va donc intervenir pour assurer
une meilleure restauration du milieu.
b) Exploitation rationnelle du milieu
Le milieu doit être exploité de façon rationnelle. Ainsi donc grâce aux données
écologiques on est à mesure de réguler des activités comme la chasse et la pêche.
III- Classification des êtres vivants
1-Définition de l’être vivant
Les êtres vivants regroupent tous les organismes qui peuplent notre planète (les animaux, les
champignons, les bactéries, les plantes...), et qui sont dotés de vie. Cela veut dire que cet
organisme :
naît : l'existence de cet organisme a un début, la naissance, ce qui veut dire que cet organisme qui
existe à un moment n'a pas toujours existé et n'existait pas forcément avant ; par exemple, un
bébé naît, un oiseau éclot de son œuf, une graine germe...
grandit : au cours du temps, la taille, et l'aspect de cet être vivant se modifie après sa naissance :
il fabrique de la matière organique dont son corps est constitué.
se nourrit : les êtres vivants ne sont pas capables de fabriquer leur matière à partir de rien : ils
doivent trouver, dans leur milieu, de la matière à partir de laquelle ils pourront constituer leur
corps, pour grandir : certains peuvent utiliser de la matière minérale contenue dans leur
environnement (l'eau, les gaz contenus dans l'air, les sels minéraux...) pour cela, comme les
plantes, par exemple, que l'on appelle des producteurs primaires ; d'autres ne savent pas
transformer la matière minérale en matière organique : ils doivent donc consommer la matière
organique des autres êtres vivants, vivants ou morts. On les appelle des producteurs secondaires.
se reproduit : un être vivant est capable de fabriquer d'autres êtres vivants : c'est la reproduction
.
meurt : l'existence d'un être vivant peut être très courte ou très longue, mais a toujours une "fin"
d' une façon ou d'une autre, ce qui veut dire qu'il meurt.
2-Principes de la classification des êtres vivants
Dans les sciences du vivant, la classification scientifique des espèces
(que l'on peut donc aussi appeler « classification biologique ») correspond autant à
la systématique, qui est la méthode ou ensemble de méthodes pour classer le
vivant, qu'à la taxinomie, qui est la classification elle-même, résultante de
l'application de la méthode .
Le principe central de cette discipline est de regrouper les espèces qui partagent c
ertaines similitudes : anatomique, développementales, génétiques et qui provienne
nt d'une même lignée évolutive.
La classification est en continuel changement. Au gré des nouvelles recherches et d
écouvertes, le regroupement des organismes est modifié.
3-Niveaux de classification des êtres vivants
les différents niveaux de classification

Les êtres vivants sont classés par groupes hiérarchisés, du plus


particulier (espèce) au plus général (règne). La base de l’ordre hiérarchique de la
classification des êtres vivants est l’espèce tandis que le plus haut niveau est le
règne.
Dans l’ordre décroissant on distingue :
(vivant) → règne → embranchement → classe → ordre → famille → genre →
espèce
À titre d'exemple, pour l'espèce humaine (Homo sapiens) : (vivant)
→règne animal→ embranchement des vertébrés → classe des mammifères → ordre
des primates→ famille des hominidés → genre Homo → espèce Homo sapiens
• Plusieurs espèces peuvent appartenir à un même genre
•Plusieurs genres sont regroupés en famille
•Plusieurs familles en ordre
•Plusieurs ordres en classe et plusieurs classes en Embranchement plusieurs
embranchements en Règne
 La nomenclature binomiale ou binaire

Généralement l’espèce est désignée par deux noms :


- Un nom commun ou populaire qui change parfois selon les régions et les langues.
- Un nom scientifique universel en latin formé par deux mots : c’est la nomenclature binomiale ou binaire.
La nomenclature binominale a été développé par Carl Von Linné (1707 -1778), naturaliste suédois, au 18e
siècle. Le nom de l’espèce est composé de 2 mots :
a) le premier mot est le nom du genre ou nom générique auquel l’espèce appartient ; la première
lettre du nom doit être toujours écrites en majuscule ;
b) le second indique l’épithète spécifique ou le nom spécifique ; la première lettre du nom doit
être toujours écrite en minuscule.
L’épithète de l’espèce peut traduire: sa morphologie, son aspect, sa saveur, son parfum, son nom local, son
origine…
Le nom scientifique de l’espèce doit être accompagné du nom de l’auteur qui en a publié la
première description. Ce nom doit être en italique dans un texte imprimé, ou souligné dan un texte
manuscrit.
Exemple : Homo sapiens Linné, 1758.
« Homo » constitue le nom de genre (au nominatif latin, avec première majuscule
et en italique) qui a donné le mot « Homme » en français.
« sapiens » provient d'un adjectif latin (en minuscule italique) signifiant
« intelligent, sage, raisonnable, prudent », et qui désigne ici l'espèce.
« Linné » identifie le nom du naturaliste qui a nommé et décrit l'espèce.
« 1758 » situe l'année de publication de la diagnose, ou de sa validation.
 Exemple : l’arachide
 Règne : Végétal
 Embranchement : Spermaphytes
 Classe : Dicotylédones
 Ordre : Fabales
 Famille : fabacées
 Genre : Arachis
 Espèce : Arachis hypogaea L.
• Le guépard : Acinonyx jubatus (Schreber, 1775).
• Le lion : Panthera leo Linnæus, 1758.
• Le chien : Canis domesticus
• Le loup : Canis lupus
 L’espèce
L’Espèce est l’élément de base de la systématique, c’est l’ensemble des individus
semblables entre eux dans un milieu bien défini et qui sont interféconds.
TABLEAU DE CLASSIFICATION DU REGNE VEGETALE
Noyau PHYLUM APPAREIL VEGETATIF Catégorie Subdivision

Angiospermes
C
TRACHEOPHYTES SPERMAPHYTES Gymnospermes
E H

Cordaitale
U L
PRESPERMAPHYTES
C O

A R ARCHEGONIATES Ptéridophytes

R O
Bryophytes feuillés
Y P

O H Bryophytes Thalloides

T Y THALLOPHYTES

E T

S E

Chlorophycophytes
PHYCOPHYTES

Chromophycophytes

Rhodophytes

LICHENS
Basidiomycètes
REGNE DES MYCETES
Ascomycètes

Myxomycètes

P
R CYANOPHYTES
O
C
A
R
Y
O
R
E
S
CHAPITRE II : EXPLORATION DU MILIEU

Introduction
Le milieu est un espace de dimension plus ou moins restreintes, à l’intérieur
duquel les conditions de vie sont relativement homogène. Les milieux dans
lesquels sont principalement de deux ordres :
- Le milieu terrestre (forêt, savane, désert,…)
- Le milieu aquatique (mare, lac, mer,…)
I- Le milieu terrestre

1-Le milieu physique


Les caractéristiques physiques du milieu sont en effet les
critères (paramètres physiques) mesurables qui
permettent de définir un milieu. Ces critères sont
nombreux, mais on retiendra la température, l’humidité,
l’éclairement, la pluviosité, le sol.
Les paramètres physiques du milieu permettent de
définir un type de milieu (désertique, aride, tropical,…)
Les instruments de mesure des paramètres physiques
sont :

Instrument de Unité de Permet de mesurer Elément mesuré


mesure mesure
Thermomètre ˚C Température Chaleur
Pluviométrie mm Pluie Eau
Hygromètre % Humidité Eau
Anémomètre m/s nœuds Vitesse du vent vent
Girouette Cap (en degré) Direction du vent Vent
Boussole Cap (en degré) Indication la direction du Champ magnétique
nord
Luxmètre Lux L’ensoleillement La luminosité
Baromètre Mm de mercure Pression atmosphérique Air

C’est l’ensemble de ces caractéristiques qui définissent


les caractéristiques du milieu.
a) La température

C’est la plus importante des caractéristiques du milieu.


La température est sous l’influence de la latitude. Ainsi
les pays les plus chauds sont situés au voisinage den
l’équateur et les pays les plus froid au voisinage des
pôles. La température est également influencée par la
période de la journée, l’année et la saison. La
température agit sur la répartition des espèces animales
et végétales.
b) L’humidité
L’humidité est la quantité de vapeur d’eau qui se trouve
dans l’air. En météorologie populaire on se sert du taux
d’humidité relative pour renseigner les gens sur
l’humidité présent dans l’air. L’humidité relative
compare la quantité d’eau présente dans l’air à la
quantité qu’il faudrait saturer cet air à une température
donnée.
Par exemple, si l’humidité relative est de 50% cela
signifie que l’air contient la moitié de la quantité
maximale de vapeur d’eau qu’il peut contenir. L’air est
saturé lorsque l’humidité relative atteint 100%.

Humidité relative à l’instant t (HRt) = massa de vapeur


d’eau dans l’air à l’instant t/ masse de vapeur d’eau
dans l’air à saturation.
c) L’éclairement
C’est la quantité de lumière reçu par un milieu par
unité de surface ou de volume. La lumière est d’abord
source d’énergie pour la photosynthèse. L’éclairement
reçu sur la terre est d’origine solaire. La lumière peut
être en deux éléments :
L’intensité de la lumière qui varie en fonction de la
latitude et en fonction des saisons.
La photopériode qui constitue l’alternance du jour et de
la nuit.
d) La pluviosité

Elle correspond à la hauteur d’eau tombée dans un


milieu pendant un temps donné. La pluviosité est
favorisée par les influences océaniques. Les
précipitations peuvent êtres liquides ou solides.
e) Le relief
Le relief est l’ensemble des irrégularités du sol
observées à la surface de la terre. Ces irrégularités se
mesurent par rapport au niveau de la mer. On distingue
deux types de reliefs : le relief des continents (29%) et le
relief des océans (71%).
f) Le sol
Les sols sont tout à la fois milieu de vie et facteurs écologiques. Ils résultent des
actions climatiques et biologiques au contact de la roche mère. Une analyse
minutieuse du sol d’un permet d’identifier en proportion variable deux fractions
du sol :

- Une fraction minérale c’est la terre : constitué de particules solides plus


ou moins fine provenant de la dégradation physique puis chimique de la roche
mère du sous-sol. Ce sont les sables, les limons et les argiles.
- Une fraction organique : ce sont des débris végétaux et/ou animaux. La
fraction organique résulte de la décomposition des êtres vivants du sol. La
fraction représente l’humus et repart en quatre groupes :
. La matière organique vivante (verre de terre, termites, mycélium de
champignon,…)
. Les débris d’origine végétal, animal appelés matière organique fraiche.
. La matière organique transitoire qui résulte d’une évolution de la matière
organique fraîche.
. Les matières humiques provenant de l’évolution des composés organiques
intermédiaires.
2-Les êtres vivants

2.1- la flore

La flore est l’ensemble des espèces végétales présentes dans un espace


géographique ou un écosystème déterminé.

a) Organisation verticale de la végétation : Notion de strate

C’est une répartition verticale ou stratification des végétaux qui varie en fonction
de la hauteur des différentes espèces. Elle est caractérisée par plusieurs couches
horizontales appelées strates. On distingue cinq strates plus ou moins distinctes
suivant la taille des végétaux :

- Strate arborescente comprenant les arbres de plus de 10m de hauteur.


Exemple : khaya senegalensis
- Strate arbustive pour les végétaux de 1à 10m. exemple : Manguifera indica
- Strate herbacée pour les plantes atteignant au maximum 1m (fougères et
graminées)
- Strate muscinale pour les mousses, les lichens et les champignons de
hauteur inférieure à 0,1 m (cryptogames).
- Strate hypogée ou souterraines pour les autres parties souterraines de la
plante. (bulbes, tubercules, racines,…)
b) Organisation horizontales : Notion de zonation

L’organisation horizontale exprime l’agencement et la


répartition des végétaux suivant le plan horizontal.
La zonation correspond au découpage du milieu terrestre
en zone en tenant compte des facteurs thermiques,
pluviométriques et surtout édaphiques qui influencent la
répartition des végétaux. L’étude se fait avec la
méthode des transects, elle consiste à étudier le milieu
sur une ligne droite de plusieurs centaines de mètres,
voir 1 à 2 km. Cette étude peut conduire par exemple à
une alternance des zones nues ou seulement herbacées
et boisées.
Définitions de quelques notions
- L’abondance (degré de présence) : en écologie
l’abondance d’un organisme est le nombre total de cet
organisme ou le nombre d’organisme par unité de
surface. Les organismes sont en généralement plus
abondants là où les conditions sont plus favorables.
- La dominance : Elle met en valeur le rôle
prédominant d’une espèce dans une communauté. Cette
espèce n’est pas forcement la plus répandue mais celle
qui caractérise le milieu. Il y a dominance lorsqu’une
espèce ou quelques espèces contrôlent les conditions du
milieu qui influent sur les autres espèces.
- Le coefficient d’abondance-dominance prend en
compte la surface projetée au sol des espèces ayant une
couverture importante (dominance) et le nombre
d’espèce à couverture négligeable (abondance).
- La sociabilité : la notion sociabilité exprime la
manière dont les individus d’une même espèce sont
repartis les uns par rapport aux autres dans un milieu. Il
permet de distinguer les espèces dont les individus ont
tendance à se grouper de celles qui ne présentent pas ce
caractère.
1. Individus isolés
2. Individus repartis en petits groupes isolés
3. Individus groupés en forte densité
4. Individus vivants en colonies ou tapis
discontinus
5. Individus formant un tapis continu ou un
peuplement compact.
- La vitalité : Elle correspond à la capacité d’une
plante à accomplir son cycle évolutif complet allant de
la germination à la fructification. Autrement dit c’est
l’état de développent que peut atteindre une espèce
végétale (plantule, foliation, floraison, fructification)
2.2- la faune

Le terme faune désigne l’ensemble des espèces animales


présentent dans un espace géographique ou un
écosystème déterminés.

a) Organisation verticale

Dans la nature, les animaux peuvent être recensés selon


(03) trois strates. On distingue verticalement :
- Les animaux volants ou voiliers : les oiseaux, les
insectes, les chauves-souris.
- Les animaux grimpeurs : singes, écureuils,
caméléons,…
- Les animaux marcheurs (mammifères), les
rampants (reptiles), sauteurs (batraciens). Ces animaux
sont reconnaissables par leurs empreintes sur le sol.
- Les animaux fouisseurs (taupes, rats, vers de
terre,…) : Ces animaux sont reconnaissables par leurs
marques sur le sol ou dans la litière.
L’étude de la faune est plus difficile à étudier du fait de
la mobilité des animaux. Pour cela deux méthodes
peuvent être utilisées dans l’étude des vertébrés.
- L’observation directe : c’est une observation
immédiate qui permet de noter les caractères de
l’animal aperçu. Sa couleur, sa forme, l’aspect de
certains organes comme les pattes, la queue, le bec. Les
caractères conduisent parfois à l’identification de
l’animal.
- Les méthodes indirectes :
Dans l’étude de l’organisation des animaux apparaissent
d’autres notions :

L’abondance
Les zoologistes ont l’habitude de noter l’abondance de la
façon suivante :

Animal Seul et Pas Fréque Très


absent dispersé rare nt fréque
nt
0 + ++ +++ ++++
La dominance

L’étude de la dominance est difficile avec les animaux à


cause de leur mobilité. Ainsi donc on les classe de la
manière suivante :
-espèce permanente : elles vivent en permanence dans
le milieu quelques soit la saison. Exemple : le
margouillat, mouches, moustiques,….
-espèces saisonnière : les animaux ne se manifestent que
pendant une certaine période de la saison. Exemple :
certains oiseaux, abeilles, escargot en saison pluvieuse.
Les espèces polyphages ont une dominance plus grande
que les espèces monophages dans les milieux.
La notion de sociabilité
Les cotations suivantes sont utilisées :
1. Espèces isolée : margouillats, araignées,…
2. Espèces en groupe de quelques individus :
singes, mouches,
3. Espèces vivant en forte densité : fourmis,
éléphants,…
4. Espèces vivants en colonies : hérons, hydres,…
5. Espèces formant un peuplement compact : les
abeilles dans une ruche, les termites dans une
termitière.
La notion de vitalité

Le développement et la durée de vie d’une espèce varie


suivant son milieu de vie, la saison, la photo-périodicité,
le climat, la quantité de nourriture et l’absence ou la
présence de prédateurs. Une espèce peut ainsi avoir une
grande ou une faible vitalité.

Exemples : les cafards ont une grande vitalité la nuit que


le jour.
La communauté : ensemble de populations animales et
végétales qui vivent dans une aire donnée, à un moment
donné et interagissent.
La population : c’est un ensemble d’individus (animaux
ou végétaux) de la même espèce vivant dans un même
espace. Ces individus sont généralement capables de se
reproduire entre eux.
Exemple : la population du Burkina Faso, la population
des lions du parc d’Arly,…
Le peuplement : c’est un ensemble d’individus (animaux
ou végétaux) appartenant à plusieurs espèces et qui
vivent sur un territoire donné. Ces espèces
appartiennent généralement à un même groupe
systématique.
Exemple : peuplement des poissons du barrage n˚2 de
Ouagadougou, peuplement des oiseaux du parc de Pô,…
Individus : c’est un élément représentatif d’une espèce.
L’individu peut être uni ou pluricellulaire.
II- Le milieu aquatique
1-Le milieu physique

a) La densité de l’eau
Elle dépend de la température et de la teneur en
matière dissoute. Sa forte densité permet la flottaison
des organismes de grandes tailles. La densité maximale
de l’eau se situe à 4C c’est l’eau lourde.
b) Le pH de l’eau
Le pH en milieu aquatique est fonction de la composition
chimique de la solution aqueuse et de l’activité des
organismes. L’influence de l’activité des organismes sur
le pH est marquée par la photosynthèse et la respiration.
Les organismes vivants et leur milieu sont généralement
stables autour d’un pH donné. Cette stabilité est due à
l’existence de systèmes tampons.
c) La teneur en oxygène
L’oxygène ne présente jamais de forte teneur dans les
milieux aquatiques naturels à cause de sa faible
solubilité. L’oxygène est considéré comme un facteur
limitant dans le développement des organismes
aquatiques hétérotrophe.
Les gains d’oxygènes dans les milieux aquatiques sont
dus à la dissolution de l’air atmosphérique et à l’activité
photosynthétique des végétaux aquatiques.
d) La transparence de l’eau

La transparence de l’eau correspond à la visibilité que


l’on peut observer dans les masses d’eaux. Cette
visibilité est due à la pénétration de la lumière dans le
plan d’eau. Une transparence élevée favorise la
photosynthèse donc le développement des végétaux.
2-Les êtres vivants

a) La flore aquatique

Les végétaux des plantes aquatiques présentent une


certaine stratification comportant :

Les plantes semi-aquatiques : Elles ont leurs racines


fixées sur le fond tandis que le reste de leur appareil
végétatif s’élève au-dessus du niveau de l’eau.
Exemple : le papyrus
Les plantes aquatiques fixées : Elles ont leurs feuilles qui
flottent au-dessus de l’eau.
Exemple : le nénuphar
Les plantes aquatiques libres : non enracinées, flottantes
en surface (la laitue de mer, la jacinthe d’eau,…) ou
submergées entre deux eaux (la cératophyllum, algues
filamenteuse)
La récolte de ces espèces végétales aquatiques de fera à
l’aide d’outils appropriés tels que :
Le filer à plancton qui sert à récolter les
microorganismes flottants de surface de pleine eau.
Le grappin utilisé pour récolter les plantes aquatiques
fixées.
b) La faune aquatique
Les animaux aquatiques présentent également une
distribution verticale au sein des masses d’eau. On peut
ainsi distinguer :
Les nageurs : ils vivent au niveau des horizons supérieurs
des étendues d’eau. Ce sont les poissons, les crustacés,…
Les animaux de fonds. Parmi eux on distingue :
Ceux qui vivent fixés : les huitres, les moules d’eau
douce,…
Les marcheurs ou rampants : les crabes d’eau douce, les
sangsues, les anguillules,…

La récolte des animaux se fera à l’aide d’un filet.


CHAPITRE III : ADAPTATION DES ETRES VIVANTS A LEURS MILIEUX DE VIE
I- Adaptation des végétaux à leurs milieux de vie
1-Le milieu aquatique : exemple du Nénuphar (Nymphea lotus)

a) Adaptation de l’appareil végétatif


- Caractères et structures morphologiques et anatomique d’adaptation.

La racine
Le système racinaire du nénuphar est réduit. En effet le nénuphar possède des racines adventives très peu ramifié
et sans poils absorbants. La plante étant en contact permanent avec l’eau la nécessité d’absorption d’eau et de
sels minéraux devient moindre. Les vaisseaux de xylème sont réduits au niveau des racines.
La tige
Le nénuphar possède une tige souterraine appelée rhizome enfoui dans la vase. Ce rhizome est enfoncé dans le
sol avec un tissu de soutien très peu développé. Une coupe transversale de la tige montre la présence d’un
parenchyme de réserve constitué d’amidon.
La feuille
Les feuilles de nénuphar sont constituées d’un long
pétiole complètement immergé et d’un large limbe qui
flotte sur l’eau.
 Le pétiole présente les caractéristiques
suivantes :
• Il est long ce qui permet au limbe de flotter
réalisant ainsi la photosynthèse.
• De nombreuses lacunes aérifères qui
approvisionnent la plante en eau.
• Le xylème est réduit au profit des lacunes
aérifères
• L’absence de cuticule autour de l’épiderme
• La présence du collenchyme (tissu moins rigide
que le sclérenchyme) et des sclérites (maintiennent
ouvertes les lacunes).

 Le limbe : sa face inférieure est en contact avec


l’eau tandis que sa face supérieure munie de cuticule est
non mouillable.
b) Adaptations physiologique

Le nénuphar réalise la photosynthèse grâce aux stomates


de la face supérieure du limbe. La présence des lacunes
aérifères permet à la plante à la plante de réaliser une
atmosphère interne indispensable à la respiration.
Le pétiole grâce à sa flexibilité peut fléchir ou se
redresser en fonction du niveau de l’eau.
La fleur du nénuphar est munie d’un long pédoncule ce
qui permet aux autres pièces florales de rester hors de
l’eau. Cette fleur s’ouvre pendant le jour pour s’exposer
à la lumière et aux insectes et se referme la nuit.
Le fruit du nénuphar est enveloppé dans une paroi verte.
Les graines grâce leur tissu lacuneux peuvent flotter et
assurer ainsi leur dissémination.
2-Le milieu terrestre : exemple du Flamboyant (Delonix regia)

Le milieu terrestre présente des facteurs plus hostiles pour les végétaux pour les végétaux.

a) Adaptation de l’appareil végétatif

- Caractères et structures morphologiques et anatomique d’adaptation.


La racine
Le flamboyant présente un système racinaire pivotant. Ainsi donc on a une racine principale qui s’enfonce
verticalement et profondément dans le sol. A cette racine principale s’ajoute des racines secondaires peu
profondes et qui s’étendent horizontalement.
Une coupe transversale de la racine montre dans la zone de ramification des assises génératrices de
formation secondaires :
. L’assise libéro-ligneuse ou cambium sinueux qui élabore le liber vers l’extérieur et le bois vers
l’intérieur ;
. L’assise génératrice subéro-phellodermique ou phellogène qui élabore le suber ou liège vers l’extérieur
et le phelloderme vers l’intérieur.
La tige
La tige du flamboyant peut atteindre 15m de hauteur.
C’est une tige ligneuse riche en bois et dont l’épaisseur
s’accroît d’année en année. Une coupe transversale de
la tige présente de l’extérieur vers l’intérieur.
Le suber recouvert par une légère cuticule
Le phelloderme
Le liber
Le cambium qui recouvre totalement le bois
La moelle qui se trouve dans la partie centrale
Les feuilles
Le flamboyant à des feuilles qui tombent
périodiquement en saison sèche : ce sont des plantes à
feuilles caduques. Il s’agit de feuilles composées
bipennées.
Des folioles sont disposées symétriquement sur le rachis.
Chaque foliole est divisé en de petites pièces opposés
deux à deux appelées foliolules disposés également
symétriquement sur leur rachinule. L’ensemble est relié
à la tige par un pétiole terminé par une graine.
b) Adaptation physiologique
Le flamboyant présente un système racinaire bien développé avec une
racine principale qui s’enfonce profondément dans le sol et des racines
secondaires qui s’étendent horizontalement au sol.
La tige est tige ligneuse très riche en bois qui s’épaissit d’année en année.

La principale adaptation s’observe surtout au niveau des feuilles. En effet


pendant la saison sèche le flamboyant se débarrasse de ses feuilles afin de
réduire les pertes d’eau due à la transpiration. Ce sont des feuilles
composées bipennées avec une gaine au bout du pétiole.
La fleure est complète avec une inflorescence en grappe. La couleur de ces
fleurs attire de nombreux agents pollinisateurs.
Les frits sont de grandes gousses plates garnies de graines noires. Elles
peuvent rester longtemps sur l’arbre avant de s’ouvrir pour libérer les
raines.
2-Le milieu terrestre : exemple du Flamboyant (Delonix
regia)

3-Tableau comparatif

Nymphea lotus Delonix regia


Racines Peu nombreuses Une racine pivotante
Non ramifiées ou peu Des racines latérales peu
profondes et longues
Tiges Un rhizome avec des Tronc avec de nombreuses
réserves abondantes ramifications
Absence de tissu de soutien Présence d’un tissu de
soutien développé
Vaisseaux conducteurs bien
développés
Feuilles Feuilles simple à grand Feuilles composées
limbe bipennées
Pétioles souples et longs Feuilles caduques
riche en parenchyme
aérifères

Fleurs et fruits Fleurs aériennes Etamines moins nombreuses


Nombreuses étamines Périanthe non compact
périanthe compact Fruit : gousse plate
Fruit : baie
II- Adaptation des animaux à leurs milieux de vie

Dans la biosphère, les animaux ont colonisé et sont


adapté à tous les milieux. On passe ainsi d’animaux
strictement aquatiques (poissons,…) à des animaux
strictement terrestres (oiseaux, mammifères, reptiles,
…). Entre ces deux extrêmes on a des animaux à la fois
terrestres et aquatiques.
L’étude de l’adaptation des animaux portera sur la
locomotion, la respiration et la et la reproduction
la et la reproduction.
1-Le milieu aquatique : exemple du Tilapia (Tilapia
nilotica)

Dans les milieux aquatiques les contraintes qui prévalent


pour les animaux sont :
- Le faible taux d’oxygène
- La résistance de l’eau au déplacement et
l’action cumulée des courants de toutes sortes ;
- Les facteurs d’agressions divers
Des moyens d’adaptation à ces facteurs ont été
développés par le Tilapia.
a) Adaptation de l’anatomie externe

De la classe des poissons, famille des cichlidae, le genre


Tilapia comprend un nombre important d’espèce.
Le corps du Tilapia à l’aspect d’un fuseau, on parle de
morphologie fusiforme et hydrodynamique : c’est la
conformation favorable à la vie aquatique. Cette
morphologie offre ainsi une moindre résistance à l’eau
pendant le déplacement.
Le corps est constitué d’une tête, d’un tronc, et d’une
région caudale. L’ensemble du corps est recouvert
d’écailles dite « cycloïdes » imbriqués les uns sur les
autres.
- La tête : Elle se termine par l’orifice buccal. La
tête est limitée en arrière par les opercules, que l’on
peut soulever de façon à découvrir la fente, par laquelle
s’effectue la sortie de l’eau ayant servi à la respiration.
Les opercules protègent les branchies situés à l’intérieur.
Au-dessus de la bouche, se voient les narines. Au nombre
de deux elles n’ont aucun rôle respiratoire, ne
communique pas avec la bouche et sont le siège de
l’odorat.
L’oreille est interne avec des parois garnis de cellules
sensibles qui renferme un liquide que l’on appel
otolithes. Les otolithes jouent un rôle dans
l’équilibration de l’animal.
Les yeux au nombre de deux sont privés de paupières et
recouvert par une membrane conjonctive transparente.
- Le tronc : il porte les nageoires paires et
impaires qui assurent la locomotion.
. Les nageoires impaires du tronc sont représentées par
la nageoire dorsale et la nageoire anale qui ont un rôle
de gouvernail.
. Les nageoires paires sont les nageoires pectorales
situées derrière l’opercule et les nageoires abdominales
(pelviennes) situées en avant du cloaque. Les nageoires
paires ont surtout un rôle d’équilibration du corps. Les
pectorales sont les organes de la nage lente et
permettent le renouvellent de l’eau au niveau de la
bouche.
- La région caudale : l’extrémité caudale se
termine par une nageoire impaire appelée nageoire
caudale ou queue. La caudale à un rôle de propulseur. En
effet pour son déplacement rapide, le Tilapia donne de
violents coups de queue à droite et à gauche.
b) Adaptation de l’anatomie interne

- L’appareil respiratoire :
. Anatomie : l’appareil respiratoire est formé de cinq
paires de sacs branchiaux s’ouvrant chacun à l’extérieur
par une fente branchiale. Chaque sac branchial porte
latéralement des branchies et est soutenu par un arc
branchial cartilagineux sur lequel se dressent des
filaments branchiaux. L’examen d’un filament branchial
à la loupe montre des lamelles branchiales implantées
parallèlement.
. Physiologie : les lamelles branchiales contiennent des
capillaires où s’effectuent les échanges gazeux entre
l’eau et le sang sombre selon le processus suivant :
Le tilapia respire d’abords l’eau chargée d’oxygènes par
sa bouche et l’envoie jusqu’au niveau des branchies ;
Dans les branchies, le courant d’eau traverse l’espace
aménagé entre deux lamelles branchiales consécutives ;
Des échanges gazeux se réalisent dans cet espace : en
effet l’eau qui entre par la bouche contient de l’oxygène
dissous alors que l’eau qui ressort par les opercules est
riche en gaz carbonique. Ce processus constitue la
respiration branchiale.
- L’appareil circulatoire

. Anatomie : le cœur est formé d’un bulbe artériel,


d’une oreillette non divisé ou atrium et d’un ventricule
également non divisé.
Les vaisseaux
. Physiologie : le sang oxygéné dans les branchies est
envoyé aux organes via les artères efférentes ; l’oxygène
passe ensuite dans les organes qui se décharge de leur
gaz carbonique. Ainsi donc le sang est envoyé au sinus
veineux du cœur par l’intermédiaire des canaux de
cuvier et de la veine sus-hépatique. Enfin le sang
carbonaté est expulsé du cœur par l’artère aorte dans
les branchies pour une nouvelle oxygénation.
- L’appareil reproducteur : la reproduction chez
le Tilapia est sexuée. Cette reproduction est fonction de
la température (20˚C). le nid du Tilapia nilotica à la
forme d’une cuvette de 20 à 30 cm de diamètre
aménagé par le mâle. Une fois le nid creusé, la femelle
vient déposer ses œufs. Le mâle arrose de laitance
(sperme) les ovules pondus par les femelles. Les œufs
fécondés évoluent dans la bouche de la femelle jusqu’à
l’éclosion. La mère libère par la suite ses petits qui
restent à proximité des parents. En cas de danger, toutes
les larves trouvent refuse dans la bouche de la mère
2-Le milieu terrestre : exemple du Pigeon (Columba
domestica)

a) Adaptation de l’anatomie externe


Le pigeon est un oiseau très domestique, symbole de la
cohabitation pacifique. Le pigeon appartient à
l’embranchement des vertébrés, à la classe des oiseaux,
la sous classe des carinates, l’ordre des colombiformes.
Sa principale adaptation se manifeste au niveau du vol.
Le corps à une forme aérodynamique. Les membres sont
transformés en ailes ; le squelette allégé (os
pneumatique). La musculature est particulière avec un
développement des sacs aériens.

- La tête

Elle porte un bec corné (bec adapté à la granivorie)


légèrement crochu. Les yeux ont trois paupières. Le
pigeon à une vue perçante, l’une des paupières est
transparent et se déplace horizontalement si la lumière
est trop vive. La seule partie visible des oreilles est le
conduit auditif externe.
- Les membres au nombre de deux pairs sont
représentés par : les membres postérieurs qui sont les
pattes et les deux membres antérieurs formant les ailes.
. Les pattes
Les pattes portent quatre doigts insérés au même niveau
et munis chacun d’une griffe acérée (tranchant, aigu).
Pendant le vol les membres postérieurs du pigeon se
détendent ce qui projette l’animal vers le haut. Les
pattes se replient en Z, favorisant le saut au moment de
l’envol.
. Les ails
Ce sont les membres antérieurs spécialisés dans le vol
c’est à dire la navigation aérienne. Une aile comporte un
bras, un avant-bras et la main. Les ailes portent les
plumes et l’ensemble aile-plume forme une rame
destinée à battre l’air.
Au moment de l’envol ce sont les battements des ailes
qui frappent l’air à coup rapide.
. Le plumage
Il constitue le revêtement qui recouvre tous l’organisme
à l’exception du bec et des pattes. On a trois catégories
de plumes :
Les tectrices recouvrent la peau du pigeon. Sous les
tectrices se trouvent ls duvets, minuscules plumes.
Les pennes : la main et l’avant et l’avant-bras portent
les pennes qui se recouvrent partiellement les unes les
autres de telle sorte que l’ensemble forme une rame
solide et flexible qui ne laisse pas passer l’air du dessous
vers le dessus. Ce qui permet à l’oiseau de s’appuyer sur
l’air. On a deux types de pennes : les pennes rectrices
sont implantées sur le coccyx pour former la queue et les
pennes rémiges sont fixées sur les ailes.
La mobilité de la queue permet avec les ailes de
gouverner le vol du pigeon.
b) Adaptation à l’anatomie interne
Le squelette
Le squelette du pigeon est creux et ne comporte pas de moelle. Ces lacunes
permettent aux os d’être en communication directe avec les sacs aériens
ventilés par les poumons. Les mâchoires ont perdu leurs dents ce qui allège le
crâne. Le pigeon est donc Legé et possède une réserve d’air supplémentaire.
On observe également une réduction du nombre de vertèbres en une pièce
unique le sysacrum. Chez les oiseaux on a une bipédie de type digitigrade. Le
sternum est prolongé par une lame osseuse appelée bréchet qui permet
l’accrochage des gros et puissants muscles du vol. Cette configuration du
squelette est une adaptation au vol.
L’appareil respiratoire : la respiration est pulmonaire. La trachée se divise en
deux bronches. Au point de séparation on trouve le syrinx qui constitue une
cage de résonnance chez les oiseaux chanteurs. Les poumons se prolongent
chacun par cinq pairs de sac pneumatique.
L’appareil digestif
Au niveau de l’appareil digestif la principale adaptation
s’observe au niveau du jabot. Chez le pigeon qui est un
granivore, les graines sont stockées au niveau du jabot et
vont subir une fermentation pour donner une sorte de
bouillie laiteuse qui sera régurgitée pour nourrir les
petits. Le gésier du pigeon contient des grains de sable
et des petits cailloux qui servent à écraser les graines au
niveau du jabot.
Appareil reproducteur
La reproduction du pigeon est sexuée. La femelle pond
des œufs. Le pigeon est donc ovipare. A 3 mois
l’accouplement est possible chez les pigeons. Les mâles
avant l’accouplement roucoule à proximité de la
femelle. La couvaison dure 17 jours et 2 œufs sont
pondus par la femelle. Les pigeonneaux sont aveugles à
la naissance.
3. Tableau comparatifs

Tilapia Pigeon
Morphologie Fusiforme Aérodynamique,
hydrodynamique corps recouvert de
Corps recouvert plume, présence
d’écaille, présence de de pattes et
nageoires pour la d’ailes pour la
locomotion locomotion
Respiration Branchiale pulmonaire
Nutrition Omnivore Granivore
Reproduction Reproduction sexuée Reproduction
Individus unisexué sexuée
Individus
unisexuée
Anatomie Présence de branchies Présence de
particulière Favorisant la poumons et de
respiration jabot au niveau de
la digestion
CHAPITRE IV : LES FACTEURS ECOLOGIQUES ET LEURS ACTIONS SUR LES
ETRES VIVANTS

I- Les types de facteurs et leurs définitions

a) Les facteurs abiotiques

Ce sont des facteurs qui ont pour origine le non vivant c’est-à-dire les paramètres du milieu.

Les facteurs abiotiques sont de trois ordres :


Les facteurs climatiques : le climat est l’ensemble des phénomènes météorologiques qui
caractérisent l’état de l’atmosphère et son évolution en un lieu donné. On distingue
principalement : la température, l’éclairement, l’humidité relative, la pluviosité, les vents, les gaz
à effet de serre, et toutes les autres radiations possibles qui existent.
Ce sont les différentes variations de la température et de la précipitation au cours de l’année qui
permettent de définir le climat. Ainsi donc on a le
. Le macroclimat : qui s’applique à une vaste zone.
. Le mésoclimat : qui caractérise les différentes variations du climat observé dans une région.
Cette variation est due au relief et à la végétation.
. Le microclimat : c’est un climat très localisé.
Les facteurs édaphiques : ce sont des liés au sol. C’est l’ensemble des
propriétés chimiques et physique du sol qui agissent sur le milieu. Les
principaux facteurs édaphiques sont représentés par l’eau du sol, la texture,
la structure, l’aération, la composition chimique et le pH du sol.

Les facteurs hydrographiques : l’hydrographie est l’ensemble des eaux de la


surface terrestre. Les principaux facteurs rencontrés dans le milieu
aquatique sont essentiellement de type physico-chimique. Ainsi donc on peut
citer par exemple la salinité, la température, l’éclairement. On distingue
. Les eaux douces ou eaux continentales : ce sont les fleuves, les lacs, les
marres, les étangs, les torrents. La salinité moyenne est ≤5% et le pH varie
entre 0 et 10.
. Les eaux saumâtres : ce sont les eaux des lagunes et les estuaires (delta,
embouchures). La salinité est comprise entre 50‰ et 20‰.
. Les eaux marines : la salinité moyenne est de 36‰ et le pH en surface est
de 8 et 8,4 en profondeur le pH est de 7,4 à 7,8.
b) Les facteurs biotiques

Ce sont des facteurs qui ont pour origine le vivant. Ces facteurs agissent sur
une espèce ou sur un groupe d’espèce. On distingue trois facteurs biotiques.

Les facteurs intraspécifiques : ils concernent des individus composés de la


même espèce.
. Les facteurs démographiques : cinq facteurs caractérisent la démographie.
L’effectif : c’est le nombre d’individu d’une population
La croissance : c’est l’augmentation de l’effectif en fonction du temps. Il se
fonde sur la natalité et la mortalité.
Le sex-ratio : c’est le nombre de mâle sur le nombre de femelle. C’est le
nombre de femelle qui est important si l’on considère qu’un mâle peut
féconder plusieurs femelles.
La durée de vie : c’est le temps qui s’écoule entre la naissance d’un
organisme et sa mort.
La fécondité : c’est le nombre de descendant donné pour la population unité
pendant l’unité de temps.
Les facteurs éthologiques : ces facteurs sont liés au comportement des
espèces. Il s’agit du sexe, l’effet de groupe, la compétition.
Les facteurs interspécifiques : ce sont des rapports individuels
qu(une espèce peut entretenir avec d’autres espèces mais également
l’influence des autres espèces sur elle. Il s’agit du parasitisme, du
neutralisme, de la compétition,…
Dans ce cas de figure le terme facteur prend le sens de relation ou
d’action.
. Les facteurs alimentaires : la nourriture est facteur écologique
qui agit directement sur les paramètres biotiques. Ainsi donc la qualité et
la quantité de la nourriture détermineront par exemple le nombre de mort
et même l’adaptation de l’espèce au milieu.
Une insuffisance de nourriture détermine un facteur limitant.
Un facteur limitant : si tous les facteurs sont favorables au développement
d’un organisme sauf un seul qui n’est pas complétement réalisé c’est ce
facteur qui va jouer un rôle efficace sur la vie te la mort de l’organisme.
Une espèce Sténophage est une espèce qui se nourrit
d’un seul type d’aliment.
Une espèce polyphage est une espèce qui se nourrit de
plusieurs types de nutriment
Une espèce euryphage :
II- Les facteurs abiotiques

1-Les facteurs climatiques

a) La lumière
- Caractéristiques
La lumière agit selon son intensité, sa durée et sa
direction. Elle varie aussi bien selon la latitude que la
l’altitude.
- Action sur les végétaux
La lumière est nécessaire aux plantes chlorophylliennes pour leur nutrition par la
photosynthèse. En effet, sous la lumière, ces plantes utilisent le gaz carbonique pour la
synthèse des substances organiques responsable de leur croissance.
Les plantes pour leur croissance n’ont pas besoin toutes de la même intensité de lumière.
De ce fait on distingue deux types de plantes :
Les plantes héliophiles (plante de soleil) : ce sont des plantes qui ont besoin d’une
lumière intense. Exemple : les plantes des déserts et des steppes.
Les plantes scaphiles (plante d’ombre) : Ce sont des plantes qui ont besoin d’une lumière
moins intense. Exemples : les plantes des régions tempérée.
Les organes végétaux peuvent lors de leur croissance s’orienter en direction de la lumière
: c’est le tropisme ou phototropisme.
L’alternance des jours et des nuits (ou succession des périodes d’éclairement) avec ses
variations annuelles (jours longs, jours courts) déclenche dans les organismes des
réactions dont l’ensemble constitue le photopériodisme. Chez les végétaux il est surtout
marqué par la mise en valeur.
L’interruption périodique de la lumière permet l’évacuation des produits de la
photosynthèse et évite un engorgement des tissus assimilateurs.
- Action sur les animaux

L’action de la luminosité est moins perceptible chez les animaux. Cependant la


lumière permet la transformation du cholestérol en vitamine D chez l’homme.
La vitamine D étant indispensable à la croissance et la consolidation des os. La
lumière agit également favorablement et/ou défavorablement sur la
pigmentation et sur les yeux.

- Adaptation à la lumière

Beaucoup de végétaux et d’animaux ayant besoin de long temps d’éclairement


entre en vie ralentie pendant la saison où l’éclairement est court. Les mêmes
plantes et animaux se reproduisent pendant la période de forte éclaircissement.
b) La température
- Caractéristiques

C’est la sensation de chaleur ou froid qu’on éprouve.


L’influence de la température va dépendre de son
intensité et de sa durée. Ainsi donc on cherchera à
connaître la moyenne des températures minimales (mois
les plus froid), la moyenne des températures maximales
(mois le plus chauds) et l’amplitude thermique (m-M).
- Action de la température sur les êtres vivants

. Action sur les végétaux


Il est à remarquer en effet que si les hautes
températures dégradent les structures vivantes et si les
tissus meurent lorsqu’ils sont portés au-delà de 125
à150˚C, par contre le froid en lui-même ne les tue pas et
les empêche seulement de se développer. Les conifères
de Sibérie peuvent vivre normalement jusqu’à -65˚C, les
cactus eux peuvent résister à des chaleurs de + 60C et
plus. En général, une température très froide empêche
la germination des graines et une bonne croissance des
plantes. La température est un facteur qui limite
l’extension géographique des végétaux.
. Action sur les animaux
Pour chaque espèce animale il existe une température
optimale (optimum) pour laquelle les fonctions vitales se
réalisent au mieux. Pour des températures létales
maximum et minimum l’animal est tué respectivement
soit par la chaleur, soit par le froid.
Par rapport à la température deux types d’animaux sont
à distinguer :
Les animaux poïkilothermes (hétérothermes) : ce sont
des animaux dont la température varie en fonction de la
température du milieu qui les entoure. Exemple :
poisson, reptiles, amphibiens.
Les animaux homéothermes : ce sont des animaux à
température constante. Exemple : mammifères et
oiseaux,…
- Adaptation à la température

Certaines plantes perdent leurs feuilles pendant les périodes très froides ou très chaudes.
D’autre plantes par contre pour résister à la chaleur développent des organes de résistance tel que les
rhizomes, les bulbes, les graines,….

Les végétaux, selon leurs réactions à l’action du froid intense et aux mauvaises saisons, ont été classés en
plusieurs types biologiques :

Les phanérophytes : l’appareil caulinaires est assez haut pour être visible toute l’année. Ces espèces se
rencontrent dans les régions à longues saison chaude. Exemples : baobab, karité, caïcédrat
Les chaméphytes : ce sont des arbustes en miniature ou les herbes qui peuvent être érigées ou rampantes. Ces
espèces se rencontrent dans les zones montagneuses à longue saison froide et à climat sec. Exemple : les
choux,…
Les hémicryptophytes : ce sont des végétaux à moitié cachés dont l’appareil caulinaires (rhizome, ou
tubercule) très régressé s’est retiré dans le sol. Ces espèces se rencontrent dans les régions très froides et
dans les savanes. Exemple : Cyperus esculentus,…
Les cryptophytes : ce sont des plantes invisibles pendant la mauvaise saison. Les espèces dont les organes
vivaces sont cachés dans le sol sont des géophytes et celle dont les organes vivaces sont cachés dans la vase
sont des hydrogéophytes.
Les thérophytes : Ce sont des végétaux qui ne vivent que pendant l’été. Ces plantes existent sous tous les
climats mais sont très abondantes dans les déserts Exemples : les légumineuses.
Les épiphytes : ce sont des plantes qui n’ont pas de racine dans le sol. Exemple : Ficus vesiculosis,…
Des animaux comme les ours pour résister au froid sont
dispose d’une fourrure étoffée et d’un tissu adipeux bien
développé. Par contre les dromadaires sont adaptés à la
chaleur.
Selon leur résistance à la température on distingue :
Les mésothermes : ils vivent qu’à des températures de
niveau moyen. Exemple : l’olivier (12C)
Les sténothermes : ils ne vivent que dans un intervalle
restreint de température ; soit dans le froid
(sténotherme froid : ours blanc des pôles), soit dans la
chaleur (sténotherme chaud : moustiques)
Les eurythernes : ils supportent de grandes variations de
température. Exemple : l’homme.
Une espèce est dite Euryèce s’il supporte de grande
variation des conditions du milieu ; elle est dite sténoèce
celle ne tolère que de petites variations.
c) L’humidité
- Caractéristiques

L’humidité dépend de la température et de la pluviométrie.

- Action sur les êtres vivants


. Action sur les végétaux

Les végétaux sont beaucoup plus sensibles aux facteurs hydriques. L’humidité influence fortement la
répartition des végétaux.
Les plantes fixées au sol par leur système racinaire doivent puiser non seulement l’eau et les ions
dissous. L’eau assure le maintien des plantes dressées, les mouvements d’organes, le maintien de la
structure et de l’organisation de la cellule. Selon le besoin en eau on distingue :
Les plantes aquatiques ou hydrophytes : ces plantes vivent dans l’eau. Exemple : le nénuphar
Les plantes hygrophytes : ces plantes ne vivent que dans des milieux humides. Exemples : le riz,…
Les plantes mésophytes : ces plantes ont des besoins modérés en eau. Exemple : le flamboyant.
Les plantes xérophytes : ces plantes sont capables de vivre dans des milieux secs. Exemple : le
dattier,…
. Action sur les animaux

Les animaux s’approvisionnent en eau de divers moyens


(eau de boisson : homme ; aliments : reptiles ; à travers
la peau).
Elle est indispensable pour les réactions métaboliques de
leur organisme. L’eau est perdue par transpiration, la
respiration, l’excrétion urinaire.
- Adaptation à l’humidité

Dans les régions, l’humidité de l’air est relativement


faible. Ainsi donc pour diminuer les pertes d’eau par
l’évapotranspiration les plantes vont :
Réduire les feuilles ou même les supprimer ou les
transformer en épines.
Feuilles recouvertes d’une épaisse cuticule
Accumulation des réserves dans les tiges (plantes
succulentes)
Pour les animaux certains utilisent l’eau contenue dans
les aliments ou oxydent leurs réserves lipidiques. C’est
le cas de la bosse des chameaux, zébus et dromadaires
Certains animaux boivent peu ou pas d’eau.
2-Les facteurs édaphiques
Ce sont des facteurs liés au sol, ils correspondent aux propriétés physique et chimique qui ont une action
écologique sur les êtres vivants.

a) Caractéristiques

 l’eau du sol comprend :


- l’eau hygroscopique et l’eau capillaires non absorbable : c’est l’eau non disponible pour les
végétaux et les animaux (car retenue par les particules du solet les pores de 0,2u)
- l’eau capillaire absorbable : disponible pour les végétaux et les pétits animaux en saison sèche.
L’eau de gravité : c’est l’eau des grands pores du sol et à écoulement rapide
 La texture du sol
C’est la composition granulométrique du sol. On distingue les éléments fins (les argiles, les limons, les sables
fins, les sables grossiers) et les éléments grossiers (les cailloux)

 La structure du sol
C’est la manière dont les différents éléments du sol sont assemblés. On distingue la structure particulaire
(état dispersé), la structure concrétionnée (agrégats unis par les ions), la structure construite
(accumulation sous l’effet de l’humus ou de la matière organique).
La structure du sol à une grande importance dans l’aération du sol et pour les échanges entre le sol et les
végétaux.

 La composition chimique du sol : on distingue plusieurs types de sol selon la présence d’éléments
chimiques (anions ou cations) et le pH.
présence d’éléments chimiques (anions ou cations) et le
pH.
b) Actions sur les êtres vivants
L’eau du sol est utile dans l’alimentation des êtres
vivants du sol. Son absence peut entrainer la disparition
de certains espèces notamment ceux fixées (plantes).
Un sol compact et peu poreux peut empêcher la
migration verticale des animaux sensible à la
température, l’humidité ou au manque d’oxygène.
L’absence de calcium, de magnésium, phosphate,… dans
la composition chimique du sol peut perturber voire
arrêter la croissance des végétaux.
c) Adaptations des êtres vivants

Les animaux s’adaptent aux facteurs édaphiques en


effectuant des migrations horizontales ou verticales. Les
végétaux par contre qui vivent fixés sont les plus touchés
par ces facteurs.
III- Les facteurs biotiques

Ce sont des facteurs d’origine vivante agissant sur une espèce considérée ou sur un groupe d’espèce dans un
milieu donné.

1- les relations intraspécifiques

a- La communication animale : (chimique, gestuelle,


vie associative)

Cette communication peut se faire par des moyens chimiques, gestuels ou associatifs.
- Les moyens chimiques : certains animaux communiquent entre eux par émission de substances
chimiques. De telles substances sont émises soit par les femelles (phéromones) soit par les mâles. Chez les
abeilles par exemple, les femelles secrètent les phéromones afin d’attirer les mâles pour l’accouplement.
- Les moyens gestuels : les individus de certaines espèces animales se transmettent des messages en
accomplissant des gestes que les autres ont la faculté de décrypter. Ainsi donc les chimpanzés, par exemple,
courtisent les femelles et menacent leurs rivales.
- Les moyens associatifs : au sein de certaines espèces un individu peut exercer sur les autres une
action stimulante qui se traduit soit par un rassemblement soit par une dispersion.
b- La compétition : alimentaire, territoriale,
possession des femelles

La compétition est une forme de concurrence entre deux


ou plusieurs individus qui veulent la même ressource
vitale. En fonction des ressources convoitées on
distingue :
- La compétition alimentaire : dans cette
compétition c’est les ressources alimentaires qui attisent
la concurrence. Elle est d’autant plus âpre que les
ressources se raréfient. En cas de pénuries on peut
assister à des cas de cannibalismes. Exemple : les
caïmans dévorent leurs petits lorsque la nourriture
devient rare.
- La compétition territoriale : le territoire est la
zone réservée par un individu ou un groupe d’individu
pour se nourrir, se reproduire, se reposer,… elle
s’instaure lorsqu’au sein de la population, l’occupation
du territoire fait l’objet d’une concurrence. Exemple :
les lions.
- On peut assister à des comportements qu’on
qualifie de comportement territorial. Les occupants d’un
territoire peuvent ainsi délimiter leur territoire
(urines, cris,…) et de fendre leur territoire contre les
intrusions.
- La compétition pour la possession des femelles

Dans cette concurrence, les plus forts sont naturellement


c- L’union : groupement non social et groupement
social

Au sein d’une même espèce, les individus se répartissent


les rôles. On observe des sous-ensemble ou
regroupements qui peuvent être de qualités ou degrés
différents.
- Les regroupements non sociaux ou foules : dans
ce cas on ne distingue pas bien la morphologie des
individus dans le groupe et les rôles ou la place qu’ils
occupent dans la communauté. Exemple : un troupeau
qui broute une prairie. Les criquets
- Les groupements sociaux : dans ce cas on
distingue des classes ou catégorie d’individus suivant le
rôle dans la population étudiée. Exemple : dans
une termitière, il y a la classe des guerriers, des
bâtisseurs, des moissonneurs, la reine commise à la
tâche de reproduction.
2- les relations interspécifiques

a- Le parasitisme

 Définition
Le parasite est un organisme vivant qui vit en partie ou
toutes son existence aux dépends d’un autre. Celui qui
profite de la relation est le parasite et celui qui subit
l’exploitation est l’hôte.
Selon le degré de dépendance on distingue :
Le parasitisme obligatoire : dans ce cas le parasite ne
saurait se détacher de son hôte. Exemple : le virus.
Le parasitisme facultatif : dans ce cas le parasite peut se
détacher de son hôte pour mener une vie libre de façon
temporaire. Exemple :
En fonction des rapports physiologiques entre le parasite
et son hôte on distingue :
L’ectoparasite : il vit généralement sur les parties
cutanées de leurs hôtes. Exemples : les tiques
L’endoparasite : il vit à l’intérieur de son hôte
 Mécanisme du parasitisme

Le parasite opère selon le mécanisme suivant :


-liaison avec un hôte bien : la spécificité parasitaire. Le
parasite à horreur du vide il recherche donc un
organisme qui rassemble les conditions nécessaires à son
développement et à sa reproduction.
- exploitation de l’hôte : A la surface ou à l’intérieur de
l’hôte, le parasite y puise les substances nutritives qui
lui sont indispensables.
- dommages infligés à l’hôte : par sa présence,
l’exploitation et les substances qu’il secrète, le parasite
inflige des dommages à son hôte qui s’affaiblit et qui
finit par être vulnérable aux facteurs de mortalité. On
distingue deux types d’action : l’action spoliatrice (le
parasite se nourrit aux dépens de l’hôte), l’action
toxique (le parasite élabore des substances toxiques),
l’action morphogène (inflammation locale, enflemment).
La transmission peut être directe (sans intermédiaire) ou
indirecte (intervention d’un facteur externe). Le
réservoir des germes est le milieu qui assure la survie
prolongé du parasite.

Sur le plan de l’évolution de la maladie on distingue :


- sporadique : cas isolés sans relation entre eux
- Epidémie : maladie qui se déclenche avec une
extension rapide sur une fraction importante de la
population.
- Pandémie : épidémie à l’échelle mondiale.
- Endémique : persistance continue de la maladie
b- La prédation

 Définition

C’est une relation dans laquelle un animal, le prédateur,


attaque un autre animal vivant, la proie, pour s’en
nourrir.

 Mécanisme

La prédation se déroule selon le mécanisme suivant :


L’identification de la proie : les organes de sens surtout
facultatif renseignent le prédateur de la proximité d’une
proie.
Le camouflage : le prédateur se cache en attendant
gagner une distance critique à partir de laquelle la proie
ne saurait lui échapper.
La chasse-capture : le prédateur déclenche une chasse
qui en cas de succès, conduit à la capture de la proie.
Si le prédateur développe des qualités comme la force,
la ruse, la proie aussi pour survivre doit développer des
qualités, rapidité, la méfiance, la vigilance pour déjouer
les pièges du prédateur. Le mimétisme est largement
utilisé chez beaucoup d’espèces animales.
- Le mimétisme batesien: consiste pour une
espèce à ressembler à une autre espèce mieux protégée
contre les prédateurs.
- Le mimétisme mullérien : il consiste pour une
espèce non toxique, vénéneuse ou venimeuse à
ressembler ou à prendre les couleurs, des espèces
toxiques, vénéneuses ou venimeuses.
- Le mimétisme mertensien : consiste pour une
espèce venimeuse à prendre les couleurs d’une espèce
moins dangereuse.
c- La compétition
Lorsqu’il y a compétition une espèce tant à éliminer l’autre. Chaque
espèce agit défavorablement sur l’autre. La compétition est d’autant plus
forte entre deux espèces voisines.
d- La symbiose ou le mutualisme

C’est une association dans lequel chaque espèce profite de l’autre. Dans
ce type de relation, les individus ne peuvent vivre indépendamment l’un
et l’autre.
e- L’épiphytisme

C’est une relation dans laquelle une plante d’une espèce donnée vit sur
une autre espèce différente, sans lui être nuisible. On appelle épiphyte,
la plante qui vit sur l’autre. Cette dernière est considérée uniquement
comme un support bénévole. Exemple : les lichens dont le support est le
tronc d’arbre,…
f- Le commensalisme

Ce sont des organismes vivants au contact d’un autre


sans provoquer chez celui-ci d’effet nuisible ou utiles.
CHAPITRE V : LES COMMUNAUTES BIOLOGIQUES 1

Les êtres vivants, dans leurs milieux, se nourrissent les


uns des autres assurant un transfert de matière et
d’énergie depuis les plantes jusqu’aux animaux. Les
différents échanges permanents de matière et d’énergie,
confèrent à l’écosystème un fonctionnement stable.

I - Dynamique des populations


1-Définition

La dynamique d’une population animale est la variation


de son effectif soit dans le temps soit dans l’espace ainsi
que la recherche des causes de ces variations.
2-La croissance

La croissance est l’augmentation de l’effectif de la


population dans un intervalle de temps. La dynamique
d’une population est due essentiellement à deux
phénomènes opposés :
- La natalité qui augmente l’effectif de la
population
- La mortalité qui réduit l’effectif de la
population.
a) Le taux annuel de natalité (Tn)

C’est la fréquence des naissances dans la population sur


une année. Sachant que pendant la période T (exprimée
en année) il y a eu n naissance dans une population
d’effectif N. Le taux annuel de natalité est donné par la
formule suivante : Tn= n/Tn * 100
b) Le taux annuel de mortalité

C’est la fréquence des décès dans la population sur le


nombre total de ses individus par cent.

Le taux annuel de mortalité est le nombre de mort


enregistrés par chaque individu dans l’année au sein
d’une population. T étant la période à laquelle les décès
ont intervenu, m le nombre de morts enregistrés dans la
population d’effectif N

Tm= m/T*N *100


c) Le taux annuel de croissance (TC)

Il exprime l’évolution de la taille de la population. Il


s’obtient en faisant la différence entre le taux annuel de
natalité et celui de la mortalité.

TC= TN – TM
d) La courbe de croissance

Pour mieux appréhender la croissance d’une population


on utilise la courbe de croissance qui montre l’évolution
progressive de cette population en fonction du temps.

La courbe de croissance permet de suivre l’évolution


d’une population en rapport avec la disponibilité de la
nourriture et de faire des projections à long terme à
partir des données actuelles.
e) La courbe de survie

Elle montre l’ampleur de la mortalité en fonction des


âges. On distingue trois types principaux de courbe de
survie :

Type 1 : forme convexe. La courbe montre une mortalité


faible au stade jeune et forte ensuite. Exemple :
l’homme
Type 2 : forme rectiligne. La courbe correspond à un
taux de mortalité constant quel que soit l’âge. Exemple :
l’hydre d’eau douce, les animaux domestiques,…
Type 3 : forme concave. Correspond à une mortalité
élevée aux stades jeunes, puis relativement constante
ensuite. Exemple : les poissons,…

La courbe de survie permet d’identifier au sein d’une


population la tranche la plus vulnérable.
a) Structure d’âge

Dans une population, tous les individus n’ont pas le même âge. L’ensemble des âges des individus
constitue la structure d’âge. On visualise la structure d’âge dans les pyramides d’âges. On a trois
types de pyramides d’âge :
Le type 1 : correspond à des pyramides à base large.
Le type 2 : caractérise des populations dont le nombre d’individu de bas âge est en rapport avec
celui des autres classes.
Le type 3 : ce sont les pyramides à base relativement étroite donc un petit nombre d’individus
jeunes.

La pyramide permet d’apprécier l’ampleur de chaque tranche d’âge par rapport aux autres. Cela
permet d’éviter le déséquilibre démographique et d’entreprendre éventuellement des politiques
de rééquilibrage dans le cas échéants.
-Les fluctuations

Ce sont des changements observés au sein d’une population. La structure


d’une population peut changer au cours du temps, en raison des différences
de mortalité qui existent entre les classes d’âge.

a) Les fluctuations régulières

Dans ce cas l’effectif varie en fonction des périodes. Elle peut être :
- Saisonnières : on a dans ce cas de figure une population qui présente
différentes tailles au fil des saisons. Elle se constate chez les populations dites
cycliques avec soit des flux migratoires saisonniers ou en pic de mortalité
après chaque période de reproduction.
- Quotidienne : elle se manifeste soit durant la journée (animaux
diurnes) soit durant la nuit (animaux nocturnes) pour des animaux
régulièrement actifs durant une tranche de 24heures.
b) Les fluctuations irrégulières

Le manque d’une nourriture ou d’un facteur dans un milieu peut être la


cause d’une compétition accrue entre les individus d’une population
animale. Cela peut avoir une chaîne de conséquences à l’image
suivante : la mort de certains individus, puis la rupture de l’équilibre de
l’écosystème puis la fluctuation.

Les causes d’une fluctuation irrégulières peuvent être prévisible ou non.


Par exemple :
Si les hommes font la chasse à une espèce
Une épidémie
Un incendie qui survient dans une zone
II - Chaîne alimentaire, productivité et rendement
1-Notion de chaîne alimentaire
2-Notion de productivité
3-Notion de rendement
4-Transfert de matière et d’énergie
III - Notion d’écosystème
1-Définition
2-Evolution

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