Module Agronomie générale
2eme partie
Fertilisation
I/ Définition de la fertilisation
Ensemble des techniques de fumure (Apports)visant à maintenir ou à
augmenter la fertilité d'un sol pour la mise en place les plantes cultivées dans les
meilleures conditions de nutrition.
II/ les amendements calcaires
-L’acidité du sol se mesure traditionnellement avec le pH eau. Ce paramètre a de
nombreuses incidences sur les propriétés du sol tant sur le plan physique par la
stabilité des liaisons argile-humus que sur le plan biologique par la vie microbienne et
l’assimilabilité des éléments minéraux. Le pH (pour Potentiel ion hydrogène eau) est
utile pour faire le choix des produits d’amendement basique.
Le pH (ou « potentiel d'hydrogène ») mesure l'acidité ou l'alcalinité de
votre sol : si le pH est inférieur à 7, la terre est acide; s'il est supérieur à 7,
la terre est alcaline, tandis qu'un pH de 7,0 définit un sol neutre.
C'est la quantité d'ions H+ présents dans la solution du sol qui caractérise le pH d'un sol,
donc son acidité. Plus il y a de H+, plus le sol est acide et plus le pH est bas. ... Il est porteur
de charges négatives et c'est donc un lieu d'échanges avec les cations (H+, Ca2+, Na+,
K+...) présents dans la solution du sol.
L'acidification est un phénomène naturel, inéluctable qui peut se produire et lent. Elle
intervient tout aussi bien dans les milieux naturels que cultivés, mais peut s'accentuer dans
l'horizon de surface en non labour (NL car les engrais qui peuvent être un facteur
d’acidification ne sont pas enfouis) ou semis direct (SD). En effet, l'apport d'engrais acides
sans travail du sol concentre l'acidité en surface.
Les conséquences d'un sol acide
L'acidification a plusieurs conséquences sur le fonctionnement d'un sol.
Les protons vont se lier de manière forte au complexe argilo-humique et prendre la
place des cations. Ces derniers se retrouvent en grande proportion dans la solution
du sol et sont susceptibles d'être lexies( l'entraînement de sels solubles en profondeur,
comme les nitrates. La fuite des nitrates dans les eaux de ruissellement entraîne la pollution
des nappes.).
De plus, si le sol est très acide (pH<5), certains minéraux contenant de l'aluminium
peuvent se solubiliser alors que d'autres peuvent être bloqués (le phosphore par
exemple). d'autres éléments (bore, zinc...).
L'acidité peut venir perturber la fertilité physique : augmentation du risque de
battance avec dispersion des agrégats et donc mauvaise infiltration de l'eau.
Enfin, l'acidification joue sur la fertilité biologique : l'activité biologique préfère des
pH neutres. Il est reconnu que les champignons apprécient davantage des pH acides
que basiques ; ces derniers étant plus propices au développement des populations
bactériennes.
Qu'est ce que le chaulage ?
Avant d'expliquer ce qu'est le chaulage, il semble important de faire un rappel sur la
CEC. La Capacité d'Echange Cationique correspond au nombre de charges négatives
dans 100mg de terre. Plus le sol est riche en argile et en matière organique (MO),
plus sa CEC sera importante. Elle est donc directement liée au taux de MO et au pH.
Dans un sol acide, les H+ vont se lier à tous les anions de la solution du sol sans
laisser de place aux cations divalents (comme Ca2+ et Mg2+). Ces derniers ne
peuvent alors plus assurer leur fonction de pont aérateur pour Ca2+ et de maintien
de la cohésion pour Mg2+. 70% de Ca2+ et 10% de Mg2+ constituent une CEC
équilibrée.
Puisque les sols sont naturellement acides, chauler permet de rectifier le
pH et d'apporter du Ca2+ et Mg2+. Le chaulage doit se raisonner comme une
pratique de fertilisation avec des apports réguliers de petites quantités. On peut
décider de chauler en apportant préférentiellement Ca2+, Mg2+ ou aucun des deux.
Un sol acide, c’est-à-dire ayant un faible pH, ne libère
pas assez de nutriments pour nourrir les végétaux et
est donc un terrain peu favorable à la production. Pour
remonter son pH, le chaulage est une solution
largement utilisée. Est-elle pour autant la meilleure
solution ? Que penser des amendements calcaires ?
Les effets du chaulage
Tout amendement qu'on apporte via un chaulage, contient un cation et un anion.
Chacun a son propre rôle. L'anion joue sur la hausse du pH en neutralisant les
protons. Le cation (Ca2+ et/ou Mg2+) modifie la solution du sol.
Au niveau chimique, il augmente la biodisponibilité du phosphore, favorise la
nitrification et la fixation symbiotique.
Le calcium renforce la cohésion des particules entre elles. La stabilité structurale
est améliorée, l'infiltration des racines et de l'oxygène est favorisée.
Enfin, l'élévation du pH dans un sol acide permet d'accroître la biomasse
bactérienne ainsi que la quantité et la diversité des vers de terre, améliorant la
décomposition de la matière organique.
Ce que fait l’amendement calcaire
L’humus du sol est acide parce qu’il contient une proportion excessive d’hydrogène dans sa composition. Cette acidité peut
être due à des engrais acidifiants, au lessivage du sol par l’eau de pluie, à la minéralisation de la matière organique provenant
des agrosystèmes ou à l’épuisement du calcium et du magnésium du sol. Ce qu’il faut, c’est se débarrasser de cet excès
d’hydrogène en le piégeant avec l’oxygène contenu dans l’amendement calcaire, lequel par ailleurs apporte du calcium
additionnel au sol. Ce calcium amplifie les échanges d’ions. Il rend le sol plus perméable à l’air et à l’eau, donc plus meuble et
plus stable au niveau du complexe argilo-humique. Combiné avec le magnésium de l’amendement, son calcium favorise la vie
des micro organismes du sol.
Chaulage et amendement calcaire
L’acidité du sol a des degrés. Pour un pH inférieur à 6,5 mais supérieur à 5,5, elle n’est pas encore trop préjudiciable aux
plantes, alors c’est juste un chaulage d’entretien qu’il lui faut pour porter le pH à un niveau optimal. Pour un pH inférieur à 5,5,
elle est trop importante, ce qui demande un chaulage de redressement sur du long terme. La chaux est un amendement
basique cuit tandis que l’amendement calcaire est un amendement basique cru. Le chaulage transforme les propriétés du sol
ainsi que sa structure pour qu’il soit apte à recevoir une culture tandis que l’amendement calcaire est plus assimilable à une
action de fertilisation.
Les meilleurs amendements basiques
Le caractère « meilleur » de l’amendement calcaire est relatif. Pour un sol qui demande un redressement d’urgence, c’est
directement de la chaux ou du calcaire pulvérisé qui s’impose du fait de son action rapide. Pour les autres cas, il vaut mieux
recourir aux amendements sous forme de carbonate de calcium et de magnésium broyés finement. Le compost qui est riche
en éléments minéraux est un amendement de choix. La cendre de bois qui renferme du calcium à 20 % ainsi que la dolomie
appelée chaux d’Azet mais qui est en vérité un carbonate sont valables également Lutter contre l’acidité du sol ne se fait pas
que par une seule formule. Le degré de cette acidité déterminera si la meilleure solution est le chaulage ou l’amendement
calcaire et magnésien. De plus, le type de culture à réaliser sur le sol a son mot à dire aussi.
III-Amendements humifères
Définition de l’Humus:
L’humus est la couche supérieure du sol créée,
entretenue et modifiée par la décomposition de la matière organique,
principalement par l'action combinée des animaux, des bactéries et des champignons
du sol.
L’humus est une matière souple et aérée, qui absorbe et retient bien l'eau,
de pH variable selon que la matière organique est liée ou non à des minéraux,
d'aspect foncé (brunâtre à noir), à l’odeur caractéristique, variable selon qu'il s'agit
d'une des nombreuses formes d'humus forestier1, de prairie, ou de sol cultivé
Terre provenant de la décomposition des végétaux
Formation des humus ou humification
La matière organique qui est à la base de l'humus est d'origine essentiellement
végétale, puis microbienne et animale lors du processus de transformation, alors
que les composants du sol profond sont en grande partie d'origine minérale. La
matière première de l'humus est la matière organique fraîche (M.O.F.)
La matière organique qui, en se décomposant, produit l'humus est constituée :
•de fragments végétaux (feuilles, aiguilles, tiges, racines, bois, écorce, graines, pollens)
en décomposition,
•d'exsudats racinaires et d'exsudats végétaux (propolis) et animaux (miellat) au-dessus
du sol,
•d'excréments et excrétats (mucus, mucilages) de vers de terre et d'autres organismes
animaux et microbiens du sol,
•des cadavres animaux et de nombreux micro-organismes, champignons
microscopiques et bactéri
Formes d’humus
Humus formés en aérobiose :
Le mull, avec une bonne incorporation de la matière organique et de la matière minérale réalisée principalement
par les vers de terre, présent dans les forêts à activité biologique intense et les prairies.
Le moder, avec une couche superficielle de matière organique non incorporée, humifiée par la faune et les
champignons, présent dans les forêts et les landes à activité biologique moyenne.
Le mor, avec une couche superficielle de matière organique non ou peu humifiée, présent dans les forêts et
les landes à activité biologique faible, ce qui ralentit la vitesse de décomposition des débris végétaux,
entraînant une acidification du sol et un phénomène de podzolisation
Humus formés en anaérobiose :
La tourbe, renfermant une grande quantité de résidus végétaux identifiables, parfois vieux de plusieurs milliers
d'années. Il s'agit d'une véritable archive de l'environnement. La tourbe se forme dans des milieux inondés de
façon permanente, en présence d'une végétation aquatique dense et à forte croissance
L’anmoor, renfermant une grande quantité de matière organique humifiée, mélangée à des argiles. L'anmoor
se forme dans des milieux temporairement inondés, par exemple le long des rivières, la phase de dessiccation
permettant aux processus biologiques conduisant à l'humification de se dérouler
Effet de la MO sur les propriétés physique du sol
Comportement physique
-Stabilité structurale
-Résistance à la battance
-Résistance à l’arrachement (érosion)
- Résistance au compactage
-« Travaillabilité » : Amélioration de la friabilité
Effet STOCK des éléments minéraux
-Stockage et fourniture d’éléments (N, S, P, K)
- CEC
-Augmentation de la rétention d’eau Séquestration de carbone (puits de C)
Effet FLUX de MO fraiche
Activité biologique : nourriture pour la faunedu sol (vdt)
-Stabilité structurale lors de la décomposition des MO fraiches
‘- Fourniture d’éléments minéraux
Le bilan humique
Le bilan humique consiste à comparer, sur une période donnée correspondant en général à une
rotation ou à une période définie dans le cadre de cultures pérennes (par exemple 5 ans en vigne ou
en arboriculture), les « entrées » et les « sorties » d'humus.
Etape 1:
Définir les propriétés du sol par une analyse physico-chimique (dont
granulométrie et matière organique) et calculer la masse de la terre. Sol
moyen sableux composé de 23% d’argile, d’une teneur de 2,2% de matière
organique et d’une densité apparente de 1,4. L’échantillon de terre étant
prélevé de 0 à 20cm de profondeur, nous baserons notre calcul sur les 20
premiers centimètres du sol. Ce sol ne possède que de la terre fine, sans
aucun caillou, soit 100% de terre fine (ou coefficient 1,0). Dans ce cas, le
pourcentage de cailloux déductible de la terre fine n’intervient pas dans le
calcul de la masse
Etape 2:
Estimer la richesse actuelle en humus du sol. L’analyse de sol a déterminé la teneur en
MO que nous allons assimiler à la valeur en humus. L’analyse de terre définit en fait la
teneur en carbone organique du sol. La teneur en MO est obtenue par la relation % C
organique x 1,725 = % MO. D’un point de vue agronomique, il serait plus correct de
raisonner sur le stock de carbone organique plutôt que sur la MO, mais ce critère est le
plus couramment utilisé et nous le maintenons dans notre exemple
Etape 3:
Définir les pertes annuelles d’humus par minéralisation. Le
coefficient de minéralisation K2 retenu dans cette situation est
celui d’un sol moyen nuancé par sa teneur en argile, soit 1,3%.
Une amélioration de la précision de cette valeur peut être
obtenue en tenant compte non seulement de la teneur en argile
du sol, mais également de la teneur en calcaire total, du mode
d’exploitation et de diverses conditions climatiques.
Etape 4:
Estimer les gains d’humus restitué par la culture, par les cultures
intercalaires et par les amendements organiques. La culture de blé
d’automne fournit un rendement de 75 qx/ha de paille. La paille n’est pas
restituée au sol, mais nous considérons que les chaumes maintenus sur la
parcelle représentent environ le 30% du rendement en paille, soit 22,5
qx/ha de chaumes à 85% de matière sèche, ou 19,1 qx/ha MS. La récolte du
blé est suivie par la mise en place d’un engrais vert sans légumineuses, dont
le rendement de 30qx/ha MS est restitué au sol
Etape 5: établir le bilan humique de la parcelle et prendre les décisions
d’exploitation qui s’imposent. Ce bilan est proche de l’équilibre. Toutefois, dans
le but de ne pas appauvrir ce sol à long terme, le producteur doit intervenir pour
augmenter les restitutions organiques. Si l’exploitation est sans bétail, il serait
alors judicieux de restituer la totalité de la paille au lieu de la commercialiser. Si
au contraire il s’agit d’une exploitation avec bétail, il est probable qu’une
restitution sous forme d’apport de fumier sur une autre culture de la rotation
compense cette perte. Seul le bilan humique établi sur la rotation permettra de
vérifier cette hypothèse.
Méthode de calcul du bilan humique annuel d’une parcelle
Etape 1 :
Volume de terre = profondeur (m) x surface (m2) : 0.20 x 10000 = 2000 m3/ha Masse de terre fine = vol. de
terre (m3/ha) x densite. apparente (t/m3) x vol. terre fine (%) : 2000 x 1.4 x 1.0 = 2800 t/ha
Etape 2 :
Stock actuel d’humus = masse de terre fine (t/ha) x MO (%) : 2800 x 0.022 = 61.6 t/ha
Etape 3:
Perte annuelle d’humus = stock actuel d’humus (t/ha) x K2 (%) : 61.6 x 0.013 = 0.801 t/ha ou 801 kg/ha
Etape 4:
Gain d’humus par les chaumes = quantité MS (dt/ha) des chaumes x K1 (%) : 19.1 x 0.15 = 2.86 dt/ha ou 286
kg/ha Gain d’humus par l’engrais vert = quantité MS (dt/ha) de l’engrais vert x K1 (%) : 30.0 x 0.15 = 4.50 dt/ha
ou 450 kg/ha Total: 286 + 450 = 736 kg/ha
Etape 5:
Perte annuelle d’humus : – 801 kg/ha Gain d’humus par les chaumes et l’engrais vert: 286 + 450 = 736 kg/ha
soit un bilan final de : –801+736 = –65 kg/ha.
IV. LA FUMURE MINERALE (LES ENGRAIS SIMPLES ET
COMPOSES).
Définition et classification des différents engrais.
Les engrais simples.
Les engrais composés
Definition
Les engrais minéraux sont des engrais d'origine minérale destinés à
favoriser la croissance des plantes cultivées. Ils sont produits par synthèse
chimique, ou par l'exploitation de gisements naturels de phosphate et de
potasse. La notion d'engrais minéral s'oppose à celle d'engrais organique,
produits à base de matière organique d'origine animale ou végétale.
Engrais organiques
Les engrais organiques sont généralement d'origine animale ou végétale. Ils peuvent aussi être synthétisés,
comme l'urée.
Les premiers sont typiquement des déchets industriels, tels que des déchets d'abattoirs: sang desséché, corne
broyee, déchets de poissons, boues d'épuration des eaux. Ils sont intéressants pour leur apport en azote à
décomposition relativement lente, et pour leur action favorisant la multiplication rapide de la microflore du sol, mais
n'enrichissent guère le sol en humus stable.
Les seconds peuvent être des déchets végétaux: résidus verts, compostés ou pas, et ils peuvent être constitués
aussi de plantes cultivées spécialement comme engrais vert, ou préparées dans ce but, comme le purin d'ortie,
ou les algues. Ce sont aussi des sous-produits de l'élevage, tels que les fumiers, composés pour la plupart de
litière végétale et de déjections; celles-ci ne sont pas des matières animales, mais des végétaux plus ou moins
digérés: lisier, fientes, etc.
Le principe de l'engrais vert reprend la pratique ancestrale qui consiste à enfouir les mauvaises herbes. Elle
s'appuie sur une culture intermédiaire ou dérobé, enfouie sur place. Quand il s'agit de légumineuses, telles que la
luzerne ou le trèfle, on obtient, en plus, un enrichissement du sol en azote assimilable, car leur système
radiculaire associe des bactéries, du genre Rhizobium, capables de fixer l'azote atmosphérique. Pour rendre cette
technique plus efficace, on sème les graines avec la bactérie préalablement associée.
Composition en NPK
de différents engrais organiques note 1
Engrais N P K
Fumier de bœuf 6 1 7
Fumier de vache 4 1 4
Fumier de cheval 6 1 5
Fumier de porc 4 1 5
Fumier de poule 23 10 17
Fumier de mouton 8 1 7
Fumier de lapin 24 5 0,5
Fumier de guano 10 13 2
Plumes 80 0 0
Cendres de bois 0 1 10
Sang desséché 12 1 1
Os 4 20 0
Corne 12 1 0
Farine de poisson 9 12 4
Déchets de peaux 10 0 0
Urée 46 0 0
Tourteau de ricin 6 0 0
Engrais minéraux
Les engrais minéraux sont des substances d'origine minérale, produites par l'industrie chimique, ou par
l'exploitation de gisements naturels de phosphate et de potasse
L'industrie chimique intervient surtout dans la production des engrais azotés, passant par la synthèse de l'
ammoniac à partir de l'azote de l'air, moyennant un apport important d'énergie, fournie par le gaz naturel,
principalement le méthane (cette synthèse produit également l'hydrogène). De l'ammoniac sont dérivés l'urée
et le nitrate. Elle intervient également dans la fabrication des engrais complexes, qui sont constitués de sels
résultant de la réaction d'une base avec un acide. Les engrais composés peuvent être de simples mélanges,
parfois réalisés par les distributeurs, coopératives ou négociants. On appelle ces mélanges du bulk blending.
On distingue les engrais simples, ne contenant qu'un seul élément nutritif, et les engrais composés, qui peuvent
en contenir deux ou trois. L'appellation des engrais minéraux est normalisée, par la référence à leurs trois
composants principaux: NPK. Les engrais simples peuvent être azotés, phosphatés ou potassiques. Les engrais
binaires sont notés NP ou PK ou NK, les ternaires NPK. Ces lettres sont généralement suivies de chiffres,
représentant la proportion respective de ces éléments. Les engrais chimiques produits industriellement
contiennent une quantité minimale garantie d'éléments nutritifs, et elle est indiquée sur le sac.
Par exemple, la formule 5-10-5 indique la proportion d'azote (N), de phosphore (P) et de potassium (K) présente
dans l'engrais, soit 5 % de N, 10 % de P2O5 et 5 % deK2O ( et c’est definit en general unite pour kilogramme
d’element mineral )
L'apport azoté est exprimé en azote N et est apporté sous forme de nitrate NO3-, d'ammonium NH4+ ou d'urée
CO(NH2)2. Les contraintes d'entreposage de la forme nitrate incitent les distributeurs d'engrais à se tourner vers des
formes ammoniacales uréïques. Le phosphore est exprimé sous la forme P2O5, mais est apporté sous forme de
phosphate de calcium ou d'ammonium. Le potassium est exprimé sous la forme K2O, mais est apporté par du
chlorure, du nitrate et du sulfate de potassium
NB : on indique our les engrais mineraux solides
Ex engrais simple : azote N 0 0 avec le nombre d’unitee / 100kg
phosphate 0 p205
potasse 0 0 k20
Il faut mentionner que le reste des unités est complété par les oligoelements
Engrais organo-minéraux
Les engrais organon-minéraux résultent du mélange
d'engrais minéraux et d'engrais organiques. Les matières
organiques azotées représentent généralement 25 à 50 %
des produits finis. Les autres constituants du fertilisant, sels
simples et minéraux, apportant N. P. K. sous des formes
appropriées, sont dilués dans les matières organiques.
Les engrais minéraux sont apportes sous plusieurs formes
Solides en fonds avant la mise en place des cultures pour permettre la
minéralisation et la décomposition, le cas des engrais phosphate et a la mise en
place des grandes cereales ,légumineuses et fourrages) (et des engrais
binaires, PK)utilises pour l’arboriculture , les engrais composes utilises dans le
maraichage(NPK)sont en général solubles ,Il y a aussi les fumures de couverture
utilises pour pratiquement toute les cultures ce sont donc les engrais azotes,
En cas d’anomalie ou de perturbation physiologiques certaines corrections
peuvent être apportées par voie de pulvérisation foliaire par l’utilisation des
engrais liquides,
V. LES LOIS ET LA PRATIQUE DE LA FERTILISATION
MINERALE.
LOI DE RESTITUTIONS
Au niveau de la parcelle il y a des pertes en éléments minéraux: le lessivage peut être
important pour N, Mg, S, Ca. Il est plus faible pour K et quasi nul pour P. Le lessivage est
plus important en sol sableux; presque inexistant dans les prairies il est élevé dans les
sols nus.
peut être rétrogradé sous forme de composés très peu solubles: phosphates de Fe et Al
en milieu acide et phosphates calciques en milieu calcaire.
D’autres mécanismes à l’inverse peuvent compenser en partie ces pertes: fourniture
d’azote par des bactéries (azotobacter, rhizobium) ou libération progressive des réserves
du sol grâce à l’activité biologique.
LOI DE RESTITUTIONS
Pour éviter l’épuisement des sols cultivés, les exportations
d’éléments minéraux doivent être compensées par des
restitutions.
La fertilisation doit donc apporter assez d’éléments minéraux
pour compenser ceux soustraits au sol par l’enlèvement des
récoltes (grains, racines u plantes entières) et par les pertes
subies dans l’environnement (lessivage, rétrogradation..)
FAUT-IL RAISONNER LA FERTILISATION SELON LE SOL OU LA PLANTE?
- Selon Depardon (1953) il est suffisant pour un sol convenablement pourvu de
restituer les quantites exportées par les récoltes (il importe alors de bien connaître les
exportations). Le sol est prépondérant dans ce raisonnement.
- Mais, selon Jorat (1953) il faut adapter la fumure aux besoins de la plante.
- Puis Boulaine (1991) indique que la fertilisation des sols et des cultures est en
évolution: mettre dans les sols et sur les cultures à la fois ce qu’elles exigent et de n’y
mettre que ce que fixent les conditions économiques et la protection de
l’environnement.
Conclusion
La correction ou les apport en fumure minérale doivent etre soumis a des règles très
rigoureuse et ce pour plusieurs raisons
1/ effets sur l’environnement et ce par contamination de la nappe phréatique
2/effets sur le sol
3/ effets sur le végétal(phenomene d’antagonisme,,,,,,,,,,,,)
4/ cout de revient de la production
Démarche globale de gestion de l’exploitation vise au delà du respect de la réglementation à
renforcer les impacts positifs des pratiques agricoles et en réduire les effets négatifs sans
remettre en cause sa rentabilité économique. Pratiques respectueuses de l’environnement
afin d’assurer un dév. durable qui doit concilier: l’essor éco (fondé sur des choix privés),
l’équité sociale (choix politiques et éthiques) et la maîtrise de la santé et de l’environnement.
Parmi les exigences / sols, environnement et fertilisation: Connaissance de
l’exploitation et de son environnement.
-Traçabilité des pratiques
-Gestion des sols
-Fertilisation organique et minérale
-Protection des cultures
-Gestion des déchets de l’exploitation Entretien des paysages et de la
biodiversité
MERCI