ARTHRITES JUVENILES IDIOPATHIQUES
Dr MOUSTAPHA NIASSE
Maitre-assistant en Rhumatologie
Service de Rhumatologie, CHU A. Le Dantec
UE: Rhumatologie-Orthopédie-Traumatologie
Leçon présentée le 10/03/2022
GENERALITES
Définition
Classification
Epidémiologie
Pathogénie
DEFINITION
Arthrites Juvéniles Idiopathiques (A.J.I.) [qui remplace
l’ancienne appellation d’Arthrites Chroniques Juvéniles]
regroupe l’ensemble des atteintes articulaires inflammatoires
débutant avant l’âge de 16 ans, de durée supérieure ou égale
à 6 semaines et sans cause identifiable.
CLASSIFICATION
Classification internationale des AJI initialement en 1996
Révision en en 1997 (classification de Durban)
Puis en 2001 à Edmonton (classification actuellement utilisée).
Elle est basée sur des critères
• Cliniques et biologiques
• Sous tendue par études génétiques (typage HLA de classe I et II)
• Permettant d’affirmer qu’elles sont des d’affections distinctes
• Et non des formes cliniques d’une même maladie.
CLASSIFICATION
Six maladies sont identifiées
Un septième groupe : les arthrites inclassées
Cette dernière classification est basée sur
• Une liste de critères d’exclusion
• Une définition précise pour chaque catégorie
EPIDEMILOGIE
Prévalence 0,07 à 4/1000 en Occident
Fréquence respective des différentes arthrites :
- 45 à 50 % d’oligoarthrite (atteinte 2 à 3 articulations)
- 15 à 20 % de spondyloarthrites (arthrites et enthésites)
- 10 à 15 % de polyarthrite avec facteur rhumatoïde positif
- 10 à 15 % de polyarthrite avec facteur rhumatoïde négatif
- 10 à 15% d’arthrite systémique (maladie de Still de l’enfant)
PATHOGENIE
Implication du système majeur d’histocompatibilité
Polymorphismes du système HLA et la susceptibilité à
une des AJI.
Oligoarthrites: HLA DRB1*08, HLA DRB1*11 et HLA DR3
Polyarthrites avec facteur rhumatoïde: HLA DR1 et DR4.
Les arthrites avec enthésites: HLA B27
DIFFERENTES FORMES CLINIQUES DES AJI
Forme systémique
Autres arthrites juvéniles idiopathiques
FORME SYSTEMIQUE
Terrain
La maladie débute habituellement entre 3 et 5 ans.
Elle affecte autant les filles que les garçons
• Sauf avant 12 mois
• Où elle affecte dans 90% les filles
FORME SYSTEMIQUE
Signes cliniques
Elle débute souvent brutalement par signes systémiques:
Une fièvre élevée oscillante au cours de la journée avec
des pics à 39 ˚C, voire plus, chutant rapidement dans les
2 à 3 heures qui suivent.
- Ces pics surviennent toujours à la même heure chez le
même enfant
FORME SYSTEMIQUE
Fig.1: Fièvre caractéristique au cours d’une arthrite systémique avec de
grandes oscillations au cours du nycthémère.
FORME SYSTEMIQUE
Signes cliniques
Rash cutané maculo-papuleux
Eruption cutanée diffuse
Concomitante aux pics fébriles et disparaît avec eux.
Elle peut prendre un aspect pseudo urticarien
Rash cutané maculo-papuleux au cours d’une AJI systémique
FORME SYSTEMIQUE
Manifestations articulaires présentes dès début fièvre
Peuvent survenir secondairement
Cette atteinte articulaire est variable
• Polyarthralgie
• Monoarthrite
• Oligoarthrite
• Polyarthrite
FORME SYSTEMIQUE
Trois localisations articulaires ont pronostic sévère Atteinte
de la hanche
o Risquant d’évoluer vers une coxite destructrice
o Cause majeure d’invalidité à long terme
FORME SYSTEMIQUE
Atteinte du rachis cervical
o Evolue vers une ankylose partielle ou totale des
Massifs articulaires postérieurs
Atteinte de l’articulation temporo-maxillaire
o Parfois latente
o Troubles de croissance de la branche montante du
maxillaire inférieur
o Constitution d’une micro-rétrognathie
FORME SYSTEMIQUE
Signes cliniques
Hépato-splénomégalie
Adénopathies
Sérites
FORME SYSTEMIQUE
Signes biologiques
Pas d’élément biologique spécifique
Syndrome inflammatoire est majeur
• VS voisine de 100 mm
• CRP supérieur à 100 mg/l
• Hyperleucocytose pouvant atteindre 20 à 30 000/mm3
• Anémie inflammatoire
• Thrombocytémie à 600 000/mm3, voire plus
• Hyper-gammaglobulinémie polyclonale
Anticorps antinucléaires et facteur rhumatoïde négatifs
FORME SYSTEMIQUE
Au moindre doute (triade clinique incomplète)
Faire myélogramme pour exclure avec certitude une
hémopathie (leucémie aiguë)
De même il est nécessaire d’exclure une pathologie
infectieuse par les prélèvements bactériologiques et
sérologiques.
FORME SYSTEMIQUE
Signes radiographiques
Radiographies initiales des articulations atteintes en règle
normales.
Au fil de l’évolution peuvent apparaître
• Une déminéralisation osseuse localisée
• Un trouble de croissance localisé avec hypertrophie des
épiphyses et aspect irrégulier du cartilage de conjugaison
• Atteinte de l’interligne ostéo-articulaire pincée avec des
géodes sous-chondrales
• Maximum une destruction complète de l’articulation.
MODALITES EVOLUTIVES FORME SYSTEMIQUE
Quatre schémas évolutifs sont possibles
Poussée unique pendant plusieurs mois sans séquelles ni
récidive (30% des cas)
Poussées entrecoupées de rémission (20% des cas)
Persistance polyarthrite sans signes systémiques (25% des
cas)
Persistance polyarthrite et signes systémiques
COMPLICATIONS DE LA FORME SYSTEMIQUE
Syndrome d’ activation lymphohistiocytaire
Survenue brutale
Souvent secondaire à une infection virale ou prise
médicamenteuse
Fièvre pouvant dépasser 39°C
Hépato-splénomégalie
COMPLICATIONS DE LA FORME SYSTEMIQUE
Syndrome d’ activation lymphohistiocytaire
Biologie
Cytopénie (leucopénie, thrombopénie, anémie)
Syndrome inflammatoire biologique non spécifique
Augmentation des transaminases et triglycérides
Chute des facteurs VII , X et fibronogène
Médullogramme ou biopsie ostéomedullaire
• Pose le diagnostic
• Image d’ hémophagocytose
COMPLICATIONS DE LA FORME SYSTEMIQUE
Affection grave, met en jeu le pronostic vital
Prise en charge en urgence en Réanimation
• Bolus de Solumédrol
• Forte dose de Cyclosporine
• Etoposide, surtout si suspicion d’infection associé
COMPLICATIONS DE LA FORME SYSTEMIQUE
Amylose AA
Rare ( 1 à 2% des cas)
Essentiellement une amylose hépato-rénale
Syndrome néphrotique dont pronostic transformé par
Cyclophosphamide ( Endoxan)
COMPLICATIONS DE LA FORME SYSTEMIQUE
Retard de croissance staturo-pondéral
Fréquente
Cause multifactorielle
• Inflammation ( réduction du taux d’ IGF)
• Corticoïdes ( calcification du cartilage de conjugaison)
COMPLICATIONS DE LA FORME SYSTEMIQUE
A long terme
Pronostic sombre dans plus de 50% des cas
• Destructions ostéo-articulaires
• Retard de croissance
Taux de mortalité proche de 10%
AUTRES ARTHRITES JUVENILES
IDIOPATHIQUES
FORME OLIGOARTICULAIRE
Signes articulaires
Oligoarthrite inflammatoire initiale de 2 à 3 articulations
Prédominance des arthrites aux membres inférieurs
Elles sont asymétriques
Touchent par ordre de fréquence décroissante :
• Genoux (70% des cas)
• Pieds (40% des cas)
• Poignets (20% des cas).
Apparition rapide d’un flessum, d’un enraidissement
articulaire, d’une amyotrophie.
FORME OLIGOARTICULAIRE
Signes ophtalmologiques
Examen à la lampe à fente doit être systématique
Manifestations oculaires corrélées aux antinucléaires
Uvéite
une iridocyclite subaiguë à œil blanc asymptomatique
Peuvent précéder atteinte articulaire
Surveillance ophtalmologique régulière
FORME OLIGOARTICULAIRE
Signes biologiques
Syndrome inflammatoire biologique inconstant .
Facteurs antinucléaires positifs dans 70% des cas
Facteur rhumatoïde négatif
Le liquide articulaire est de type inflammatoire : > 1 000
éléments/mm3
FORME OLIGOARTICULAIRE
Signes radiographiques
Radiographies systématiques au niveau articulations
atteintes et de l’articulation controlatérale.
Au début, tuméfaction des parties molles
Si évolution pendant quelques mois
• Déminéralisation loco-régionale
• Trouble de croissance localisé avec hypertrophie de
l’épiphyse de l’articulation
• Des lésions destructrices peuvent survenir
MODALITES EVOLUTIVES FORME OLIGOARTICULAIRE
Poussées de durée et fréquence variable
Des rémissions sont possibles
Au cours de l’évolution
Soit la maladie reste oligoarticulaire et de plus bon
pronostic
Soit elle s’étend devenant polyarticulaire (40 % des cas) et
potentiellement plus sévère
COMPLICATIONS FORMES POLYARTICULAIRES
Orthopédiques
Asymétrie des membres liés aux séquelles articulaires
Séquelles oculaires
Synéchies postérieures
Kératopathie en bande
Oedème maculaire cystoïde
Glaucome et cataracte (maladie et corticoïde local)
Dans 12 % des cas survient une cécité définitive
FORMES POLYARTICULAIRES
Formes polyarticulaires à FR positif (PR juvénile)
Formes polyarticulaires à FR négatif
FORMES POLYARTICULAIRES FR (+)
Début de la maladie entre 4 et 16 ans, pic vers 10-12 ans.
Prédominance chez la fille : 80% des cas.
Terrain HLA DR4 et DR 1 ( identité avec PR de l’ adulte)
FORMES POLYARTICULAIRES FR (+)
Signes cliniques
Atteinte articulaire en général bilatérale et symétrique touchant
Poignets
FORMES POLYARTICULAIRES FR (+)
Signes biologiques
Syndrome inflammatoire d’importance variable
Facteur rhumatoïde positif
Anticorps anti-CCP positifs
Antinucléaires parfois positifs
FORMES POLYARTICULAIRES FR (+)
Signes radiographiques
Au début, œdème des tissus mous
Secondairement surviennent
• Déminéralisation loco-régionale
• Lésions destructrices touchant
o Poignets (sous forme d’une carpite)
o Petites articulations des doigts
o Articulations métatarso-phalangiennes
o Hanches
FORMES POLYARTICULAIRES FR (+)
Signes radiographiques
Rachis cervical
• Ankylose des articulaires postérieures
• Possibilité de luxation atloïdo-axoïdienne
Articulations temporo-maxillaires
• Trouble de la croissance de la branche montante du
maxillaire inférieur
MODALITES EVOLUTIVES FORMES POLYARTICULAIRES FR (+)
Evolution par poussées successifs ou d’ un seul tenant
Enraidissement articulaire
• Rétraction capsulo-ligamentaires
• Destruction ostéo-cartilagineuse
Localisations plus fréquentes
• Mains
• Pieds
• Hanches
• Articulations temporo-mandibulaires ( rétrognathisme)
• Rachis cervical
Retard staturo-pondéral ( liée à maladie et corticoïdes)
FORMES POLYARTICULAIRES FR NEGATIF
Groupe hétérogène comportant :
D’authentiques polyarthrites mais séronégatives
Signes cliniques, radiologiques et le profil évolutif sont
strictement superposables aux polyarthrites FR positif
Possibilité de formes asymétriques
• Simulant forme oligoarticulaire extensive
FORMES AVEC ENTHESITES OU SPONDYLOARTHRITES
Terrain
Garçon (80%) , âgé de 10 ans
Ag HLA B27 positif ( 70 à 80% des cas)
Dans 1/3 des cas antécédents
• Spondyloarthrite
• Uvéite
• Psoriasis
FORMES AVEC ENTHESITES OU SPONDYLOARTHRITES
Signes cliniques
Début en général mono-articulaire
Secondairement oligoarticulaire voire polyarticulaire
Mais elle reste asymétrique et prédominant aux MI
Atteinte de la métatarso-phalangienne du gros orteil
( aspect d’arthrite pseudo-goutteuse)
FORMES AVEC ENTHESITES OU SPONDYLOARTHRITES
Atteinte du squelette axial
Rachialgies dorsales ou lombaires inflammatoires
Fessalgies uni ou bilatérales
Enthésiopathies très caractéristiques touchant
• Aponévrose plantaire responsable de talalgie
• Tendon rotulien avec douleur tubérosité tibiale antérieure
FORMES AVEC ENTHESITES OU SPONDYLOARTHRITES
Manifestations systémiques
Sont peu fréquentes
Essentiellement à type d’ atteinte oculaire
• Iritis
• Uvéite avec un œil rouge et douloureux
FORMES AVEC ENTHESITES OU SPONDYLOARTHRITES
Signes biologiques
Syndrome inflammatoire biologique inconstant
Analyse du liquide articulaire
• Liquide inflammatoire, plus 2000 leucocytes/mm3
• Absence de microcristaux
• Bactériologie négative
Ag HLA B27 positif dans 70 à 80% des cas
FORMES AVEC ENTHESITES OU SPONDYLOARTHRITES
Signes radiologiques
Clichés radiographiques obligatoires
• Radiographie du bassin de face
• Clichés articulations siège d’arthrite
( systématiquement de façon bilatérale)
FORMES AVEC ENTHESITES OU SPONDYLOARTHRITES
Signes radiologiques
Au début
• Œdème des parties molles
Secondairement
• Déminéralisation osseuse
• Lésions érosives ( IPP orteils, hanches)
• Calcification des zones d’insertion tendineuse
FORMES AVEC ENTHESITES OU SPONDYLOARTHRITES
Signes radiologiques
Etudes échographiques des enthèses
• Par un opérateur entrainé
IRM des sacro-iliaques en cas de difficulté diagnostique
MODALITES EVOLUTIVES FORMES AVEC ENTHESITES
Elles se font par poussées avec
• Arthrites périphériques
• Atteinte axiale
• Surtout des enthésiopathies
Pronostic est assez bon dans l’ensemble dominé par
• Talalgies ( source d’ handicap fonctionnel)
• Risque de coxïte destructrice uni ou bilatérale ( 20 à
30%)
ARTHRITE PSORIASIQUE
Terrain
Deux pics fréquents
• Fille de 2-5 ans
• Garçon de 12-13 ans
ARTHRITE PSORIASIQUE
Signes cliniques
Atteinte articulaire précède atteinte cutanée (psoriasis)
dans 40% des cas
Oligoarthrite asymétrique des MI
Existence d’un doigt ou orteil en saucisse ( 6 à 20%)
Atteintes unguéale
Uvéite dans 6 à 20% des cas
ARTHRITE PSORIASIQUE
Signes biologiques
Syndrome inflammatoire inconstant
Facteur rhumatoïde négatif
FAN positifs dans 20 à 60% des cas
Ag HLA B27 positif dans 11 à 28% des cas
ARTHRITE PSORIASIQUE
Signes radiologiques
Au début, œdème des parties molles
Ultérieurement
• Ostéolyse distale des phalanges
• Arthrite érosive avec périostite au niveau des doigts
MODALITES EVOLUTIVES ARTHRITE PSORIASIQUE
Evolution articulaire par poussées indépendante de celle cutanée
Evolution vers une atteinte polyarticulaire dans 60% des cas
Pronostic global est bon ( à 10 ans, 40% sont asymptomatiques)
Présence FAN chez petite fille plus mauvais pronostic
• Risque de survenue d’uvéite
• Handicap fonctionnel plus important
FORMES INDETERMINEES
Formes ne remplissant aucun des des caractéristiques
des différentes formes cliniques des AJI.
Ou remplissant à la fois les caractéristiques de 2 ou
plusieurs formes cliniques
RECAPITULATIF AVEC LA CLASSIFCATION D’ EDMONTON
Critères d’exclusions :
a. psoriasis ou ATCD de psoriasis chez parent de 1er degré
b. arthrite chez garçon HLA B 27 débutant après l’âge de 6 ans
c. spondylarthrite ankylosante, arthrite et enthésite, sacro-
iléite avec entéropathie inflammatoire, ou uvéite antérieure
aiguë ou antécédent de l’une de ces affections chez un parent
de 1er degré
d. présence de facteur rhumatoïde IgM à 2 reprises à 3 mois
d’intervalle
e. présence d’une arthrite systémique chez le patient
RECAPITULATIF AVEC LA CLASSIFCATION D’ EDMONTON
Arthrite systémique
Arthrite touchant une ou plusieurs articulations,
Fièvre de durée ≥2 semaines précédée ou accompagnant
1 ou plusieurs des symptômes suivants
Eruption fugace
Adénopathies
Hépato-splénomégalie
Epanchements séreux
Exclusions : a, b, c, d
RECAPITULATIF AVEC LA CLASSIFCATION D’ EDMONTON
Oligo-arthrite
Arthrite affectant 2 à 3 articulations durant les 6 premiers
mois de la maladie
Deux sous-groupes sont identifiés
Oligo-arthrite persistante
Oligo-arthrite extensive à 4 articulations et plus après 6
mois
Exclusions : a, b, c, d, e
RECAPITULATIF AVEC LA CLASSIFCATION D’ EDMONTON
Polyarthrite à facteur rhumatoïde négatif
Arthrite touchant 4 articulations ou plus dès le début
Absence de facteur rhumatoïde
exclusions : a, b, c, d, e.
Polyarthrite avec facteur rhumatoïde
Arthrite touchant 4 articulations ou plus dès le début.
Présence de facteurs rhumatoïdes à 2 tests effectués
durant les 6 premiers mois
Exclusions : a, b, c, e.
RECAPITULATIF AVEC LA CLASSIFCATION D’ EDMONTON
Arthrite en rapport avec une enthésite (spondyloarthrite)
Arthrite et enthésite ou arthrite et au moins 2 des critères
Douleurs sacro-iliaques ou rachialgie inflammatoire
Uvéite antérieure aiguë
Présence de l’Ag HLA B27
Antécédents familiaux
Uvéite
Spondyloarthrite
Sacro-iliite avec entéropathie inflammatoire chez un
parent du 1er degré
Exclusions : a, d, e.
RECAPITULATIF AVEC LA CLASSIFCATION D’ EDMONTON
Arthrite psoriasique
Arthrite et psoriasis ou arthrite et 2 des critères suivants
Dactylite
Piqueté unguéal ou onycholyse
Antécédent familial de psoriasis chez un parent du
1er degré
Exclusions : b, c, d, e.
RECAPITULATIF AVEC LA CLASSIFCATION D’ EDMONTON
Arthrites idiopathiques
Arthrite ne répondant à aucune des catégories ci-dessus
Ou entrant dans 2 catégories ou plus
TRAITEMENT DES AJI
BUT
Accéder à une rémission
Eviter les complications
Les prendre en charge si elles existent
MOYENS NON PHARMACOLOGIQUES
Information
Education
Communications
MOYENS MEDICAMENTEUX
Moyens symptomatiques
AINS
Nom Nom de spécialité Autorisation AMM Posologie
Ibuprofène Nurofen Age > 6 mois 30-40 mg/kg/j
Advil 3 prises
Naproxène Naprosyne Poids > 25 kg 10-20 mg/kg/j
Apranax 2 à 3 prises
Diclofénac Voltarène Poids >17 kg 2-3 mg/Kg/j
2 à 3 prises
MOYENS MEDICAMENTEUX
Moyens symptomatiques
Corticoïdes
Prédnisone: posologie variable 5 mg à 1 mg/kg/j
Effets secondaires: retard staturo-pondéral
• Calcification du cartilage de croissance
• Enraidissement articulaire
MOYENS PHYSIQUES
Physiothérapie
• En cas de douleur
Kinésithérapie
• Si disparition des douleur
• Renforcement musculaire
• Renforcement de la mobilité articulaire
MOYENS LOCAUX
Infiltrations cortisoniques
• Corticoïdes à libération prolongée
TRAITEMENT DE FOND AYANT AMM
DCI Nom de Posologie Surveillance
spécialité
Méthotrexate Novatrex 0,3 à 0,5 mg/kg/semaine NFS, transaminases
Imeth
Métoject
Etanercept Enbrel 0,8 mg/kg/sem NFS, VS, Créatinine
à partir de 2 ans
Adalimumab Humira 20 mg/sem si <30 kg NFS, VS, Créatinine
40 mg/sem si >30 kg
à partir de 4 ans
Abatacept Orencia 10 mg/kg/4 sem NFS, VS, Créatinine
Tocilizumab Roactemra 8 mg/kg/4 sem ds AJI NFS, VS, Créatinine
polyarticulaires
si >2 ans
8 à 12 mg/kg/sem ds AJI
systémiques
si > 2 ans
Canakinumab Ilaris 4 mg/kg/4 sem
Uniquement ds AJI
INDICATIONS
FORMES SYSTEMIQUES
AINS
En cas d’ échec autres AINS: Indométacine 2 à 3 mg/kg/j
Corticoïdes: 1 à 2 mg/kg/j si échec AINS
Peuvent être associés au début à bolus de Solumédrol
Méthotrexate
Si échec biothérapies
• Anti-IL6 ( Tocilizumab)
• Anti-IL 1 ( Anakinra)
• Anti-TNF-α: efficacité inconstante
FORMES OLIGOARTICULAIRES
AINS rarement efficaces
Infiltrations d’héxacétonide de Triamcinolone efficace
Méthotrexate en première intention
En cas d ’échec: anti-TNF-α ( efficaces)
Abatacept et Tocilizumab dans formes extensives
Surveillance ophtalmologique
Tous les 3 mois pendant 4 premières années
Puis 1 à 2 fois par an
FORMES POLYARTICULAIRES
AINS
Méthotrexate, puis biothérapie si échec
Geste locaux ( infiltrations cortisoniques)
Physiothérapie
Prise en charge globale enfant et famille
• Eviter retentissement scolaire et psychologique
• Geste chirurgicaux parfois nécessaires
SPONDYLOARTHRITES ET ARTHRITE PSORIASIQUE
AINS toujours en 1ère intention
Infiltrations cortisoniques
Sulfasalazine ( Imurel) si résistance aux AINS et Infiltrations
Anti-TNF-α très efficace si échec traitement de fond
conventionnel
Physiothérapie systématique si attitude vicieuse
Mais aussi pour préserver la trophicité musculaire
CONCLUSION
Affections rares
Diagnostic surtout clinique
Engagent pronostics fonctionnel et vital
Prise en charge symptomatique: AINS ++++
Traitement de fond conventionnel: Méthotrexate ++++
Biothérapie si échec traitement de fond classique